‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 942 sur 1059 · TAS · texte numérisé non relu

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immense travail et qui assure à son auteur un rang distingué parmi les philologues.

TARV1S, bourg des Etats autrichiens, province de Carniole, dans une vallée profonde, près de la rive gauche de la Gailitz, à 27 kilom. S.-O. de Villach; 1,500 hab. Usines à fer et k cuivre. Le 25 mars 1797, les Français, commandés par Masséna, y défirent une torte colonne autrichienne.

TARVŒHNE, groupe d'Iles sur la côte O.

de la Norvège, dans l'Atlantique, diocèse de Drontheim. La plus considérable est celle do Hnusoee, par 63° 48' de latit. N. et 7» 3' de longit. E,

TARY s. m, V. tari.

TAS s. m. (ta — probablement du germanique : anglo-saxon anglais tass, néerlandais tas, amas de blé. Chevallet, cependant, le fait venir du celtique : kymrique das, amas, monceau, irlandais-erse dais, armoricain tes et dastum. Ces formes répondent au Scandinave des, monceau, au persan das, die, colline, et au sanscrit védique dhasas, montagne, de la racine dhas , lancer, projeter, rejeter). Monceau, réunion d'objets mis ensemble et les uns sur les autres : Un tas de fagots. Un Tas de sable. Faire un tas de livres. Mettre des Hures en tas. Les merles solitaires nichent parmi les tas de pierres. (Buff.) On réunit le foin en tas plus ou moins gros, à mesure que sa dessiccation est plus avancée. (M. de Dombasle.)

— Grand nombre : Il a un tas de livres dont il ne fait rien. C'est un tas de gueux. Il y a un tas de fautes dans ce livre. Des TAS de faubouriens endimanchés parcouraient les rues. (V. Hugo.)

Le reste ne vaut pas l'honneur d'Être nommé : Un tas d'hommes perdus de dettes et de crimes.

Corneille.

Un tas d'originaux, d'ennuyeuees commères Qui ma font avaler cent pilules amères.

Destouches.

Tu n'as pas, comme Naples, un (as de visiteurs Et de ciceroni pour tes entremetteurs.

A. de Musset.

. ..... On vous fait essuyer

Un las de compliments et de paroles vaines.

ÀNHR.IEUI.

— Se mettre en un tas, Se ramasser sur soi-même, se pelotonner : Il se met tout en tas dans son lit.

— Crier famine sur un tas de blé, Se plain dre de manquer de ce qu'on a en réalité : Je CRIE FAMINE SUR un tas de BLÉ; j'en ai vingt mille boisseaux à vendre et je manque d'argent. (Mm de Sév.)

— Il ferait rire un tas de pierres, Il est fort gai, fort plaisant.

— Philos. Argument du tas, Sophisme célèbre, qui consiste à prouver que, un grain de blé ni d'autres grains ajoutés un k un ne pouvant faire un tas, on n'aura jamais de tas, quel que soit le nombre de grains que l'on ajoute ainsi.

— Jeux. Amas de dames qu'on fait avant de commencer la partie au trictrac.

— Archit. Masse d'ouvrage déjà exécuté) dans un édifice en construction : Monter des matériaux sur le tas. Il Tuilier sur le tas, Tailler les pierres à l'endroit même où l'on doit les employer. Il Tas de charge, Assise de pierres k lits horizontaux, que l'on place sur un point d'appui, pour recevoir des constructions.

— P. et chauss. Tas droit, Rangée de pavés en ligne droite, en travers d'une chaussée.

— Syn. Ta», nma«, monceau, etc. V. AMAS.

— Encycl. Philos. Argument du tas. L'école niègarique, partie de ce principe, qu'il n'y a rien de réel que ce qui est un et toujours identique k soi-même, plaçait l'essence des choses dans le non-être. Elle s'efforça de montrer qu'il n'est pas une seule des notions expérimentales des péripatéticiens qui ne donne lieu k d'insolubles difficultés. Telle est, dit M. Franck, l'intention que l'on retrouve au fond de tous les sophismes fameux que l'antiquité nous a conservés. Un des pius fameux est le sophisme du tas. Le. voici en quelques mots :

Un grain de blé fait-il un tas? — Non. — Et deux grains de blé? — Pas davantage. On continue en ajoutant chaque fois un seul grain de blé, et l'adversaire est forcé de convenir ou que cent mille grains de blé ne constituent pas un tas, ou qu'un tas de blé est déterminé par un seul grain.

— Archit. Tas de charge. Les tas de charge sont employés lorsque plusieurs voûtes reposent sur un pilier de faible dimension et dont la section ne présente pas une surface suffisante pour asseoir les claveaux. Lorsque deux voûtes reposent sur la même pile, leurs extrados sont tangents ou sont séparés par une partie pleine. Dans le premier cas, les maçonneries supérieures forment coin et tendent à écarter les deux voûtes ; il en est encore de même dans le second cas; cependant ce ne sont pius alors les claveaux des naii* sances qui sont poussés du dehors au dedans, mais bien ceux immédiatement supérieurs k ces derniers. On obvie à cet effet en établissant des tas de charge dont les lits sont horizontaux jusqu'à l'extrados des voûtes et prennent, à partir de cette couche, la direc-

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tion des joints des voussoirs, qui, comme on le sait, sont dirigés ver3 le centre des ores formant l'intrados. Les voûtes des édifices gothiques venant «retomber toutes au même point d'un pilier, les architectes du moyen âge ont dû avoir recours à ce mode de construction. L'absence des tas de charge sur des piliers aoccasionné l'écrasement de ceuxci; ce manque se rencontre fréquemment dans les constructions de la fin du Xii« siècle, époque k laquelle on n'avait pas encore acquis une parfaite expérience de l'effet des grandes constructions voûtées reposant sur des appuis grêles. Bénéficiant de l'expérience acquise par les constructions antérieures, les architectes du xni« siècle firent un grand usage des tas de charge et des sommiers k lits horizontaux ; ils ne donnèrent de coupe aux claveaux des voûtes que ces derniers supportaient que quand leur extrados échappait à l'aplomb de la charge supérieure. Avec ce nouveau mode de construction, ils parvinrent à neutraliser presque complètement les poussées des arcs sur les murs ou à diminuer considérablement le volume et le poids des maçonneries destinées à eontre-buter ces poussées. Pour obtenir ce résultat, ils montaient les ras de charge horizontalement jusqu'à environ 30" , et ils terminaient la voûte par des claveaux dont les joints étaient dirigés au Centre de l'arc d'intrados; ils obtenaient de cette façon ces voûtes de faible ouverture produisant naturellement une poussée moindre que celles pour lesquelles elles étaient réellement construites. Il va sans dire que les tas de charge étaient taillés suivant la courbe de l'intrados. Au xivo et au xve siècle, les constructeurs, comprenant toute l'importance des tas de charge, ne négligèrent pas de les employer, et, pour diminuer les chances de rupture, ils les choisirent dans les plus hautes assises.

TAS s. m. (ta. — Diez tire ce mot du germanique : ancien haut allemand azzasi, nom d'un outil. Scheler regarde ce mot comme une abstraction du diminutif tasseau, qui représente le diminutif latin taxillus, proprement petit bloc, petit cube, ou comme le représentant direct d'un mot latin taxus, primitif inusité de taxillus, et signifiant bloc, cube, proprement ce qui est taillé, façonné, d'une racine verbale qui se présente en sanscrit sous la double forme de tvaksh et taksh avec les significations de tailler, couper, fendre, former, fabriquer, puis, en général, agir, travailler). Techn. Petite enclume portative. Il Bloc d'acier sur lequel on essaye la sonorité des monnaies, u Matrice qui sert aux boutonnière.

TASCHER (famille). Bien que son nom soit éminemment tudesque, cette maison sort de l'ancienne province de l'Orléanais. Sa filiation régulière est établie depuis l'un 1408. Dès le commencement du xvnt" siècle, elle se partagea en deux branches. L'une (la cadette) resta en France; l'autre, qui avuit ajouté k son nom celui de la terre de La Pagerie, située près de Blois, passa l'Atlantique en lu personne de Joseph Tascher, qui s'établit k la Martinique; en 1726. Lk, il épousa Mll(> de La Chevalerie, qui lui donna deux fils et plusieurs filles. L ulnée de celles-ci épousa en premier lieu un M. de Renaudin et, en secondes noces, le marquis de Beauharnais. Elle fut cause, en partie, de la haute fortune de l'impératrice Joséphine. Parmi les membres de cette famille, nous mentionnerons les suivants :

TASCHER DB LA PAGERIE (Joseph-Gaspard), né au Carbet (lie de la Martinique) en J735, mort auxTrois-Ilets, même colonie, en 1790. Après avoir été page de la dauphine, avoir servi dans la marine et combattu les Anglais, il se confina dans Ses plantations, dès 1763, époque de la paix, et n eut d'autre occupation que l'agriculture. De sa femme, née des Vergers de Sannois, il eut trois filles, dont l'une, Marie-Josepb-Rose, devint l'impératrice Joséphine.

TASCHER DE LA PAGERIE (Robert-Marguerite), chevalier, puis baron, frère du précédent, né à la Martinique en 1740, mort en 1806. Comme son frère, il fut d'abord page de la dauphine, puis entra dans la marine et devint lieutenant de vaisseau et directeur des ports de l'Ile. De sa femme, née Leroux-Chapelle, il eut un fils dont nous allons parler et une hlle, Stéphanie, qui épousa le duc d'Arenberg (1808), puis le marquis de Chauroont- Quitry, en 1819, après avoir obtenu l'annulation de son premier mariage.

TASCHER DE LA PAGERIE (Louis-Robert- Pierre-Claude, comte), fils du précédent, sénateur, né à Port-Royal (Martinique) en 1787, mort à Paris en 1861. Napoléon ie fit venir en France et le plaça k l'école de Fontainebleau (1802). Sous-lieutenant en 1806, il reçut le titre de comte en 1808 et fut promu chef d'escadron l'année suivante. Après s'être cornporté très-bravement a Eylau, il servit sous Junot, en Portugal, puis devint aide de camp du prince Eugène et s'attacha tout k fait k la fortuue de ca prince, avec lequel il vécut plus tard sur le pied de la plus étroite intimité, en Bavière. Le gouvernement de ce pays le nomma major général. Eu 1852, il fut appelé au Sénat par le pouvoir issu du coup d Etat du 2 décembre. Grand maître de la maison de l'impératrice , grand'eroix de la Légion d'honneur, il mourut au palais des

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Tuilçries, Le comte Tascher avait épousé la pritvtesse de Leyen.

TAfCHER DE LA PAGERIE (Robert-Charles-Emile, comte, puis duc), fils du précédent, né en Bavière en 1822, mort en 1869. Elève de l'école militaire de Saint-Cyr, il fut d'abord sous-lieutenant d'infanterie de marine (1843) et parvint au grade de chef de bataillon dans ce corps eu 1859. Nommé officier d'ordonnance du prince-président de la république (1852), il fut attaché, la même année, à la maison de Napoléon III et, l'année suivante, il devint premier chambellan de l'impératrice. De 1857 k 1861 , il siégea au Corps législatif comme député du département du Gard, puis reçut un siège au Sénat (1861). En 1869, il avait été autorisé k porter le titre de duc après la mort du duc de Daiberg , son parent.

Parmi les membres de cette famille qui appartiennent k la branche cadette , nous mentionnerons les suivants :

TASCHER (Pierre-Jean-Alexandre, comte), pair de France, né en 1745, mort au château de Prouvay (Orne) en 1822. Après avoir combattu k Bergheim, il reçut le grade de capitaine de dragons, fut décoré de l'ordre do Saint-Louis et quitta le service militaire. Ce gentilhomme, sympathique aux idées de la Révolution, n'émigra point. En septembre 1792, il se mit k la tête d'un corps de volontaires à cheval de la ville d'Orléans et repoussa des bandes qui venaient pour massacrer les prisonniers royalistes. Cet acte de courage ne lui attira aucune persécution et il vécut fort tranquillement dans ses terres. Sous le premier Empire, il fut appelé au Sénat (1804), fait comte et nommé officier de la Légion d'honneur. Cependant il vota, en 1814, la déchéance de Napoléon, ce qui lui valut d'être nommé par Louis XV III pair de France. Parmi ses enfants, nous citerons : Ferdinand (v. ci-après) et Henri, chef de bataillon en 1807, colonel et aide de camp du roi Joseph, général de brigade en 1814.

TASCHER (Ferdinand-Jean-Samuel, comte), fils aîné du précédent, né k Orléans en 1779, mort k Paris eu 1858. Il sortit de l'Ecole polytechnique en 1799 et quelques années après fut nommé auditeur au conseil d'Etat et commissaire spécial de police en Westphalie, sous l'Empire. Il hérita, sous la Restaurai ion, du siège qu'occupait son père k la Chambre des

fiairs. Rallie à la monarchie de Juillet, il eut e courage de s'abstenir, quand le prince Louis-Napoléon fut traduit devant la haute cour de justice, et, à partir de 1848, il vécut retiré des affaires. Il publia VOraison funèbre de Maurice et d'Eugène Tascher (Paris, in-8° 1814), ses deux frères.

TASCHEREAU (Jules-Antoine), littérateur, publiciste et homme politique français, né à Tours en 1.801, mort k Paris en 1874. Son père, Antoine Taschereau, fut successivement lieutenant au bailliage de Tours, jugeau tribunal d'Indre-et-Loire, conseiller k la cour d'Orléans. M. Jules Taschereau vint, en 1818, a Paris po.tr y étudier le droit, et bientôt, grâce k un personnage influent dont il devint le secrétaire, il se lança dans le journalisme, publia des articles dans le Courrier français, la lievue de Paris, la Bévue française, entra en relations avec Armand Carrel et fit partie de la rédaction du National, dès sa fondation en 1829. Après la révolution de 1830, M. Taschereau, qui avait contribué au renversement des Bourbons, fut nomme secrétaire général de la préfecture de la Seine et maître des requêtes, fonctions qu'il remplit jusqu'au commencement de l'année suivante. 11 rentra alors dans l'opposition comme Armand Carrel, devint un des rédacteurs du Courrier français et fonda, en 1833, \u. Remte rétrospective (1S33- 1837, 20 vol. in-8°), publication dans laquelle il fit paraître des documents originaux sur les matières historiques et littéraires. En 1837, les électeurs de Loches envoyèrent M. Taschereau siéger à la Chambre des députés. U y fit partie ue l'opposition ; mais, en 1842, ne pouvant plus, par suite de mauvaises affaires, payer le cens de l'éligibilité, il dut renoncer a solliciter le renouvellement de son mandat législatif. Il reprit alors sa plume de journaliste, collabora au Siècle, k 1 Illustration et se fit remarquer par ses vives attaques contre M. E. de (iiiurdiu, au sujet des fameuses mines de Saint-Bérain et de son élection comme député à Bourguneuf. Après la révolution de 1848, M. Taschereau reprit la publication de sa Beoue rétrospective (31 mars 1848). Il y publia, sous le titre de Déclarations faites par **" devant le ministre de l'intérieur, une pièce qui fit beaucoup de bruit et dont l'auteur, clairement désigné, était Blanqui. Le fameux conspirateur ayant vivement protesté et déclaré que ce rapport de police avait été fabriqué pour le perdre, Taschereau l'attaqua en diffamation et il résulta de l'instruction subséquente que le directeur de la Revue rétrospective avait publié une copie remontant k 1839, mais dont on ne put trouver l'original. M. Taschereau donna également dans sa Revue, qui cessa de paraître au bout de trente et un numéros, de curieuses listes des parties prenantes aux anciens fonds secrets.

Lors des élections k la Constituante, M. Taschereau fut élu représentant du peuple par les électeurs d'Indre-et-Loire. L'ancien ami de Carrel, oubliant les opinions politiques qu'il avait jusque-là professées, se montra peu fa-

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vorable à l'affermissement des institutions républicaines. Il vota avec la droite les lois contre la presse et la déplorable expédition de Rome, se prononça pour les deux Chambres, pour la proposition Râteau, demandant la dissolution de la Chambre avant la discussion des lois organiques, etc. Toutefois, il vota l'ensemble de la constitution et appuya la candidature du général Cavaignac à la présidence de la république. Réélu à la Législative, il se jeta de plus en plus dans la réaction, attaqua avec beaucoup de vivacité, à plusieurs reprises, le parti républicain, et, flairant que la fortune allait se prononcer pour Louis Bonaparte, il se rallia a lui, lors de la lutte entre le prince-président et la majorité. Peu après le coup d'Etat, M. Taschereau, en récompense de son zèle napoléonien, fut nommé administrateur adjoint a la Bibliothèque impériale et chargé des catalogues (24 janvier 1852). En 1858, il succéda à M. Naudet comme administrateur général et prit, cette même année, après la réorganisation de la Bibliothèque impériale, le titre d'administrateur directeur général. M. Taschereau fut nommé en 1865 ofricier de la Légion d'honneur. Son administration aristocratique donna lieu à plusieurs reprises à des critiques et à des attaques fort vives. Frappé d'une attaque de paralysie, il fut mis à la retraite le 10 septembre 1814, et mourut le mois suivant. Outre ses articles de journaux et sa Bévue rétrospective, on lui doit : Histoire de la vie et des ouvrages de Molière (Paris, 1825, in-8û), plusieurs fois rééditée ; Histoire de la vie et des ouvrages de Pierre Corneille (Paris, 1829, in-8"). Comme éditeur, il a fait paraître les Œuvres complètes de Molière (Paris, 1823-1824, 8 vol. in-8°) ; la Correspondance de Grimm et de Diderot (1829-1830, 8 vol. in-S°); Mémoires, correspondance et ouvrages inédits de Diderot (1830, 4 vol. in-8u) ; Historiettes de Tattemant des fléaux (1833-1834, 6 vol., in-S°) , avec Monmerqué; les Promenades dans ta Touraine, d'Alexis Monteil (1861, in-8<>). Enfin, il a commencé, en 1855, la publication des Catalogues des imprimés de la Bibliothèque impériale, dont une quinzaine de volumes in-4' ont paru depuis lors.

TASCHEREAU DE FATIGUES (Paul-Augustin-Jiicques ) , diplomate et révolutionnaire français, né dans le midi de la France en 1752, mort du choléra k Paris en 1832. Il fut d'abord fabricant de draps , puis il alla en Amérique combattre pour l'indépendance des colonies anglaises. Tasi-hereau embrassa avec chaleur la cause de la Révolution, se rendit à Paris et devint un des orateurs du club des jacobins. A la fin de 1792, Taschereau obtint l'ambassade de Madrid, mais il y resta peu de temps. De retour à Paris, après la mort de Louis XVI, il fut membre du comité révolutionnaire de la section Lepelletier et subit une courte détention après le 9 thermidor, comme ami de Robespierre. Plus tard, il fut poursuivi pour sa participation à l'attaque du camp de Grenelle et à l'affaire de Babeuf, et fil partie de la société du Manège. Arrêté, en 1799 , pour un écrit dans lequel il prenait avec chaleur la défense de Robespierre, il l'ut relâché peu après, mais il se vit exilé de Paris, en 1807, par ordre du gouvernement impérial. Il vécut depuis lors dans l'obscurité. Le comte de Montgaillard a publié, en 1815, sous le nom de Taschereau de Fargues, plusieurs pamphlets auxquels celui-ci est étranger. On lui doit : Epitre de Maximilien Robespierre aux enfers (1795, in-8°) ; le Gouvernement napoléonien, ode à la vérité (1812, in-8") ;0de a la clémence politique et réciproque (1815, in-8<>).

TASCHFYN (Aboul' Moezz Abou-Omar) , Surnommé Al Mmmoudy, roi de Maroc de la dynastie des Almoiavides, mort en 11*5 de notre ère. Sun père le chargea, à la mort de son oncle Temyn, en 1126, d'aller prendre le gouvernement de ses possessions d'Espagne. Taschfyn s'empara d'Hacena , ravagea les environs de Tolède, remporta sur les chrétiens plusieurs victoires, notamment celle de Zalaka sur le roi Alphonse de Castille et celle de Fohos-Atiya (1136) et fit passer ait fil de l'èpèe les habitants de Cuença, qui avaient secoué le joug des Almoravides. Il eût établi pour longtemps la domination de sa famille sur la péninsule si son père ne l'avait rappelé en Afrique pour l'opposer aux. Almohades (1138). De retour à Maroc, il marcha contre ces derniers, mais il n'éprouva que des échecs. A la nouvelle de ces revers, son père mourut de chagrin (1143) et il monta alors sur le trône. Taschfyn vit la fortune continuera se tourner contre lui. Pendant qu'il luttait par ses lieutenants daus l'Espagne, soulevée contre lui, il perdit une à une ses possessions d'Afrique. Forcé d'abandonner la défense de Maroc à son fils Abou-Ishak.-Ibrah.im, celle de Fez à'son frère Bekr, il essaya de sauver la ville d'Oran, et périt pendant une sortie, en tombant, soit dans la mer, soit dans un précipice, après un règne de deux ans. Sa dynastie s'éteignit, l'année suivante, par la mon de son fils Abou-lshak-lbrahim (1146).

TASCHIFELLONE, historien génois.V. G'AF-

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