‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 972 sur 1059 · TEIL · texte numérisé non relu

TEIL

par une colline, sur laquelle sont en quelque sorte suspendus des jardins, des maisons de campagne, des bouquets d'arbres. Sur cette promenade s'élèvent un petit phare et un assez bel édifice, Asseinbly Roora, bâti en 1826.

• La Teigu, dit M. Esquiros, est une belle rivière côtoyée par deux rangées de collines. D'un côté se déploie la ville, tandis que sur l'autre rivre s'étend une rangée de maisons adossées en quelque sorte à la base de coteaux boisés, tapissés de verdure ou couronnés de moissons, La plupart des rues sont pavées avec les cailloux de la mer. On y respire un air d'aisance et de bien-être. Teignmouth n'est point uniquement une ville de bains, c'est aussi une ville de commerce. Ce commerce se rattache à la navigation et son port en est le principal soutien. Elle traite avec l'Ile de Terre-Neuve; elle exporte aussi du granit et de la terre de porcelaine.

» Teignmouth est une ville ancienne. Quelques antiquaires veulent que les Danois y aient débarqué l'an 970, et la légende ajoute qu'ils y commirent un tel carnage, que depuis ce temps-là les falaises ont toujours conservé la couleur du sang. Il paraît, d'ailleurs, que ces antiquaires se sont trompés, et qu'ils ont pris Teignmouth pour Tynemouth, dans le Northuinberland. En 13*7, ta ville de Teignmouth fut brûlée par quelques maraudeurs français. En 1690, sous le règne de la reine Anne, elle fut de nouveau maltraitée par une flotte française qui avait battu une escadre anglaise et hollandaise, du côté de Beacliy-Head, «

TEIGNMOUTH, (Jean Shore, lord), administrateur et littérateur anglais, né dans le Deroiishireen 1751, mort en 1834. Entré en 1769, comme cadet, dans le service civil de la Compagnie des Indes orientales, il devint, quatre ans plus tard, grâce à la connaissance qu'il avait acquise du persan, traducteur de cette langue près le conseil provincial de Aloorshedabad, dont il fut en même temps nommé secrétaire. Il remplit ensuite les fonctions de membre du bureau du revenu, auque. tut substitué en 1781 le comité général Ju revenu, dont il fut également appelé k luire partie. Il se lia intimement à cette époque avec le gouverneur général Warren Hastings, le suivit en Angleterre en 1785 et fut nommé, l'année suivante, l'un des membres du conseil suprême de Calcutta sous 1b nouveau gouverneur général, lord Cornwallis. C'est surtout k l'activité de M. Shore et k son influence dans le conseil que doit être attribuée l'adoption de la grande mesure de Cornwullis, l'organisation nouvelle de la propriété foncière au Bengale. Par suite de cette mesure, les semindars, qui jusqu'alors n'avaient été que les collecteurs de taxes du gouvernement, devinrent propriétaires des biens qu ils affermaient, et les ryots ou cultivateurs, qui auparavant avaient le droit d'occuper le sol aussi longtemps qu'ils payaient leurs taxes, furent déclares les fermiers des zeminuars et amovibles à la volonté de ces derniers. Ce fut aussi à Shore, qui avait été créé baronnet en

1792, que l'on dut l'établissement du nouveau système judiciaire mis en vigueur dans la dernière année de l'administration de Cornwallis. Lorsque celui-ci se relira en août

1793, Shore lui succéda eu qualité de gouverneur général, et il remplit ces hautes fonctions jusqu'il la fin de l'année 1797, époque où il les résigna au comte de Mornington, et où il fut créé pair d'Irlande, avec la titre de baron Teignmouth. A la mort de William Jones en avril 1794, il était devenu président de la Société asiatique, et, à son départ du Bengale, il eut pour successeur dans cette dignité sir Robert Chambers. En 1807, il fut nommé l'un des hauts commissaires des affaires des Indes ou membre du Board of Control, dont il ne cessa de faire partie que quelque temps avant sa mort. On a de lui : Mémoires sur la vie, les écrits et la carres' pondante de sir William Jones (1804, in-40); une édition des Œuvres du même Jones(l807, 13 vol.in-8°) ; Lettre au H. Christophe WoUstoorth au sujet de la Société de la Bible (iord Teignmouth était depuis 1804 président de cette société [1810, in-8"]) ; Considérations sur la communication de la connaissance du christianisme aux habitants de l'Inde (1811, in-8»).

TEIGULGHITCH 3. m. ( tè-gul-ghitch).

Mamni. Autre forme du mot tégulchitch.

TEII. s. m. (tèll ; II mil.). Bot. Nom vulgaire du tilleul.

TEIL (le), bourg et comm. de France (Ardèehe), canton de Viviers, arrond. et à 38 kilom. de Privas, sur le versant d'une colline escarpée qui domine la rive droite du Rhône ; pop. aggl., 1,771 hab, — pop. tôt., 2,604 hab. Chaux hydraulique; moulins k soie, papeterie/Restes d'un château du moyen âge ; beau pont suspendu. Colonnes milliaires trouvées aux environs.

TEIL (Bernard do), traducteur français, qui vivait uu xvue siècle. Il fut avocat au parlement de Paris. On lui doit quelques traductions : les Dix-neuf déclamations faussement attribuées à Quinlilien (Paris , 1658, in-4°) ; trois traités d'alchimie de Glauber, intitulés : Furni noui philosophici , Opus minérale, De medicina universati (Paris, 1659, 3 vol. in-8*1); les Vies des douze Césars de

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