‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 167 sur 1042 · TITO · texte numérisé non relu

TITO

pliis claires, plus philosophiques et une méthode précise. Outre des Dissertations sur divers points de jurisprudence, recueillies par Hommel (Leipzig, 1729, in-4»), 0n lui doit de savants ouvrages, dont les principaux sont : Spécimen jurispublici romano-germanicHl.èipzig, 1898, in-12), traité dans lequel Titius a surpassé ses prédécesseurs par l'exactitude et la méthode; Droit féodal germanique , considéré d'après sa nature et d'après ta constitution de l'empire (Leipzig, 1699, in-12), dans lequel il a rassemblé un grand nombre de faits qu'il juge sainement ; Ars cogitandi sive scientia cogitalionum cogitanlium, cogitationibus necessariis instrueta et a peregrini$ liberata (Leipzig, 1702); Observationes in Sam, de Pufendorf liliros 11 de officio hominis et civis (Leipzig, 1703, in-12), sept fois réédité; Essai sur le droit canonique d'Allemagne (Leipzig, 1701), réimprimé quatre fois ; Observationum raliocinantium in compendium, juris laulerbachianum centuriœ quindecim (Leipzig, 1703, in-8«); De liaoitu territoriorum germanicorum et inde veniente totius reipubliae forma (Leipzig, 1704); De successione in Germanise territorio (Leipzig, 1707) ; Germanix capitula et eanonicatus (Leipzig, 1707) ;• Juris prioati romano-germanici,.., Ubri XI t (Leipzig, 1709, in-4°); De tibertate juridica (Leipzig, 1710) ; De uiilitate juris naturalis injure civili (Leipzig, 17 1 1) , etc.

TITIUS (Jean-Daniel), savant allemand, né à Konitz (Prusse) en 1729, mort à Wittemberg; en 1797, 11 fut appelé, en 1756, a occuper à Wittemberg une- chaire de physique et de mathématiques qu'il garda jusqu'àsamort. Pendant le siège de cette ville en 1766, il eut le chagrin de perdre les manuscrits de plusieurs ouvrages prêts à paraître. Nous citerons, parmi ses écrits : Magasin pour l'histoire naturelle, tesartset les sciences (Leipzig, 1753- 1754, 4 vol. in-8o); Nouveaux développements sur les connaissances et te bonheur de l'homme (Leipzig, Î753-1754, 4 vol. in-S<>) ; Physicx experimentalis elementa (Leipzig, 1782, irj-S<>); Leçons élémentaires sur l'histoire naturelle (Leipzig, 1791, in-8»); Principes sur la manière de conduire sagement l'économie domestique (Leipzig, 1780, in -80),

TITIUS (Salomon - Constantin ) , médecin allemand, né à Wittemberg en 1766, mort en 1801. Il fit ses études médicales dans sa ville natale, où. il fut reçu docteur en 1790. Deux ans après, il devint professeur extraordinaire de médecine, et, en 1795, il fut nommé professeur ordinaire. Il ne remplit ces fonctions que six ans et fut enlevé par une mort subite k l'âge de trente-cinq ans. Parmi ses meilleurs écrits, nous citerons les suivants : De variis contagionum modis (Wittemberg, 1788, in-4"); De orlucalculorumejusque causis (1790, in-4«); Pellagrm pat/tologta (1792, in-4<>); De signîs icteri pathognomicis (1793, in-4°); De virtute medicamentorum resotventium recte judicanda (1793, in-4°); De calculo sativali sponte excreto (1794, in-40); De fistula vaginœ fzcaria (1794, in-4°); De aeris marini satubritate (1794, in-4o) ; De frigoris extremi in corpus humanum e/fectibus, caloris summi admodum analogis (1795, in-4<>); Dissertatio medico-politica de arte clinica in nosocomiis opportune addiscenda (1795 , iu-4°) ; Uteri structura ex ejusdem functionibus (1795, in-4°).

T1TLIS, montagne de Suisse, dans les Alpes Bernoises, entre les cantons d'Uri, de Berne et d'Unterwalden ; 3,525 mètres de hauteur. Le sommet offre un glacier assez important, mais d'excellents pâturages en tapissent les pentes, vers la base.

TITLONYME s. m. (ti-tlo-ni-me — du gr.

titlos, titre ; onoma , nom ). Bibliôgr. Nom d'une fonction, d'un grade, d'une profession, pris par un auteur à la place de son nom propre : On fait un titlonyme quand on signe ; un Académicien, un Professeur, un Médecin, un Docteur, un Théologien, un Officier.

TITMODSE s. f. (ti-tmou-ze). Ornith. Un des noms vulgaires de la mésange charbonnière.

TITON DU TILLBT (Evrard), écrivain français, né a Paris en 1677, mort en 1762. Son père, directeur général des manufactures et magasins royaux d'armes du roi, lui lit donner à quinze ans une compagnie d'infanterie. Lors de la paix de 1697, il quitta la carrière des armes, acheta une charge de maître d'hôtel de la duchesse de Bourgogne et obtint, vers 1713, une charge de commissaire provincial des guerres, qui vint heureusement réparer les brèches faites à sa fortune. Titon , homme aimable ec d'une grande aménité de mœurs, s'est rendu célèbre par sa passion pour les. lettres et les arts. 11 conçut l'idée du Parnasse français, monument qu'il voulait faire élever à la gloire de Louis XIV et des grands hommes qui ont illustré sou règne, et dont il fit exécuter par L. Garnier le modèle eu bronze (aujourd'hui à la Bibliothèque nationale). Ce projet, que son peu de fortune l'empêcha de réaliser en grand, mérita à Titon les éloges des artistes et des gens de lettres, qui tous espéraient sans doute être placés dans co temple; mais il ne fut point exécuté. On reproche, au reste, à l'auteurd'avoir donné les honneurs de l'apothéose à des hommes fort médiocres, et son excessive indulgence lui attira les épi grammes de Voltaire, parmi les autres projets de Titon du Tillet, il faut citer celui des

TlTft

jeux Zodoiciens, qu'il se proposait d'instituer a l'exemple des jeux Olympiques. D'une extrême obligeance, il recevuit les écrivains dans sa maison et secourait ceux, qu'il savait peu aisés. Il accueillit chez lui le neveu du grand Corneille et recommanda sa petite nièce à Voltaire. Enfin, il rit frapper k ses frais une suite de médailles ' représentant Louis XIV et les principaux poètes et musiciens de son règne. Un grand nombre d'Académies françaises ôt étrangères l'admirent parmi leurs membres. Titon a fait paraître : Description du Parnasse français, exécuté en bronze , suivie d'une liste alphabétique des poêles et des musiciens rassemblés sur ce monument (Paris, 1727, in-12), rééditée avec des additions ; Essai sur les honneurs et sur les monuments accordés aux illustres savants pendant la suite des siècles (Paris, 1734, in-12).

TITOULIHDÉ s. m. (ti-tou-li-oué). Bot. Nom vulgaire du tabernémontane, dans l'Amérique centrale.

TITRAGE S. m. (ti-tra-je — rad. titrer). Détermination des quantités de certaines matières contenues dans certains composés : Le titrage des alcools.

— Techn. Opération de l'industrie des matières textiles, qui a pour objet d'indiquer la longueur ou la grosseur des fils. Il Quantité de fil qui est prise pour unité de mesure : Le titrage varie, non-seulemvnt suivant les différentes matières textiles, niais encore, pour la même matière, suivant les pays. (Maigne.)

TITRE s. m. (ti-tfe — latin titulus, mot qui est formé probablement du radical contenu dans le grec tià, honorer, punir, venger, en composition avec le suffixe lulus. Le grec tià, honorer, punir, venger, d'où timé, estimation^ valeur, rétribution, soit récompense, soit punition, répond à la racine sanscrite ci, primitivement réunir, rassembler, puis rassembler dans son esprit, c'est-à-dire remarquer, connaître, chercher, poursuivre, honorer, vénérer, et entin punir, venger. Cette dernière acception est sans doute liée à celle de chercher, rechercher, poursuivre. La racine ci a produit, entre autres dérivés, le sanscrit cêtya, apaciti, punition, le zend citha, même sens; l'irlandais cia, récompense, cain, amende; l'ancien slave cinitî, ordonner, cinu, ordre , citati, honorer, etc.). Inscription qui fait connaître le sujet, la matière d'un livre, d'une œuvre écrite : Le titre d'un livre. Juger un tivre sur le titrb. Il y a des tragédies dont le titrb seul annonce le aénoàment. (Cha- . teuub.) Toujours un titre ambitieux éveille la critique. (Boissonade.) Le titre implique presque toujours le plan de l'ouvrage. (Peyrat.) il Page du livre qui porte cette inscription : Titre orné. Déchirer te titre, il Inscription placée en tête d'une des divisions d'un ouvrage, pour en indiquer le sujet : Le titre d'une section. Le titre d'un chapitre, d'un paragraphe, il Subdivision employée dans les recueils de lois, dans les^ouvrages de jurisprudence : Livre douze, titrb trois du Digeste. Titrk Des faillites, dans le Code de commerce.

— Dénomination sous laquelle est connue une œuvre d'art : Le titrb d'un tableau, d'une statue, d'une gravure.

— Qualification donnée à certaines personnes appartenant à une casie privilégiée : Le titre de prince, de duc, de comte, de baron. Des titres de noblesse. La vanité cherche les titres les plus éclatants. (Fléeh.) Les titres ne sont rien pour la postérité. (Volt.) Nous sommes jaloux, avides de toutes sortes de titres, et nous ne justifions pas même celui de notre condition. (S.-Dubay.) Un titrb ne fait qu'alimenter , 'que boursoufler l'orgueil de l'homme. (M«>o Cainpan.) Ce n'est pas sur les parchemins, mais dans l'âme que doivent s'imprimer les titres de noblesse. (Delillc.) Le propre des titres aristocratiques est de se transmettre de celui qui les a mérités à son fils, qui n arien fait pour lesacquérir. (Thiers.)

Il Qualification donnée par honneur: Ou donne aux rois le titre de Votre Majesté, aux cardinaux celui de Votre Eminence. (Acad.) u Dénomination donnée à un cardinal et empruntée à l'une des églises de Rome : Cardinal du titre de Saint-Pierre-aux-Liens.

— Qualification exprimant une relation sociale, une fonction, une dignité : Le titrk depère, d'époux. Le titris de parent, d'ami, de bienfaiteur. Le titrk de ministre, de préfet. Le titre d'ouvrier ne convient qu'à ceux qui travaillent de leurs mains. Charles V, qui a mérité le titre de sage, n'a jamais cru que sa puissance fût au-dessus des lois de son devoir. (Cal de Retz.) Le plus beau titre de l'homme est celui dihomme. (Clément XIV.) Le titre d'homme public est un honneur, et celui de femme publique un outrage. (De Bonald.) Le titrb de fils adoptif est plus honorable que celui de légataire universel. (Dupin.) Aujourd'hui, le titre de citoyen justifie toutes les ambitions. (P. Leroux.) Le chef de l'Etat, quel que soit son titre, n'est que le mandataire du peuple, qui lui adjoint pour conseil d'autres mandataires, les députés, (Proudh.)

Penses-tu, lui dit-il, que ton litre de roi Me fasse peur ni me soucie?

La Fontainb. '

— Propriété d'uqe charge, d'un ofiice, droit d'exercer une profession qui ne peut être exercée qu'en vertu d'uu diplôme, d'un brevet : Former opposition au titrb d'un office. IlH'a

tlttt

pas encore reçu son titre de notaire, d'avocat de médecin.

~ Pièce qui sert & établir un droit, une qualité : Titre de propriété. Produire des titres authentiques. On lui a soustrait ses titres. Titres au porteur. Titres nominatifs. Titres de rente. La Bourse est le murehê aux capitaux condensés sous forme de titres. (Proudb.)

— Droit qu'on a d'obtenir, de posséder, de faire quelque chose : Posséder un bien à titrb d'hérédité, à titrb d'achat. C'est son plus beau titre de gloire. Il a des titres à l'estime des honnêtes gens. A quel titrb m'imposez-vous silence? Les plus mauvais titres à l'attachement de nos amis sont des titres de créance. (Petit-Senn.) On finit très-vite par se croire des titres à une possession que tout le monde reconnaît. (E, Soherer.)

Pourquoi l'assassiner? qu'a-t-il fait? & quel litre ? Qui te l'a dit?.-

Racine.

Ce monde-ci n'est qu'une loterie

De biens, de rangs, de dignités, de droits,

Brigués sans litre ou répandus sans choin.

Voltaire.

— Raison d'être comparée ù uu droit : Le passé appartient o l'homme au même titrb que l'avenir. (Ballanche.)

— Antiq, rora. Etiquette placée en tèto d'un rouleau ou volume manuscrit, répétée à la fin du même rouleau, sur un morceau de parchemin inscrit au bas du rouleau.

— En titre, Comme titulaire, comme possesseur principal, et non d'une façon précaire ou secondaire : Professeur en titrk. Connais

Page 1