‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 102 sur 1042 · THOT · texte numérisé non relu

THOT

s'est montré particulièrement injuste. Le grand sculpteur danois était cependant bien connu de ce riche amateur qui avait visité curieusement les moindres ateliers de toutes les villes d'Italie. A l'époque même où il était à Rome, il n'y en avait pas de plus célèbre que celui de Thorwaldsen. Le voyageur qui avait quelque titre à. le pouvoir visiter, après avoir traversé la place Barberini, se dirigeait vers une rue étroite, à l'entrée de laquelle on apercevait d'énormes blocs du plus beau marbre de Carrare. C'était dans cette rue, sur laquelle s'élèvent directement les murs de marbre du palais Barberini, assez vaste pour servir de séjour au plus fier souverain de l'Europe, que le grand sculpteursuédois avait son atelier particulier. Cet atelier ouvrait sur un petit jardin encombré d'une armée de statues, de débris de bustes, de colonnes et de pierres brisées, chargées d'inscriptions. L'atelier, vaste et nu, n'était ni boisé ni peint. C'est là que Thorwaldsen a modelé ses plus grandioses compositions. Ceux qui l'ont vu travailler là. avec un feu qui le rendait insensible à tout ne sauraient oublier le caractère singulier de sa physionome. Son extérieur était frappant, original; il l'eût été partout, mais il l'était doublement à Rome". Au milieu de ces têtes italiennes, d'une régularité si remarquable, ses traits d'homme du Nord paraissaient étranges et discordants. Sa personne et ses manières, sa parole et son action avaient quelque chose d'un géant et faisaient songer aux légendes Scandinaves, On se figure volontiers Thorwaldsen comme le dieu Thor lui-même, frappant avec son marteau des blocs de marbre semblables à des blocs de glace polaire. C'était le Nord dans tout son luxe de vigueur et dans toute sa simplicité. Trente ans de séjour en Italie n'avaient rien adouci, rien changé en Thorwaldsen ; les années avaient glissé sur lui sans agir physiquement sur cette âpre nature du Nord. 11 n y avait en lui aucune de ces délicatesses achevées qui indiquent le goût naturel et comme instinctif du beau, apanage heureux et gloire du Midi ; mais, en revanche, il avait cette solidité d'intelligence, cette virile vigueur d'esprit qui suppléent atout; il en montrait aussi les lignes extérieures : son front était vaste et révélait une pensée hardie et grande; ses yeux étaient petits et de ce bleu dur des Goths et des Huns, mais brillants d'une lumière intellectuelle qui frappait au premier abord. La douceur de son caractère et la bonté du naturel germanique se montraient sur ses lèvres, dans son sourire honnête, mais dénué de grâce. Sa tète tout entière était ornée d'une forêt de cheveux en désordre et qui commençaient à blanchir; ce couronnement donnait à l'ensemble un air vénérable et achevait le portrait.

Thorwaldsen a été l'objet d'un grand nombre d'études biographiques et critiques : Leben und Werke des dânischen Bildhauers Thorwaldsen, von J.-M. Thiele (Leipzig, 1832, 2 vol. in-fol.); Statue e bassi rilievi di Ab. Thorwaldsen incisi e publicati da Fed. Mori (Rome, 1811, in-fol.); Entrée d' Alexandre le Grand à Babylone, frise de marbre, par le même (Munich, 1835, in-fol,); Reumont, Thorwaldsen Gedâchtnissrede (Berlin, 1844, iii-8») ; Hillerup, Thorwaldsen og hans Vaerker (Kjoebenh., 1841-1842,2 vol. in-fol.); L. de Loménie, M. Thorwaldsen, par un homme de rien (Paris, 1341, in-12) ; H. Ch. Andersen, B. Thorwaldsen (Kjoeb., 1844, traduit en allemand par J. Reuscher) ; Marcellin (A.), Mémoire surla vie et les ouvrages de A. Thorwaldsen (Paris, 1848, in-S°). L'ouvrage le plus complet qui lui ait été consacré en France est celui de M. Eugène Pion : Thorwaldsen, sa vie et son œuvre ( 1867, in;i2), avec trent-sept dessins de F. Gaillard, reproduisant les principales compositions du maître,

TIIOHY (Claude-Antoine), écrivain et naturaliste français, né en 1757, mort en 1827. On ne sait rien de particulier sur sa vie, consacrée entièrement' a l'étude. Il a. beaucoup écrit, particulièrement sur la botanique, et a fait partie de diverses sociétés savantes. Nous citerons de lui : Annales originis magni Galtiarum 0.'. ou Histoire de la fondation du Grand Orient de France et des révolutions qui t'ont précédée (Paris, 1823, in-8°) ; Acta Latomorwn ou Chronologie de l'histoire de la franc-maçonnerie (Paris, 1815, 2 vol. in-8») ; Les roses peintes par J.-P. Redouté, décrites et classées selon leur ordre naturel (1817- 1324); Prodrome de la monographie des espèces et variétés connues dugenre rosier (1820, in-12); Monographie ou. histoire naturelle du genre groseilles (1809, in-8°).

THORYME s. m. (to-ri-me). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des chalcidiens, type de la tribu des thorymiens, dont l'espèce type habite la Suède.

THQRYMIEN, IENNE adj. (to-ri-mi-ain, i-è-ne) — rad. thoryme). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au thoryme.

— s. m. pi. Tribu d'insectes hyménoptères, de la famille des chalcidiens, ayant pour type le genre thoryme.

THOSOE, île de la mer du Nord, sur la côte occidentale de la Norvège, diocèse de Dronthehn, par 63° 37' de latit. N. et 6» 7' de longit. E.

THOTH ou TOTU, dieu égyptien que les Grecs ont assimilé à leur Hermès et les Latins à, leur Mercure. V. Mercurk et Hermès.

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