TAUS
Toises.
Le Takhtalon, à l'ouest d'Antalia ou Satalia !,219
L'Oros Staveros (Olympe), point culminant de la chaîne de l'île de Chypre 1,200
Groupe moyen de l'Anti- Taurus.
Le mont Ardjs (Argens), au sud de
Kaïsarieh 2,500
Le mont Karadja, an sud de Komeh. 2,200 Le Kerchich-Dagh (Olympe), près de
Brousse 1,400
Le mont Ida , dans le sangiac de
Biga 773
Le mont Kerki, dans l'île de Samos. 750 L'Olympe ou Saint-Elie (île de Les-
UOS) 507
Groupe du Liban.
Le point culminant du Liban proprement dit, au nord de Baalbek, dans
\m Syrie 1,700
L'Anti-Liban ouDjebel-Chaik, à l'ouest
de Damas ' 2,500
Le mont Ciirmel 344
Le mont Thabor 313
Le mont Sinaï, dans l'Arabie 1,241
Le mont Sainte- Catherine ou Horeb. 1,409
Groupe d'Ararat-Damavend. .
Le Grand Ararat, dans l'Arménie. . 2,700 Le pic Damavend, volcan, en Perse. 2,000
Groupe d'Erzeroum.
Le Kap-Tagh, entre Erzeroum etBaïbouth 2,400
Groupe Kourdistanique.
Le point culminant des monts Djidda- Dang, dans le pays des chrétiens chaldeens 2,800
Groupe caucasien, L'Ebbranz, au nord de Konthaisi. . , 2,800 Le Mquinnari, dit improprement Ka-
zubek 2,400
Le Chat-Abbranz, sur les confins du
Daghestan g qoo
Le Tohatyr-Dagh, dans la Crimée . '790
TACRYLATE s. m. (tô-ri-la-te — du gr.
tauras, taureau; ulê, matière). Chim. Nom donné à des composés que l'on extrait de l'urine d'homme, de vache ou de cheval, en même temps .que le phénol.
— Encycl. Les tauryiates sont les sels d'un acide que Stàdeler a extrait de l'urine humaine, de l'urine de cheval et de l'urine de vache, en même temps que le phénol. Le sel d'hydrogène ou acide taurylique paraît être isoraérique avec l'anisol, 1 alcool benzylique et le crésol ; peut-être est-il identique avec le dernier de ces corps. Sa composition est imparfaitement connue, du reste, parce qu'on n'est jamais parvenu à le séparer complètement du phénol.
Pour extraire l'acide taurylique de l'urine de vache, on fait bouillir celle-ci avec de la chaux et l'on décante le liquide après l'avoir réduit, par l'évaporation, a 1/8 de son volume. Quand il est refroidi, on le sursature par de l'acide chlorhydrique et on le laisse reposer pendant vingt-quatre heures. A u -out de ce temps, on sépare les cristaux d cide hippurique qui se sont déposés et 1 n <listille. Le produit de la distillation renferme des gouttes oléagineuses, verdàtres et épaisses, d'une odeur désagréable, On le mêle avec une quantité pesée d hydrate de potassium et on le reetifie. Il dégage alors de l'ammoniaque et une huile lourde, azotée, d'une odeur de romarin. On ajoute au résidu assez d'acide sulfurique pour neutraliser les 5/6 de la potasse, et l'on distille jusqu'à ce que la liqueur qui passe ne soit plus précipitable par l'acétate de plomb basique. Le produit de la distillation possède une odeur de phénol. On le rectifie à plusieurs reprises sur du sel marin, jusqu'à ce qu'il ne contienne plus qu'une trèspetite quantité d'eau. On l'agite alors avec une solution de carbonate de potassium pour en séparer les acides damolique et damalurigue et on l'épuisé par l'éther. La solution éthérée est ensuite évaporée et le résidu est distillé, d'abord avec une lessive concentrée de potasse, qui en sépare une huile neutre, puis avec du bicarbonate de potassium. Le produit huileux qui résulte de cette dernière opération est desséché sur du chlorure de calcium et rectifié. Il passe alors à 180° une huile qui renferme encore de l'eau ; l'huile pure passe entre 185» et 195"; vers 200», elle brunit.
Le liquide qui passe entre 185° et 1950 est un mélange d'acide taurylique et de phénol. C'est une huile incolore qui possède une odeur de castoréum. Il reste liquide à 18« et fait une tache blanche sur la peau. Avec un égal volume d'acide sulfurique concentré, il se prend en une masse solide dendritique, dont les eaux mères renferment de l'acide phénylsulfurique; bouilli avec de l'acide azotique, il fournit un acide nitro- conjugué.
TAURYLIQUE adj." (tô-ri-li-ke — du gr.
tauros, taureau ; nie, madère), Chim. Se dit d'un acide extrait de diverses urines, notamment de l'urine de vache.
— Encycl. V. TAURYT.ATE.
TAUSAN (Jean), théologien danois. V. Ta-
GESEN.
TACT
TAUSCHÉRIE s. f. (tô-schê-rl — de Tauscher, savant allein.). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des isatidées, comprenant trois espèces, qui croissent dans l'Asie centrale.
TAUSCHIE s. f. (tô-schl — de Tausch, botan. allem.). Bot. Genre de piantes, de la famille des ombellifères, tribu des scandicinées, dont l'espèce type croît au Mexique.
TAUSIG (Aloïs), pianiste autrichien, né à Prague en 1820, mort à Leipzig en 1871. Il vint à "Vienne, où il profita des leçons de Becklet et de Thalberg. En 1823, Tausig commença à donner des concerts et obtint un grand succès. Il fit, à partir de 1837, des voyages artistiques en Allemagne, revint à Prague, où il fut pendant quelque temps professeur de musique, et se rendit, en 1840, à Varsovie, où il resta vingt et quelques années. En 1866, il devint pianiste de la cour du roi de Prusse, depuis empereur d'Allemagne. — Charles Tausig, fils du précédent, né à Varsovie, élève de son père et de Liszt, s'est distingué comme pianiste et comme compositeur.
TAUSS, ville des Etats autrichiens (Bohême), à 31 kiloin. O. de Klattau, sur la Rubtina ; 6,000 hab. Fabriques de rubans, de fil, de tabac et d'alun.
TAUSSEN (Jean), théologien danois. V. Ta-
GESEN.
TAUSSIN s. m. (tô-sain). Bot. Nom vulgaire du chêne cerris, espèce distincte du chêne toza ou tauzy.
TAUSTE, bourg d'Espagne (Aragon), province et à 75 kilom. N.-O. de Saragosse, sur la rive gauche du Riguel ; 4,000 hab. Fabriques de gros lainages, de salpêtre et de savon; moulins à huile. Patrie de don Fernand Sanchez de Ayerbe, un des six célèbres capitaines qui remportèrent contre les Maures la fameuse victoire de Valence.
TAUSZ, ville des Etats autrichiens (Bohème), chef-lieu de district, dans le cercle de Pilsen ; 7,000 hab. Verrerie, cotonnades. On y remarque le château.
TAUTAVEL, village des Pyrénées-Orientales, cant. de La Tour, arrond. et à 32 kilom. de Perpignan, sur le Verdouble ; 860 hab. Source saline. Les vins de Tautavel jouissent d'une réputation méritée et sont classes parmi les seconds crus du Roussillon. Sur une hauteur de 511 mètres se dresse la tour de Tautavel, d'un aspect imposant et pittoresque.
TADTE s. f. (tô-te — du gr. teuthis, même sens). Moll. Nom vulgaire du calmar, sur les côtes de Provence. 11 On dit aussi tautëne.
TAUTE, rivière du département de la Manche. Elle prend sa source à Camprond, baigne Saint-Sauveur-Lendelin et Carentan et se jette dans la Manche , après un cours de 45 kilom. Le Lozon, la Terette et. la Douve sont ses principaux afflueiîts. La Taute est navigable pendant une partie de son cours.
TAUTIN (Jean-Baptiste), acteur français, né à Paris en 1770, mort dans la même ville en 1841. Il était déjà connu au boulevard du Temple, où « jamais tyran ne poignarda plus de victimes, « dès le commencement du siècle. Selon l'auteur de la Bévue des comédiens (1808, in-18), il avait la taille avantageuse, le nez à la romaine et maniait avec succès l'arme de l'ironie. Il était généralement bien placé dans les rôles d'ambitieux à l'Ambigu, mais on lui reprochait un accent nasal qui l'empêchait de jouer avec la même supériorité le sentiment et la passion. Il interpréta principalement le répertoire de Pixéiécourt : à l'Ainbigu-Coinique, Truquelin, de Cœlina ou Y Enfant du mystère (2 septembre 1800) ; le comte de Castelli, du Pèlerin blanc ou les Orphelins du hameau (6 avril 1801); Vivaldi, de l' Homme à trois visages (6 octobre 1801)le comte de" Fersen, de la Femme à deux maris (4 septembre 1802); àlaGaîté, Alphonse, duc de Ferrare, de l'Ange tutélaire ou le Démon femelle (2 juin 1808); Picaros, de la Citerne (4 janvier 1809); Cari, de Marguerite d'Anjou (U juin 1810); Raymond, des lïuines de Babylone ou ie Massacre des Barmécides (30 octobre 1810) ; le chevalier Gontran, du Chien de Montargis ou la Forêt de Bondy (18 juin 1814). Il quitta la Galté, en 1821, pour entrer au Panorama-Dramatique, théâtre que venait de fonder le baron Taylor. Il y resta jusqu'au 21 juillet 1823, jour de la fermeture définitive de la salle, qui devait être démolie. Engagé à Reims la même année, il joua constamment en province et vint mourir dans la maison de retraite de Sainte-Périne. Il ne faut point le confondre avec son neveu Adolphe-Jacques Tautin, né également à Paris le 24 septembre 1804, régisseur de la scène au Palais-Royal (1876) et père de l'actrice dont lé nom suit.
TAUTIN (Lise-Victoire Vkssièrk), actrice, petite-nièce du précédent, née à Y ve'ot (Seinc- Inféiïeure) le 31 janvier 1834, morte à Bologne (Italie) le 12 mai 1874. Enfant de la balle, guidée par son père et sa tante, elle affronta en province le feu de la rampe avant l'âye de quatorze ans. Elle était encore bien jeune quand elle débuta à Bruxelles, en 1850, aux galeries Saint-Hubert, qu'elle quitta bientôt pour le Vaudeville. De retour à Paris en 1851, sa mère l'accompagna à Lyon, où elle av. ut un engagement pour le Gnind-Thtàlre do cette ville. Elle y resta jusqu'en 1SÔ7, c^o-