TIGE
être réexpédiées en transit dans le courant d'une année, à compter du jour de l'entrée dans un des ports ou postes-frontière du Caucase. Cette ville fut autrefois la capitale du royaume de Géorgie. On fait remonter sa fondation à l'année 496, et on l'attribue au célèbre Nakhtang, qui soumit à cette époque tous 1-es pays situés entre la mer Noire et la mer Caspienne. « Quoi qu'il en soit, dit le Dictionnaire géographique wiioersel , Tiflis était déjà au ix« siècle une des places les plus belles et les plus importantes de cette partie de l'Asie, et le czar David, qui y régna de 1089 à 1130, y fit fleurir les sciences, que la czarine Tamara protégea ensuite de tout son pouvoir et répandit dans ses Etats. Mais, bientôt après sa mort, cette ville fut ravagée par Gengis-Iihan, et le royaume retombadans une barbarie peut-être plus profonde que celle dont l'avait tiré le czar David, qui avait reçu le surnom de Restaurateur. En 1576, Mustapha-Pacha, général du sultan turc Soliman, prit Tiflis et y érigea la citadelle qui existe encore. Après la soumission de cette ville à la Perse, cette cité s'adonna de nouveau aux lettres; elles furent surtout encouragées par le roi Héraclius, qui y établit une imprimerie en caractères géorgiens. En 1795, ce malheureux prince, âgé de quatre-vingt-dix ans, parvint à se soustraire avec sa famille à Aga-Méhéinet- Kan,qui, à la tête d'une armée nombreuse, envahit la Géorgie, s'empara de la capitale et la détruisit presque entièrement. Après la mort d'IIéraclius, eu 1798, la discorde s'éleva dans le royaume à cause de la succession au trône, et Omar, kan des Avares, se disposait k profiter des dissensions intestines pour se rendre maître du pays, lorsqu'une année russe y pénétra et fit reconnaître comme souverain George, fils aîné d'Héraclius, qui, quelque temps avant sa mort, céda à la Russie ses Etats, dont Paul 1er fit prendre possession en 1801. •
TIGA s. m. (ti-ga). Ornith, Genre d'oiseaux grimpeurs, formé aux dépens des pics, et ayant pour type le pic tridactyle.
TIGARÉE s. f. (ti-ga-ré). Bot. Genre voisin des tétiacères. || Syn. de purshia, genre de plantes de l'Amérique du Nord.
— Encycl. Les tigarées ont beaucoup d'analogie avec les ttétracères, auxquels la plupart des auteurs les réunissent. Ce sont des arbustes grimpants, à feuilles arrondies, rudes sur leurs deux faces, ainsi que les rameaux ; les fleurs, groupées en panicules peu fournies, ont un calice persistant, à sépales externes un peu réfléchis, tandis que les intérieurs sont connivents; le fruit est une capsule sèche, rude au toucher, rousse, entourée par le calice et s'ouvrant en deux valves qui ne contiennent qu'une seule graine. Ces végétaux croissent dans les contrées les plus chaudes de l'Amérique du Sud. La tigarée commune, espèce type, est un arbuste sarmenteux qui s'élève jusqu'à la cime des plus grands arbres et Laisse tomber ses rameaux jusqu'à terre; ses fleurs, blauehes, dioïques, sont groupées en panicules à l'aisselle des feuilles. Cet arbrisseau croit à la Guyane; il est si multiplié dans les bois que les voyageurs sont souvent arrêtés dans leur marche pur l'inextricable fouillis de son feuillage et de ses rameaux, couverts de poils rudes qui leur déchirent les mains et le visage. Il fleurit en janvier. Toutes les parties de ce végétal, mais surtout ses feuilles, renferment uu principe amer, soluble dans l'eau et dans l'alcool. On les emploie, dans l'Amérique centrale, comme cordiales et sudonfiques; on en a obtenu de bons effets dans le traitement de la péripneumonie, de l'ascite, des fièvres quartes, de la chlorose et du scorbut; on a surtout préconisé la tigarée contre la syphilis; on en prépare une infusion, dont la couleur rougeâtre a fait donner à la plante le nom de liane rouge. La tigarée velue possède les mêmes propriétés. Ces médicaments sont tout à faits inusités en Europe, et la plante elle-même ne s'y rencontre que dans les jardins botaniques.
T1GBAVAN, ville do l'Ile de Panay, dans l'archipel des Philippines, par 10» 44' de latit. N. et 120"> 41' de longit. E. ; 12,000 hab. environ. Fabriques de tissus de coton et de soie.
TIGE s. f. (ti-je. — Chevallet tire ce mot du germanique : anglo-saxon twig, jeune pousse, ancien allemand swi k, allemand zweig, anglais twig, hollandais ttoijg, toutes formes qui pourraient bien être dérivées de la racine sanscrite lu, croître. En réalité, tige est régulièrement tiré du latin tibia, qui désigne l'os principal de la jambe, et que les Latins employaient aussi dans le sens de flûte, parce que, dit-on, les anciens se servaient de tibias u'auimaux pour faire des flûtes). Bot. Partie supérieure, ordinairement ascendante et aérienne, de l'axe du végétal qui porte les feuilles et les fleurs : Tige ligneuse. Tige herbacée. La tige préexiste à toutes les autres parties des plaines. (P. Duchartre.) Les divisions primaires des TiGBS sont les branches (P. Duchartre.) Les tiges sont naturellement perpendiculaires à l'horizon. (Bonnet.) ûe jeunes tiues inclinées vers la terre se redressent peu à peu. (V. de Bomare.) On a recherché quelle était la cause gui faisait que les tigiss montaient vers le ciel. (Bosc.)