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gné, on accourait à Tubingue pour l'entendre. Malheureusement, le peu de ménagement dont il faisait preuve envers ceux qui professaient des opinions opposées aux siennes mécontenta le duc de Wurtemberg, qui le fit enfermer dans une forteresse, où il mourut au bout de deux ans. Nous citerons, parmi ses ouvrages: Tractatus kistorico-theologicus de festis judsorum et christianorum (Tubingue, 1624, in-40); De verbo Dei, de libris canonicis et apocryphis..., de editionibus Bibliorum autkenticis, de Bibliorum versionitus (Tubingue, 1625, in-4°); De triphci Christi officio, prophetico, regio et sacerdotali (Tubingue, 1626, in-4o); De bello tam offensivo guam defensivo (Tubingue, 1668, in-4»), etc.
THUMITE s. f. (tu-mi-te). Miner. Un des noms de l'axinite.
THUMMEL (Maurice-Auguste de), littérateur allemand, né à Sehœnfeld, près de Leipzig, en 1738, mort en 1817. Il fit ses études à l'université de Leipzig, où il se lia avec Gellert, NVeisse, Rabener et Kleist, et devint, en 1761, gentilhomme de la chambre du prince héritier, Ernest-Frédéric de Saxe-Cobourg, qui, à son avènement, le nomma conseiller intime, puis, en 1768, conseiller en activité et ministre.- Il remplit ces fonctions jusqu'en 1783, époque où il se relira complètement dos affaires pour vivre exempt de soucis, partageant son temps entre les travaux littéraires et les voyages. Il avait' débuté, en 1764, par Wilhelmine ou le Pédant marié, poëme hêroï-coinique en prose, qui obtint un succès universel en Allemagne, tant à cause de la facilité du stylo et de la richesse de l'imagination de l'auteur, que de l'esprit et de la finesse avec lesquels celui-ci y tournait en raillerie les mœurs de la société de l'époque. Ce poème a été traduit en français (1769, in-8°). Plus tard, il écrivit successivement : l'Inoculation de l'amour (1771), conte en vers; Voyage dans les provinces du midi de ta France (Leipzig, 1791- 1805, 10 vol.) et Saint Kilian ou le Double amour, publié seulement après sa mort par Hempel (Leipzig, 1819). Le recueil complet de ses œuvres a été publié à diverses reprises (1812, 6 vol.; 1832, G vol.; 1S44, 8 vol., et 1851-1835, 8 vol.). — Son gendre, Auguste- Guillaume db Thummkl, colonel au service de !a Saxe, né en 1774, mort en 1814 des suites d'une blessure reçue à Mons, a publié, entre autres romans, celui qui a pour titre : Ferdinand (Leipzig, 1803, 2 vol.; 1805, 20 édit.).
TilUMMIG (Louis-Philippe), philosophe allemand, né à Cnlmbach, mort à Cassel en 1728. Pendant quelques années, il servit de secrétaire à des professeurs de Halle, notamment à Woif, a. qui il s'attacha, dont il adopta les opinions philosophiques et qu'il suivit à Cassel. Thumiiiig devint, en 1724, professeur de philosophie et de mathématiques dans cette ville et fit partie de l'Académie de Berlin. Nous citerons de lui les ouvrages suivants : De arboribus ex folio edu~ cutis (Halle, 1721, in-4°) ; De immortalitate animx ex intima ejtts nalura (Halle, 1721, in-4u); Essai d'une explication naturelle des principaux phénomènes de la nature (Halle, 1723, 4 vol. in-8°); Inslitutiones philosophie .Wolfiaux (Francfort, 1725-1726, 2 vol. in-8°).
THUMOS s. m. (tu-moss — mot gr.). Philos. Nom que les platoniciens donnaient au siège des passions intermédiaires entre l'amour du bien absolu et les appétits animaux.
TIIUN ou THOUSE, ville de Suisse, cant. de Berne, dans une situation pittoresque, près de l'extrémité N.-O. du lac de son nom, sur l'Aar, qui s'y partage en deux branches, dont la plus orientale la divise en deux parties, à 20 kiloin. S.-S.-E. de Berne ; 6,000 hab. Ecoles, hôpital, maison d'orphelins, bibliothèque publique ; commerce actif, surtout en fromages et en toiles ; fabriques de kirschwasser. Ses environs offrent des promenades agréables.
THCN (lac de), en Suisse, cant. de'Berne, dans l'Oberland, a 5S2 mètres au-dessus du niveau de la mer; 18 kilom. sur 4 ; 240 mètres de profondeur; 48 kilom, carr. Il est re- • lié par l'Aar au lac de Rienz et parcouru par - de nombreux bateaux à vapeur. Il est entouré de hautes éminences rocheuses. Ses rives, d'un aspect très-gracieux, sont couvertes de maisons de campagne et de villages. Les montagnes majestueuses de l'Oberland . et du Valais terminent au loin la perspective.
T11CN (François-Joseph, comte de), charlatan allemand, né à Vienne dans la première moitié du xvme siècle, mort dans l'obscurité. ■ 11 se lia avec Lavater, dont il adopta les idées mystiques, puis eut l'idée de se livrer au traitement des maladies et d'affirmer qu'il guérissait les malades au moyen d'un prétendu pouvoir magique qu'il attribuait à sa main droite. En appliquant sa main sur l'endroit où se trouvait le siège de la maladie, il déplaçait le mal, disait-il, le chassait et obtenait la guérison. Comme toujours, des crédules se prêtèrent aux tours de passe-passe de ce charlatan, et bientôt le bruit se répandit qu'il obtenait des guérisons miraculeuses. Exploitant à son profit la réputation qu'on venait de lui faire, il parcourut les principales villes de l'Allemagne en donnant des
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séances. En 1794, il se rendit à la foire de Leipzig, où une affluence considérable de malades vint le trouver. Ne pouvant suffire à -tous, il employa des compères pour le remplacer et fit bander dans ce but les yeux des malades*; mais enfin son charlatanisme fut découvert; il dut quitter Leipzig au plus vite et, depuis lors, il vécut dans l'obscurité.
THUN-HOHENSTEIN (Léopold-Léon, comte db), homme d'Etat autrichien, né àTetschen (Bohème) en 1811. Il étudia le droit à Prague, entra en, 1835 dans l'administration judiciaire, remplit successivement divers emplois et fût attaché en 1845 à la chancellerie aulique de Vienne. En 1846, il fut adjoint au comte Rodolphe Stadion, qui avait été chargé, après le soulèvement de la Galicie, de rétablir l'ordre dans cette contrée, et devint ensuite conseiller (1847), puis président du gouvernement de la Galicie (1848); mais il résigna ces fonctions quelques mois plus tard. Membre depuis plusieurs années de la diète de Bohême, il avait jusqu'alors appartenu dans cette assemblée à l'extrême gauche et y était l'un des chefs du parti national. Il s'était, en outre, mêlé au mouvement littéraire tchèque, par la publication de deux ouvrages : De l'état actuel de la littérature tchèque et de son importance (Prague, 1842) et la Place des Slovaques dans la Hongrie (Prague, 1843), dans lesquels il défendait, entre autres points, l'individualité historique et politique des Tchèques. Le 28 juillet 1849, il reçut, dans le ministère Schwarzenberg, le portefeuille des cultes et de l'enseignement, et le conserva dans les cabinets Buol- Schauenstein et Rechberg, qui succédèrent au premier; mais il le résigna lors de la publication de la patente du 20 octobre 1860. Dans les premiers temps de sa carrière ministérielle, il était entré dans la voie des réformes ; mais, zélé catholique, il prit bientôt après une part active à la conclusion du concordat et fit tous ses étions pour en amener la mise en vigueur au profit des cléricaux, en sorte que le fruit de ses premières mesures libérales en faveur de l'enseignement fut presque entièrement détruit. En 1861, il fut envoyé par le corps électoral des possesseurs de fidéicommis à la nouvelle diète de Bohème ; mais il y siégea dans les rangs du parti féodal, qui faisait cause commune avec les nationaux, et ne tarda pas à passer pour le chef le plus influent de ce parti après le comte Clam-Martiuitz. En avril de la même année, l'empereur l'appela à la chambre des seigneurs, où il se fit le chef de l'extrême droite et le champion déclaré des féodaux et des cléricaux. Pendant les débats de la diète de Bohême, relatifs au droit public de cette contrée (1865-1866), il fut le rapporteur de la majorité; mais, après la dissolution de la diète en mars 1867, il ne fut pas réélu, non plus que les hommes de son parti. Cependant, a la chambre des seigneurs en juin 1867, il se prononça énergiquement contre la proclamation de l'autonomie de la Hongrie et de la division politique de l'Autriche et se montra fidèle à ses principes ultramontains, notamment dans les débats sur la question du mariage et de l'enseignement (avril 1868). Les plus remarquables parmi les discours qu'il a prononcés dans la diète de Bohême ont été publiés en brochures isolées.
THUNBEBG (Charles-Pierre), naturaliste suédois, né à Jœnkœping, province de Smaland, en 1743, mort en 1828. Il fit ses études à. l'université d'Upsal et s'y appliqua avec autant d'ardeur que de succès aux sciences naturelles, sous la direction de Linné. Reçu docteur en médecine, il entra au service de la Compagnie hollandaise des Indes orientataies et fut envoyé, en 1772, au Cap de' Bonne-Espérance, où, pendant trois ans, il fit plusieurs excursions dans l'intérieur des régions habitées par les Hottentots et par les Cafres. En 1775, il suivit, comme médecin, l'ambassade envoyée par la Compagnie au Japon et retourna, en 1778, au Cap de Bonne Espérance , d'où il revint peu de temps après dans sa patrie. Il légua plus tard les collections qu'il avait rapportées à l'université d'Upsal, où il était devenu professeur extraordinaire, puis, en 1784, à la mort de Linné le jeune, professeur ordinaire de botanique. Ce fut sur son désir que l'ancien jardin royal de cette ville fut transformé en un jardin botanique, qui appartint à l'université et qui fut ouvert pour la première fois le 4 mai 1807, jour du centième anniversaire de la naissance de Linné. On a de Thunberg : Flora japonica sistens plantas insularum Japonicarum, seeundum systema sexuale emendatum (Leipzig, 1784, in-8°); Voyages en Europe, en Afrique et en Asie pendant les années 1770-1779 (Upsal, 1788 et suiv., 4 vol. iii-8°), traduit en français (Paris, 1796) ; Prodromus plamarum Capensium (Upsal, 1794-1800) ; Icônes pluiitarum Japanicarum (Upsal, 1794-1805); Flora Capeusis (Upsal, 1807-1813, in-S°); Ptantarum, Brasilii'nsium decas prima, en collaboration avec Bilbery (Upsal, 1807, in-4»); Dissertaiiones académies, publiées par-Per.soon à Gœttingue, (1799-1807, 3 vol.); enfin, un grand nombre de mémoires insérés en majeure partie dans les recueils des Académies de Stockholm, de Saint-Pétersbourg et d'Upsal. C'est en l'honneur de ThunbergqiieKetzius a appelé thunberyie un genre de plantes de la famille des acanthacées. Plusieurs autres variétés de