RIGNY
THORIGNY ( Pierre - François - Elisabeih Leullion de), magistrat et homme politique français, né k Bessanay (Rhône) en 1798, mort à Montrésor (Indre-et-Loire) en 1869. Il se fit recevoir avocat à Paris en 1824, entra dans la magistrature après la révolution de juillet 1830, fit partie, comme substitut, du parquet de la cour de Lyon et fut chargé, à ce titre, d'instruire le procès des insurgés d'avril (1834). Appelé à Paris en 1844, il y remplit les mêmes fonctions près la cour royale, devint, l'année suivante, avocat général, et fut destitué après la révolution de 1848. M. de Thorigny se fit alors inscrire comme avocat au barreau de Paris, où il plaida dans plusieurs affaires politiques, notamment pour la Gazette de France. Etant entré en relation avec des bonapartistes, il se rallia au président de la république, à la politique de l'Elysée, et fut appelé, le 15 octobre 1851, k prendre le portefeuille de l'intérieur, qu'il garda jusqu'au coup d'Etat du 2 décembre suivant. Il ignorait complètement les projets de Louis Bonaparte, lorsqu'il fut tout à coup remplacé par M- de Morny. M. de Thorigny adhéra complètement au coup d'Etat, Ht partie de la commission consultative, puis devint successivement conseiller d'Etat (1852), sénateur (1S53) et premier président de la cour d'Amiens (185S).
THORIGNY (Jean-Baptiste BEAUFORT-),
général fiançais. V. Buaupokt.
THORILD (Thomas) , poète et publiciste suédois, né à Svarteborg (Bohuslœn) en 1759, mort en 1808. 11 lit ses études à Ltind et se fixa ensuite k Stockholm, où il débuta par une ode sur la passion, qui fut vivement critiquée par Kellgrenn. En 1780, il publia deux mémoires, adressés l'un au roi et l'autre au peuple, en faveur de la liberté de la presse, mais il fut tellement mécontei * du peu d'effet qu'ils avaient produit, qu'il résolut de quitter sa patrie et de se rendre en Angleterre. Avant de partir, il se fit recevoir docteur k l'université d'CJpsal, avec une thèse sur la Critique de Montesquieu , qui fut soutenue, en présence du roi lui-même et de toute la cour, contre quinze adversaires. La même année (1788), Thorild arriva en Angleterre, où il séjourna un an et demi, et où il publia, en anglais, deux pamphlets remarquables ; le Sermon des sermons sur l'impiété des prêtres et la décadence de la religion (Londres, 1789) et la Iletigion purement céleste rétablie (1790). De retour dans sa patrie en 1790, il y reprit ses travaux poétiques. Peu de temps après la mort do Gustave III, il pubjia une nouvelle édition d'un de ses ouvrages qui avait paru précédemment, l'Essai sur ta liberté de l'esprit public; il l'avait fait précéder d'une dédicace au duc de Sudermanie, dans laquelle on lisait ces lignes entre autres : « Donnez-nous la liberté de l'esprit public, honnêtement et de bonne foi, avant qu'elle soit prise par le sang et par la violence. • Ce passage et quelques autres du même genre attirèrent a Thorild un procès de haute trahison, qui se termina, en 1799, par une condamnation k quatre années d'exil. Ce fut là l'événement à la fois le plus remarquable et le plus honorable de la vie du poëte, qui montra le plus grand sang-froid pendant tout le cours du procès et qui écrivit plusieurs poëmes dans sa prison. 11 se retira ensuite k Greifswald, qui faisait alors partie de la Puni éranie suédoise, et, un an seulement après sa condamnation, y fut nommé par le gouvernement suédois bibliothécaire, puis professeur k l'université. Le recueil des Œuvres complètes de Thorild (Upsal et Stockholm, 1819-1824) se compose de trois volumes, dont le premier renferme des poésies et les deux autres des critiques littéraires et des essais sur différents sujets. Pendant son séjour k Greifs'wald, il s'était lié avec Herder, qui, à sa mort, le chargea d'éditer ses oeuvres.
THORILLIÈRE (Lenoir de La), nom d'une famille d'acteurs français. V. La Thorilliérb.
THOR1NE s. f. (to-ri-ne — rad. thorium). Chiiin. Nom par lequel on désigne souvent l'oxyde ou l'hydrate de thorium.
THOR1NIUM s. m. (to-ri-ni-omm). Syn.
de THORIUM.
THOR1NUS (Albanus), médecin et philologue suisse. V. Thorer.
THORIQUE adj. (to-ri-ke — rad. thorium).
THOR
Chîm. Se dit de l'oxyde de thorium et des sels de cet oxyde.
THORISMOND, roi des WisigotMtnort k Toulouse en 453. Il était fils aîné-'^Bhêodoric I", qui chargea Avitus de lui dénier des leçons. Après la bataille de Châlons-sur- Marne, pendant laquelle il avait fait des prodiges de valeur en combattant les Huns et où son père avait trouvé la mort (451), Thorismond fut proclamé roi des Wisigoths.
D'après les conseils d'Aetius, il renonça au projet de continuer la lutte contre les Huns pour venger la mort de son père et retourna k Toulouse pour prendre possession du trône et des trésors de Théodoric. En 453, Thorisinond marcha, d'après Grégoire de Tours, contre les Alains, d'après Jomandès contre les Huns, les battit complètement, puis assiégea Arles, reçut d'Aetius, pour lever le siège, un vase d'or pesant 500 livres et rempli de pierres précieuses, tomba malade et fut assassiné par ses frères, qui le haïssaient. L'un d'eux, Théodoric, lui succéda.
THORITE s. f. (to-ri-te — rad. thorium). Miner. Silicate hydraté de thorium, d'où l'on extrait ce métal et qui est également connu sous le nom d'ORANGiTE.
— Encycl. La thorite ou orangite est un silicate hydraté de thorium qu'on rencontre dans l'île de LôvÔn, non loin de Brevig, en Norvège. Elle est massive, compacte, de couleur noire ; eile possède l'éclat vitreux ; elle est opaque dans la masse et un peu translucide vers les arêtes; sa poussière est rouge grisâtre; elle est cassante. Sa dureté varie de 4,5 k 5 et sa densité est égale k 4,63. Au chalumeau, elle devient rouge brun , sans fondre si on la chauffe seule ; mais elle forme avec le borax une perle qui est colorée par des truces de fer et qui donne, par l'addition de la potasse, les réactions du manganèse. Dans son état naturel, elle est soluble dans l'acide chlorhydrique avec dégagement de chlore et précipitation de, silice gélatineuse ; après calcination, l'acide chlorhydrique ne l'attaque plus que très-faiblement.
La variété plus spécialement désignée sous le nom d'orangite, que l'on trouve mêlée au zircon-syénite, près de Brevig, est jaunâtre, jaune ou brune, d'où son nom, donne une poussière jaune orango, est translucide ou transparente sous une très-faible épaisseur et présente une densité de 5,2 à 5,4 et une dureté de 4,5.
Les analyses que Berzélius a faites de la thorite conduisent, pour ce minéral, k la formule Th"2Si04,2ll20. Celles de l'orangite conduisent k la formule (Th"2SiO*)M ll^O i mais il est probable que cette différence de composition n'est qu'apparente et n'est due qu'aux impuretés que, comme presque tous les minéraux naturels, la thorite renferme. En etfet, l'orangite est quelquefois si intimement liée k la thorite, qu'on doit considérer les deux corps comme identiques. L'orangite est la variété la plus pure.
THORIUM s. m. (to-ri-omm — du nom du dieu Thor). Chim. Métal très-rare, appartenant au groupe des métaux terreux, que Berzélius a découvert en 1828 dans un minéral de l'île LSvôn, connu sous le nom de thorite.
— Encycl. Le thorium est un métal trèsrare. Il a été découvert en 1828 dans un minéral nommé thorite, originaire d'Emark, clans l'Ile Lôvôn (Norvège), par Berzélius. Wœhler l'a ensuite trouvé dans le pyrochlore; Karsten, dans la monazite; Bergmann et d'autres, dans la variété de thorite connue sous le nom d'orangite; Mosander eir Chydenius, dans l'euxénite d'Arendal; Bahr, enlin, dans la gadolinite, l'orthite et quelques minéraux voisins de l'orthite. Bahr avait d'abord envisagé la terre qu'il relirait de ces minéraux comme formée par l'oxyde d'un nouveau métal pour lequel il proposait le nom de wasium ; mais il a fini par reconnaître que le prétendu oxyde de wasium n'était autre que de l'oxyde de thorium ou thorine. On représente, dans les formules chimiques, le thorium par le symbole Th. Le poids atomique de ce métal est égal à 115,72. Le thorium est diatomique comme le baryum, le calcium, etc.
Pour obtenir le thorium métallique, on chauffe le chlorure anhydre de ce métal avec du potassium ou du sodium. La décomposition s'accompagne d'une détonation légère et d'une incandescence k peine perceptible; aussi peut-on opérer dans des vases en verre. Le thorium, devenu libre et débarrassé par des lavages des sels solubles auxquels il est mêlé, constitue une poudre métallique grise que l'on peut facilement agglomérer par la pression ; trituré avec de l'agate polie, il prend un éclat métallique gris de fer. Sa densité est, d'après Chydenius, de 7,657 k 7,795. Chauffé, il brûle avec un grand éclat et avec production de thorine d'un blanc de neige, mais sans offrir la moindre trace de fusion ou d'agrégation. L'eau ne l'oxyde ni à froid ni à chaud. D'après Berzélius, il n'est que peu attaqué par les acides azotique, sulfurique ou fluorhydrique; mais il se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique, surtout si l'on aide la réaction par une douce chaleur. Suivant Chydenius, au contraire, il est très-soluble dans l'acide azotique et peu soluble dans les acide chlorhydrique et sulfurique, qui ne réagissent guère sur lui qu'à chaud. Que croire
THOR
parmi ces afllrmations qui se contredisent T Berzélius affirme, en outre, que le thorium n'est point attaqué parles alcalis caustiques en solution dans l'eau.
— Composés no thorium. Oxyde de thorium ou thorine ThO. La thorine est le seul oxyde connu du thorium: on l'extrait de la thorite, de l'orangite ou de l'euxénite.
a. Extraction de la thorite ou de l'orangite. On réduit le minéral en poudre fine et on le décompose par l'acide chlorhydrique. On sépare la silice comme k l'ordinaire en évaporant à siocité, faisant digérer le résidu avec de l'eau acidulée et filtrant; on soumet la liqueur filtrée à l'action d'un courant d'acide sulfhydrique pour en précipiter le plomb et l'étain, et l'on en précipite ensuite par l'ammoniaque la thorine mélangée avec de petites quantités d'oxydes de fer, de manganèse et d'uranium. On redissout le précipité dans l'acide chlorhydrique et l'on ajoute k la solution, qui doit être presque neutre, une solution saturée à chaud de sulfate neutre de potassium; il se forme aussitôt un précipité de sulfate potassico-thorinique, tandis que le fer, le manganèse et l'uranium demeurent dissous dans la liqueur. On filtre, on lave le précipité k l'eau froide, on le dissout dans l'eau bouillante et on traite le liquide par l'ammoniaque. Il se dépose aussitôt un dépôt d'hydrate de thorium qui, par la calcination, fournit la thorine anhydre. On peut encore, au lieu de transformer le chlorure de thorium en sulfate potassico-thorinique, précipiter directement le premier de ces sels par une solution d'acide oxalique et convertir ensuite l'oxalate en oxyde de thorium, ce qui se fait par une simple calcination.
a. Extraction de l'euxénite d'Arendal.
L'euxénite d'Arendal renferme environ 6 pour 100 de thorine. On la calcine, on la réduit en poussière et ou la chauffe avec de l'acide sulfurique concentré. La masse pâteuse qui résulte de cette action est mise à digérer avec do l'eau froide, où elle se dissout
Eresque complètement, et l'on fait ensuite ouillir la liqueur, qui laisse alors déposer de l'acide titanique et de l'acide niobique ; il faut toutefois prolonger l'ébtillilion pendant plusieurs jours pour que la séparation de ces acides soit complète. Quand, elle l'est, on laisse refroidir le liquide, ou le filtre et l'on en précipite les bases par l'ammoniaque. On dissout le précipité dans l'acide chlorhydrique et on ajoute un excès de sulfate neutre de potassium a la liqueur. Le thorium se précipite alors k l'état de sulfate potassicothorinique, tandis que dé l'yttrium reste en dissolution dans la liqueur, en même temps que plusieurs métaux communs. On redissout le sel double dans l'eau bouillante, on le précipite par l'ammoniaque et l'on calcine l'hydrate ainsi préparé pour le convertir en oxyde de thorium, ou thorine anhydre.
■f. Propriétés. La thorine anhydre est blanche et possède une densité de 9,402, suivant Berzélius. D'après Chydenius, l'oxyde obtenu par la calcination de l'hydrate est jaune verdâtre ; fondu avec du borax dans un four à porcelaine, il donne des cristaux quadratiques, probablement isomorphes avec le rutile et le minerai d'étain ; sa densité est alors de 9,77 k 9,20'. L'oxyde calciné est insoluble dans l'acide chlorhydrique et l'acide azotique;' l'acide sulfurique concentré et bouillant le dissout, mais assez lentement encore. On ne parvient pas k le rendre soluble dans l'acide chlorhydrique et l'acide azotique en le calcinant avec des alcalis caustiques ou avec des carbonates alcalins.
f. Hydrate de thorium. C'est le précipité qui se forme lorsqu'on ajoute de l'ammoniaque à la solution aqueuse d'un sel de thorium. Il forme une masse gélatineuse qui gagne promptement le fond du vase. Abandonné k l'air, il en absorbe l'anhydride carbonique et se prend alors en morceaux durs et vitreux. Sous la machine pneumatique, il prend, en se desséchant, la forme d'une poussière blanche. Tous les acides le dissolvent facilement, excepté les acides oxalique, molybdique et fluorhydrique.
— SELS OXYGÉNÉS DB THORIUM. Ces Sels
sont incolores et possèdent une saveur fortement astringente. Ceux qui possèdent des acides volatils perdent leur acide et se convertissent en oxyde anhydre lorsqu'on les calcine. Nous ferons connaître leurs caractères distinctifs à la fin de cet article, en même temps que nous nous occuperons du dosage du thorium et de sa séparation.
L'acétate de thorium Th"(C*H302)3 (k 100°) forme des groupes de fines aiguilles ; il est insoluble dans l'eau et ne se dissout un peu que dans l'acide acétique étendu.
Le carbonate Th"C03,3Th"H202,H*0 s'obtient lorsqu'on dirige un courant d'anhydride carbonique k travers de l'eau qui tient eu suspension de l'hydrate de thorium, ou encore lorsqu'on précipite une solution de chlorure thorique par un carbonate alcalin. C'est alors un précipité amorphe qui s'agrège en une masse compacte par la dessiccation.
Le chromate Th"CrO*,4H*0 cristallise d'une manière peu distincte lorsqu'on évapore une solution aqueuse de thorine et d'acide chromique. Une solution de chlorure de thorium dorme, par le dichromate potassique, après addition d'ammoniaque, un précipité jaune de chromate basigue.
THOR
' Le citrate et le tat-traie sont des précipités gélatineux qui se forment lorsqu'on ajoute de l'acide citrique ou de l'acide tartrique à la solution d'un sel neutre de thorium.
Le formiate Th"(CHOjï,2HSO donne naissance k des cristaux efflorescents qui affectent la forme de tables et qui perdent 9,77 pour 100 d'eau lorsqu'on les desséche.
Le molybrtate est un précipité floconneux blanc soluble dans l'acide chlorhydrique.
L'azotate Th"(Az03)s se dissout avec facilité dans l'eau et dans l'alcool. Ses solutions aqueuses, abandonnées sous une cloche audessus d'un vase rempli d'acide sulfurique, se dessèchent en une masse cristalline; évaporées à l'air libre, elles fournissent un épais sirop suivant Berzélius, tandis qu'elles donnent facilement des cristaux d'après Chydénius.
L'azotate double de thorium et de potassium K2Th''(AzO')* forme une masse rayonnée, soluble dans l'eau et dans l'alcool.
L'oxaiate CsTh"04,H20 est un précipité blanc et lourd, insoluble dans l'eau, trèslégèrement soluble dans l'acide oxalique et dans les acides minéraux étendus. L'oxaiate thorinico-potassique est un précipité blanc, insoluble dans l'eau et dans l'acide oxalique aqueux; ilnoirciilorsqu'on le calcine et laisse alors, s'il est en contact avec l'air, un mélange blanc de thorine et de carbonate de potassium.
Le phosphate est un précipité Soconneux ' qui, sec, forme une poudre blanche, insoluble dans l'eau et l'acide phosphorique ; il fond avec difficulté au chalum-au.
LesulfateThIV(S04)2s'obtientsouslaforme d'une poudre blanche lorsqu'on dissout la thorine dans l'acide sulfurique concentré et qu'on évapore pour chasser l'excès d'acide. Delafontaine le prépare en mélangeant de la poussière de thorite ou d'orangite avec de l'acide sulfurique concentré, de manière k en faire une pâte épaisse; il chauffe ensuite cette pâte pour en chasser l'excès d'acide à 400» environ ; elle s'échauffe d'ailleurs assez d'elle-même pour répandre des fumées acides. Lorsque l'acide sulfurique a cessé de se dégager en vapeur, on laisse refroidir la masse et on la dissout dans l'eau froide en agitant continuellement. On chauffe enfin k ioo° la liqueur préalablement filtrée; dans ces conditions", le sulfate de thorium, moins soluble à chaud qu'à froid, se sépare. On peut le purifier en le dissolvant à plusieurs reprises dans l'eau froide et en le reprécipitant par l'application de la chaleur. Ainsi obtenu, ce sel constitue un précipité blanc , lourd et caillebottô, formé de petites aiguilles microscopiques entrelacées qui, d'après Delafontaine, ont pour formule
[ThlT(SO*)2)2,9H20.
Lorsqu'on évapore lentement' la solution aqueuse de ce sel à la température de 10° à 15°, il s'y dépose un sel qui renferme une quantité double d'eau de cristallisation. Berzélius, par l'évaporation lente d'une solution renfermant un peu d'acide sulfurique libre, a obtenu un hydrate à 10 molécules d'eau qui, à une température un peu plus élevée, perd les 6/10 de son eau et laisse le sal
• ThIT(SO*)2,4H*0.
Cet hydrate se sépare directement des solutions évaporées à des températures élevées. Il est probable toutefois que les deux hydrates décrits par Berzélius sont les mêmes qui, étudiés plus complètement depuis par Delafontaine et Chydénius, renferment 9 et i 1/2 molécules d'eau de cristallisation.
L'hydrate ThIT(SO*)î,9H20 cristallise, suivant Chydénius, en prismes translucides et efflorescents qui appartiennent au système monoclinique.
Une solution aqueuse de sulfate de thorium légèrement acidulée et soumise à l'ébulliiion donne un précipité floconneux qui se redissout par le refroidissement de la liqueur et qui renferme Thlv(SO*j2!3H20. Si les solutions sont plus étendues, le sel ne renferme plus qu'une seule molécule d'eau ; enfin, on obtient un produit amorphe qui renferme 2H20 en poussant l'évaporation aussi rapidement que possible à 25°, soit au moyen du vide, soit au moyen d'un courant d'air. Le sel k 9 molécules d'eau perd la moitié de cette eau k 100° et le reste entre 400" et 450». Le sel anhydre produit un sifflement lorsqu'on le dissout dans l'eau. Le sulfate thorinique est insoluble dans l'alcool et perd la totalité de son anhydride sulfurique à la chaleur rouge. On obtient un sel basique en ajoutant de l'ammoniaque au sel acide dissous dans l'eau aussi longtemps qu'une nouvelle portion d'alcali fait naître un précipité dans la liqueur.
L'existence du sel neutre ThIT(SO*)2 démontre que, si le thorium fonctionne le plus souvent comme un métal divalent, il peut aussi, a la manière du fer et du manganèse, fonctionner quelquefois avec une atomicité égale à quatre.
— Sulfate polassico- thorinique
Th1T,K.H30^,2H20
= ThIT(SO^,2K2SO*,2HîO.
Ce sel se sépare, suivant Berzélius, sous la forme d'une poudre cristalline blanche lorsqu'on suspend un cristal de sulfate potassique dans une solution de sulfate thorinique. Il est assez facilement soluble dans l'eau, in-