TAILLE-DOUCE
— Taille-douce, Estampe obtenue avec une planche gravée en tail:e-douce ; Vous avez acheté là une belle taille-douce. Il Peu usité.
— Repasser quelqu'un en taille-douce, Le battre vivement : Ton maître n'est pas ici pour te défendre, fanfaron; il faut que je te repasse EN taille-douce. (Le Sage.) Il Vieille loc.
TAILLEFER adj. (ta-Ue-fèr, Il mil. — de tailler, et de fer). Chevaler. Surnom donné à tout chevalier qui pourfendait d'un coup dVpée un homme revêtu d'une armure.
TAILLEFER (le), montagne de France (Isère), dans les environs de Grenoble. Elle atteint ^sfil mètres d>ltitude. • De ce pic, dit M. Adolphe Joanne, on découvre un admirable panorama. On est entouré de cimes élevées et de vallées profondes. Ou remarque surtout : au S., les montagnes de Valjoulfrey, du Pelvnux, de Saint-Christophe et de la Moselle; de l'autre côté de la Komanche, les Rousses, les Sept-Laux, Belledonne ; à l'O., dans le lointain, les vallées du Drac et dis l'Isère, les '.haines du Villard, de Lans et du Vercors. Sur les flancs du Taillefer s'ouvrent plusieurs ravins, dont l'un renferme lus lacs Noir, Culasson, do l'Agneau, de la Vache et du Jourdau. »
TAILLEFER, trouvère et jongleur normand,
appelé Vulgairement Taillefer de Morlaia,
sans doute du nom de sa patrie, né dans le XI*: siècle, mort en 1066. Il faisait partie de l'armée de f iilhi>unie le Conquérant, lorsqu'il fut choisi par ce prince pour porter les premiers coups à l'ennemi, à la bataille d'Hastitigs. 11 commença par entonner la fameuse Chanson de Itolaud, puis, jetant trois fuis sa lance eu l'air, il la ressaisit adroitement par le fer, ce que les Anglais, effrayés, attribuèrent à une cause surnaturelle. S étant ensuite précipité dans les premiers rangs de l'armée ennemie, Taillefer y porta l'épouvante. Mais, pressé de tous Cotés, il tomba bientôt percé d'une multitude de flèches , donnant ainsi, par sa mort, le signal du célèbre combat livré le 14 octobre 1066, et dont l'issue allait donner la couronne d'Angleterre à un duc de Normandie. Consultez : le Itoman de Mou, de Robert Wace ; la Chronique de Geoffroy Gayinar; les Bardes et trouvères anglo-normands, par l'abbé de La Rue (t. II).
TAILLEFER (Antoine), écrivain français, né à lirive-la-Gaillaide en 1755. On ignore l'époque de sa mort. Il fut trésorier de la guerre et subdélégué de l'intendance de Bretagne avant la Révolution, et il devint par la suite maire de Viilieu-le-Tilleul, dans le département des Ardenues. On lui doit un ouvrage intitulé : Tableau historique de l'esprit et du caractère des littérateurs français depuis ta renaissance des lettres jusqu'en 1785
TAIL
ou Recueil de traits, d'anecdotes, de bons mots (Paris, 1785, 4 vol. in-8<>).
TAILLEFER (Henri - François - Alphonse- Athanase, comte oe), antiquaire français, né en Périgord en 1761, mort en 1833. Officier au début de la Révolution, il se montra hostile aux idées nouvelles, émigra en 1791, passa dans l'armée des princes, tlt la campagne de 1792 sous les ordres de Condé et reçut le grade de colonel. De retour eu France après la 18 brumaire, il fut nommé conservateur du musée d'antiquités de Périgueux.
Sous la Restauration, il reçut le grade de maréchal de camp. Taillefer s'occupa beaucoup de science et d'archéologie, On lui doit: Y Architecture soumise aux principes de la nature et des arts ou lissai sur les trois architectures d'unité, théorique et pratique (Périgueux, 1804, in-4») ; Antiquités de Vésone , cité gauloise, précédées d'un Essai sur les Gaulois (Paris, 1821, in-40); Quelques dissertations sur les médailles antiques.
TAILLEFER (Georges), médecin et homme, politique français, né à Domme (Périgord) vers 1762, mort en 1829. 11 exerçait la profession de médecin lorsque, la Révolution ayant éclaté, il adopta avec chaleur les idées nouvelles. Nommé en 1790 administrateur du district de Sarlat, il fut, quelque temps après, élu membre de l'Assemblée législative, où il siégea et vota avec les membres les plus avancés. Il demanda que l'on conservât leur traitement aux prêtres mariés, qu'on brûlât les anciens drapeaux, provoqua le licenciement des gardes-suisses et de lu garde constitutionnelle de Louis XVI et attaqua La Fayette avec une grande véhémence. A la Convention, où les habitants de la Dordogne l'envoyèrent siéger, il adopta la politique de la Montagne, vota, dans te procès du roi, pour la mort sans appel ni sursis, proposa, lors de l'insurrection de la Vendée, de vendre les biens des émigrés et de les partager entre les défenseurs de la patrie, et se prononça contre les girondins dans la journéo du 31 mai, Envoyé en mission dans le Tarn, l'Ardèche et la Lozère pour y réprimer des troubles, Taillefer fit arrêter et traduire devant le tribunal révolutionnaire le général Laferrière, dénonça à la tribune Bouchotto et les hébertistes, et, bien qu'attaché à Robespierre, ii#it peu d'efforts pour le défendre le 9 thermidor. Après la chute de ce dernier, Taillefer prit la défense des comité? <st des jacobins, demanda l'abolition de la peins de mort et accusa Taliien de vouloir détruire la constitution de 1793. Menacé d'arrestation après les événements de germinal an III, il cessa de paraître à la tribune et, après la session conventionnelle, il retourna dans son pays natal, où il reprit l'exercice de la médecine. Banni comme régicide en 1816, Taillefer passa en Suisse, où il termina sa vie.
TA I LLEFER (Louis -Auguste- Horace-Syd ney-Timoléon), médecin et homme politique français, fils du précédent, né à Domme (Dordogne) en 1802, mort à Paris en 1868. 11 se lit recevoir docteur en médecine et se signala par sa vive opposition au gouvernement de Louis-Philippe. Eu 1846, il devint député de Sarlat et siégea avec la gauche. Après la révolution de février 1848, Taillefer fut élu représentant de la Dordogne a la Constituante. Il adopta la politique des républicains du National, se prononça pour la suppression de l'impôt du sel, pour la proposition Râteau, contre l'expédition de Rome et ne fut pas réélu à l'Assemblée législative. Après le coup d'Ftat du 2 décembre, Taillefer se rallia à Louis-Napoléon Bonaparte, devint, en 1852, candidat du gouvernement au Corps législatif, fut élu et y siégea jusqu'à sa mort, approuvant toutes les mesures prises par le pouvoir absolu. On lui doit une Epitreà Casimir Delavigne (Paris, 1825, in-8°).
TAILLEFER (Louis- Gabriel), littérateur français, né à Paris en 1767, mort vers 1840. Il entra dans l'ordre des chanoines réguliers en 1784, se réfugia, à l'époque de la Révolution, dans l'ouest de la France, où il lit l'éducation de quelques jeunes nobles, puis se . rendit k Paris. Là, il professa les belles-lettres, collabora au Moniteur, à la Galerie des hommes célèbres de Landon et devint successivement censeur au lycée Charlemagne, puis proviseur du lycée de Versailles et du lycée Louisle-Grand. Il fut mis à. la retraite peu après la révolution de 1830. Nous citerons de lui : Adèle et Cécile (1811, in-12), roman ; lienseignements offerts à la Chambre des députés sur les développements qui lui ont été présentés dans la séance du 31 janvier (l8\6); Quelques améliorations à introduire dans l'instructionpublique{Par\s, 1824, in-8<>); Traité élémentaire de rhétorique (Paris, 1825, in-12) ; le Christianisme ou Preuves et caractères de la religion chrétienne (1828, in-s°).
TAILLE-LÉGUMES s. m. Econ. domest.
Ustensile avec lequel on taille les tubercules et les racines, sous diverses ligures : Le taille-légumes consiste ordinairement en une petite presse à levier, qui est munie de disques ou moules travaillés à jour; on place sur le moule une rondelle du légume à façonner, puis, abaissant ie levier, cette rondelle se trouve . aussitôt transformée en étoile, en croix, en croissant, etc., suivant la nature des découpures du moule. (Maigne.) u PI. •sah.lb-lb-