‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 989 sur 1059 · TEME · texte numérisé non relu

TEME

Une action téméraire. Un discours téméraire. Une entreprise téméraire. Un regard

TÉMÉRAIRE

Le ciel, parfois, seconde un dessein téméraire.

Molière.

Prends garde que jamais l'astre qui nous éclaire Ne te voie en ces lieu» mettre un pied téméraire.

RuClHE.

Ma foi, de quelque sens que vous tourniez l'affaire, Prendre femme est à vous un coup bien téméraire.

Molière.

Il vaut mieux Be flatter d'un espoir téméraire Que de céder au sort des qu'il nous est contraire.

Crébilloh.

— Fig. Hasardé : Une proposition téméraire. Au xie siècle,Grégoire VII défendait impérieusement à un roi de Bohême de faire traduire les liores de l'Ecriture en langue vulgaire, de peur que les vérités saintes ne fussent exposées à des interprétations téméraires. ( Villemain.) On ne doit se permettre aucun parallèle injurieux et téméraire. (Duclos.) Il serait téméraire de regarder comme absolument primitives les langues qui, dans le sein d'une famille donnée, méritent le premier rang d'ancienneté. (Renan.) Il est téméraire de prédire ce qui sera ; iV est plus téméraike encore et plus vain de prétendre s'imaginer ce qui n'a pas été. (Ste-Beuve.)

— Prompt à juger, qui juge témérairement : f

Je ne prends point pour jugé un peuple téméraire.

Racine.

— Jugement téméraire, Jugement dosa van" tageux à quelqu'un et porté légèrement, sans preuves suffisantes : Il n'est pas sûr qu'il soit coupable, et vous faites, en le condamnant, un jugement téméraire,

— Théul. Proposition téméraire, Proposition trop hardie et qui pourrait bien être en contradiction avec la saine doctrine.

— Substantiv. Personne téméraire : Saisisses-vous de ce téméraire et le punissez comme vous le jugerez à propos. (Le Sage.) Qu'est-ce qu'une armée? C'est un assemblage de libertins qu'il faut réduire à l'obéissance, de lâches qu'il faut mener au combat, de téméraires qu'il faut retenir, d'impatients qu'il faut accoutumer à ta constance, (Fléchier.) Chaque siècle est fécond en heureux téméraires.

BOILEAU

TÉMÉRAIREMENT adv. ( té-mé-rè-reman — rad. téméraire). Avec témérité, avec présomption : Une grande habileté dans ceux qui gouvernent, c'est de ne point présumer témérairement tfe leurs forces. (De Breteuil.) L'amour donne témérairement dans des projets insensés. (Bo.ss.) N'entreprenez rien témérairement, mais quand vous avez résolu quelque chose, exécutez-le avec vigueur. (Fén.)

— Légèrement, sans réflexion : Parler témérairement. Juger témérairement. On ne doit pas arracher témérairement l'ivraie. (Duclos.)

— Contre droit et raison, dans les anciennes formules de jurisprudence : Pour avoir témérairement dit et répété, etc.

TÉMÈRE s. f. (té-inè-re). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des raies.

TÉMÉRITÉ s. f. (té-mé-ri-té — lat. lemeriias; de temere, au hasard). Hardiesse imprudente ou irréfléchie : Le véritable courage est bien opposé à la témérité, qui n'examine rien. (Fonten.) Quand la témérité est heureuse, elle ne trouve plus de censeurs. (Le Sage.) La témérité, qui est une qualité dans un soldat, est un défaut dans un général. (La Rochef.-Doud.) Un des grands jeux du hasard, c'est de faire échouer lu prudence et prospérer la témérité. (Saniul-Dubay.) Les longues révolutions propagent les deux vices contraires, la témérité et la pusillanimité. (Guizot.) S'il y a une bravoure qui est une témérité, il y a aussi une résignation qui est une lâcheté, (Mme de Sév.) Attaquer un préjugé, même dans notre siècle de lumière, c'est une témérité héroïque. (E. Labouinye.) La TÉMÉ- RITÉ, c'est l'audace entachée d'imprudence. (Descuret.) Une témérité excessive n'est souvent que de ta vanité ou de la démence. (J. Simon.)

Le vulgaire, inconstant avec légèreté, Fait succéder la crainte a la témérité.

— Par ext. Audace : Turenne releva, par une heureuse et prudente témérité, l'Etat penchant vers sa ruine. (Fléch.) Il est des occasions où la témérité peut s'appeler prudence. (La Roelief.-Duud.) La sagesse des grands dangers, c'est ta témérité. (Lainart.) L'imprudence n'est pas dans la témérité,

Elle est dans un projet faux et mai concerté.

Ckébillon.

— Discours hasardés, paroles prononcées légèrement : Quand ce seraient des discours vagues, qu'on dit par présomption, on ne s'exempte pas de témérité. (Buss.)

— Action téméraire : Cette témérité lui a réussi.

— Hommes téméraires : Le monde, jusqu'à un certain point, appartient à la témérité. (E. lJelleian.)

— B.-arts et littér. Effet risqué, moyen peu usitti et que l'artiste ou l'écrivain s'expose à se voir reprocher comme une faute : Il fallait tout l'art de Racine, tout l'ascendant de

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Bossuet pour risquer au théâtre et dans la chaire d'éloquentes témérités. (Marmontel.)

TÉMÈS ou TÉMESCH, ancienne Tibiscus, rivière des Etats autrichiens. Elle prend sa source dans les monts Karpathes (Banat valaque), coule d'abord dans une étroite vallée, a l'E.-S.-E., puis au N.-N.-O., baigne Karansèbes, où elle reçoit le Sébès par la droite, traverse ensuite le centre du comitat de Krasso, en arrosant Lugos qu'elle divise en deux parties, et, entrant bientôt dans le comitat de son nom, elle se dirige au S.-E., parcourt une vaste plaine coupée de marais et de bois, se partage en deux bras , dont celui de droite prend le nom de Situa, et qui se rejoignent à 30 kilom. plus loin, dans le comitat de Torondal, baigne le S.-E. de cette contrée, rentre dans le Banat, baigne la partie O. du district régimentaire du Banat allemand, coule au milieu de grands marécages et, tournant au S. -S.-E., elle arrose Pancsova et se jette enfin dans le Danube par la gauche, un peu au-dessous de ce bourg, après un cours de 450 kiloin., pendant lequel elle tonne des sinuosités à l'infini. Ses affluents sont : la Sébès, la Bisztra, la Bega, le Bogonietz- Elle donne Son nom au comitat de Tèinès ou Témesvar.

TÉMÈS ou TÉMESVAR (comitat de). Ce comitat, peuplé d'environ 260,000 hab., est une vaste plaine arrosée par le Témès, la Bega, le Maros et le Karas ; elle est riche en blé,maïs, riz, chanvre, lin, tabac, safran, vin, bêtes à cornes, abeilles, gibier, etc. L'agriculture, l'éducation du bétail, celle des abeilles et la culture de la vigne forment Ie3 principales ressources des habitants,

TÉMESVAR (Tibiscum), ville forte de Hongrie,sur la Témès, la Beïaetlecanalde Bega, dans une position insalubre, à 355 kilom. S.-E. de Bude, par 45° 42' 27" de lati t. N. et 18» 54' 2" de longit. E. ; 32,000 hab.; ch.-l. du comitat de son nom et de la partie de la Hongrie dite banat de Témesvar. C'est une des principales forteresses de la Hongrie ; elle est régulièrement bâtie, mais malsaine, et a quatre faubourgs : Mahala au N. -O., Josephstadt au S.-O., Ait-llayerhôffe au S., sur le canal de Bega, et le Fubrikvorstadt à l'E., en grande partie habité parles Raseiens. E vêché catholique etgrec; cour dejustice, séminaire, gymnase; collège, arsenal. Ses principaux édifices publics sont: la cathédrale gothique catholique et la cathédraie grecque, la synagogue, le palais épiscopal catholique, l'hôtel de ville, celui du comitat, etc. Fabriques de draps, d'huile, de tabac, de papier, de lil de fer, etc. Filatures de soie. Grand commerce de transit, surtout en gruilis. D'An ville la croit bâtie sur l'emplacement de l'ancienne Tibiscum. Les Turcs s'en emparèrent sous Soliman II, en 1551, et la gardèrent jusqu'en 1716; elle fut reprise à cette époque par le prince Eugène du Savoie. Sa possession fut assurée à I Autrichepar letraitéde Passarowitzen 1718. Le siège soutenu en 1849 par cette ville contre le général des insurgés hongrois, le comte Vecsey, restera à bon droit célèbre dans ses annales. Un monument élevé sur la place de la Parade, et dont l'empereur François-Joseph I" posa la première pierre en 1852, conserve le souvenir de l'héroïque défense de la garnison.

TÉMIE s. m. (té-tnl). Ornith. Genre de passereaux, de la famille des corvidées, dont l'espèce type habite Java : Les mœurs des témiks sont totalement ignorées. (Z. Gerbe.)

TKMISCAM1NG, grand lac de l'Amérique septentrionale anglaise, gouvernement du Bas-Canada. Il esi traversé par l'Ottawa ou Grande-Rivière, l'affluent le plus considérable du fleuve Saint-Laurent.

TEM.MIi (Jodocus-Donat-Hubert), jurisconsulte et romancier allemand, né à Lette, en Westphalie, en 1798. 11 étudia de 1814 à 1817 à Munster et à Gœttii.gue, devint plus tard précepteur du jeune piince de Betilheiin- Teckleubuurg, qu'il accompagna, de 1821 à 1824, aux universités de Heideiberg, de Bonn et de Marbourg, et après avoir occupé successivement divers emplois judiciaires, il devint en 1839 directeur eu second de la cour criminelle de Berlin; mais, en 1844, il fut relégué à Tilsitt, comme directeur de la cour urbaine et provinciale, parce qu'il s'était prononcé contre la loi d'hommage, qui était alors en projet, et que, dans un procès de prétondue contrefaçon entre Paulus ctSchelling, il avait donne tort à ce dernier. Peu de temps après les événements de 1848, il fut rappelé à Berlin en qualité de procureur royal {staatsanwalt) et, quelques mois plus tard, devint. directeur de Ja cour supérieure provinciale de Munster. Elu par le cercle de Tilsitt-Ragnit député à l'Assemblée nationale prussienne, il y siégea parmi les chefs de l'extrême gauche ; mais, à la suite de son vote au sujet du refus des impôts, la cour supérieure de Munster demanda sa destitution au roi de Prusse et entama aussitôt contre lui un procès de haute trahison. Pendant son emprisonnement préventif, il fut élu à l'Assemblée nationale allemande, et, peu de temps après, plusieurs cercles l'envoyèrent à la fois à l'Assemblée nationale prussienne. Fidèle à ses couvictions politiques, il eut une part importante dans les décisions de l'Assemblée nationale de Francfort, et, à peine de retour à Munster, il fut arrêté de nouveau le 4 juillet 1849 et impliqué dans un second

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procès de haute trahison. Bien qu'il eût été reonnu innocent par le jury, après un emprisonnement de neuf mois, il n'en fut pas moins destitua, en vertu du droit disciplinaire. De 1851 à 1852, il fut rédacteur de la Neue Oderzeitung (Nouvelle Gazette de l'Oder), se créa en même temps des moyens d'existence comme avocat consultant et devint plus tard professeurà l'université de Zurich. Il a publié des ouvrages de jurisprudence fort estimés et des œuvres purement littéraires, bien que le sujet en soit généralement emprunté à la vie judiciaire. Nous citerons, parmi les premiers: Manuel du droit civil prussien (Leipzig, 1846, 2<-" édition); les Procès contre J. Temme (Brunswick, 1851); Manuel du droit pénal prussien (Berlin, 1853); Archives pour les décisions pénales des cours supérieures de l'Allemagne, particulièrement par rapport aux sentences des tribunaux supérieurs en Suisse (Erlangen, 1854-1859); Manuel du droit pénal suisse, d'après le nouveau code pénal de la Suisse (Aaiau, 1854). Il faut mentionner, dans la foule de ses romans et de ses nouvelles : Nouvelles criminelles allemandes (Leipzig, 1858-1859,4 vol.); Nouvelles criminelles (Berlin, 1SG0-1E63, 10 vol.); les Votes tene'orcases (Berlin, 1862-1863, 3 vol.); le Village noir (Berlin, 1863, 3 vol.); le Pays natal (Leipzig, 1868, 3 vol.).

TEMMINCK s. m. (tèmm-mink). Ornith.

Espèce de faisan qui habite la Chine.

— Encycl. On ne connaît encore que le mâle de cette espèce et l'on dit que, même en Chine, elle est très rare. Ce beau faisan,

ftaré de couleurs fortement tranchées, est de a taille du faisan argenté. Son principal ornement est son énorme queue, très-étagée et d'une longueur disproportionnée pour la taille de l'oiseau ; elle est composée de dixhuit pennes étroites; les pennes médianes, longues de plus de 101,38, forment une gouttière renversée, tandis que les pennes latérales sont très-courtes. Le temmincka. le bec plus droit,, plus déprimé et bien moins courbé à la pointe que les au très espèces de faisans; la caroncule est très-étroite et forme seulement un cercle rouge autour de i'oibite. Aucune huppe n'orne la tète; une calotte blanche en couvre le sommet et descend sur l'occiput; cet espace blanc est bordé sur les côtés par une bande noire étroite, mais qui se dilate vers l'oreille et entoure la partie blanche de la tête. Sur le front, le blanc est également bordé par un bandeau noir ; un collier, plus large sur le devant et les côtés du cou qu'à la nuque, couvre cette partie; tout le manteau, le dos et le croupion sont couverts de plumes qui, par leur coloration tranchée, font l'effet d'écailles; leur teinte est d'un jaune d'or trèsvif et toutes sont bordées de noir pur en forme de croissant-, les plumes delà poitrine et des flancs sont peintes de bandes noires en losange, sur un fond blanc éclatant; elles ont vers l'extrémité un croissant d'un noir pur entouré par une large bande mordorée, et les plus longues des dernières ont leur extrémité colorée en jaune d'or. Le milieu du ventre, les cuisses et l'abdomen sont d'un noir velouté; les pieds et les éperons sont d'un gris clair, le bec est blanc. Frédéric Cuvier dit que ce bel oiseau fait une des plus grandes richesses des volières des Chinois, et que son exportation est sévèrement punie.

TEMMINCK (C.-J.), naturaliste hollandais, rié en 1770, mort a. Leyde en 1858. Il fut directeur de l'Académie des sciences et des arts de Harlem et du muséum d'histoire naturelle des Pays-Bas. Ses écrits sont remarquables par la méthode et par l'exactitude des recherches. A l'exception d'un seul, il les composa tous en langue française, afin qu'ils se répandissent plus facilement dans le monde savant. Indépendamment de nombreux Mémoires insérés dans divers recueils, nous citerons de lui : Catalogue systématique du cabinet d'ornithologie (1807), ouvrage qui contient une courte description des oUeaux mal connusjusqu'à cette époque; Histoire naturelle générale des pigeons et des gallinacés (1S131815, 3 vol. in-8°); Manuel d'ornithologie ou Tableau systématique des oiseaux qui se trouvent en Europe (l&lâ), réédité et augmenté (1820-1839, 4 vol. in-8», avec 250 planches); Observations sur la classification méthodique des oiseaux (1817, in-8°); Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Bu /f 'on (1820, in-fol. et in-40), avec M. Laugier de Chartrouse, vaste publication composée de 102 livraisons de 6 planches ehacune; Monographie de mammalogie ou Description de quelques, genres de mammifères dont les espèces ont été observées dans les différents muséesde l'Europe (Leyde, Paris, 1825- 1841,2 vol. in-4°, avec 70 planches), livre important qui a éminemment contribué à éciair- ~eir les difficultés relatives aux espèces d'animaux que l'on trouve dans les inusées de l'Europe; Natuur Kundige Verhandelingen (Leyde, 1839 1844, 3 vol. iu-8«>, avec 255 pi. coloriées), ouvrage dont un abrégé a été publié en français sous le titre de Coup d'œil général sur les possessions néerlandaises dans l'Inde (Leyde, 1846-1850, 3 vol. in-80).

TEMNASPIS s. ni. (tè-mna-spiss — du gr. temrtô, je coupe; aspis, écusson). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrainères, de la famille des phytophages, tribu des méga-

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lopides, comprenant quatre on cinq espèces, qui vivent dans l'Inde.

TEMNISTIE s. f. (tè-mni-stl). Ichthyol.

Genre de poissons siluroïdes, de l'Amérique du Nord.

TCMNOCÈRE s. m. (tè-mno-sè-re — du gr.

temnô, je coupe; keras, corne). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des brachystomes, tribu des syrphles, dont l'espèce type habite la Chine.

TEMNOCHILB S. m. (tè-mno-ki-le — du gr. temnô, je coupe ; cheilos, lèvre). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des nitiduiaires, formé aux dépens des trogosites, et dont l'espèce type habite le midi de l'Europe.

— Moll. Genre de mollusques céphalopodes, du groupe des nautiles, trouvé à l'état fossile dans les terrains carbonifères,

TEMNODON s. m. (tè-mno-don — du gr.

temnô, je coupe; odous, dent). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des seombéroïdes, dont l'espèce type habile les deux Océans : Le temnodon sauteur est presque une sério/e. (G. Bibron.)

TEMNOLAIME s. m. (tè-mno-Iè-me — du gr. temnô, je coupe; laimos, gorge). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des brenthides, dont 1 espèce type vit à Madagascar.

TEMNÛPIS s. m. (tè-mno-piss — du gr.

temnô, je coupe; ops, face). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille deslongicornes, tribu des cérambycins, comprenant deux espèces, qui vivent au Brésil.

TEMNOPLEURE s. m. (tè-irmo-pleu-re — du gr. temnô, je coupe; pleuron, côté). Echin. Genre d'échinides, de la famille des cidarides, comprenant plusieurs espèces vivantes des mers tropicales ou fossiles des terrains tertiaires.

TEMNOPTÈRE s. m. (té-mno-ptè-re — du

gr. temnô, je coupe; pteron, aile). Entoin. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des hydrophiliens, dont l'espèce type

vit au Sénégal.

TEMNORHYNQUE i. m. (tè-mno-rain-ke

— du gr. temnô, je coupe; rhugehos, bec). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées xylophiles, comprenant six espèces, qui habitent l'Afrique et l'Asie.

TEMNOSCHEILE s. m. (tè-mno-skè-le).

Entom, Syn. de temnochilb.

TEMNOSTOME s. m. (tè-mno-sto-me — du gr. temnô, je coupe; stoma, bouche). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des malacodermes, tribu des lycusites. il Genre d'insectes diptères, de la famille des brachysiomes, tribu dessyrphies, formé aux dépens des miiésies.

TEMNURE s. m. (tè-mnu-re — dugr. temnô, je coupe; oura, queue). Ornith. Genre de passereaux, delà famille des corvidées, formé aux dépens des glaucopes, et comprenant trois espèces, qui habitent la Cochinchine et les îles de Bornéo et de Sumatra. Il Autre genre d'oiseaux, de la famille des trogonidées.

TÉMOCHOLI s. m. (té-mo-cho-li). Ornith.

Especii de hocco qui habile le Mexique.

TÉMOGNATHE s. m. (té-mo-ghna-te — du gr. temnô, je coupe; gnalhos. mâchoire). Entom. Syn. de polychrome ou stigmodérs.

TÉMOIGNAGE s. m. (té-moi-gna-je; gnmïï.

— rad. témoigner). Action de témoigner; déposition de témoin : Etre appelé en témoignage. Déposer en témoignage. Faire un faux témoignage. lincevoir en témoignage. Entendre un témoignage. De deux témoignages, le moins suspect n'est pas celui que l'on dépose, mais celui qu'on laisse échapper. (Marmontel.)

— Attestation , déclaration affirmative : On a rendu de bous témoignages de vous. Cette histoire est écrite sur des témoignages authentiques. J'en appelle à votre témoignagB. Son ]>ropre témoignage le condamne, /tardons nous d'accepter sans contrôle le TÉMOI- GNAGE des mécontents froissés par ta fatalité des temps. (Renan.) Les témoignages secrets du xviie siècle sont restés, pendant tout le siècle, figés sur le papier muet, comprimés qu'ils étaient par la raison d'État, par le respect, par ta crainte. (P. de St-Victor.)

— Action de certains objets qui nous conduit à la connaissance de certaines vérités : Le témoignage de la conscience, du sens intime, du bon sens, de la raison. Le témoignage des sens. Le témoignage de la tradition. C'est aux ouvrages à parler de leurs auteurs; tout autre témoignage est suspect et superflu. (Grcsset.) Il y a un juge plus éclairé, plus sévère que tes lois, c'est le témoignage d'une bonne conscience. (Duclos.) La vérité n'a pas d'autre sanction que le témoignage intime de la conscience. (D. Alletz.)

Rien ne sert de courir, il faut partir a point : Le lièvre et la tortue en sont un témoignage. La Fontaine.

— Preuve, inarque extérieure : Donner des témoignages d'affection. C'est un éclatant témoignage de sa bravoure. Assaisonnez de douleur et de témoignages d'affection le refus que vous êtes obligé défaire. (P. Crâne t. J

TE MO

Il y a des témoignages d'intérêt et de bienveillance gui font plus d'effet et sont réelle' ment plus utiles que tous les dons, (J.-J. Rouss.)

— Ne s'en rapporter gn'au témoignage de ses yeux, Ne croire qu'après avoir vu.

— Rendre témoignage à quelqu'un. Faire une déclaration en sa faveur : Il faut lui rendrecb TÉMOIGNAGE qu'il n'a pas faibli.

Si l'on parte de nous, rendez-nous témoignage Que tous deux, sans pâlir, nous avons écouta Cette heure gui pour nous sonnait l'éternité.

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