T0LA
TOLA s. f. (to-la). Antiq. Nom donné, dans .l'Amérique du Sud, à des monticules de sable que les Indiens élevaient sur leurs sépultures.
TOLA ou TOULA, rivière de Mongolie, pays des Khalhas. Elle se forme de deux sources qui sortent du flanc occidental des monts TerelJzy, coule à l'O.-S.-O., puis au N.-O, et se jette dans l'Orkhou, par la droite, après un cours d'environ 400 kilom.
TOLAGA, baie de la Nouvelle-Zélande, sur la côte N.-E. de l'Ile Eaheino-Mauwe, dans le grand Océan austral. Elle est abritée de tous les vents, excepté de celui du N.-E.; l'an crage est bon.
TOLAÏ s. m. (to-la-i). Mamra, Espèce de lièvre qui vit en Asie : ieTOLAf ne diffère du lapin que par la longueur de sa queue. (V. de Bomare.)
— Encycl. Le total est intermédiaîre,comme taille, entre le lapin et le lièvre; il a la tête plus allongée, plus effilée elles oreilles moins longues à proportion que ce dernier ; la tête et le dos mêlés de brun et de gris pâle; la gorge et le dessous du corps blancs; le cou jaunâtre, ainsi que les oreilles, qui sont bordées de noir en dessus; du blanc autour des yeux et du museau ; la queue noire en dessus et blanche en dessous. Il habite l'Asieet particulièrement les terres voisines du lac Baïkal, en Tartarie. Il creuse des trous dans la terre, pour s'y faire une retraite; mais, quand il est inquiété, il se réfugie (fans les terriers d'autres animaux ou dans les excavations des rochers. La femelle est très-féconde. La chair de cet animal rappelle celle du lapin par la couleur et celle du lièvre par la qualité. '
TOLA1N (Henri-Louis), homme politique français, né à Paris en 1828. Il apnrit de bonne heure l'état de ciseleur en bronze. Doué d'une remarquable intelligence, le jeune ouvrier employa tous ses instants de loisir à compléter son instruction, puis s'attacha d'une façon toute particulière à l'étude des questions économiques et sociales. Nommé, en 1861, secrétaire adjoint de la commission ouvrière pour l'Exposition de Londres, il fit partie des délégués envoyés dans cette ville pour étudier les produits industriels des diverses nations (1862) et assista au grand banquet de clôture de l'Exposition. Pendant son voyage à Londres, M. Tolain fut vivement frappé des avantages des trade's unions et de l'élévation des salaires des ouvriers anglais, quoiqu'ils travaillent inoins longtemps. De retour a Paris, il exposa le résultat de ses observations et se prononça pour le régime de la liberté. En 1863, il prit part à la rédaction d'une pétition en faveur de la Pologne, à celle du manifeste dit des Soixante, demandant l'adoption de candidatures -ouvrières au Corps législatif. Aux élections générales qui eurent lieu cette même année, il posa sa candidature dans la 5« circonscription, mais n'obtint qu'un petit nombre de voix.
Le 28 septembre 1864, M. Tolain assista au fameux meeting international d'ouvriers qui eut lieu à Saint-Martin's Hall, à Londres, et dans lequel furent posées les bases de l'Association internationale des travailleurs. Un comité fut chargé d'élaborer les statuts de cette société, fondée sur le type des trade's unions et ayant pour objet de défendre la cause des travailleurs, de rendre les ouvriers de tous les pays solidaires des grèves et de généraliser au besoin ces grèves dans certaines circonstances. M. Tolain fut nommé secrétaire correspondant pour Paris, avec MM. Fribourg et Limousin. En septembre 1865, il assista aux conférences de Londres et se rendit, l'année suivante, au congrès de Genève, où il collabora au Mémoire des délégués français. En 1866, M. Tolain quitta le burin pour devenir rédacteur du Courrier français, dirigé par Vermorel. Après que ce dernier eut quitté le journal, il cessa d'y collaborer et entra comme employé chargé de la correspondance chez un grand industriel, M. Chavagnat, chez lequel il resta jusqu'au 4 septembre 1870. Dans l'intervalle, il prit part, comme délégué de la section de l'Internationale de Paris, aux débats des congrès de Lausanne (1867), de Genève (1867), fut impliqué en 1868 dans une poursuite intentée à des membres de l'Internationale et condamné le 6 mars, comme faisant partie d'une société non autorisée, à 100 francs d'amende. Au congrès de Bruxelles (1868), M. Tolain protesta contre les idées communistes; puis, au congrès de Bàle (1869), il se rit remarquer par la chaleur avec laquelle il défendit le principe de la propriété individuelle. Il ne fut point compris dans lu second procès fait aux adhérents à l'Internationale, mais il était sous, le coup de nouvelles poursuites lorsque eut lieu 1 effondrement de l'Empire (4 septembre 1870). Pendant le siège de Paris, M. Tolain servit dans les rangs de la garde nationale. Lors des élections municipales du 7 novembre, il fut élu par 13,046 voix adjoint au maire du XIe arrondissement, et lors des élections du 8 février 1871 , 89,132 électeurs de la Seine l'envoyèrent siéger à l'Assemblée nationale.
A Bordeaux, M. Tolain vota contre les préliminaires de paix, puis il revint à Paris peu