OU LIGNE DE VÉNUS
THORAMK-BÀSSE.village des Basses-Alpes, arrond. et à 32 kilom. de Digne, près de la rive gauche du torrent de Cisolles; 808 hab. Aux environs se montre la vieille tour carrée de Château- Garnier.
THORASÈNE s. f. (to-ra-sè-ne). Entom.
Genre d'insectes diptères , de la famille des notacanthes, tribu des strationydes, dont l'unique espèce est étrangère à l'Europe.
THORAX s. m. (to-ra-kse — mot gr.). Anat. Cavité qui contient les principaux organes de la circulation et de la respiration, il Nom donné à la poitrine des insectes, des arachnides et des crustacés : Dans les animaux articulés, on a appelé thorax la région gui vient immédiatement après la tête. (Laurent.)
— Moll. Nom vulgaire de la porcelaine monnaie.
— Encycl. Anat. Le thorax est, chez l'homme et chez les animaux supérieurs, une vaste cavité, de forme conoMe, circonscrite postérieurement par les vertèbres, latéralement par les omoplates, les côtes et les muscles intercostaux, antérieurement par le sternum; bornée en haut par la clavicule et en bas par le diaphragme. Les côtes et le sternum en font une espèce de cage destinée à loger et à protéger les principaux organes de la respiration et de la circulation, les poumons et le cœur. Il occupe la partie supérieure du tronc. Ses limites, bien tranchées supérieurement, n'ont, en bas, d'autre démarcation que la cloison musculeuse qui le sépare de la cavité abdominale. Le développement considérable du thorax indique une constitution vigoureuse, des poumons puissants, une respiration et une circulation actives et, partant, de grandes forces musculaires. Comme il est destiné à remplir les doubles fonctions de boite protectrice et de soufflet, il est à la fois résistant et dilatable. Dépouillé des parties molles qui l'entourent, il a la forme d'un cône dont la base regarde en bas et le sommet en haut. Il ne contient pas seulement les viscères thoraciques, mais aussi quelques organes abdominaux immédiatement sous-diaphragmatiques. La paroi antérieure ou sternale de sa charpente a environ 0m,12 de hauteur ; sa paroi postérieure a ocn,27 et ses parois latérales 0m,34, de telle sorte que la poitrine se trouve limitée en bas par un plan curviligne qui, partant de l'extrémité inférieure du sternum, irait se terminer en arrière aux dernières côtes. La distance de la colonne vertébrale au sternum est, en haut, de 0m,06 environ et, en bas, de 011,15. Quant au diamètre transversal, il a supérieurement Om,099 et inférieurement 010,26.
Au reste, la forme du thorax varie beaucoup suivant les individus, leur sexe et leur âge. Chez les phthisiques, la poitrine est généralement longue et étroite, ce qui explique la saillie habituelle de leurs omoplates; chez les emphysémateux asthmatiques , le thorax est, par contre, bombé. Il peut se trouver déformé par le rachitisme, par les progrès de l'âge, par les maladies du cœur et des poumons, surtout par la pleurésie, et enfin par l'usage d'un corset trop serré.
La surface extérieure du thorax présente à. considérer : en avant, la face cutanée du sternum, la série des cartilages costaux avec leurs articulations sternales et costales ; sur les côtés on peut remarquer l'espèce de gril curviligne et convexe formé par les côtes et les espaces intercostaux. En arrière on trouve sur la ligne médiane les apophyses épineuses des vertèbres dorsales, les apophyses transverses dorsales et les angles costaux postérieurs. La surface intérieure du thorax présente en arrière la saillie considérable formée par la colonne vertébrale et de chaque côté des deux gouttières pulmonaires. Son sommet est tronqué pour laisser passer la trachée-artère, 1 œsophage, le canal thoracique, plusieurs veines et artères très-importantes, le sommet des poumons et quelques muscles du cou. La circonférence inférieure du thorax, fortement échancrée en avant, au-dessous de l'appendice xiphoïde du sternum, répond à des insertions musculaires très-norabreuses.
— Art vétér. Chez les quadrupèdes domestiques, la cavité thoracique, considérée dans son ensemble, représente un cône creux, couché horizontalement, déprimé d'un côté à
THOR
l'autre, surtout en avant vers son sommet, et dont la base, formée par le diaphragme, se trouve coupée obliquement, par suite de la direction de ce dernier muscle. En vertu do cette disposition, le diamètre antéro-postérieur du thorax est une fois plus grand en haut qu'en bas.
On divise la surface inférieure de la cavité thoracigue en six régions : une supérieure, une inférieure, deux latérales, une base et un sommet. La région supérieure présente, sur la ligne médiane, une forte saillie qui est formée par les corps vertébraux et, latéralement, deux, gouttières profondes dites vertébro-costales. Ces gouttières, plus larges en arrière qu'en avant, .sont formées par l'extrémité supérieure des arcs costaux; elles logent le bord supérieur des lobes pulmonaires. Quant ù la saillie médiane, elle se trouve comprise entre ces deux lobes. Couverte en ayant par l'extrémité postérieure du muscle long du cou, cette saillie répond, dans le reste de son étendue, à l'aorte postérieure, au canal thoracique, à la veine azygos. De chaque côté, on voit les cordons sous-dorsaux du grand sympathique. La région inférieure, beaucoup moins étendue en longueur que la précédente, est aussi plus étroite en avant qu'en arrière. Elle a. pour base la face supérieure du sternum, les cartilages sternaux et le muscle triangulaire. Elle donne attache, en arrière, au péricarde, membratie fibreuse qui contient le cœur. Les régions latérales, plus étendues que les deux premières, sont concaves sur leurs deux diamètres. Elles sont constituées par la face interne des côtes et les muscles intercostaux profonds, et répondent à la face externe du poumon. La base, ou région postérieure, formée par la face convexe du diaphragme, est circonscrite, sur son contour extérieur, par le cercle des cartilages asternaux et par la dernière côte. On y remarque trois ouvertures qui traversent le diaphragme. Le sommet ou l'entrée du thorax représente une ouverture ovalaire, allongée verticalement, comprise entre les deux premières côtes et le muscle long du cou, ouverture en partie fermée par un paquet de ganglions lymphatiques et qui livre' passage à la trachée, à l'œsophage, aux artères axillaires et carotides, à la veine cave antérieure, aux nerfs pneumogastriques, grand sympathique , laryngés inférieurs et diaphragmatiques.
Comme l'abdomen, la cavité thoracique est tapissée par deux membranes séreuses désignées sous le nom de plèvres. Ces membranes forment deux sacs adossés l'un à l'autre dans le plan médian et forment ainsi une cloison qui porte le nom de médiastin, divisant la cavité thoracique en deux compartiments latéraux. Chaque plèvre tapisse donc une des parois externes ou costales du thorax et la moitié correspondante de la paroi diaphragmatique ; elle se replie ensuite dans le plan vertical et antéro-postérieur de la cavité pour concourir à la formation de la cloison médiastine, d'où elle se porte sur le poumon; disposition qui montre quatre portions diins la plèvre, savoir : une costale, une diaphrugraalique, une médiastine, représentant dans leur ensemble le feuillet pariétal de la membrane et une pulmonaire ou viscérale. La plèvre costale est appliquée sur la face interne des côtes et des muscles intercostaux internes. Elle est doublée d'une lame de tissu jaune élastique sur sa face adhérente, au niveau de chaque espace intercostal, et répond, par salace libre, au plan externe du poumon, avec lequel elle ne contracte k l'état normal aucune adhérence. Elle se continue en arrière avec la plèvre diaphragmatique, en avant, en haut et en bas, avec la plèvre médiastine. La plèvre diaphragmatiquo est lâchement unie à la portion charnue du muscle, mais d'une manière plus serrée sur la portion aponévrotique. Elle est en rapport, par sa face libre, avec la base du poumon, et se confond avec le médiastin par la partie interne de sa périphérie. La plèvre médkistine s'adosse, par sa face adhérente, cou ire celle du côté opposé et produit ainsi la cloison médiane qui sépare en deux la cavité thoracique. En anatomie vétérinaire, on appelle médiastin antérieur la partie de la cloison qui est en avant du cœur compris entre cette cloison, et médiastin postérieur la partie située en arriére ; termes qui n'ont pas la même signification qu'en anatomie humaine. Le médiastin antérieur, plus épais que le postérieur, mais bien moins étendu, contient supérieurement la trachée, l'œsophage, l'aorte antérieure et ses divisions, la veine cave antérieure, le canal thoracique, les nerfs cardiaques, pneumogastriques, récurrents et diaphragmatiques ; il comprend aussi le thymus chez le fœtus et le très-jeune sujet. Le médiastin postérieur est beaucoup moins étendu en bas qu'en haut à cause de la position oblique du diaphragme. Sa partie inférieure, toujours déviée à gauche, est extrêmement mince et perciliêe de petits trous qui lui donnent l'apparence d'une dentelle. Traversé en haut par l'aorte postérieure, la veine azygos et le canal thoracique, ce médiastin contient un peu plus bas, entre ses deux lames, l'œsophage, les cordons œsophagiens des pneumogastriques et le nerf dia- [ihragmatique gauche. Ce sont les lames do ce médiastin qui se portent au poumon pour constituer la plèvre pulmonaire, en se repliant en haut et en bas, sur une ligne hori-
THOR
zontale étendue depuis la racine du lobe pulmonaire jusqu'à la face postérieure du diaphragme. La plèvre pulmonaire ou viscérale, continue avec la plèvre médiastine, répond, par sa face libre, au feuillet pariétal de la membrane. Sa face profonde est intimement adhérente, chez les solipèdes, au tissu propre du poumon. Indépendamment de ces quatre feuillets séreux, la plèvre droite fournit un repli membraneux spécial, qui naît de la paroi inférieure de la cavité thoracique et qui monte sur la veine cave postérieure pour se développer autour de ce vaisseau. Ce repli soutient encore le nerf diaphragmatique gauche.
Dans le bœuf, le thorax présente, à sa partie supérieure surtout, une longueur moindre que dans les solipèdes, en raison du peu d'obliquité du diaphragme et de son mode d'attache sur les côtes. Du reste, la capacité totale de cette cavité se trouve certainement inférieure à celle qu'offre la poitrine du cheval. Il en est de même, relativement, dans le mouton, la chèvre et le porc, tandis que le chien possède sous ce rapport une incontestable supériorité sur les solipèdes. Du reste, tous ces animaux, sans exception, se distinguent des solipèdes par la conformation du médiastin postérieur ; cette cloison n'est plus découpée à jour dans sa partie inférieure, mais aussi solide, aussi épaisse et aussi complète dans ce point que partout ailleurs; aussi i'épanchement consécutif à une pleurésie se localise-t-il aisément dans l'un des sacs pleuraux chez les premiers animaux, tandis que cette localisation est impossible chez les seconds.
Le thorax n'est pas une simple cavité de réception, mais il joue un rôle actif trèsimportant dans l'acte de la respiration. En effet, il se dilate et se resserre alternativement par le jeu du diaphragme et des côtes. Or le poumon, étant immédiatement appliqué sur les parois thoraciques et ne pouvant à aucun moment en être séparé par un vide, suit cette cavité dans ses mouvements, se dilata en aspirant l'air atmosphérique et se resserre en expulsant celui-ci. Les mouvements du thorax sont d'une importance capitale; ils constituent le phénomène initial de la respiration et tiennent sous leur dépendance tous les autres actes de la fonction.
THORAXOPHORE s. m. (to-ra-kso-fo-re — du gr. thorax, poitrine ; phoros, qui porte). Entom. Syn. de glyptome.
TIIORBECKB (Jean -Rodolphe), homme d'Etat hollandais, né à Zwolle en 1796, mort en 1572. Il suivit, à partir de 1815, à l'université de sa ville natale, les cours de Leunep, de Swinden et de Van Reenen, alla ensuite continuer ses études à Leyde, s'y fit recevoir, deux ans plus tard, docteur en droit et exécuta alors en Allemagne, aux frais du gouvernement hollandais, un voyage de deux ans, pendant lequel il visita les plus célèbres universités de cette contrée. Thorbecke s'y appliqua surtout à l'étude de la philosophie, et cette circonstance l'empêcha d'obtenir une chaire k son retour dans sa patrie. Il revint alors en Allemagne, s'y livra à l'enseignement privé jusqu en 1824 et fut nommé l'année suivante professeur de sciences politiques à l'université de Gand. Il occupa cette chaire jusqu'en 1830, époque où la révolution de Belgique le força à se retirer à Leyde, où il obtint une chaire à la faculté de droit, et où il étendit son enseignement à l'histoire politique, à la statistique et à l'économie politique, à l'histoire du droit romain, du droit commercial, du droit hollandais et de la constitution de 1815. Il y rencontra les plus vives sympathies et y fonda en quelque sorte une école, qui a été le centre où se sont formés les jeunes hommes politiques de la Hollande. Lorsqu'on 1840 le roi Guillaume 1er résolut d'introduire des modifications dans la constitution, Thorbecke fut élu membre des Chambres, qui avaient à se prononcer à cet égard. Il se rangea parmi ceux qui votèrent pour une transformation complète de la constitution et, le nouveau roi Guillaume II ne s'étant pas montré favorable à cette idée, la défendit énergiquement, tant par ses discours que par ses écrits, jusqu'au moment (1844) où, avec huit de ses collègues, il présenta aux Chambres un projet de constitution élaboré sur des bases toutes nouvelles. Le projet fut rejeté cependant , et Thorbecke ne fut pas réélu en 1845. Il n'en demeura pas moins l'un des chefs les plus influents du parti de la réforme et, lorsqu'après la révolution française de Février le roi eut enfin compris la nécessité de cette réforme, il fut nommé membre de la commission chargée de la révision de la loi fondamentale. Le projet de cette commission, qui, dans les points principaux, était d'accord avec le projet présenté en 1S44, reçut à quelques modifications près l'adhésion des Chambres et de la couronne, A dater de cette époque, l'histoire de Thorbecke est intimement liée avec celle de la Hollande. En 1849, il devint ministre de l'intérieur, et, bientôt après, chef du cabinet. La loi organique qu'il avait élaborée et qui avait pour but d'amener à une application pratique les stipulations posées en principe dans la constitution fut acceptée par les états généraux. Ses talents administratifs, aussi bien que la fermeté de son attitude comme timonier de l'Etat, lui acquirent rapidement une grande popularité, ec il eut
THOft
longtemps tenu tête a ses adversaires, les partisans de l'ancien système gouvernemental, si les mouvements d'avril 1853 et l'agitation que provoqua la création de sièges épiscopaux, ainsi que l'allocution du pape à ce sujet, n'eussent contraint le roi à congédier le cabinet. A partir de cette époque, Thorbecke fut le chef de l'opposition dans la seconde Chambre et exerça comme tel une grande influence. En 1SG2, il fut rappelé à Kl tête d'un nouveau ministère, dont les actes ne répondirent pas cependant aux espérances qu'on avait conçues. Le désaccord qui se mit entre les hommes de son parti, surtout au sujet de l'administration des colonies, le força" à quitter le ministère en mars 1866, et son collègue, Van der Pntte, ministre des colonies, fut chargé de former un nouveau cabinet, qui, privé de l'appui de Thorbecke, ne se maintint que quelques mois. Sous le régime gouvernemental qui fut alors mis en vigueur, et dont les tendances réactionnaires se sont traduites par deux dissolutions consécutives de la seconde Chambre , Thorbecke redevint le chef de l'opposition libérale. En 1808, le roi le chargea de former un cabinet; mais il ne put réussir à créer un ministère homogène et renonça à rentrer au pouvoir. Alarme de la politique prussienne après la bataille de Sadowa, il manifesta ses appréhensions à diverses reprises et protesta, en janvier 1870, contre l'inexécution du traité de Prague. Appelé de nouveau à la présidence du conseil, il remplissait ces fonctions lorsqu'il mourut. On avait espéré qu'il couronnerait sa brillante carrière d'homme d'Etat en dotant la Hollande de réformes désirées depuis longtemps; mais il ne répondit point à cette attente, et ses antipathies contre les vœux de la nouvelle génération libérale, désireuse de marcher en avant dans le sens de la démocratie, avaient lentement détaché de lui un assez grand nombre d'hommes politiques.
On a de lui : Considérations touchant le droit et l'Etat (Amsterdam, 1825); Des changements du système politique en Europe résultant de la Révolution française (1830); Projet de la loi fondamentale ; Essai d'une révision de la loi fondamentale ; Esquisses historiques (1860), etc.
THORBURN (Robert), miniaturiste célèbre de l'école anglaise, né à Dumfries ( Ecosse ) en 1818. Les plus rares aptitudes pour la miniature, dont il devait être plus tard l'expression la plus haute, signalèrent ses premières études, et son pore l'envoya en 1833, k peine âgé de quinze ans, à Edimbourg, dans l'atelier de sir W. Allan. Trois armées plus tard, après avoir remporté tous les prix de l'école d'Edimbourg, il vint à Londres et se fit admettre aisément aux cours de l'Académie. Ses progrès furent encore plus brillants et plus rapides, et il débuta en 1837 par deux Portraits, <mi firent sensation dans la société anglaise; 1 année suivante il envoya à l'exposition de l'Académie de Londres huit miniatures de femmes, dont le succès fut encore plus éclatant. Grand fut l'étonnement de Newton et de Ross, ces miniaturistes ordinaires du patriciat anglais. Le sceptre de la mode leur était disputé par un tout jeune homme, qu'ils traitaient d'enfant 1 Puissants et tort riches, ils avaient des amis dans la presse et ils essayèrent d'arrêter cet intrus audacieux. L'attaque fut chauilo, plus chaude encore fut la défense que les femmes organisèrent en faveur du jeune artiste. En cette occasion, comme en bien d'autres, le sort voulut ce que les femmes voulaient; Ross et Newton furent vaincus, et Thorburn resta le roi incontesté de la miniature. 11 entassait ivoiro sur ivoire, car il potntilla.it avec autant de rapidité que de prestesse. Enfin, de baronne en marquise, de comtesse en duchesse, de lord en pair du royaume, il arriva à peindre le prince Albert en personne,' dont le portrait , enchâssé dans un cadre de 25,000 francs, fut exposé en 1845, entouré des plus grands seigneurs des trois royaumes. Cette splendido exhibition mit le comble à la vogue de M. Thorburn. Dès ce moment, chacune de ses expositions lui valut un succès et ne fit qu'accroître sa réputation. En 1S47, il exposa le portrait de lu Duchesse de Mec/ctembourg - Strelitz et celui des Enfants du roi des Belges. Cette dernière miniature, supérieure non-seulement aux précédentes, au double point de vue de la couleur et du ton, mais encore à toutes celles que les Anglais avaient admirées jusque-là, s'élève presque à la hauteur d'un tableau véritable, tant les ligures qui le composent y sont bien groupées, tant l'elTet en est intelligent et réussi. En 1848, le portrait de la Heine Victoria et ceux des ladies Vatie, Grosvenor, etc., vinrent apprendre à l'Europe que l'heureux M. Thorburn était le premier miniaturiste de son pays et le plus célèbre de son temps. Lors de l'Exposition universelle do 1855, il a envoyé à Paris les portraits de Mistress Sydney Herbert et de ses enfants, de Lady Lindsay et de sa sœur, qui excitèrent une grande admiration et lui valurent une médaille de ira classe. A l'époque de l'Exposition universelle de 1867, on ne vit figurer qu'une seule œuvre de cet éminent artiste, une Madeleine, qui, comme les précédentes, se recommande par la correction du dessin, le charme de la composition, la grâce et la légèreté de l'exécution.
THOÈ
THORDÀ, anc. Saliuœ, en allemand Thorenburg, ville des Etats autrichiens (Transylvaniennes de l'Aranyos, qui y devient navigab^B^sur le ruisseau de Salzbach, qui la divnjpîn vieille et nouvelle; au S. du cercle et a 28 kilom. S.-E. deKJausenbourg, par 45° 31' de latit, N. et par lio 28' de longit. E, ; 8,000 hab. Gymnase unitarien. Ecole militaire. Salines considérables, qui ont été exploitées par les Romains et qui fournissent annuellement environ 240,000 quintaux de sel. Trujan vainquit les Daces à peu de distance de cette ville.
THORDA ou THORENBODRG (comitat de), dans les Etats autrichiens (Transylvanie), compris entre les comitats de Klausenbourg au N. et k l'O., Unleiweisseubourgau S. et Maros k l'E. ; 4,776 kilom. carrés; 150,000 hab. Sa surface est entrecoupée de montagnes et de belles vallées. Les principaux cours d'eau qui l'arrosent sont la Maros, la Gergenys, l'Aranyos, la Toplitza, la Dorny, etc. Le climat est doux. Les productions les plus importantes sont : le vin, le blé, le bois, le fer, le sel. Dans le N.-E., l'éducation du bétail constitue la principale ressource des habitants. On trouve, sur certains points, des gisements de minerai aurifère et des mines d'or d'alluvion.
THORDO ou THORD-DEGN, jurisconsulte danois, qui vivait au xivo siècle. Il devint premier juge de la province du Jutland septentrional sous le règne de Waldemar 111 et
mérita d'être appelé le législateur du Danemark [Danix legifer), pour avoir recueilli les lois en vigueur depuis plus de deux siècles dans cette contrée et les avoir réunies dans un code, qui fut publié en danois, à Ripen, en 1504, et à Copenhague en 1508. Ludevig en a donné la traduction latine dans le tome XII de ses lieliquis manuscriptorum omnis svi diplomatum ac monumentorum ineditorum, et Krabbe en a publié une version allemande dans les Monumenta de Westphal. Dans ce code, ThtPrdo a rameiié les anciennes lois de Danemark à un système simple et régulier de législation. C'est un recueil des plus précieux pour connaître parfaitement la législation de l'ancienne Scandinavie, et il a servi de base k tous les travaux importants qui ont eu pour objet l'étude comparée des institutions pénales de l'Europe.
THORE (Jean), médecin et botaniste français, né k Mont-Saur (Armagnac) en 1762, mort en 1823. Il étudia la médecine à Bordeaux, où il passa son doctorat en 1792, fut ensuite attaché au service médical de l'armée des Pyrénées-Occidentales et alla, en 1795, s'établir à Dax, où il pratiqua son art et cultiva en même temps la botanique. De 1809 à 1815, il remplit les fonctions de médecin en chef de l'hôpital militaire de Dax. On a de lui : Essai d'une chloris du département des Landes (1803, in-8°); Promenade sur le golfe de Gascogne ou Aperçu topographique, physique et médical des côtes occidentales de ce golfe (Bordeaux, 1810, in-8°) ;• Description d'un engin de pêche ou machine propre à prendre toute espèce de poisson (in-8°).
THORE (A. -M.), médecin français, mort en 1S56. 11 vint faire ses études médicales à Paris, où il devint interne des hôpitaux et prit le grade de docteur. Le docteur Thore s'est fait connaître par un assez grand nombre d'écrits, qui lui valurent d'être nommé membre de plusieurs sociétés savantes. Les principaux sont : Recherches statistiques sur l'aliénation mentale (Paris, 1841); Mémoire et observations sur le vice de conformation du cœur, consistant seulement en une oreillette et un ventricule (1842-1843); De la résection du coude et d'un nouveau procédé pour ta pratiquer (1843, in-4°) ; Etudes sur les maladies incidentes des aliénés (1847, in-8°). On trouve de lui divers mémoires dans les Archives médicales et la Gazette médicale.
T1IORÉ, village de France (Loir-et-Cher), cant. et arrond. de Vendôme, sur une colline, en face du Breuil ; 969 hab. Il est dominé par une église que surmonte un clocher dont la construction est attribuée aux Anglais. Des sarcophages, des fondations de tours ou de constructions circulaires et des puits taillés dans le roc ont été découverts aux environs. Deux de ces puits contenaient des squelettes d'hommes, des cendres et des ossements d'animaux.
THORÉ, rivière de France. Elle prend sa source daus le département de l'Hérault, arrond. de Saint-Pons-de-Thomières, entre dans le département du Tarn et se jette dans l'Agout, à 2 kilom. S.-O. de Castres, après un cours d'environ 50 kilom.
TnOKÉ (Etienne-Joseph-Théophile), homme politique et écrivain français, né k La Flèche le 23 juin 1807, mort k Paris le 30 avril 1869. 11 lit ses études au prytanée militaire de sa ville natale, vint a Paris, s'y fit recevoir avocat et prit part à la révolution de 1830. Nommé substitut à La Flèche, il conserva très-peu de temps ces fonctions de justicier, pour lesquelles sa nature généreuse et enthousiaste n'était pas faite. Du reste, il n'avait pas tardé à s'aperceveir que le gouvernement nouveau, qui prétendait être » la meilleure des républiques, » n'avait en aucune façon l'humeur démocratique. De retour à Paris, il se jeta avec ardeur dans la politique ; il collabora de la façon la plus active
THOR
à presque toutes les publications libérales de l'époque, k la Revue républicaine, au Journal du peuple, à V Encyclopédie populaire, à la Revue sociale ; on le vit, avec Raspoil, au Réformateur ; avec Louis Blanc, à la Revue du Progrès; k la Réforme avec Flocon ; avec Pierre Leroux et George Sand, à la Revue indépendante. Il fut rédacteur du Siècle à l'époque de Sa fondation. Puis il voulut créer un journal â son tour; il publia le prospectus d'un organe nouveau , la Démocratie, et une énergique brochure , la Vérité sur le parti démocratique (1840). Ces deux publications lui valurent une double condamnation et une année entière passée a Sainte- Pélagie. En prison, il connut Lamennais, avec lequel il se lia d'une étroite amitié: il fit aussi la connaissance de Béranger, qu'il séduisit par la droiture de son caractère et la générosité de son esprit. En 1845 , il publia une nouvelle brochure, la Recherche de la liberté.
Thoré fut un des plus actifs promoteurs de la révolution de 1848. Il prit part k toutes les délibérations qui aboutirent k l'organisation du gouvernement provisoire et fit preuve, d'ailleurs, du plus rare désintéressement. Lamartine insistant pour que, à défaut de fonctions politiques, il consentit a se charger delà direction des Beaux-arts, il demanda et obtint que cet emploi fût confié à un artiste distingué, M. Jeanron. Pour lui, il crut ne pouvoir mieux servir la république qu'en continuant à écrire. Le 26 mars 1848, il créa un journal, la Vraie république, où il eut pour collaborateurs George Sand, Pierre Leroux et Barbes, et où il eut bientôt l'occasion de signaler et de flétrir les palinodies et les tentatives de réaction de certains hommes politiques. LaVWiie république fut supprimée par Cavaignac le 13 juin. Dix jours auparavant, le citoyen Thoré avait brigué le mandat de représentant de Paris à l'Assemblée constituante, en concurrence avec le prince Louis Bonaparte, et n'avait été distancé par celui-ci que de quelques centaines de voix, l.e 9 mars 1849; il fit paraître le Journal de la vraie république, avec cette épigraphe : « Sans la révolution sociale, il n'y a point de vraie république. » Le 15 mai suivant, il fut un des chefs du mouvement populaire qui envahit l'Assemblée et l'Hôtel de ville. Cette tentative n'ayant pas abouti, il fut traqué comme une bête fauve ; le bureau de son journal et son appartement particulier furent saccagés; mais il réussit a dérober sa personne en demeurant caché pendant plusieurs semaines chez une famille dévouée et en prenant ensuite le chemin de l'exil. La haute cour martiale convoquée à Bourges le condamna, comme contumace, à la peine de mort. De 1849 à 1860, il demeura exilé. Rentré en France, il s'abstint complètement de se mêler k la politique, conservant jusqu'à la fin toute sa fierté et toute sa fermeté républicaines,-mais ayant rapporté de ses luttes avec les intrigants et les fourbes qui firent sombrer la république de 1848 une sorte de misanthropie politique. Au reste, nul n'aima l'humanité en général plus qu'il ne l'aimait; il avait pour les travailleurs une sympathie profonde; il souffrait des souffrances du peuple et s'irritait des injustices sociales. Personnellement, il consuma sa vie dans le travail et fit preuve en toute occasion d'un désintéressement stoïque. Un publiciste fort éloigné de ses idées, M. de Girardin, a dit quelque part ; « Je ne connais guère en France que deux hommes qui soient restés incorruptibles : Proudhoii et Thoré. »
Nous venoifs de retracer la carrière politique de Théophile Thoré ; il nous reste à parler de ses travaux purement littéraires, qui lui seront certainement beaucoup plus comptés par la postérité que ses efforts impuissants pour hâter une révolution sociale. Thoré a été le critique d'art le plus profond de notre époque. Il commença, dès 1832, à rendre compte des expositions et publia, en 1836, un petit volume extrêmement curieux, sous ce titre : Dictionnaire de phrénologie et de physiognomonie à l'usage des artistes. 11 va sans dire que, dans les luttes ardentes qui mettaient alors aux prises les romantiques, c'est-à-dire les partisans d'un art original et vibrant, avec les classiques, défenseurs acharnés des routines et des traditions, Thoré se rangea du côté des premiers, I! fut l'ami, le confident et, nous dirions volontiers, le collaborateur des plus vaillants artistes de son temps, d'Eugène Delacroix, d'Ary Scheffer, d'Alexandre Decamps, de Diaz, de David d'Angers, de Théodore Rousseau; il habita avec ce dernier le même logement pendant plusieurs années. Possédant au plus haut degré la passion du beau et du vrai, ayant une profonde intelligence des besoins et des aspirations modernes, il ne cessa d'être l'apôtre ardent, convaincu, de la régénération de l'art par le senti nient humain, pur l'amour de la nature. Il exhorta les jeunes artistes à briser les formules étroites, surannées, où se cantonne aveuglément l'enseignement officie! ; il cribla de ses sarcasmes les pqncil's académiques, protesta sans relâche contre la reproduction servile des types, des symboles devenus inintelligibles, et réclama avec éloquence des œuvres conformes au génie moderne. Ennemi de la théorie égoïste de « l'art pour l'art, • il souhaita que l'on fît « l'art pour l'homme; » c'est-à-dire qu'au lieu d'être seulement une distraction de raf-
THOR
fines et d'ôruuits, une sorte de curiosité aristocratique, comme il l'a toujours été depuis la Renaissance, l'art devint une monnaie courante pour l'échange et la transmission des sentiments, une langue usuelle k la portée da tous. Il sentait qu'à une société nouvelle il fallait nécessairement un art nouveau ; que l'humanité, dégagée des préjugés philosophiques, religieux, politiques, littéraires, qui l'avaient si longtemps enlacée et paralysée, éprouvait le besoin de secouer aussi le joug des préjugés artistiques; et, selon lui, la révolution, à faire ne concernait pas.seulement la forme, le style,. la manière, l'expression, mais plus directement encore la pensée et le sujet même des arts. Mais, en demandant - ainsi à l'art de marcher et de se métamorphoser en même temps que la société, Thoré n'entendait pas dire qu'il dût se faire l'apôtre de telle ou telle doctrine littéraire, philosophique ou politique ; il savait trop bien que l'artiste véritable est essentiellement naïf, spontané, indépendant, qu'il a une répugnance invincible pour les systèmes préconisés, pour les théories tontes faites, pour les spéculations pures. On a reproché k Thoré d avoir eu des préférences exclusives pour certains groupas d'artistes. La vérité est, comme il l'a dit lui-même, qu'il aimait tout en général, si ce n'est qu'il abhorrait les vieilles routines. Doué du goût le plus délicat, le plus sûr, il se montra également se- . vère pour les dévergondages de couleur des ultra-romantiques et pour Ta roideur compassée des préraphaélites, pour les trivialités d'un certain réalisme et pour les créations subtiles des abstracieurs d'idéal, pour les négligences et les niaiseries des peintres de chic et pour les restitutions minutieuses, pédantes, des peintres archéologues. Il n'était pas de ces critiques qui érigent en système la bienveillance et qui, sous prétexte que l'art est difficile, témoignent k tout venant une mansuétude infatigable. Il croyait être plus utile aux artistes en leur disant toujours la vérité. Et, en cela, il avait bien raison. D'ailleurs, s'il lui est arrivé de traiter un peu rudement certaines réputations, on n'a jamais pu lui faire le reproche de n'être pas sincère, loyal et parfaitement désintéressé. M. Henri Martin a dit de Thoré, dans un éloquent discours prononcé sur sa tombe, • qu'il fut un des très-rares écrivains qui eurent le secret de la critique vivante dans les beaux-arts, de la critique qui ne dissèque ni ne décompose, mais qui s'identifie avec les oeuvres qu'elle interprète et en manifeste pour ainsi dire l'âme. • Et l'éminent historien a ajouté ; « On peut dire que Thoré ressaisit pour écrire ses Salons, ses notices, ses articles de revue, la plume de Diderot, aveo qui il avait tant d'affinité morale, mais en ajoutant k la critique du xvms siècle ce que lui découvraient les horizons plus larges du xix«. » Ce n'est pas la première fois que l'on a comparé Théophile Thoré k Diderot. ■ Il est impossible, a dit M. Marius Chaumelin {l'Art contemporain, p. 194), de ne pas être frappé des analogies qui existent entre les deux critiques. Même verve, même sève, même humour; même délicatesse de goût et même originalité de vues; même fantaisie et même profondeur; même sensibilité et même fougue; mêmes attendrissements à l'endroit de 1 humanité et mêmes indignations contre tout ce qui est injuste, tyrannique, hautain ou rampant. Il n'est pas jusqu'au style de l'un qui ne se rapproche du style de l'autre par la netteté; la vigueur, la rapidité, les saillies imprévues et les éclats soudains, la franchise et le sans façon. Ce sans façon, Thoré l'a poussé parfois un peu loin, surtout dans ses derniers écrits, où, pour me servir d'une allusion littéraire dont il n'eût pas manqué de rire, il ne sacrifiait pas suffisamment aux Gra,ee3. Il avait une horreur insurmontable piur les anas, les mots consacrés, les citations ressassées, les périodes ronflantes, les métapL'jrcs surannées et tout ce qui sent la rhétorique. Il voulait que l'écrivain fût naturel et simple dans sa munière d'écrire comme l'artiste dans sa manière de peindre. Dans son amour extrême de la concision, il eût volontiers admis une sorte de Style télégraphique, ne conservant du langag"e que les mots sous lesquels peuvent se placer des idées. Aussi n'avait-il rien de commun avec les critiques qui dissimulent la pauvreté de leurs connaissances en art Sous les brillants pompons de leurs phrases. Il ne croyait pas qu'il fût bon de faire de la poésie descriptive à propos d'un tableau, de se substituer au peintre et de refaire au besoin, avec des mots, une peinture manquée... 11 lui suffisait de quelques phrases courtes et rapides pour apprécier un tableau, pour en indiquer le sujet, pour en fixer les traits saillants, pour en faire ressortir les qualités ou les défauts. Ses descriptions n'étaient que des esquisses, mais des esquisses de maître, lumineuses et mouvementées. S'il dédaignait les fioritures et les orfèvreries du style, il n'en avait pas moins l'ame, la sensibilité, la chaleur, l'enthousiasme du poète... »
Lus articles que Thoré écrivit sur l'art avant 1848 parurent dans le Siècle, dans l'Artiste, dans le Réformateur, dans le Journal du peuple, dans la Revue de Paris, dans le Constitutionnel. Quatre de ses Salons furent publiés en brochures ; le Salon de 1844, précédé d'une lettre à Théodore Rousseau (avec une eau-forte de Jacque); le Salon de
THOR
1S45, précédé d'une lettre à Bérnnger; le Salon de 1846, précédé d'une lettre k George Sand ; le Salon de 1847, précédé d'une lettre à Firniin Barrion. Une nouvelle édition, comprenant ces quatre Salons et quelques pages sur le Salon de 1848, a été publiée par Thoré en 1868, sous ce titre: les Salons de T. Thoré avec une préface par W. Bûrger. William Bûrger est le pseudonyme que Thoré avait adopté vers la fin de son exil et sous lequel il est particulièrement connu de la génération actuelle , tant en France qu'à l'étranger. Nous avons consacré k ce nom de Bûrger un article spécial, dans lequel nous avons donné la liste des nombreux et remarquables écrits que Thoré a publiés depuis 1857, tant sur l'art ancien que sur l'art contemporain. Thoré avait fait, durant son exil, une étude toute particulière des maîtres flamands et hollandais; ses jugements sur ces deux écoles font autorité. Il avait entrepris, vers la fin de sa vie, les Salons de W. Bûrger avec une préface de T. Thoré, Cet ouvrage, formant deux volumes, a paru en 1870 ; la préface eii a été écrite par M. Marins Chaumelin, l'élève de Thoré et le légataire de ses manuscrits. Parmi ces manuscrits se trouve une œuvre considérable, malheureusement inachevée, Rembrandt, l'homme et l'œuvre, dont la publication, plusieurs fois annoncée, est impatiemment attendue par le monde artistique. V. Bûrger.
THORECTE s. m. ( to-rè-kte — du gr.
thôrêklés, cuirassé). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées coprophages, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent le midi de l'Europe et le nord de l'Afrique,
THORÉE s. f. (to-ré — de Thore, botan. fr.). Bot. Genre d'algues, de la tribu des batrachospermées, dont l'espèce type croît dans les eaux courantes de la France.
THORENBURG, ville des Etats autrichiens, dans la Transylvanie, sur lu rive droite de l'Aranyos, dans le cercle de Klausenbourg; 8,500 hab. Dans les environs, importante mine de sel gemme.
THORENS, bourg et commune de Fiance (Haute-Savoie), chef-lieu de cant., arrond. d'Annecy, dans une vallée, sur lit Fillière ; pop. aggl., 842 hab. — pop. tôt., 2,6GS liai. Fabriques de toile, de coton, tanneries, verres k vitres et bouteilles. Aux environs se voient les ruines du château de Sales, où naquit saint François de Sales.
THORËNT1ER (Jacques), écrivain religieux français, né en 1626, inort a Paris en 1713. Il abandonna la profession d'épicier en 1651 pour entrer dans la congrégation de l'Oratoire, professa la philosophie et la théologie dans plusieurs collèges de son ordre et se livra avec beaucoup de succès à la prédication, tant à Paris qu'en province. Il remplit les fonctions de visiteur, d'assistant du général et de grand pénitencier de Notre- Dame. Ses principaux ouvrages sont : VUsitre expliquée et condamnée par l'Ecriture et par ta tradition (1679, in-12); Consolations contre les frayeurs de la mort (1695, in- 12) ; Dissertation sur la pauvreté religieuse (1726, in-12), ouvrage posthume.
THORER (Alban), en latin Aibnun» Tiio-
rinus, médecin et philologue suisse, né ù Winterthur en U89, mort à Bàle en 1550. Après s'être fait recevoir maître es arts à Baie (1522), il reçut dans cette ville la direction de l'école de Saint-Pierre, où il lit l'application d'une méthode d'enseignement qui est celle de l'enseignement mutuel introduite en France en 1814. Thorer obtint, en 1535, la chaire de rhétorique de l'Académie de Bùie, mais il s'en démit bientôt pour aller étudier la médecine en France. Reçu docteur à Montpellier, il retourna k Bâle, y pratiqua son art et professa, de 1537 jusqu'à sa mort, la médecine théorique avec un succès qui répandit son nom dans toute l'Allemagne. On a de lui : Abrégé de la grammaire grecque d'Emmanuel Chrysoloras (Bile, 1523, in-8°) ; Apologia contra J. Guinterium Andernacum de translaiione Pauli Egineix (Bâle, 1539, iû-8°), ouvrage où l'auteur cherche a prouver que sa traduction des œuvres de Paul d'Egine est supérieure k celle deGonthier; Cottidiani colloquii libellas (Bàle, 154 1), où il expose sa méthode d'enseignement; Fumiliarium colloguiorum formula (Bàle, 1542, in-80). Thorer a, en outre, traduit en allemand YAnatomie de Vésale (1551) et, en latin, l'ouvrage de saint Epiphane Sur la vie et la mort des prophètes, ainsi que plusieurs traités de médecine ancienne. Enfin, il a publié un recueil des principaux auteurs anciens qui ont écrit sur la matière médicale (Bàle, 1528, in-fol.).
THORESBY (Ralph), antiquaire anglais, né a Leeds (Yorkshire) en 1658, mort en 1725. Il s'adonna de bonne beure à l'étude de l'archéologie et, placé à vingt et un ans à la tête d'une importante maison de commerce, il consacra une partie de sa fortune k l'avancement de sa science favorite. C'est ainsi qu'en achetant la collection archéologique de lord Fairfax il commença la formation d'un musée, dans lequel vinrent s'accumuler une foule d'objets antiques, et qui porte encore aujourd'hui le nom de Muséum Thoresbianum. Ses recherches particulières l'amenèrent à
THOR
découvrir dans le comté d'York de nombreux vestiges des travaux exécutés pendant la domination romaine, et les mémoires dans lesquels il rendit compte de ses découvertes lui valurent, en 1697, le titre de membre de la Société royale de Londres. 11 a, en outre, publié k part plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons les deux suivants : Ducatus Leodensis ou Topographie de Leeds et des contrées adjacentes ( 1714 ) et Vicaria Leodensis ou Histoire de l'Eglise de Leeds (1724).
THORICTE s. m. (to-ri-kte — du gr. thôrêklés, cuirassé). Erpét. Syn. de dragone, genre de reptiles sauriens. 1) On dit aussi
THORICTIDE.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des peltides, comprenant quatre espèces, qui habitent le nord de l'Afrique.
THORIGNY, bourg de la Manche. V. Tc~