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plantes et d'insectes ont aussi reçu des noms qui dérivent du sien.
THUNBERGIE s. f. (teun-bèr-jl— de Thunberg, botan. suédois). Bot. Genre de sousarbrisseaux grimpants, de la famille des acanthacées, type de la tribu des thunbergiées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Inde et au Cap de Bonne-Espérance : Nous possédons, la thunbbrgie odorante, originaire de la cdte de Coromandel. (Th. de Berneaud.)
— Encycl. Les thvnbergies sont des arbrisseaux grimpants, à feuilles opposées, à fleurs blanches, jaunes ou rouges, généralement marquées à la gorge d'une tache foncée et veloutée. Elles croissent dans l'Inde et nu Cap de Bonne-Espérance. Plusieurs sont cultivées dans nos jardins, mais en général comme plantes annuelles de pleine terre. Pour cela, on les sème sur couche, à la lin de l'hiver ou mieux au commencement du printemps, et on les repique plusieurs fois en pots, sur couche, jusqu'à l'époque de la mise en place, qui arrive, pour le climat de Paris, vers la fin de mai. La floraison se prolonge depuis juin jusqu'en octobre. Cultivées ainsi, elles forment de très-jolies plantes d'ornement, tant par leur feuillage que par leurs fleurs. Elles conviennent pour garnir les treillages le long des murs exposés au midi ; pour couvrir le soldes massifs clair-semés; pour garnir les tiges nues des arbustes, notamment des rosiers cultivés dans les platesbandes ; mais si l'on veut bien jouir de la floraison de ces plantes, il faut les faire grimper ou les palisser. Les pieds .cultivés en pots peuvent être dirigés sur des treillages en boule, en parasol ou en pyramide et produisent ainsi un charmant effet. En général, il est bon de mélanger les variétés, afin que les fl.;urs puissent se faire valoir mutuellement par le contraste. Enfin, on peut en tiretparti pour orner les suspensions et même les' roeailles. Si on les tient en serre chaude ou tempérée, on peut les conserver plusieurs années. L'espèce la plus remarquable est la thunbergie ailée, qui a déjà, donné par la culture plusieurs variétés intéressantes.
THUNBERGIE, ÉE adj. (teun-bèr-ji-é — ■ rad. thunbergie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la thunbergie.
— s. f. pi. Tribu de la famille des acanthacées, ayant pour type le genre thunbergie.
THUNE s. f. (tu-ne). Argot. Pièce de cinq francs.
THUNEN (Jean-Henri de), économiste allemand, mort en 1851. Il passa la plus grande partie de sa vie k Tellow, eu Meeklembourg, principalement occupé de l'étude des problèmes économiques et agronomiques. On lui doit un ouvrage qui a fondé sa réputation ot qui a pour titre ; l'Etat isolé (1826-1850, 2 vol.). Le premier volume a été traduit en français par Laverrière sous le titre de Recherches sur t'influence que le prix des grains, la richesse du sol et les impôts exercent sur les systèmes de culture (lJaris, 1851, in-8°). Le second volume, qui parut seulement vingtquatre ans après le premier, n'a pas été traduit.
TltUNGEN (Jean-Charles du), général autrichien, né dans la Franeonie en 1648, mort en 1709. Il entra de bonne heure dans l'armée impériale, franchit rapidement, grâce à sa bravoure, les grades inférieurs, et, en 1077, fut nommé commandant de Wurzbourg, puis de Strasbourg. Appelé, en 1683, au commandement des troupes du cercle de Franconie, il eut, pendant la guerre contre les Turcs en Hongrie, l'occasion de donner de nouvelles preuves de bravoure et de talents militaires, et, en 1686, fut nommé général et commandant de la forteresse de Funfkirchen (Cinq-Eglises). Quatre ans plus tard, il reçut de l'électeur de Mayence le commandement des troupes et des forteresses de l'électorat. Dans la suite, ii rentra au service de l'empereur, s'empara, en 1704, de la ville d'Ulin, qui était au pouvoir des Français, et fut promu général en chef de l'armée impériale. Son tombeau se voit encore de nos jours dans l'église de Freudenthal (Wurtemberg).
THUNMANN (Jean), historien et archéologue suédois, né en 1746, mort en 1778. Après avoir étudié l'histoire et la philologie à l'université d'Upsal, il fut nommé, en 1769, recteur de l'école de Greifswald, et s'occupa dans cette ville de Hecherches sur l'histoire ancienne de quelques peuples du Nord, qui, publiées à Berlin en 1777, firent beaucoup de bruit et furent vivement critiquées parSchlœzer et par le pasteur Masch; mais elles atti-' rèrent l'attention sur leur auteur, qui, la même année, fut appelé par le gouverne,ment prussien à une chuiro à l'université de Halle. Il y continua avec ardeur ses travaux; mais, au bout de cinq ans, il fut atteint d'une maladie qui l'enleva après dix mois de douloureuses souffrances. Son principal ouvrage est celui qui a pour titre : Hecherches sur l'histoire des peuples de l'Europe orientale (Leipzig, 1774, in-8°). Grâce a. la connaissance approfondie que possédait l'auteur des principales langues vivantes de l'Orient et de l'Occident, il eut toutes les facilités nécessaires pour puiser dans les sources les plus variées, et son livre renferme sur ces peuples, dont l'antiquité est si peu connue, une
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foule de détails complètement inédits jusqu'à son époque. On a encore de Thumminn : llistoria Antigoni Gonatx Macedonum régis (Greifswnlde, 1769); De Billungorum origine (Gieifswahle, 1770); Mémoires sur deux peuples anciens, les Slavianes et les Comans, ouvrage qui obtint, en 1773, le prix proposé par le prince Jablonowski; De confiniis historis et
tique du Nord (Halle, 1775); De la découverte de l'Amérique (Halle, 1776), écrit dans lequel l'auteur, se basant sur les traditions historiques islandaises, cherche à établir que le Winland (Amérique septentrionale) avait été visité par les hardis aventuriers Scandinaves bien longtemps avant l'époque de Christophe Colomb; Description de la Crimée, dans le tome VII Se la Géographie de Busching.
THUR, rivière de Suisse. Elle prend sa source dans le canton de Saint-Ga.il, près d-s Wildhausen, à 20 kilom. S.-S.-O. d'Appenzell, coule d'abord au N.-N.-O., puis au N.-E-, entre dans le canton de Thurgovie, qui en tire son nom, passe à Bischofszel, pénètre dans le canton de Zurich et se jette dans le Rhin par laïive gauche, à 10 kilom. S.-S.-O. de Schaffhouse, après un cours de 110 kilom. La Sitter et la Murg sont ses principaux affluents. Elle n'est navigable qu'une petite partie de l'année.
THUR, rivière de Hongrie. Elle prend sa source dans le coinitat de Szalhmnr, coule d'abord au S, puis à l'O.-N.-O., entre dans le comitat d'Ugots, rentre dans celui de Szathmar et se jette dans la Theiss, après un cours d'environ 140 kilom.
THUUA (Laurent), prélat et poète danois, né dans l'Ile de Laalaml en 1656, mort en 1731. Aptes avoir été pendant neuf ans directeur de l'école de Kioge, il entreprit, en 1690, avec quelques-uns de ses élèves, un voyage en Europe qui dura cinq ans et, de retour en Danemark, devint successivement pasteur de l'Eglise hollandaise de Copenhague et de celle d'Aarhuus. En 1714, il fut élevé sur le siège épiscopal de Ribe. On lui doit un recueil de Poésies (1721, in-4»), qui eut beaucoup de succès, une traduction danoise des Pia desideria du P. Hermann Hugo et une histoire en vers de Jean de Rotsgaard, qui fut publiée par les soins du fils de ce dernier.
TIIURA (Albert), littérateur danois, fils du précédent, mort vers 1740. Il suivit également la carrière ecclésiastique et exerça les fonctions pastorales à Holding, puis à Leirskron. Ses travaux eurent surtout pour objet l'histoire littéraire de sa patrie ; sur ce sujet il a publié deux ouvrages importants, qui peuvent toujours être consultés avec fruit, malgré les travaux plus modernes et plus complets de Nyerup sur la même matière. Ils ont pour titres : Idea historix litteraris Dai iiorum in duas partes dioisx( Hambourg, 1723, ! iii-S»); Gynsceum Danim litteratum, feminis Danorum erudilione vel scriptis Claris conspicuum (Altona, 1732, in-8<>), livre recherché, complétant le précédent. Albert Thura a composé, en outre, des poésies latines et danoises.
THURA (Lauritz de), général et ingénieur danois, iils du précédent, né en 1706, mort en 1759. Les progrès rapides qu'il lit dans les sciences mathématiques et dans l'architecture attirèrent l'attention du roi Christian VI, qui l'envoya à ses frais se perfectionner à l'étranger. Nommé a son retour architecte de la cour (1733), Thura devint par la suite colonel du génie (1744), major général (1753), architecte en chef du royaume et comman'iant du génie (1754). Outre une traduction danoise de Vitruve, avec des planches magnifiques, dont le troisième volume ne fut publié qu'après sa mort, on a de lui : le Vitruve danois, qui contient tes plans, les élévations et- les profits des principaux bâtiments du Danemark, en danois, en allemand et en français (Copenhague, 1746, 2 vol. in-fol.); Description circonstanciée de la résidence royale et capitale de Copenhague, aussi bien que des provinces allemandes qui dépendent du roi (Copenhague, 1748, in-4», avec «ïgO- .
THURAIRE adj. (tu-rè-re — lat. thurarius; de thvs, encens). Antiq. rom. Qui se compose d'encens : Offrande thukairk. il Flûte thurairE, Celle dont on jouait pendant un sacrifice qui ne se composait que d'encens.
THURARIE s. f. (tu-ra-rî — du lat. tfius, encens). Bot. Genre d'arbrisseaux, rapporta avec doute à la famille des styraeées et dont l'espèce type croît au Chili.
THURB, rivière de France.- Elle prend sa source dans le département du Haut-Rhin, coule d'abord au S.-E., baigne Saint-Amarin, Thann, Cernay, se dirige ensuite au N.-E., puis au N., et se jette dans la Lauch, à 3 kilom. S. de C'olmar, après un cours d'environ 70 kilomètres.
THURÉ, village de France (Vienne), cant. et arrond. de Châtellerault; 1,800 hab. Ou y remarque une église romane à coupole, aveo tour et flèche octogonale en pierre ; les ruines de la chapelle sépulcrale de Notre-Damedu-Cimetière; les débris d'un ancien château
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fort, dont il subsiste quatre tours rondes à mâchicoulis; la tour carrée de Pouillé, reste magnifique d'un ancien château, et un curieux souterrain refuge.
THURÉTIE s. f. (tu-ré-sl — de Thuret, botan. fr.). Bot. Genre d'algues, de la famille des floridées, type de la tribu des thurétiées, dont l'espèce type croît sur les côtes de l'Australie.
THURÉTIE, ÉE adj. (tu-ré-si-é — du rad. thurétie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la thurétie.
— s. f. pi. Tribu d'algues, de la famille des floridées, ayant pour type le genre ihurétie.
THURGOVIE, en allemand Tliurgau, un des vingt-deux cantons de la Suisse, entre 47° 23' et 47° 41' de latit. N, et entre 6» 20' et 70 4' de longit. E.; borné au N. par le Rhin, qui le sépare du canton de Schaffhouse et du grand-duché de Bade, à l'E. par le lac de Constance, au S. par le canton de Saint-Gall et à l'O. par celui de Zurich ; 988 kilom. carrés; 93,300 hab., dont 69,231 protestants. Ch.-l., Frauenfeld. Son sol, qui est montueux, est arrosé par le Thur, la Murg, le Rhin, la Sitter et quelques autres petites rivières. Outre une partie des lacs de Constance et de Zell, il y en a plusieurs autres petits. Le climat y est en général doux et sain, et le sol très-fertile, surtout dans la haute Thurgovie. On y recueille du blé, de l'avoine, du vin, des fruits, du chanvre et du lin. L'éducation des bêtes à cornes, des moutons et des porcs forme, après l'agriculture, une des principales branches de l'industrie des habitants. On trouve dans la partie septentrionale de belles forêts. La plupart des villes' sont environnées de vergers considérables. Il y existe une mine de charbon de terre, près de Frauenfeld, et des tourbières. L'industrie manuelle y a principalement pour objet la filature du lin et du chanvre, la fabrication des toiles de coton et autres, de mousselines et de soieries, ainsi que des imprimeries sur toiles, dont les produits, joints à du vin, du gruau d'avoine, du cidre, des fruits secs, un peu de thé, du fromage, des peaux et du bétail, sont l'objet de ce commerce.
Le canton de Thurgovie est le l~e par ordre d'admission dans lu Confédération ; le 12e par son étendue, le lie par sa population. On y parle allemand, La constitution démocratique et représentative du 14 avril 1831 y a été revisée en 1837, en 1848 et 1869. A la tête de la puissance législative se trouve placé un grand conseil, élu dans trente-deux assemblées de cercle (à raison d'un député par 220 citoyens actifs). Les projets de loi votés par le grand conseil restent soumis, pendant un délai de quarante jours, au veto du peuple. Le pouvoir exécutif est conlié à un petit conseil de sept membres élus par le grand conseil.
• Sous les Romains, cette contrée, dit un écrivain, fit partie du canton desTigurins et, à la chute de leur empire, tomba successivement au pouvoir des Bourguignons, des Allemands et des Francs ; réunie ensuite à l'empire d'Allemagne, comme le reste de l'Helvélie, et possédée plus tard par la maison de Zahringen, elle porta le titre de landgraviat et passa enfin dans la possession des comtes de Kybourg; mais, en 1460, elle devint sujette des sept premiers cantons suisses. Ce n'est qu'en 1798, après la révolution de Suisse, et lorsque ce pays devint une république une et indivisible, que le landgraviat de Thurgovie fut érigé en un canton particulier et indépendant. >
THURGOVIEN, IENNE s. et adj. (tur-govi-ain, i-è-ne). Géogr. Habitant de la Thurgovie ; qui appartient à la Thurgovie ou à ses habitants : ies Thurgoviens. La population