‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 978 sur 1059 · TEINTURERIE · texte numérisé non relu

TEINTURERIE

— Atelier de teinturier : C'est sur le cactier qu'on trouve ta cochenille du commerce, si précieuse et si utile dans les teintureries. (Jaunies.) A la fin de 1834, Beauvisage créa la belle teinturerie de Daours, près d'Amiens. (X.. Marinier.)

TEINTURIER, 1ÈRE s. (tain-tu-rié," iè-re — rad. teinture). Personne dont le métier est de teindre les étoffes : Un teinturier dégraisseur. Les ateliers du teinturier sur coton diffèrent beaucoup de ceux dans lesquels on opère sur la laine et sur la soie. (Lenormant.) Les teinturiers et les imprimeurs sur indiennes se servent du vinaigre comme mordant pour colorer leurs tissus, (P. Vinçard.)

— s. m. Fam. Ecrivain qui revoit et corrige les ouvrages d'un autre : Il n'est point de femme auteur à qui la jalousie des hommes ne suppose un teinturier. (Boiste.)

■ Grâce à sou teinturier,

Champcenetz est illustre autant que Chevrier.

De Flins.

— Il a fait cela avec son teinturier, Ce n'est pas lui, lui seul du moins, qui a fait ce livre, cet ouvrage.

— Bot. Grand arbre d'Ethiopie, dont le fruit sert aux naturels à teindre en jaune.

— Adj. "Vitic. Maisin teinturier ou substantiv. Teinturier, Variété de raisin, dont le suctrès-foncé sert à donner de la couleur aux vins trop pâles.

TEINT-VIN s. m. (tain-vain). Bot. Nom vulgaire de l'airelle myrtille, dont le fruit est employé pour colorer les vins.

TEIRA s. m. (tè-ra). fchthyoi. Poisson du genre chétodon, qui vit dans la Méditerranée et la mer des Indes.

TE15SEDRE-LANGE (Josué), pasteur protestant allemand, né à Middelbourg en 1771, mort k Amsterdam en 1853. Il descendait d'une ancienne famille protestante française, qui s'expatria à la révocation de l'édit de Nantes. Il desservit successivement les églises de Zwoll, de Middelbourg, de Harlem et enfin celle d'Amsterdam. Chargé d'une mission confidentielle en France sous le Directoire, il vint à Paris et n'obtint pas le succès

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qu'il espérait. Il ne cessa de donner des preuves de son libéralisme en dirigeant le Ilarlemsche Courant, un des journaux les plus accrédités des Pays-Bas. Teissèdre fut inspecteur des écoles de la province de Nord- Hollande, président de la commission wallonne qui administra les Eglises françaises de Hollande, membre de l'institut royal des Pays-Bas. Il était versé dans la littérature française, et son style « quoique la nuance du refuge s'y reconnaisse, dit M. Haag, est d'une remarquable pureté. Son éloquence, à laquelle il n'aspirait point à donner imprudemment trop d'élévation, était d'une rare et touchante onction ; il improvisait avec une grande facilité et une heureuse abondance.» Les écrits de Teissèdre sont peu nombreux. Ce sont des sermons détachés, publiés de 1817 à 1830; deux Mémoires sur l'origine et l'influence des Eglises wallonnes, leur utilité actuelle et les moyens de les maintenir (Amsterdam, l843,in-8°) et quelques opuscules en hollandais.

TEISSERENC (Pierre-Edmond), plus connu sous le nom de Teisserenc de Bon, administrateur et homme politique français, né à Cbàteauroux en 1814. Après avoir étudié à l'Ecole polytechnique de 1833 à 1835, il entra dans l'administration des tabacs. Quelque temps après, le gouvernement le chargea d'aller étudier à l'étranger l'organisation et l'établissement des voies ferrées. En 1842, il devint secrétaire général de la commission chargée de surveiller l'organisation des chemins de fer, puis il remplit les fonctions de commissaire général du gouvernement près des compagnies qui venaient de se constituer. De 1846 à 1848, M. Teisserenc siégea à la Chambre des députés, auprès de son beaupère, M. Muret de Bort, comme représentant d'un des collèges électoraux de l'Hérault. Rendu à la vie privée par la révolution de 1848, il devint en 1852 administrateur du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée et se consacra exclusivement à ces fonctions pendant toute la durée de l'Empire. Le 8 février 1871, M. Teisserenc de Bort fut élu député à l'Assemblée nationale dans la Haute- Vienne par 43,466 voix. Il alla siéger au centre droit, vota pour les préliminaires de la paix, l'abrogation des lois d'exil, le pouvoir constituant de l'Assemblée, la proposition Rivet, contre le retour de la Chambre à Paris, contre le maintien des traités de commerce et la proposition Feray au sujet de l'impôt sur les matières premières, et un discours qu'il prononça contre l'impôt sur le revenu (22 décembre 1871) attira sur lui l'attention de M. Thiers, dont il soutenait à peu près constamment la politique. Lorsque, le 23 avril 1872, M. de Goulard quitta le portefeuille de l'agriculture et du commerce pour prendre celui des finances, le président de la République appela M. Teisserenc de Bort à lui succéder. Au mois de juin suivant, le député de la Haute-Vienne fut chargé, en outre, pendant quelque temps, par intérim, du ministère des travaux publics. Opposé comme M. Thiers aux idées libre, échangistes, il dénonça les traités de commerce et entama avec la Belgique des négociations pour obtenir un nouveau traité. Bien qu'appartenant au parti dit conservateur et passant pour orléaniste, il comprit, à l'exemple du chef de l'Etat, la nécessité de constituer le gouvernement républicain, devenu seul possible, et seconda ce dernier lorsqu'il demanda à l'Assemblée d'organiser les pouvoirs publics. A la suite du vote qui entraîna la démission de M. Thiers et la retraite du cabinet (24 mai 1873), M. Teisserenc de Bort donna sa démission. A partir de cette époque jusqu'à l'expiration des pouvoirs de 1 Assemblée, il a voté à peu près constamment avec le centre gauche, notamment contre le septennat (19 novembre 1873), contre le cabinet de Broglie (16 mai 1874), pour la proposition Périer et Maleville (juillet 1874), pour la constitution républicaine du 25 février 1875, etc. A maintes reprises, il a prononcé des discours à la Chambre, entre autres sur le régime des sucres, sur le travail des enfants dans les manufactures, sur l'envoi d'ouvriers à l'exposition de Vienne, sur le budget, sur la fabrication à tous titres d'objets d or et d'argent, sur les pensions civiles, sur les caisses d'épargne, etc. C'est lui qui a été chargé de rédiger le rapport sur la convention monétaire entre fa France et diverses puissances. Comme publiciste, on lui doit plusieurs ouvrages, notamment : les Travaux publics en Belgique et les chemins de fer en France (1839; Lettre adressée au ministre des travaux publics sur une mission en Angleterre (1839, in-8°) ; De la politique des chemins de fer et de ses applications diverses (1842) ; Etude d'un chemin de fer de Paris à Toulouse et à Bordeaux (1842); Des principes économiques qui doivent présider au choix des tracés de chemins de fer (1843) ; Statistique des voies de communication en France (1845); Etudes sur les voies de communication perfectionnées et sur les lois économiques de la production et du transport, avec des tableaux statistiques (1847,2 vol. in-so);Z)e la perception des tarifs sur les chemins de fer (1856), etc.

TEISSHOLZ, bourg de Hongrie, comitat et à 45 kilom. N.-O. de Gcemer, sur la Rima; 3,000 hab. Commerce en fromages de lait de

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brebis estimés. Mines c- fer et d'aimant. Carrières de marbre blanc.

TEISSIER (Antoine), écrivain et historiographe du roi de Prusse, né à Montpellier en 1652, mort à Berlin en 1715. Orphelin jeune encore, il résolut de se consacrer au ministère évangélique et, après avoir achevé sa philosophie à Nîmes, se mit à l'étude de l'hébreu et de la théologie. De là il passa à Montauban, puis à Saumur; mais sa frêle constitution ne résista pas à l'excès de travail, et il fut obligé de suspendre ses études. Il en profita pour faire un voyage à Paris, s'y lia avec Ùonrart, Pellisson, Ménage, M'io Scudery, et résolut bientôt de quitter la théologie pour le barreau. Il se fit donc recevoir docteur en droit à Bourges et admettre, à son retour à NJmes, au nombre des avocats au présidial. Au retour d'un second voyage à Paris vers 1659, Teissier se rendit à Castres et s'y distingua dans une affaire épineuse. Néanmoins, la carrière du barreau était moins conforme à ses goûts que la carrière des lettres, et il y renonça. En 1685, lors de la, révocation de l'édit de Nantes, il quitta Nîmes, s'établit à Zurich, où il ouvrit un cours public sur des matières de jurisprudence, et repoussa les offres brillantes de l'intendant du Languedoc, Bàville, qui lui demandait de: revenir en France et d'imposer silence à sa conscience. Arrivé à Berlin vers la fin de l'année 1692, Teissier reçut le titre de conseiller d'ambassade et d'historiographe , ainsi qu'une pension de 300 écus, qui fut augmentée dans la suite. On le chargea en même temps de traduire du latin les mémoires de Pulfendorf sur la vie de Frédéric-Guillaume. Plus tard, il fut chargé d'autres ouvrages, destinés à l'éducation du prince royal. Sans être un génie supérieur, Teissier possédait un grand savoir, un jugement sain et une remarquable pénétration. On a de lui : Première épitre de saint Chrysostome à Théodore (in-12) ; Sept homélies de Chrysostome; les Vies de Calvin et de Th. de Bèze, mises en françois (Genève, 1681, in-I2), trad. du latin de Bèze et de La Faye ; Vie de Galéas Caraccioli, mise en françois, et Histoire de la mort horrible de François Spierre (Lyon, 1681, in-12); les Eloges des hommes savants tirés de l'histoire de M. de Thou, avec des additions (Genève, 1683, 2 vol. in-12) ; Catalogus auctorum qui librorwn catalogos, indices, bibliothecas, virorum litteratorum elogia, vitas aut orationes funebras scriptis consignarunt (Genève, 1686, in-4°) ; Traité de la concorde ecclésiastique des protestants, etc. (Amsterdam [Genève], 1687, in-12) ; Traité de la religion chrétienne par rapport à la vie civile, traduit du latin de Pulfendorf (Utrecht, 1690, in-12); Histoire de l'ambassade envoyée en 1686 par les Suisses au duc de Savoye (Berne, 1690, in-12) ; Instructions morales et politiques (Berlin, 1700, in-12); Lettres choisies de Calvin, trad. en franc. (Berlin, 1702, in-8»); Abrégé de la vie de divers princes illustres, avec des réflexions historiques sur leurs actions (Amsterdam , 1710, in-12); Traité de saint Chrysostome, où il montre qu'on ne souffre aucun mal que celui qu'on se fait d soi-même, trad. du grec (Berlin, 1719, in-12). Teissier a laissé quelques manuscrits sur des sujets d'histoire.

TEISSIER (Etienne), dit Lafage, pasteur du désert, ué à La Rouquette, près d'Alais, mort à Montpellier en 1754. Il avait commencé à prêcher dans le désert vers 1743, à l'âge de vingt ans. Envoyé à Lausanne pour y faire ses études et recevoir l'imposition des mains, il revint dans le Languedoc en 1751 et entra dans la carrière évangélique, si dangereuse à cette époque. Teissier avait prévu tous las périls, mais il ne put toujours y échapper. Dans la nuit du 14 août 1754, il s'était réfugié chez un métayer, nommé Jacques Novis et habitant les environs de Vabres. Un espion l'avait sans doute dénoncé à Saint-Florentin, dans l'espoir de recevoir les 3,000 écus promis aux délateurs. A la pointe du jour, un détachement de la garnison de Monoblet cerne la métairie. Teissier tente de se sauver par le toit; dès qu'il paraît, il reçoit un coup de feu qui lui fracasse le bras et lui fait une blessure sous le menton. Puis il est pris et conduit sous bonne escorte à Monoblet, avec la famille qui lui avait donné asile. Transféréà Alais, puis à Montpellier, Teissier comparut devant l'intendant, qui mena le procès avec la plus grande promptitude. On fit figurer contre le ministre plusieurs papiers ecclésiastiques, registres de mariages et de baptêmes, feuillets manuscrits de sermons et attestations diverses, et on n'eut aucune peine à établir que Teissier avait exercé" les fonctions pastorales, ce que, d'ailleurs, il ne nia nullement. La condamnation était donc inévitable. Teissier fut condamné à mort et exécuté le 17 août 1754.

TEISSIER (Guillaume-Ferdinand), littérateur et archéologue français, né à Marly-la- Ville en 1779, mort à Carcassonue en 1834. Amené de bonne heure à Metz, il reçut ses premières leçons des bénédictins. Apres avoir été employé dans les subsistances militaires, il entra dans les bureaux de la préfecture de la Moselle et arriva au poste de chef de division en isos. Devenu ensuite conseiller de préfecture du même département, il administra l'arrondissement de Toul pendant les Cent-Jours. A la rentrée des Bourbons,

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i) reprit les fonctions de chef de division, puis devint successivement conseiller de préfecture, sous-préfet de Thionville et de Saint- Etienne, enfin préfet de l'Aude. Il était savant, lettré, bon administrateur et' faisait partie de la Société des antiquaires, etc. On lui doit : Notice sur l'introduction et les progrès de la Ré formation à Metz (Metz, 1806, in-8°); Moreau et sa dernière campagne, trad. de l'allemand (1SU, in-S°); Direction sur les recherches à faire dans l'arrondissement de Thionville (1820, in-8°); Mémorial du garde champêtre ; Essai philosophique sur les commencements de la typographie à Mets et sur les imprimeurs de cette ville (1828, in-8°); Histoire de Thionville, suivie de notices biographiques, de chartes et actes publics (1828, in-80),. ouvrage estimé, qui a obtenu un des prix de l'Institut au concours de 1829. M. Teissier a donné des mémoires dans le Recueil de la Société des antiquaires et a eu part à la rédaction des Ephémérides mosellanes (1829), et de l'Annuaire de l'Aude (1833, in- 12). Il a laissé quelques manuscrits.

TEISSIER (Jean- Antoine), littérateur et homme politique français. V. Marguisrittes.

TEISSIKRES-LES-BOULIES, village du Cantal, cant. de Montsalvy, arrond. et à 21 kilom. d'Aurillac; 675 hab. Sources minérales froides, non exploitées.

TEISS1ÈRES-DE-COHNET, village du Cantal, cant., arrond. et à 14 kilom. d'Aurillac, sur le ruisseau de Souznac; 389 hab. Souterrain celtique, composé de plusieurs galeries, dont la principale a 2 met. dé largeur.

TEISSON s. m. (tè-son). Mamm. V. taisson.

TEISSONNE, rivière de France (Loire).

Elle prend sa source au pied du pic de Pierrefitle, coule dans des gorges étroites et profondes, d'où elle sort près de Changy, passe près de l'abbaye de Bénissons-Dieu ei se perd dans la Loire.

TÉITÉ s. m. (té-i-té). Ornith. Passereau du genre tangara, qui habite l'Amérique. TEITEI s. m. (tè-tè). Ornith. Syn. de

TEITE.

TE1XE1RA (Joseph), dominicain portugais.

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