TOLA
nateur, le second sur cinq, par le département de la Seine.
TOLALLYLE s. m. (to-la-li-le — de tolu, et de allyle). Chim. Radical supposé du sulfure de tolallyle.
— EnCyCl. V. THiÛNESSALLE.
TOLAND (John), écrivain irlandais, né à Redcastle, prèsdeLondonderry.en 1670, mort en 1722. Issu de parents catholiques, il embrassa le presbytérianisme et, après avoir reçu le diplôme de maître es arts k Edimbourg, il se rendit à Leyde pour y compléter son instruction. De retour en Angleterre, Toland alla habiter Oxford (1692), où ilamassa des matériaux pour divers ouvrages. En 169S, il se rendit à Londres et publia alors son fameux livre, le Christianisme sans mystères, où tous les principes de la religion chrétienne étaient attaques dans leur base, et qui souleva un violent orage. Forcé de quitter Londres, il se réfugia à Dublin; mais le parlement de cette ville, excité par le clergé, condamna son livre au feu et ordonna îles poursuites contre sa personne. Toland rej tourna alors en Angleterre, publia une apologie de ses opinions, puis se lança dans la | politique et écrivit divers ouvrages dans les- , quels il défendait les idées libérales des whigs. Mais, comme il était sans fortune et qu'il ne , retirait presque rien de ses écrits, il mena l'existence la plus précaire. En 1701, il passa en Hanovre et dédia à l'électrice Sophie, qui venait d'être reconnue héritière présomptive de la couronne d'Angleterre, son ouvrage intitulé Anglia libéra. S'étant ensuite rendu à Berlin, il eut avec Beausobre, en présence de la reine de Prusse, une controverse théologique des plus chaudes. De retour en Angleterre, il fit ouvertement profession de foi de panthéisme dans son ouvrage intitulé : le Socinianisme tel qu'il est (1705). Deux ans plus tard, il partit pour le continent, chargé par le ministre Harley de lui envoyer des rapports secrets sur tout ce qu'il pourrait apprendre dans les cours étrangères. Il voyagea dans ce but en Hanovre, e*h Autriche, en Bohême, en Hollande; mais comme Harley ne lui donnait que des subsides dérisoires et qu'il vivait misérablement, il se décida à retourner dans son pays. Toland continua à écrire et fit paraître en 1720 son Pantheisticon, qu'il se mit à vendre lui-même en cachette. A cette époque, sa santé s'était profondément altérée. Accablé d'infirmités, il se relira chez un charpentier, dans un petit village près de Londres, à Patney, et reçut alors des secours de lord Molesworth, qui se chargea de pourvoir à ses besoins. Pendant sa dernière maladie, il montra une grande résignation philosophique.Quelqu'un lui ayant demandé, au moment où il était sur le point d'expirer, s'il désirait quelque chose : < Je n'ai besoin que de la mort, répondit-il. » — ï On a présenté Toland et ses écrits sous le jour le plus faux, dit M. P. Louisy. Les théologiens, ses ennemis, ou plutôt, comme il disait, « ces imposteurs sacrés de toutes les » religions,! qu'il avait flagellés sans ménagement, « quelque ménagement qu'ils eussent » pris puur mener le peuple par le nez en • partageant ses dépouilles, • s'acharnèrent sur sa mémoire et en firent une sorte de monstre livré à tous les vices. Ses disgrâces doivent être attribuées à une vanité excessive; il affectait d'être singulier en tout; il n'avait ni critique, ni élévation d'idées, ni style; cependant il avait la passion de la liberté, des vues généreuses^ on ne lui reproche aucune mauvaise action. Rationaliste comme Locke audèbut, il arriva par degrés au déisme ou plutôt au panthéisme, qu'il avait d'abord combattu. » On lut doit de nombreux ouvrages, dont nous avons déjà cité quelques-uns. Les principaux sont : la Milice réformée (Londres, 1698, in-8<>), pour créer une armée capable de prévenir toute invasion ; la Vie de Hilton (1698), dirigée surtout contre l'authenticité du Nouveau Testament; Amyntor ou Défense de la Vie de Mdton (1699); Clilo, poème sur la force de l'éloquence; l'Art de gouverner par les partis (1701); Lettres à Serena (1704), dissertations philosophiques traduites en français par d'Holbach (1768, in-8°); Adeisidemon [1708,), écrit où il ne reconnaît d'autre Dieu que la machine du monde mue par elle-même, sans le secours d'aucune cause agissante; Oriyines juduic& (1710), où la révélation judaïque est représentée comme une production humaine doutlauthenticité estdouteuse; De l art de faire une restauration (1714) ; /laisons pour naturaliser les juifs en Angleterre (1714); Nasarenus (1718), ou il nie la divinité de Jésus-Christ; Pantheisticon (1720), mélange despuiozisme et de ses propres idées. Un a aussi de lui des Œuvres posthumes, publiées en 1726 (2 vol.).
TOLANE s. m. (to-la-ne), Chira. Hydrocarbure moins hydrogéné que le toluylène, et qui preuu naissance dans l'action de la potasse en solution alcoolique sur le diuromure de toluylène.
— Encycl. Le tolane Ci*HM> est un hydrocarbure aromatique isomère de l'aïuhraceue ; il a été découvert par MM. Limpricot °et Schwauert. Il prend naissance lorsqu'on chaude pendant dix ou douze heures à 130», en vase clos, un mélange de dibromure de toluylène C1*Hi*Brs et de notasse alcoolique. La réaction s'accomplit en deux phases et
TOLC
peut être exprimée par les réactions suivantes :
CUrIi2BrS + KHO Bromure de to- Potasse,
luylène.
= KBr + H*0 + CHHUBr
Bromure Eau. Toluylène
potassique. monobromé.
Cl*H«Br + KHO = KBr + H^O + C14H10 Toluylène Potasse. Bromure Eau. Tolane. monobromé. potassique.
Il se forme encore, suivant Zinin, lorsqu'on distille avec de la potasse le produit de l'action du pentachlorure de phosphore sur la dioxybenzoîne, en tant au moins qu'on maintient le mélange en ébullition pendant quelque temps :