V. TARAQUIRA
TARAISB (saint), en latin Tarasius, patriarche de Consiantinople , né dans cette ville, mort en 806. Il avait été consul et premier secrétaire d'Etat lorsque, après la mort du patriarche Paul, il fut désigné par l'impératrice Irène pour lui succéder. Taraisa refusa d'abord; mais sur les instances d'Irène il finit par accepter (784), réunit à Nice, en 787, un concile, dans lequel il rit condamner l'hérésie des iconoclastes et rétablit la culte des images, se signala par soi; zèle pour le maintien de la discipline, bann.'t lu luxe de sa table et de sa maison, et s'occupa surtout de venir au secours des pauvres et d'instruire le peuple. (Je patriarche s'opposa au dessein de Constantin V de répudier sa femme, Marie, pour épouser Théodora, une des suivantes d'Irène; mais il n'osa pas l'excommunier. On a de lui un Discours, adressé à l'impératrice Irène, dans lequel il se défend d'accepter les fonctions de patriarche, et des Lettres adressées au pape et à divers
TARA
évêques. Labbe les a insérées dans son Recueil des conciles. Les Grecs et les Latins célèbrent sa fête le 25 février.
TARAISON s. f. (ta-rè-zon). Techn. Tuile avec laquelle on obture en partie la bouche d'un fourneau de verrerie.
TARAKA, nom qui se présente dans différentes légendes de la mythologie indienne, comme celui d'un chef ennemi des dieux et soulevant contre eux toute la puissance des génies du mal. Dans l'histoire de Râma, c'est une femme, lîlle de l'Yakcha Soupetou, et épouse du détya Sounda. Elle fut métamorphosée en râkchasi, après la mort de son mari, par une imprécation du sage Agastya. Elle avait ravagé les provinces florissantes de Miilaya et de Caroucha; elle troublait les sacrifices rlr-s sages. Viswamitra demanda le secours de Râma, qui la tua. Ce fut là son premier exploit^ mais un kchatriya ne doit pas donner la mort à une femme, et on a reproché à Râma celle action.
TARAKAN s. m. (ta-ra-kan — mot russe).
Entom. Syn. de blatte on de kakerlao.uk.
TARAKANOFF (Anna-Petrowna, princesse de), v. Elisabeth (la fausse).
TARALÉE s. m. (ta-ra-lé). Bot. Genre d'arbres, de la famille des légumineuses, dont l'espèce type croit a la Guyane.
TARAMANDI, lac du Brésil (Rio-Grandedo-Sul), par 29« 40' de latit. S. et 52» 18' de longit, O. 11 a 60 kilom. de longueur sur 25 de largeur, et communique avec l'océan Atlantique par un canal naturel qui porte la même nom.
TARANCHE s. f. (ta-rau-che). Techn.
Grosse cheville de fer dont on se sert pour tourner la vis d'un pressoir.
TARANCON, ville d'Espagne (Nouvelle- Castille), k 45 kilom. E.-N.-E. d'Orcâna, sur un terrain pierreux et inégal, près de la droite du Rianzarès; 5,000 hab. Elle est, en général, bien bâtie. La population pauvre loge dans des caves pratiquées dans le sol vers la partieE.de la ville. L'église paroissiale, partagée en trois nefs, est en partie gothique et en partie moderne. Patrie du duc de Rianzarès, qui y a fait construire un beau palais. Aux environs se trouve le célèbre ermitage de Notre-Dame de Rianzarès, qui possède une statue miraculeuse donnée, dit-on, par saint Grégoire le Grand au roi goth Récarède. Cette statue attire de nombreux pèlerins.
TARANDE s. m. (ta-ran-de — lat. tarandus, même sens). Mamm. Nom donné au renne par les anciens auteurs.
TARANDUS s. m. (ta-ran-duss — mot lat.). Mamm. Nom scientifique du renne.
— Entom. Syn. de ceruchus.
TARANNE (Nicolas-Rodolphe), littérateur, né à Paris en 1795, mort en 1857. Il se fit recevoir docteur es lettres en 1817 avec des thèses sur la liberté et sur Thucydide, puis devint successivement professeur de rhétorique au collège Bourbon, secrétaire des comités historiques et conservateur de la bibliothèque Mazarine. On lui doit (1834) une traduction du poème d'Albon sur le siège de Paris, et il a travaillé à la traduction de Y Histoire ecclésiastique des Francs, par Grégoire de Tours (1836-1838, 4 vol. in-s°), et à celle des Œuvres complètes de Cicéron.dans la collection Nisard.
TARANSAY, une des îles Hébrides, en Ecosse, comté d'Inverness, sur la côte O. d'ilarris. Elle a environ 8 kilom. de longueur sur 2 de largeur. Elle est très-élevée et à peu près inculte. Les habitants s'adonnent à la pêche et à la fabrication de la soude.
TARANTAISE (Tara7itasia), ancienne province et comté des Etats sardes (Savoie), entre le Faucigny au N., les provinces d'Aoste à l'E., de Maurienne au S.-O. et le duché de Savoie au N.-O. ; 60 kilom, sur 30 ; 50,000 hab. Ch.-l., Moutiers. Les Alpes Cottiennes, qui courent sur la limite orientale, où elles projettent le mont Iseran au S.-O. et le Pelit- Saint-Bernard au N.-E., envoient dans l'intérieur plusieurs branches qui forment de nombreuses vallées et entourent cette contrée de tous les côtés, excepté à l'extrémité N.-O., où elles ne laissent cependant qu'un passage assez étroit occupé par l'Isère. Les glaciers qui se trouvent au milieu des montagnes rendent le climat froid; mais la température y est saine. Les principales productions consistent en blé, safran, fruits, châtaignes ; on y élève beaucoup de mulets. C'est l'ancien pays des Teutons. Au moyen âge, Tarautasia ou Darantasia (aujourd'hui Moutiers) en devint la capitale. La Tarantaise fut gouvernée par des évêques jusqu'à la lin du xib siècle et réunie alors à la Savoie. Sous le premier Empire, elle a fait partie du département fiançais du Mont-Blanc; aujourd'hui elle appartient à la Franco et constitue l'arrondissement de Moutiers.
TARANTE s. m. (ta-jan-te). Mamm. V. tarandb.
TARANTOLA s. f. (ta-ran-to-la). Ichthyol.