V. TAHENTOLA
TARAQU1RA s. m. (ta-ra-koui-ra — mot brésilien). Erpét. Espèce de lézard du Brésil.
TARARE interj. (ta-ra-re). Fam. Bah 1 cela n'est pas ; cela est faux : Tarare 1 la beauté/
TARA
la beauté! c'est bien la beauté vraiment gui prend un homme comme lui! (Brueys.)
C'est un ange, ma femme ! — Un ange, c'est tros-rare. — Elle m'aime, mon cher ! — Elle t'aime ! Tarare !
Destouches
— Tarare pon-pon, Se dit k quelqu'un dont on veut railler les prétentions, le fastueux étalage de grands mots, il Loc. vieillie.
— Mus. Mot autrefois usité dans la musique militaire, pour indiquer l'exécution d'une sonnerie particulière : Quand le capitaine de chevau-légers verra l'ennemi à deux cents pas, si ce sont lances, et à cent, si ce sont cuirassiers, il fera alors sonner la trompette au mot tarare. (Montgomery.)
— Encycl. Il nous semble difficile de trouver ce qu'on appelle une étymologie à cette espèce d'interjection. Celle-ci est un peu du genre de ta/ tal tal On l'emploie pour marquer une sorte de mépris, et elle n'a pas d'autre valeur dans la langue. Pons de Verdun, dans une de ses épigrummes, a fait un trèsheureux emploi du tarare!
Puis-js espérer qu'après <3eu* ans.
Enfin, je toucherai ma somme?
— Attendez encor quelque temps ; Je payerai, foi d'honnête homme.
— Oh! parbleu! c'est trop m'éprouver.
Dès demain, je vous le déclare...
— Mais je n'ai point d'argent. — Tarare.' Je vous en ferai bien trouver.
.— Quoi! vous? — Oui, moil — Destin propice! Mon ami, mon cher créancier!
Rendez-moi vite ce tu.viu: ; Vous serez payé le premier.
Dans son joli conte de Fleur d'Epine, Hamilton, avant Pons de Verdun, avait trèsgpntiment joué avec tarare dans le passage suivant :
« Mon ami, dit le calife, comment vous appelez-vous?
— Tarare, répondit-il.
— Tarare! dit le calife,
— Tarare! dirent tous les conseillers.
— Tarare! dit le sénéchal.
— Je vous demande, dit le calife, comment vous vous appelez?
— Je le sais bien, sire, répliqua-t-il.
— Eh bien 1 dit le calife.
— Tarare, dit l'autre en faisant la révérence.
— Et pourquoi vous appelez-vous Tarare?
— Parce que ce n'est pas mon nom.
— Et comment cela? dit le calife.
— C'est que j'ai quitté mon nom pour prendre celui-là, dit-il; ainsi, je m'appelle Tarare, quoique ce ne soit pas mon nom.
— Il n'y a rien de si clair, dit le caiife, et cependant j'aurais été plus d'un mois à le trouver. »
TARARE s. m. (ta-ra-re). Agric. Appareil mécanique qui remplace le van et le crible : L'usage du tarare s'est beaucoup répandu dans les fermes depuis la fin du siècle dernier. (M. de Dombasle,) Les semences plus légères que le bon grain se séparent facilement par la ventilation produite par le tararb. (M. de Dombasle.)
— s. f. Comm. Nom d'une toile de ménage, en fil de chanvre, qui se fabriquait anciennement dans le Lyonnais et le Beaujolais.
— Encycl. Agric. Malgré leur création trèsnouvelle, ces appareils sont déjà détrônés et relégués au second plan par les trieurs, ou plutôt les trieurs sont des tarares très-perfecttonnés, et presque les seuls dont on fasse généralement usage à l'heure qu'il est. Quoi qu'il en soit, te tarare simple a encore de grands services à rendre; il ne disparaîtra pas , mais sera aux trieurs ce que le van et le crible ordinaires sont au tarare lui-même.
Il y a une grande quantité de tarares différant les uns des autres par des particularités de construction, mais tous visent à un but nettement défini, qui est le suivant: aspirer une certaine quantité d'air, la plus grande possible, et la chasser avec force, à travers une colonne de grain, qui est sans cesse arrêtée, contrariée dans sa chute, de façon que l'air qui la traverse puisse enlever tous les corps légers qu'elle contient. Le résultat immédiat de cette ventilation énergique est de séparer le bon grain, non-seulement de tout ce qui lui est étranger, mais encore de grains de même espèce, trop légers ou trop petits.
Donc, un tarare se composera d'un ventilateur et d'une trémie recevant le grain sur une grille à secousses, à travers laquelle les graines passent lentement. Le ventilateur injecte l'air de façon qu'il rase le dessous de cette grille. Les matières légères sont entraînées au loin, les pierres tombent verticalement sous l'appareil et le grain est divisé sur deux plans inclinés en deux qualités différentes. Le tarare ainsi construit est simple et fonctionne bien. On a beaucoup parfectionné, ou plutôt compliqué, cet agencement très-ordinaire, comme on voit. On a fait des tarares qui divisent le grain d'une machine k battre en cinq ou six qualités distinctes.
Cette complication nuit k la bonne marche de l'appareil, qui ne divise pas autant qu'on le voudrait et qu'il le devrait. Néanmoins il y en a qui fonctionnent bien; mais, en général, les plus simples sont les meilleurs et sont les seuls qui soient appelés à subsister dans les campagnes, en présence des trieurs
qui exécutent supérieurement la besogné compliquée du vannage et du triage des grains tout à la fois.
Quelque compliqués et laborieusementagencés que soient les tarares, il n'en est aucun qui puisse approcher du trieur Vachon , qui est maintenant, et probablement pour longtemps, le plus remarquable des instruments de ce genre, concurremment avec celui de M. Pernoiet.
Les points sur lesquels doit se fixer l'attention dans l'achat d'un tarare sont les suivants : rechercher avant tout la solidité et en môme temps la légèreté de la construction. Les engrenages trop nombreux sont à craindre; le tarare est en quelque sorte un générateur de poussière, et il faut avoir le moins possible d engrenages à graisser. Les tourillons devront tous être protégés par des garnitures, et l'huile y parviendra par des tubes facilement abordables au bec de la burette, .tous munis de couvercles. *
L'instrument doit être bien mobile, c'està-dire exiger, pour être mû par le volantmanivelle, une fori-e motrice relativement minime, de sorte que cet office puisse être rempli habituellement par une femme ou un enfant. On s'assurera de la vigueur du courant d'air produit par le ventilateur.
Les portes des trémies doivent être commodes k remonter et k descendre. Le fond incliné de ces mêmes trémies doit être mobile et remuer constamment pour provoquer le débit et éviter les engorgements.
Les châssis des grilles doivent porter plusieurs rainures, de façon qu'on y puisse mettre plusieurs grilles de rechange, suivant qu'on vannera des blés, avoines, colzas, etc.
Les plans inclinés grillés qui reçoivent le grain k la sortie du tarare seront secoués, de même que la grille. Les produits séparés ne devront jamais tomber sur le sol, mais dans des bottes bien ajustées.
Deux roulettes solides seront fixées k l'avant de l'appareil , de sorte que l'on puisse facilement le déplacer à la façon d'une brouette.
Tous ces détails s'appliquent aussi et surtout aux tarares adjoints aux machines k battre, qui sont fixés k demeure et, en général, a&sez iourds et très-simples. Il importe, en effet, surtout au sortir de la batteuse, d'isoler le grain simplement des poussières et des pierres avant l'emmagasinage. Le classement définitif est l'affaire des trieurs.
Tarare, opéra en cinq actes, avec un prologue, paroles de Beaumarchais, musique de Salieri, représenté à l'Académie royale de musique le 8 juin 1787. Ce drame lyrique marque une époque dans l'histoire de l'art. Ce n'est rien de moins qu'un opéra romantique dans lequel le bouffon est mêlé au tragique. Les dimensions sont celles des anciens ouvrages de Quinault et de Lulli; mais la conception en est toute différente. Dans le prologue, la Nature et le Génie du feu créent des hommes et leur assigneul une destinée sur la terre. Tarare doit eue un soldat heureux; Atar un souverain d'Ormuz vaincu par son sujet. Les cinq actes développent les incidents tragiques et comiques de ces deux personnages. Beaumarchais avait pris cette idée dans un conte persan traduit par Hamilton. La versification en est pitoyable. Su lie ri triompha des difficultés du poëme. 11 avait déjà obtenu en France un grand succès avec les i/anaîdes en 1784. Maître de la chapelle impériale, protégé par Joseph II, il était arrive à Paris , précédé d'une grande réputation, k laquelle l'opéra de Tarare ajouta un nouveau lustre. Les récitatifs sont traités selon le style de Gluck, dont il avait été l'élève affectionné ; mais la manière de conduire les voix, d'écrire les chœurs lui appartient en propre. Tarare eut trente-trois représentations consécutives. Nous nous bornerons à citer le bel air de Tarare : Astasie est une déesse. Salieri, de retour k Vienne, fit connaître sa partition sous le litre d Axur ré d'Ormuz. Les Allemands l'accueillirent avec enthousiasme. Les rô.es d'Atar et de Tarare furent chantés par Chéron et Laiuez ; ceux d'Astasie et de Spinetle, par Mlles Maillard et Gavaudan. C'est dans cet ouvrage que Chollet, père du ténor de notre Opera-Comique, fit ses débuts en qualité de coryphée.
TARARE, ville de France (Rhône), ch.-l. de cant., arrond. et k 30 kilom. de Villefranche, à 35 kilom. de Lyon, sur laTurdine, dans une étroite vallée dominée par les montagnes du Bel-Air, au N-, du Bois-du-Four, à l'E., de Otialosset, au S.-E-, et de Tarare au N.-O. ; pop.aggl., 12,888 hab. — pop. lot., 13,684 hab. Tarare est aujourd'hui une ville industrielle et commerçante. Ce n'était autrefois qu'un simple bourg où se voyaient k peine quelques tanneries et de rares fabriques de toiles assez grossières. « Simonnet, fils d'un marchand tuilier, en commença, dit M. Adolphe Joanne, ta renommée et la prospérité, en y introduisant le premier, en 1756, l'industrie de la mousseline ; mais, comme tous les grands inventeurs, il ne trouva, pour prix de la richesse qu'il apportait k sa ville natale, que la misère. Apres une vie rudement éprouvée, il mourut le 15 août 1778. Voici les adieux qu'il fit à ses ouvriers : « Que i chacun de vous, leur dit-il, garde ce qu'il » a de moi; les métiers, jusquk ce jour sté- ■ riles pour moi dan3 vos mains, je vous les > donne ; ils deviendront, dans les mains do
» vos enfants, les instruments d'une richesse n inépuisable; l'avenir ne manquera pas à » l'industrie que nous avons fondée ensemble. » Croyez celui qui a tout donné pour cette » certitude : un jour viendra où nos sacrifices » porteront leurs fruits. » Ce jour est, en effet, venu pour Tarare : les premières mousselines qui furent fabriquées par Simonnet étaient de 2/3 et 3/4 d aune et comptaient de 1,400 k 2,000 fils dans la largeur; plus tard, elles atteignirent ijusqu'à 2,600 fils et 7/8 d'aune. Dès 1806, les mousselines fines et claires de Tarare , imitant celles de l'Inde, jouissaient au loin d'une grande réputation, Avant 1830, la fabrique de Tarare occupait environ 40,000 ouvriers. Aujourd'hui , leur nombre s'élève k plus dé 60,000, dans un périmètre de 40 k 50 kilom., et le produit des tissus dépasse 15 millions. Cette fabriqua imite et remplace les mousselines de Suisse, les organdis souples et fermes d'Angleterre et d'Ecosse, et peut rivaliser avec toutes les fabriques de l'univers. On doit encore k la famille de Simonnet l'introduction dans Tarare des cotons filés suisses (1786) et des broderies dites au crochet (1788). Quatre ans après, en 1792, un prisonnier de guerre irlandais, Jean Moreau, y apporta la navette volante, découverte qui donne la facilité de fabriquer des étoffes de toute largeur. Puis vinrent : en 1807, le grillage au four; en 1S0S, le blanchiment, d'uprès la méthode de Bertholet, et le lavage mécanique; en 1810 ou 1812, les brochés, les percales à jour, les zéphyrs et lo régulateur appliqué au tissage ; en 1818,1e flambage au gaz des étoffes claires, par lo moyen du gaz enflammé ; en 1822, les apprêts, et l'emploi de la vapeur comme moyen de chauffuge. A tous ces éléments de prospérité, M. Martin vient d'en ajouter un autre, non moins considérable, par l'introduction de lu fabrication des peluches et l'invention du tissage k deux pièces. Ou estime à 7 millions le produit annuel du tissage des peluches et des velours. »
Le commerce de Tarare, beaucoup moins important que son industrie, a pour objin les grains, les bestiaux, les toiles en fil et en coton, le chanvre, le fil et les cuirs apprêtés.
Aucun des édifices de Tarare ne se distingue par son architecture, mais la ville est assez bien bâtie et généralement bien percée. On y remarque de beaux magasins, de jolies places ornées de fontaines, une belle avenue sur les bords de la Turdine; l'église de la Madeleine, édifice moderne construit dans le style grec (fronton sculpté par Bonnassieux); l'église de Saint-André, également moderne; le collège, l'Hôtel-Dieu, los vestiges du château, etc.
La montagne du Bel-Air, d'où l'on découvre de charmants paysages, est couronnée par une chapelle dédiée k la Vierge. La montagne de Tarare, qui a donné son nom k la ville, atteint 775 mètres d'élévation et forme le point de partage des eaux de l'Océan et de la Méditerranée.
TARARER v. a. ou tr. ta-ra-ré — rad, tarare). Agric. Nettoyer avec le tarare : Si, pur nécessité, on devait utiliser des grains que les charançons ou les alucites auraient attaqués, il faudrait préalablement les tarariSR. (E. Lacan.)
TARASCON, ville de France (Bouches-du- Rhône), ch.-i. de cant.; arrond. et à 20 kilom. N. d'Arles, sur la rive gauche du Rhône, station du chemin de fer de Paris k Marseille, au point de jonction de la ligne de Nîmes, de Montpellier et de Cette ; pop. aggl., 7,532 hab. — pop. tôt., 11,249 hab. Un très-beau pont suspendu, a deux voies, avec trottoirs, relio Tarascou à Beaucaire , située sur la rive droite du Rhône, k l'embouchure du canal d'Aigues-Mortes. Les rues de Tarascon sont généralement bien percées; celle des Arcades, ainsi nommée k cause de ses portiques, offre un aspect pittoresque. On y remarque deux belles promenades : le Cours et la Chaussée. Manufactures d'étoffes de laine et d'indiennes; fabriques de savon et d'amidon; chapelleries, corderies; filatures de soie et de laine, distilleries; commerce de grains, vins, huile, laine, épiceries, etc.
D'abord simple comptoir des Massaliotes, Tarascon devint ensuite une ville assez importante, et les Romains y élevèrent un castrum, sur les ruines duquel fut bâti, en 1291, un château, qui fut reconstruit entièrement dans les premières années du xvie siècle. Ce château, bâti sur une éminence dont la base est baignée par le Rhône, est flanqué de tours et entouré, du côté de la ville, de larges et profonds fossés. Il présente un aspect imposant avec ses créneaux, ses mâchicoulis et ses hautes murailles.
« Il contient, dit M. Joanne, de très-belles salles dont les plafonds en bots peint sont parfaitement conservés. On remarque surtout une petite pièce fort curieuse, car ses murs sont couverts de dessins gravés dans la pierre, à la façon des hiéroglyphes égyptiens. Ces dessins représentent des navires de toutes formes, du xve et du xvio siècle, et des châteaux gravés au trait. De la plateforme, on jouit d'un très-beau point de vue sur le Rhône.
• L'église de Sainte-Marthe (classée, comme le château, parmi les monuments historiques), élevée, dit-on, de 1187 k 1216, sur les ruines d'un temple romain, a été reconstruite vers la fin du xiv> siècle. 11 ne reste plus, de l'édifice primitif, qu'un porche pour descendra
dans la crypte et le portail du midi, qui est cintré et flanqué de colonnes de marbre aux chapiteaux historiés, dans le goût du porche de Suint-Trophime d'Arles. Cette église, également remarquable par son beau clocher gothique, et dont l'intérieur est du style ogival le plus pur, possède 17 tableaux de Vien (Vie de sainte Marthe) et d'autres peintures de Vanloo et de Mignard. Le baptistère (xvie siècle) est fort élégant. Au bas de la nef est un bas-relief gallo-romain, représentant la multiplication des pains et Jésus au milieu des Apôtres. D'après la légende, sainte Marthe, sœur de Marie-Madeleine, serait venue dans ce pays, aiors ravagé par la Tarasque, dragon hideux dont elle délivra la contrée. De là l'origine de la fête populaire de la Tarasque, qui se célèbre tous les ans à Tarascon. Dans une crypte du bas-côté sud de l'église, et qui a perdu son caractère primitif, on voit le tombeau de Jean de Cossa, gouverneur de Provence pour le roi René. Ce monument est construit dans le style de la Renaissance italienne du xve siècle. Au fond de la crypte, sont l'autel et le tombeau de sainte -Marthe, refaits dans les temps modernes. »
Signalons aussi : la bibliothèque, le palais de justice, la caserne de cavalerie, le théâtre, le viaduc du chemin de fer de Marseille et le pont du chemin de fer de Nîmes à Montpellier. Les environs sont très-fertiles. Ce sont partout des vignes et âe Délies plantations de mûriers et d'oliviers.
TARASCON, ville de France (Ariége), ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kilom. S. de Foix, au confluent du Vicdessos et de l'Ariége , dont les eaux réunies la divisent en deux parties; pop. aggl. , 1,305 hab. — pop. tôt.. 1,512 hab. Foires très-importantes, fréquentées par un grand nombre d'Espagnols. Commerce de bestiaux , de laines , de fer et de fromage. Filatures de laine et tanneries ; exploitation de carrières de marbre gris. Cette petite ville est située dans un bassin étroit et irrégulier que dominent de hautes montagnes arides. « C'est, dit M. Adolphe Joanne (Guide aux Pyrénées ) , l'ancienne Tascodenitari citée par Pline. Dans le moyen âge, elle devint l'une des principales villes du comté de Foix et resta très-florissante jusqu'à l'époque où elle fut détruite presque en entier par un incendie, sous l'un des derniers comtes. Elle a conservé cependant, outre quelques débris et des portes de ses anciennes fortifications, un certain nombre de vieilles maisons. Au centre de la ville, s'élève un monticule isolé, surmonté d'une haute tour ronde et de quelques débris de murailles, seuls restes de l'ancien château que Louis XIII tit démolir. C'est,- dit-on, du haut de cette tour que, pendant les guerres de religion du XVIe siècle, furent précipités 66 huguenots, en représailles du même sort qu'avait subi, peu de temps auparavant, Baron, le recteur d'Ornoclac. L'église , surmontée -d'une tour ogivale, sert rarement au culte; l'autre église, de style gothique, n'offre aucun intérêt. Les rues sont, pour la plupart, escarpées et tortueuses ; les maisons sont en général mal bâties, à l'exception, toutefois, de celles qui longent le bord de l'Ariége. Un pont de marbre réunit les deux quartiers. Au S. de la ville, le long des anciens remparts , s'étend une belle promenade en terrasse, où l'on jouit d'uue vue agréable sur la vallée de l'Ariége. • Aux environs, dans la vallée de l'Oriége, se trouve l'église de Notre-Dame-de- Sabart, fondée, dit-on, par Charlemagne, et eu grande vénération dans la contrée.
TARASCONNAIS, AISE s. et adj. (ta-rasko-nè, è-ze). Geogr. Haoitant de Tarascon ; qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Les TaRaSconnais. La population tarascon-
NAISE.
TARA51GS, patriarche de Constantinople.