TITS
Donner un titre d'honneur : Titrer toi homme, une terre.
— Techn. Titrer les fils, En faire le titrage, en déterminer la titre, le .numéro : // serait à désirer que l'on titrât tous les fils d'après un système basé sur le système métrique. (Maigne.)
— Chim. Titrer une liqueur, Introduire une quantité déterminée de substance, de façon à donner à la liqueur un certain titre.
Se titrer y. pr. Prendre, se donner le titre de : Se titrer marquise. Il Peu usité.
TITRI, s. tri, (ti-tri). Ichthyol. Genre de poissonsj qui habite les mers d'Europe et d'Amérique : L'abondance et la délicatesse des titris font que tout le monde en mange. (V. de Bomare.),
— Encycl. Ichthyol. Le titri ou iitiri est un très-petit poisson, dont le corps est marqueté de noir et de gris et les nageoires agréablement variées de rouge, de vert ou de bleu très-vifs. Il se trouve surtout dans la nier des Antilles et quelquefois peut-être, d'après quelques auteurs, dans la Méditerranée. Ses couleurs, d'abord blanchâtres, deviennent grises avec l'âge. A certaines époques, il remonte, en troupes innombrables, de la mer vers l'intérieur des terres. Il recherche surtout les rives où le courant est moins rapide ; s'il rencontre une cascade, il s'élance hors de l'eau, s'avance en glissant sur la roche et arrive ainsi au-dessus de la chute. Là, on le prend en très-grande abondance, car il y en a souvent un très-grand nombre sur les rochers, et il suffit d'arriver avec un bateau, où on les fait tomber aisément avec la main.
■ La pêche de ces poissons, dit le Père Labat, est très-facile. Quatre personnes prennent un linge chacune par un coin et, le tenant étendu, elles le passent entre deux eaux aux environs de l'endroit où elles voient fourmiller une grande quantité de ces poissons, et, l'élevant en l'air, elles en prennent des milliers. Lorsque ces poissons se tiennent au fond de l'eau, il n'y a qu'à marcher dans la rivière pour les faire lever et les Décher. • On prétend que le titri se nourrit d'œufs de crustacés; en tout cas, il est très-bon à manger et n'exige pour ainsi dire aucun apprêt; il suffit de le laver à grande eau, puis île le faire cuire tout entier, car il n'y a rien à rejeter; mais il faut le consommer dès qu'il est péché, car il ne se conserve pas longtemps.
TITRIER s. m. (ti-tri-é — rad. titre). Religieux qui était préposé à lagarde des titres d'un monastère.
— Fabrieateur, falsificateur de titres.
T1TSCHEIN (NE0-), ville des Etats autrichiens (Moravie), sur le penchant d'une colline, près d'un petit affluent de l'Oder, ch.-l. d'un des six cercles de ce pays, sur la rive droite de la Titsch; 7,000 hab. Elle e.st bien bâtie et a deux faubourgs. Manufactures de draps et de lainages, teintureries, constructions de machines à vapeur.
TITSINGH (Isaae), voyageur et orientaliste hollandais, né k Amsterdam en 1740, mort en 1812. Il entra de bonne heure au service de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, occupa pendant plusieurs années l'emploi de conseiller à Batavia et fut envoyé comme chef du commerce au Japon en 1778. Mais la guerre ayant éclaté à cette époque, Titsingh se vit contraint, faute de moyens de transport, de rester longtemps dans la petite lie de Desiina. Il alla plusieurs fois ensuite, comme ambassadeur de la Compagnie, à Yédo, saluer l'empereur du Japon, sut par ses manières prévenantes nouer des relations avec les plus hauts personnages de la cour de ce souverain et retourna k Batavia en 1784, rapportant avec lui une foule d'objets curieux et d'observations importantes, ïitsingh fut nommé peu après gouverneur
■ de la forteresse hollandaise de Chinchoura, près de Chandernagor, et devint, en 1794, chef de l'ambassade envoyée eu Chine par le gouvernement dé Batavia. Pendant son séjour dans ce pays défiant, il sut se faire aimer comme au Japon et fut admis à des fêtes de la cour; mais le mauvais état de sa santé le força de se décharger d'une partie de ses fonctions sur Van Braam, son secrétaire d'ambassade. De retour de celte mission vers la fin de 1795, il ne quitta plus la Hollande, après avoir séjourné pendant trente et un ans en Orient. Lorsqu'il avait habité le Japon, il s'était complètement familiarisé avec la langue, les mœurs et les coutumes de cette contrée, et l'on espérait que, de retour en Europe, il publierait les résultats de ses observations dans des contrées presque complètement inconnues k cette époque. Cet espoir ne se réalisa pas, et, à sa mort, ses collections furent dispersées. On ne put recouvrer qu'une faible partie des manuscrits, d'après lesquels Nepveu publia l'ouvrage intitulé : Cérémonies usitées au Jaoonpour les mariages et les funérailles (1819, 2 vol. in-8°). Abel de Rémusat fit paraître à son tour, d'après les mêmes manuscrits, les Mémoires et anecdotes de la dynastie régnante des Djogoum ou souverains du Japon (1820, in-8°). Le XXIVo volume des Annales des voyages renferme, en outre, une Description de la terre de Jéso, traduite du japonais par Titsingh, et c'est par son intermédiaire que la grande bibliothèque de Paris s'est procuré