‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 121 sur 1042 · TIC · texte numérisé non relu

TIC

verti par saint Sébastien et décapité sur la voie Lavicane en 286. On célèbre sa fête le II août.

TIBURIN s. m. (ti-bu-rain). Ichthyol. Syn. de tiburon.

TIBURON s. m. (ti-bu-ron). Ichthyol. Nom vulgaire du pimélode zungaro et du requin. Il On dit aussi tiberon et tiborin.

TIBURON, cap qui détermine l'extrémité S.-O. de l'Ile d'Haïti, département du Sud, arrond. et à 2 kilom. O.-N.O. de Tiburon, par 18<> 20' de latit. N. et 660 48' de longit. O.

TIBURON, ville et paroisse d'Haïti, à l'extrémité S.-O. de l'île, département du Sud, ch.-l. d'arrond., à 50 kilom. S.-S.-O. de Jérémie et à 74 kilom. O.-N.-O. des Cazes, sur la côte S.-E. de la baie de son nom. Café, coton, indigo.

TIBURON, Ile du Mexique, Etat de Sonora.

TIBURONES, nom de petites Iles de la mer des Antilles, situées près de la côte N.-E. du Guatemala (Honduras), par 15<> 10' de latit. N. et 84o S8' de longit. 0.

TIBT (Paul-Alexandre), littérateur, né à Paris en 1800. En sortant du collège, il obtint un emploi au ministère de la marine et devint sons-chef de bureau àladirectiondes colonies, poste qu'il remplit jusqu'à sa mise à la retraite (1848). M. Tiby a collaboré aux Annales maritimes, à la Revue coloniale, à la Revue des Deux-Mondes, au Petit Courrier des dames, etc. On lui doit, en outre, divers ouvrages : Mémoires d'un jeune prêtre, recueillis et publiés par un laïque (1824, in-12) ; Esquisses romantiques ou Mélanges littéraires en vers et en prose (1827, in-so) ; Notices statistiques sur les colonies françaises (1837-1838, 2 vol. in-8°) ; Deux couvents au moyen âge ou l'Abbaye de Saint-Gildas et le Paraclet au temps d'Abailard et d'Béloise (1851, in-12), etc. M. Tiby a publié également quelques traductions d'ouvrages anglais , notamment l'Histoire des croisades de Charles Mills (1823 et suiv.).

TIC s. m. (tik. — On regarde généralemen t ce mot comme une onomatopée semblable à tic tac; mais Scheler croit qu'il appartient plutôt à la même famille que son équivalent allemand zucken, bas saxon tucken, anglais tugg, ainsi que l'allemand zecken, qui est un provincialisme, tous termes qui sont des formes renforcées de ziehen, ziegen, ancien allemand ziohan, gothique tiuhan, anglo-saxon teohan, teogan, Scandinave toga, etc., tirer tirailler). Pathol. Affection spasmodique des' muscles de la face : Tic convulsif. Tic douloureux.

— Art vétér. Mouvement anomal, vicieux> dont un animal a contracté l'habitude, Il Tic rongeur, Habitude de ronger les murs ou les bois, que contractent quelques animaux domestiques. Il Tic d'appui. Habitude que prend le cheval de mordre ou de ronger en prenant un point d'appui sur le corps qu'il attaque ainsi, a Tic en l'air, Celui par lequel le cheval semble mordre ou ronger, mais en levant seulement la tête, sans rien saisir, il Tic de l'ours, Celui par lequel le cheval porte alternativement le train de devant d'un côté à l'autre, comme fait un ours qui se dandine.

— Par ext. Habitude de faire certains gestes, de prononcer certains mots hors de propos et comme mécaniquement : A l'époque où Jean Gigon s'engagea dans le 17e chasseurs à cheval, le tic de ce régiment consistait à prononcer à tout instant l'interjection : hélas I (A. Gandon.) Les tics sont des habitudes vicieuses qu'on peut et qu'on doit corriger. (Maquel.) Il Penchant maniaque : La fureur de gouverner fut un tic national. (Lemontey.) Ici, l'amour des vers est un tic de famille.

PlEON,

— Encycl. Pathol. On doit distinguer un tic convulsif et un tic douloureux. Le tic convulsif ou tic proprement dit est une affection nerveuse, spasmodique, apyrétique, caractérisée par la persistance de convulsions cloniques siégeant principalement à la face. Les muscles du visage, chez les personnes atteintes de cette sorte d'infirmité, sont affectés d'un mouvement convulsif et grimaçant qui se reproduit à des intervalles variables, quelquefois rég uliers. Sous l'influence des émotions morales ou de conditions, physiologiques variables, telles que la grossesse, le travail de la digestion, la contention d'esprit, les spasmes convulsifs peuvent augmenter d'intensité et de durée; ils cessent au contraire de se produire pendant le sommeil, dans le repos complet des organes de la vie de relation, etc.

Le tic est une affection très-caractéristique et que tout le monde reconnaît sans peine à la présence de ces mouvements grimuçants et bizarres qui animent les muscles du visage d'une façon toujours dissymétrique. On a pu y voir une chorée localisée dans les muscles de la face ; mais le tic est tout à fait différent de la chorée, en ce qu'il n'affecte qu'un groupe très-j/estreint de muscles, qu'il ne s'irradie pas aux autres faisceaux musculaires, qu'il ne s'accompagne pas des symptômes ordinaires de la chorée et qu'enfin il sévit à tout âge, persiste de longues années et ne reconnaît pas les mêmes causes.

Le tic convulsif est inconnu dans sa nature ; il survient à la suite de causes fort diverses. Quelquefois héréditaire, il est, le plus souvent, la conséquence d'une impression

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