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TIMBRAGE s. m. (tim-bra-je — rad. timbrer). Action ou manière de timbrer: Le timbrage des lettres.
TIMBRE s. m. (tain-bre — du lat. tympanum, mot qui est également le type des mots timbale et tympan. Timbre signifia d'abord
TIMB
une cloche frappée par un marteau, puis, par métonymie, le son que rend le timbre, enfin son de voix en général. Par ressemblance avec une cloche, on a nommé timbre le casque qui surmonte l'écu, et tout ce qui se met sur l'écu pour désigner les degrés de noblesse ou de dignité, puis aussi, populairement, la tête, d'où les locutions avoir le timbre fêlé, être timbre'. Quant à la signification de cachet, marque imprimée, elle procède également du mot grec tumpanon, dans l'acception d'instrument servant à frapper, de tuptein, frapper). Cloche ou clochette immobile, qui est trappée par un marteau : Le timbre d'une horloge, d une pendule, d'un réveille-matin. Il Son que rend une cloche de ce genre : Un timbre sourd, un timbre retentissant.
— Petit appareil qui produit un son retentissant quand on presse avec le doigt un bouton placé à l'extérieur : Le timbre qui correspond à la toge du portier frappe un coup lent : Monsieur rentre; deux coups longs : c'est Madame. (E. Sue.)
— Cordes li boyau qui sont au-dessous de la caisse d'un tambour et qui servent à augmenter le son.
— Qualité du son de la voix ou d'un instrument : Le timbre du violon réunit la douceur à l'éclat. (J.-J. Rouss.). Chaque homme a un timbre de voix qui lui est propre. Descuret).
Ma voix chevrotte un peu, mais son timbre résonne. ' C. Délavions.
— Pam. Avoir le timbre fêlé, le timbre brouillé, Etre un peu fou.
On cherche ce qu'on dit après qu'il a parlé. Et je lui crois, pour moi, le timbre un peu fêlé.