‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 185 sur 1042 · TOL · texte numérisé non relu

TOL

C'est une des villes les plus importantes de l'Asie Mineure." Elle s'étage en amphithéâtre et les rues sont généralement bien pavées. Fabrication d'objets en cuivre; fabriques d'étoffes de coton et soieries. Un tremblement de terre lui a fait éprouver de grands désastres en 1825.

TOKAY, bourg de Hongrie. V. Tokai.

TOKEN-BBSSEYS, groupa de petites Iles de la mer des Moluqr.es, situé au S.-E. de l'Ile de Boutou, entre 5° 15' et 6° 32' de latit. S. et 120O 53' et 1220 16' de longit. E. Elles sont environnées de rochers de corail qui en réunissent plusieurs. Les détroits qui séparent les autres sont d'une navigation dangereuse à cause des courants qui y existent. La plus considérable s'appelle Binocoko.

TOK-KEE s, m. (tok-ki). Erpét. Espèce de lézard de l'Inde et de la Malaisie.

— Cncycl. La couleur du tok-kee est gris vert, zébré de bleu pâle et mat, le tout taché de rouille. Il est plus grand, plus gros et plus ventru que le lézard vert d'Europe. Il a la tête plate et large, l'œil rond, vitreux, de couleur jaune clair; exposée au jour, la pupille n'est qu'une fente de la largeur d'un cheveu. Mais ses pattes sont surtout remarquables. Chaque doigt, armé d'un ongle trèsaigu qui paraît rentrer dans une sorte de gulne, est, de plus, entouré d'une membrane qui s'étale sur le sol et y adhère facilement. La peau qui recouvre le pied est formée d'écaillés saillantes, entaillées en quinconce ; celle qui forme la semelle présente des écailles lisses, de forme ronde vers l'ongle et disparaissant vers l'originedu doigt pour faire place à des écailles parallèles et égales entre elles, de toute la largeur du doigt et disposées en travers de sa longueur. Cette disposition rappelle assez celle de nos persiennes. Le (oi-A«e,malgré son allure habituelle, lente et empâtée, marche et court facilement quand il le veut; il se tient aussi bien sur le plafond que sur le sol et grimpe même le long d'une glace, ce qui s'explique par la façon dont le mouvement du pied s'exécute. A chaque pas qu'il fait, il relevé d'abord ses vingt doigts en l'air et les pose ensuite sur le sol par un mouvement pareil à celui que nous produisons en ouvrant et en fermant tour à tour la main posée sur une table, la paume en l'ail1. La cohésion s'opère donc ainsi : les lamelles en persienne laissent pénétrer l'air entre elles sous le pied quand l'animal le relève, elles le chassent quand il le pose. Quand l'animal inarche le dos vers la terre sur des surfaces moins unies qu'une glace ou sur un inur, la griffe joue aussi son rôle. Comme l'hirondelle en Europe, le tok-kee est en vénération chez les Malais; les habitants de la maison où il lui plaît de vivre sont préservés de maladie; d'autres prétendent que, dès qu'il y a un malade mortellement atteint, le tok-kee se hâte de disparaître.

TOENO-S1MA, Ile de la mer de la Chine, située au N. de i lie Lieou-Khieou, par 27» de latit. N. et 125° 35' de longit. E.

TOKOZ, lie de Hongrie, comitat de Raab, Elle est formée par le Raab au S. et la Rabnitz au N., qui se réunissent sous les murs de Raab. Elle a environ 30 kilom. de l'E. à l'O., sur 16 kilom. dans sa plus grande largeur. On y remarque plusieurs villages et de nombreux hameaux. Son sql marécageux est traversé par plusieurs canaux.

TOKTAM1SCH-AGLEN, kan ou empereur du Kaptchak, pays situé entre l'Oural et l'Alula, mort en Sibérie en 1406. Il descendait de Gengis-Khan. Ayant excité par son mérite et par son courage la défiance de son souverain, Ourousch-Khan, et craignant d'être mis à mort, il entra en révolte ouverte, fut battu et chercha un refuge à Samarkand, près de Tamerlan, qui lui donna plusieurs districts de l'empire du Kaptchak. Attaqué bientôt par les fils d'Ourousch, Toktamisch subit plusieurs déf.iiies; mais, grâce aux secours que lui donna Tamerlan, il s'empara de Seganak et il reçut alors le titre de kan (1376). Pendant quelque temps, la foriune parut alors lui sourire. Il battit Timour-Mélik, conquit Séraï et le Kaptchak presque tout entier, entra en Russie, brûla Moscou et plusieurs autres villes (1382), puis ravagea la principauté de Rezan. En 1385, se laissant emporter par une ambition démesurée, il n'hésita point à envahir la Perse, prit et saccagea Tauris, dévasta l'Adzerbaidjaii et exerça d horribles cruautés sur les musulmans; puis, se tournant contre Tamerlan à qui il devait son royaume, il attaqua ses généraux, remporta quelques succès, mais fut complètement vaincu par Tamerlan lui-même, entre Terek et le Volga (1395). Toktamisch se réfugia alors auprès du grand-duc de Lithuanie Vithoud, qui prit son parti et attira par là dans ses Etats les armées victorieuses des Mongols. A partir de ce moment, l'ancien kan du Kaptchak mena une vie errante et misérable, et fut enfin tué en Sibérie par Djanibeig.

TOKTONAÏ, rivière de Mongolie, dans le pays du Khou-Khou-noor. Elle coule de l'E. à l'O. et se jette dans le Kingcha-kiang, après un cours d'environ 200 kilom.

tol s. m. (toi). Bot. Espèce d'aloès.

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