‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 955 sur 1059 · TA\'E · texte numérisé non relu

TA\'E

la Russie d'Europe (Finlande), sur un lac, ch.-l. du gouvernement de son nom, à 135 kilom. N.-O. d'Helsingfors; 3,000 hab. Arsenal et magasins militaires, lazaret. Il s'y fait quelque peu de commerce. Fondée en 1650 par le comte Pierre Brahé, plusieurs fois prise et reprise par les Suédois et les Russes, elle est enfin restée à ces derniers.

TAVASTEHUS (gouvernement be), entre celui de Wasa au N., celui d'Aboàl*0.,deNyland au S., et de Saint-Michel à l'E.; par 59° 42' et 62» 13' de latit. N. 20° 40' et 23» 58' (le longit. E. ; 18,007 kilom. carr. et 162,000 hab. Une chaîne de montagnes en traverse la partie E. et le centre; partout ailleurs le sol est uni, assez riant, fertile et entrecoupé de champs bien cultivés, de gras pâturages, de jolies prairies, de belles forêts, de cours d'eau poissonneux , et d'une infinité de lacs qui communiquent les uns aux autres et dont plusieurs sont considérables; les côtes présentent une quantité innombrable de pointes, de langues de terre et d'Iles, sur deux desquelles on remarque les importantes forteresses de Gustavsvern et de Sveaborg. Le cuivre est lé principal des métaux qu'on recueille dans cette contrée, qui possède un assez grand nombre d'usines a cuivre et à. fer. On y récolte assez de blé pour la consommation et beaucoup de chanvre et de lin; les habitants s'adonnent particulièrement k l'éducation des bestiaux et k la pèche , qui fournissent à tous leurs besoins. 11 s'y fait cependant quelque commerce par Helsingfors, qui en est le port le plus important, et même par Abo; on en exporte des bestiaux, des fers, des planches, des oissons, du lin , et, quelquefois même , du lé; 250,000 habitants, Finnois et Suédois. Ce gouvernement se divise en huit districts : Borga, Nedra-Hollola, Œfre-Hollola, CEstrallu.^eborgs, Westra-Raseborgs.Nedra-Saaxmuki, (Efre-Saaxmaki et Satakunda.

TAVAUX, village du Jura, cnnt. de Chemin, arrond. et k 9 kilom. de Dôle, à 52 kilom. de Lons-le-Saunier , !>ur le Doubs et la Belaine; 1,307 hab. L'église renferme un bel autel en bois sculpté. Iles antiquités romaines ont été découvertes sur 1 emplacement présumé d'Amagetobria.

TAYDA, rivière de Sibérie (Tobolsk), formée par la jonction de laSosva et de la Lob va, prés de Pelym. Elle coule k l'E., au N.-E., au S.-B., et enfin de nouveau k l'E., et se jette dans le Tobal , par 57" 54' de latit. N., après un cours d'environ 800 kilom. Ses principaux affluents sont la Lozva, la Pelym et la Voltchunia.

TAVE, rivière du Gard. Elle prend sa source au pied d'une montagne, baigne La Vernède, Le Pin, Saint-Pons-de-Ja-Calm, Tresques, Laudun, et se jette dans la Cèze, après un cours de 30 kiloin. La Veyre est son principal affluent. .

TAVEAU (Philippe -Thomas), littérateur français, né au Havre en 1744, mort k Chichesier (Angleterre) en 1798. Il devint curé d'Iléberville-eti-Caux, maître es arts de l'université de Caen et professa la rhétorique au collège de sa ville natale, dont il devint principal. «11 fut, en 1789, dit Lebreton , nommé député par le clergé de l'assemblée généiale tenue k Caudebec , devint électeur du département de la Seine-Inférieure et lit partie des membres du bureau de conciliation. Emigré en Angleterre par suite de son refus de serment, il fit plusieurs éducations particulières dans ce pays pour se créer des moyens d'existence. » On lui doit les ouvrages suivants : l'Abeille ou Lettre à une pieuse citoyenne, etc. (Rouen, 1791 et 17S2, in-8°); Compendium des règles de la langue française (Chichester, 179B, in-8°) et llègtes générales de la prononciation française (1798), resté manuscrit.

TAVKAU (Louis-Joseph), homme politique français, né à Honfleur en 1767, mort exiié en 1830. 11 remplissait des fonctions administratives et municipales à Honfleur en 1792 quand il fut élu député du Calvados k la Convention nationale, « Il vota pour la mort dans le procès du roi, dit Lebreton, spécifiant, toutefois, dans son vote, que le jugement ne devrait être mis a exécution que si l'ennemi tentait une invasion sur le territoire français. A partir de cette époque, Taveau se montra tort modéré dans ses opinions, et, malgré sou désir de maintenir la république, il attaqua, en 1794, les commissions executives et leur reprocha leurs dilapidations. Il défendit courageusement Garât, accusé par Duraont, du Calvados, et soutint Robert Lindet, dont Goupil demandait l'arrestation. Compromis dans la correspondance de l'agent royaliste Lemaltre, il s'en inquiéta peu et ne fit même à co sujet aucune réclamation. A la lin de la session conventionnelle, Taveau refusa d'être député de Saint-Domingue et accepta les fonctions de messager d'Etat au Tribunat, et, plus tard, au Corps législatif. Il conserva cet emp.oi jusqu'aux événements de 1814. Frappé en 1816 par la loi contre les régicides, il quitta la France. 11 a publié : Observations sur les mesures à prendre pour constater la quantité des grains et en faire baisser te prix { Paris , an III,

TAVEL s. m. (ta-vèl). Vin récolté aux environs de Tavel : Une bouteille de TAVEL.

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