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dites à cause du fléau, il fut décidé que les honneurs de la sépulture seraient accordés au grand artiste, et on l'ensevelit, avec les insignes de chevalier, dans l'église des Frari, comme il en avait exprimé le désir. Le vieil auteur ne nous dit rien de plus ; mais tout porte à penser que, si le cadavre du Titien put être ainsi dérobé à la fosse commune, son enterrement n'eut lieu qu'en présence d'un petit nombre de personnes et sans pompe. Alexandre liesse n'a pas hésité, toutefois, à montrer une foule de seigneurs et de grandes dames richement vêtues, empressés à rendre un dernier hommage à l'illustre peintre. Le cortège sort de l'église Saint-Marc; magistrats , guerriers et patriciens se disputent l'honneur de porter le corps du Titien et s'avancent parmi les pestiférés, morts ou mourants. L'artiste s'est ainsi donné un prétexte à contrastes pathétiques, a oppositions pittoresques. Il s'en est d'ailleurs tiré avec succès. Son tableau, exposé au Salon du 1833, lit sensation. Tout en critiquant l'invraisemblance de !a scène, le manque de perspective dans l'architecture, la pesanteur du ciel et un défaut d'harmonie générale, M. Ch. Lenormant reconnut en cet ouvrage une des meilleures productions de l'école contemporaine, t On y trouve, dit-il, telle tête, tel détail de vêtement auquel les peintres modernes ne nous ont pas accoutumés. Peutêtre n'est-ce qu'un pastiche, mai3 le meilleur pastiche que nous ayons rencontré. » T. Gautier, de son côté, vanta la couleur t ferme et splendide» du tableau, et il «joutait: «On voit bien que les Vénitiens ont passé par là. » G. Planche, plus sévère, s'exprimait ainsi : • Les Funérailles du Titien, de M. Hesse, ne méritent pas le succès qu'on veut leur faire. C'est un ressouvenir adroit de l'école vénitienne; nais il n'y a pas de composition, surtout pas de vérité. •
Un amateur en renom, M. Delessert, se rendit l'acquéreur de cette toile, qui a figuré à la vente de sa galerie en 1869. Elle a été gravée par Lenorinand.
TITILLANT, ANTE adj. (ti-til-lan, an-te — rad. titiller). Qui éprouve une impression de titillation.
TITILLATION s. f. (ti-til-la-si-on — lat. titillatio; do titiltare, titiller). Léger chatouillement : Eprouver un sentiment de titillation. C'est par la titillation de la chair que nous étions déchus, (Proudh.)
TITILLER v. a. ou tr. (ti-til-lé — lat. titiltare, même sens). Chatouiller légèrement : Titiller te palais. Titiller la luette. Le remède titillb les nerfs. (Acad.) , — v. n. ou intr. Eprouver un sentiment de titillation : Ses lèvres, ses narines et ses paupières titillèrent comme lorsque l'on respire par précaution un flacon de vinaigre concentré. (L. Gozlan.)
TITIRE s. m. (ti-ti-re). Entom. Nom vulgaire du satyre bathséba : Les couleurs du TlTiRE sont un peu moins foncées que celles de l'amaryllis. (V. de Bomare.)
TITIR1 s. m. (ti-ti-ri — onomatopée, du cri de l'oiseau). Ornith. Espèce- de pie-grièche,qui habite Saint-Domingue, et qu'on appelle aussi pipiri : On distingue deux variétés du titiri. ii Nom vulgaire du bruant proyer.
— Ichthyol. Syn. de titrj.
— Encycl. Ornith. Le titiri, appelé aussi pipiri, a. un peu plus de 0m,20 de longueur totale et on>, 35 d'envergure; le plumage d'un gris brunâtre en dessus, gris blanchâtre en dessous, avec le dessus de la tête brun noirâtre et les couvertures des ailes et dé la queue bordées de roux. On en connaît une variété qui se distingue par sa taille plus petite, le dessus de la tête jaunâtre et les plumes supérieures grise^ , bordées de blanc. Cet oiseau habile l'Amérique centrale, notamment les Antilles, la Guyane et le sud des Etats-Unis. 11 vit tantôt solitaire ou par couples, tantôt par bandes, et s'approche souvent des lieux habités. Son chant, qu'il fait entendre surtout à l'aurore, n'est pas désagréable ; les noms vulgaires que l'on donne à cet oiseau rappellent assez son cri ordinaire. Il se nourrit do scarabées et d'autres insectes. Le titiri est renommé pour sou audace et son intrépidité;. il se défend courageusement contre les autres oiseaux et même contre les chasseurs ; il niche dans les excavations des vieux troncs d'arbre ou dans les bifurcations des branches les plus touffues et veille soigneusement sur ses œufs et sur ses petits.
T1TIDS (Théophile-Gérard), jurisconsulte allemand, né à Nordhuusen en 1661, mort à Leipzig en 1714. 11 suivit les leçons d'Alberti et de Thomasius à Leipzig, puis passa vingt ans à Rostqck, uniquement adonné à l'étude. Nommé professeur en droit à Leipzig en 1709, il devint successivement conseiller au tribunal d'appel de Dresde (1710) et assesseur au tribunal supérieur de Leipzig (1713). Titius fut chargé par la cour de Saxo de missions délicates. 11. devint notamment un des commissaires chargés d'examiner la conduite des ministres de l'électeur qui avaient signé le traité d'Alt-Ransladt entre Charles XII et Auguste II. Titius avait acquis uns connaissance approfondie des diffarentes parties de • la jurisprudence et il s'attacha à introduire dans l'enseignement du droit public des idées