V. Huoo
Il Rendre témoignage à la vérité, Faire une déclaration conforme à la vérité : Rendez témoignage a la vérité ; quels sont vos complices? Le but de ta parole est de rendue témoignage A la vérité. (L'abbé Bautain.)
— Syn. Témoignage, démonstratioii, protestation. Y. DÉMONSTRATION.
— Encycl. Philos. Le nombre des faits que nous pouvons connaître par nous-mêmes est très-iestreint, confinés que noussommesdans l'espace et dans le temps. Pourtant, les faits qui se passent hors de notre portée ne nous sont pas inconnus. Ceux qui se sont produits avant nous ou qui se produisent loin de nous ne doivent pas être ignorés ; la parole de nos semblables nous donne le moyen de les connaître. D'autres hommes semblables à nous on ont été témoins; un témoin est une personne qui a connu un fait et le rapporte à d'autres; cette circulation de la vérité s'appelle le témoignage. Le témoignage est et la fois une méthode par laquelle on peut apprécier l'autorité de la parole d'autrui et un art, celui de transmettre la vérité.
Le témoignage a une importance considérable dans la vie ; nous avons besoin du concours de nos semblables; leur expérience nous est nécessaire, surtout aux. commencements de la vie. Que de dangers si les conseils nous manquaient! Si dans l'enfance nous fortifions notre intelligence par le concours de ceux qui nous entourent , c'est que nous avons une confiance naturelle dans leur parole. Sans cela, l'homme ne pourrait être instruit. De plus, l'organisation de la justice repose sur le témoignage. Enfin, c'est par lui seul que nous connaissons les lois et les institutions qui nous régissent. Sans lui, l'obéissance à la loi est impossible. Dans les sciences , l'utilité du témoignage n'est pas moins évidente : l'histoire entière repose sur lui; tous les faits du passé ne sont connus que par des récits transmis d'âge en âge. Dans les autres sciences, nous profitons aussi de certains travaux, de certaines découvertes. Dans les sciences philosophiques, où le libre examen est la seule méthode praticable, le témoignage est aussi indispensable. Quand un homme d'une grande valeur a approfondi certaines questions, nous profitons de ses travaux. Ici toutefois on a toujours le moyen de vérifier. En cela, la philosophie diffère des autres sciences. Nous lisons, par exemple, un dialogue de Platon, traitant une grande question ; nous nous inclinons devunt ce grand génie; mais notre respect ne va pas jusqu'à l'absence de tout eontro.e : Amicus Piato, sed magis arnica Veritas. Aussi est-ce en philosophie que le témoignage a le moins de valeur. Sans doute cette science profite des travaux antérieurs, et c'est là une condition du progrès ; la vente se transmet d'âge en âge, et chaque générution y ajoute quelque chose; mais rien n'est accepté sans 1 assentiment de la raison.
Mais quelle est la valeur de ce procédé? Les avis sont partagés. Il y a des sceptiques en histoire qui paraissent moins absurdes que les sceptiques absolus; des esprits trèsdroits se défient delà tradition; Voltaire, par exemple, n'y avait pas une grande confiance ; Volney professait le scepticisme historique. La façon dont on dénature les faits mêmes que nous avons vus nous donne la raison de ce scepticisme et peut nous inspirer une juste défiance. A coté des sceptiques absolu*, il y a les probabiiistes de 1 histoire, qui, sans pousser le doute jusqu'aux dernières limites, ne veulent pas reconnaître qu'une vérité puisse être avérée sans autre fondement que la parole d'autrui, Laplace avait constaté que, sur dix témoignages, il y a généralement un mensonge. Mais il y a des cas où les chances d'erreur augmentent; elles augmentent ou diminuent selon la valeur du témoin, la vraisemblance et l'ancienneté des faits. De là vient que certains géomètres ont eu l'ingénieuse idée de noter la valeur des faits historiques. Au temps de Tite-Live, dit Laplace, les faits contemporains de3 rois de Rome avaient une probabilité très-restreinte et n'en ont plus aujourd'hui. Mais sur quelle base se fonde l'illustre mathématicien pour admettre que le témoignage trompe une fois sur dix? Cette exactitude mathématique est-elle réelle? Cette recherche de la précision est-elle fondée? Cette rigueur apparente ne cache-t-elle pas une grande indécision ?
D'autres philosophes ne craignent pas d'exagérer la valeur du témoignage, et ils l'érigent en principe de certitude; des écoles historiques remplacent les principes par les faits, les idées par les événements, la morale par l'histoire des civilisations anciennes. Avec des intentions diverses, ces philosophes font tous un raisonnement qui consiste à
TEMO
n'accorder aucune valeur a la raison quand elle parle d'elle-même, et à en exagérer la valeur quand elle parle d'autre chose.
Demandons-nous, en dehors de tout parti pris systématique, s'il y a des vérités de (émoignage qui soient certaines, et si cette certitude est légitime.
La première de ces deux questions est nécessairement résolue par l'affirmative.
Tout homme sensé admet avec une complète certitude certains faits qu'il n'a pu connaître, voir par lui-même. Nul ne doute qu'il n'y ait une ville appelée Pékin, bien que très-peu d'Européens l'aient visitée. Louis XIV, César ont existé ; voilà des propositions que personne ne s'avisera jamais de révoquer en doute, et pourtant c'est seulement par le témoignage d'autrui que nous connaissons l'existence de César et de Louis XIV. Il y a donc des vérités de témoignage qui sont certaines ; les sceptiques les plus endurcis sont forcés d'en convenir.
Mais la question est de savoir si cette certitude, qu'on ne peut contester en fait, est légitime. Pour résoudre cette question délicate, rappelons-nous que la pensée est expressive par sa nature et que l'analyse seule la dislingue des signes. Tout ce que nous pensons s'exprime naturellement ; les autres hommes ont le privilège de voir notre pensée par les signes dont elle est revêtue. De là vient que certains philosophes ont reconnu dans 1 homme un penchant naturel et instinctif à la véracité. Cet instinct, on ne saurait le nier, existe réellement, quoi qu'en disent certains moralistes aux yeux desquels tout en nous est fourberie et dissimulation. Il résulte de ce penchant à la véracité que, lorsque rien ne s'interpose entre la pensée et l'expression, celle-ci est toujours vraie. Mais quelque chose peut s'interposer: la pensée alors se produit sans le signe qu elle devrait entraîner avec elle; il y a alors signe sans pensée; c'est une dissimulation, c'est un mensonge. A côté de cet instinct de véracité dont nous parlions tout à l'heure, il y a un penchant naturel à la crédulité; ce n'est qu'après des expériences répétées que nous nous défions de nos semblables. L'enfant croit tout ce qu'on lui dit. 11 faut donc admettre que, s'il n'y a pas de cause qui fasse obstacle à notre miture et arrête nos inclinations, l'homme dit toujours la vérité. Si nous parvenons k connaître les causes qui l'en empêchent quelquefois, nous saurons par là même dans quel cas il dit vrai. Ces causes ne sont pas très-nombreuses : la volonté seule peut agir sur nos facultés; c'est donc à elle qu'il faut nous adresser. Personne ne ment gratuitement; on a toujours quelque raison de mentir quand on ment; on le fait, par exemple, pour servir ses intérêts, pour éviter quelque peine, quelque disgrâce; on le fait par jactance, par exubérance d'imagination. Dans tous les cas, le mensonge n'est pas naturel ; c'est toujours l'intérêt ou le plaisir qui guide la volonté. Si donc on pouvait prouver que, dans telle circonstance, un homme n'a pas eu intérêt à mentir, on pourrait tenir sa parole pour vraie. Mais, dans ce cas même, il peut encore se tromper, sans avoir eu l'intention de tromper; nous ne devons pas seulement nous défier du mensonge, mais encore de l'erreur. Pour qu'un témoin soit digne de foi, il faut donc qu'il n'ait pu ni nous tromper ni se tromper lui-même. Est-il possible de prouver qu'un homme remplit cette double condition? C'est ce que nous allons examiner.
Il faut d'abord distinguer plusieurs cas. Tantôt le témoignage est direct, tantôt il est indirect. Le premier a lieu lorsque le témoin a directement observé le fait en question; le second se produit lorsque le témoignage nous arrive par une série plus ou moins longue d'intermédiaires : la tradition est le témoignage transmis par un grand nombre de personnes. Dans le cas de témoignage direct, il se peut que nous n'ayons qu'un témoin. Comment nous assurer alors qu'il n'a pu se tromper? En nous informant de la valeur de son intelligence, et s'il s'agit d'un fait matériel, en tenant compte aussi de la sagacité de ses sens. Mais un homme intelligent peut luimême se tromper. Si le fait dont il s'agit exige une certaine culture, il faudra que le témoin soit compétent. Si l'on peut arriver à une certitude complète sur tous ces points, on peut être persuadé que le témoin n'a pu se tromper. Mais peut-on jamais avoir assez de confiance dans un homme pour être sûr qu'il n'a pas voulu nous tromper? Il nous reste encore k indiquer comment nous pourrons reconnaître que le témoin n'a pas voulu tromper.
Pour le savoir, il faut tenir compte de son honnêteté, de son caractère. Cette vérifieali'on est difficile; il faut prendre des renseignements souvent difficiles à obtenir. Cette preuve mémo ne suffit pas ; tout homme a des défaillances. Il faudra donc s'assurer que, dans ce cas particulier, la témoin est tout à fait désintéressé. Mais s'il ne l'est pas, par cela même que ses raisons sont secrètes, il sera fort difficile de les découvrir. Enfin, si le témoin dépose contre son intérêt, ce sera la meilleure preuve de sa sincérité. Cependant, même dans ce cas, il faut encore se défier; nous ne connaissons pas toujours l'intérêt secret d'un homme. Toutes ces preuves réunies, on peut croire au témoignage d'une personne. Mais comme il est fort difficile de
têmo
les réunir, quand on ne le peut pas il serait dangereux d'accorder sa conviction. Voilà pourquoi les Romains écrivirent dans leurs lois cet adage qui s'est maintenu : Testis unus, testis nullus.
Quand il y a plusieurs témoins d'un même fait, ils s'accordent ou se contredisent. S'ils s'accordent, ils faut soumettre leur témoignage aux différentes épreuves que nous avons indiquées plus haut. Si les témoins se contredisent, il faut les diviser en sections, pour ainsi dire, et procéder toujours de la même manière; on verra le groupe le plus nombreux, le plus honnête, le plus intelligent. Mais la condition du nombre est la moins importante; les témoignages se pèsent et ne se comptent pas. Quoi qu'il en soit, cette critique du témoignage est très-difficile, et il est malaisé d'éviter l'erreur.
Nous venons de parler des témoins; mais les faits eux-mêmes sur lesquels porte le témoignage ne doivent-ils pas aussi remplir certaines conditions? Les philosophes éclectiques, qui ne veulent froisser aucune croyance, disent : Non , nous ne pouvons juger du fait en lui-même; la valeur personnelle du témoin peut seule nous éclairer. Mais nous, qui n'appartenons pas à cette école de philosophie facile, nous disons : Oui, les faits doivent remplir certaines conditions; ils doivent être conformés aux lois de la nature. Quand même Paris tout entier m'affirmerait qu'à un instant donné il a fait nuit et jour en même temps, que les morts ressuscitent, je n'en croirais rien, quelle que fût d'ailleurs la bonne foi des témoins, car de tels faits sont contraires aux lois universelles qui régissent le monde.
Passons maintenant à la tradition ou témoignage indirect. Elle peut revêtir plusieurs formes : tradition orale, monumentale et écrite. La tradition orale est de toutes la moins sûre , celle qui offre le plus de prise à l'erreur. Les récits qui se transmettent de bouche en bouche se dénaturent et s'altèrent. L'homme, à son insu, change certains faits ou remplace certains noms. Au bout de quelques générations, le récit est complètement défiguré, et c'est à peine si l'on peut en reconnaître le fond. Dans un seul cas, la tradition orale aurait plus de valeur : c'est quand elle a une forme précise et invariable, qu'elle est en quelque sorte un chant confié à la mémoire. Dans tous les cas, on ne peut négliger cette forme du témoignage ; elle indique qu'il'y a eu un fait, elle raconte les croyances, les idées, les mœurs des races disparues.
La tradition monumentale, comme l'indique son nom, est celle que nous fournissent tous les objets matériels sortis de la main de l'homme : temples, tombeaux, pyramides, colonnes, arcs de triomphe, inscriptions, vases, armes, gravures, tableaux, œuvres d'art, bas-reliefs, etc. Cette tradition n'est pas sans incertitude et sans chance d'erreur ; souvent on a frappé des médailles pour une victoire fictive qui, en réalité, n'était qu'une défaite; souvent les monuments ont été bouleversés, changés ; la supercherie s'y mêle même parfois. Quoi qu'il en soit, en présence des immenses découvertes du xixe siècle en épigraphie et en archéologie, on ne peut nier que cette seconde forme de la tradition ne soit pour nous une source féconde de connaissances.
La tradition écrite est comme un témoignage direct; un livre a par lui-même la même valeur que celui qui l'a écrit, si l'auteur raconte ce qu'il a vu. Ainsi, le livre de Thucydide sur la guerre du Péloponèse est un vrai témoin, car son auteur a été acteur dans les faits qu'il raconte. Toutefois, il faut s'assurer que l'ouvrage est authentique, complet, et que le témoin est véridique. Quel que soit le document examiné, il faut vérifier si ces conditions sont remplies. L'authenticité se prouve en examinant le texte, en voyant s'il n'y a pas de mots ou d'allusions qui n'ont pu se produire à l'époque supposée. Il y a aussi des preuves intrinsèques : ainsi on interroge les contemporains, on compare l'ouvrage en question avec d'autres ouvrages écrits sur le même sujet et dans le même temps. L'intégrité s'établit de la même façon ; on s'assure qu'il n'y a ni interpolation ni lacune. Les lacunes se reconnaissent toujours. Les interpolations des copistes nous induisent plus facilement en erreur. Il faut savoir aussi ce que vaut l'homme qui écrit; s'il s'est trouvé que Salluste était allié à Catilina, nous nous défierons de lui quand il raconte la conspiration. De même, s il s'agit des commencements de Rome, nous croirons plutôt Polybe que tout écrivain romain.
En terminant cet article sur le témoignage, il nous reste à signaler l'application qu'en a faite un philosophe du xixe siècle. Les philosophes ont cherché dès l'origine le critérium de la certitude, c'est-à-dire le signe qui nous fait distinguer la vérité de l'erreur. Descartes l'a placé dans l'évidence. Lamennais, dans son Esquisse d'une philosophie, le place dans le témoignage d'autrui. Nul no sait rien, dit-il, s'il ne le tient des autres ; la tradition est la seule et unique source de la vérité. Il n'est pas difficile de faire voir combien cette opinion est fausse. J'admets un instant que je tienne toute vérité d'un autre; mais cet autre, il lit tiendra d'un autre encore, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on arrive à l'homme qui a connu la vérité sans la
TEMO
tenir des autres hommes. Quel que soit le moyen par lequel ce premier auteur de la tradition a connu la vérité, ce moyen doit avoir la même valeur aujourd'hui pour nous, et il est faux que nous ne puissions rien connaître que ce que d'autres nous ont enseigné. Dira-t-on que le premier homme a connu la vérité par une révélation divine? Alors il faut renoncer à l'idée du progrès, croire que le premier homme était plus savant que nous, que nos descendants deviendront de plus en plus ignorants à mesure qu'ils s'éloigneront (le la source première de toute connaissance certaine, ce qui est absurde.
TÉMOIGNANT, ANTE adj. (té-moi-gnan, an-te — rad. témoigner). Fam. Expansif, affectueux : Cet enfant n'est guère témoignant.
TÉMOIGNER v. a. ou tr. (té-moi-gné — rad. témoin). Montrer par ses paroles ou ses actions : TÉMOIGNER de la bonté à quelqu'un. Témoigner du dépit, de l'humeur. On ne peut faire du bien à tout le monde: mais on peut témoigner de la bonté à tous. (Rollin.) Les mandarins témoignent le plus profond mépris pour tes bonzes. (13. Const.) L'en faut profite de tout l'amour que le père témoigne à sa mère. (Proudh.) Témoignons beaucoup d'intérêt aux personnes mélancoliques, nous contribuerons à ce qu'elles ne àeoienneut pas atrabilaires. (Descuret.) Auot'r un maintien honnête, c'est témoigner des égards à ceux qui nous entourent. (Descuret.)
— Prouver, marquer, être le signe de : Les idiotismes semblent, par leur familiarité même, témoigner une plus grande sincérité. (J. Joubert.) Les injures ne me déplaisent point: elles témoignent de la conviction. (E. Bersot.)
Et les doigts des laquais, dans la crasse tracés, Témoignaient par écrit qu'on les avait rincés.
Boileau.
— v. n. ou intr. Déposer en justice : TÉ- MOIGNER contre quelqu'un. Cela fait toujours du tort à de pauures gens comme nous de témoigner contre les riches. (G. Snnd.)
— Fi^. Etre une preuve, une attestation : Vos œuvres témoignent contre vous.
— Témoigner de, Attester, affirmer, prouver : Je témoignerai de son innocence. Les prissions témoignent dK l'infirmité de la condition humaine; mais elles témoignent de sa grandeur. (Lattienn.) De la Hollande au Jutland, une file de petites iles nouées témoignb mis ravages de tu mer. (H. Taine.) L'homme^ adulte a des cicatrices et des nodosités qui témoignent de sa lutte avec les éléments contraires. (Littré.)
Se témoigner v. pr. Etre témoigné, être montré : Les sentiments profonds ne 8E témoignent pas par des paroles, ils se prouvent par des actes.
— Montrer l'un à l'autre : Sb témoigner de l'amitié. Les gens les plus unis et qui s'estiment à plus d'égards deviendraient ennemis mortels s'ils se témoignaient complètement ce qu'ils pensent les uns des autres. (Duclos.)
TÉMOIN s. m. (té-moin — du [at. testimonium, témoignage; formé de testis, témoin). Personne qui dépose en justice; se dit des hommes et des femmes : On croit aisément aux témoins qui meurent pour ce qu'ils attestent. (St-Marc Gif.)
Appelez les témoins, — C'est bien dit, s'il le peut; Les témoins sont fort chers et n'en a pas qui veut.
Racine.
.... Il viendra me demander peut-être Un grand homme là, sec, qui me sert de témoin. Et qui jure pour moi lorsque j'en ai besoin.
Racine.
— Preuve matérielle, indice : Votre trouble est un témoin muet qui dépose contre vous. Son sitence même est un témoin irrécusable. Les paroles du menteur sont autant de témoins de son infamie. (Grimm.)
Son regard soucieux, son front ridé qui penche. Voilà de ses ennuis d'infaillibles témoins.
Laciiambeaudie. Mes victoires, passons, je les laisse en arrière; Mon règne, devant vous, pour vous imposer moins. Récuse en sa faveur ces glorTeux témoins.