PERMETTRE
TÔLERIE s. f. (tô-le-rl— rad. tôle). Art du
tôlier.
— Fabrique de tôle.
— Objets en tôle : Tôlerie notre. Tôlerie galvanisée. Vendre de la tôlerie.
TOLET s. in, (to-lè). Mar. Cheville de bois ou de ter, qu'on enfonce au-dessus du platbord d'une embarcation, pour recevoir l'estrope d'un aviron ou pour s'appuyer pendtwt qu'on le manœuvre.
— Mécan. Pièce semblable à un tolet d'embarcation, sur laquelle pivote une autre pièce ayant un mouvement oscillatoire horizontal ou oblique.
TOLET (Pierre), médecin français, né \»rs 1502, mon vers 1588. Après avoir fait a^s études médicales à Montpellier, ou il se lia avec Rabelais, il alla pratiquer son art avec, un grand succès à Lyon et devint médecin de l'Hôlel-Dieu, 11 se signala pendant des maladies épidémique.squi ravagèrent cette ville de 1564 à 1577, et reçut successivement le titre de médecin de Charles IX, de Henri III et de Catherine de Mèdicis. Tolet était l'ami intime du malheureux Dolet, et ils s'adressèrent réciproquement des vers latins. Nous citerons, parmi ses écrits : Appendices ad opusculum P. Bagellardi De morbis puerorum (Lyon, 1538, in-8<>) ; la Chirurgie de Pautus JEyineta (Lyon, 1540, in-8») ; 1 Expédition et voyage de l'empereur Charles-Quint en Afrique, traduite du latin (Paris, in-4<>) ; Paradoxe de la faculté du vinaigre contre les escriis des modernes, oà plusieurs choses sont démontrées non esloiguées de' la vérité (Paris, 1549, in-8").
TOLET ou TOLEDO (François), cardinal, négociateur , théologien , né à Cordoue en 1532, mort a Rome en 1596. Il entra dans la compagnie de Jésus, en 1558 fut envoyé à Rome, où il professa avec éclat la philosophie et la théologie, fut nommé prédicateur de Pie V (1569) et exerça les mêmes fonctions sous Grégoire XUI, Sixte V et Urbain VIL Grégoire XIV, Innocent IX et Clément VIII le nommèrent leur théologien et lui confièrent des missions importantes qui mirent en évidence se3 talents comme négociateur. Kn 1593, il fut élevé au cardinalat (c'est le premier jésuite qui ait été décoré de la pourpre) et contribua puissamment à l'absoluiiou de Henri IV, en levant toutes les difficultés que les intrigues de l'Espagne faisaient naître dans l'esprit du souverain pontife. On soupçonna même la faction espagnole d'avoir abrégé ses jours par le poison. Il a laissé de savants ouvrages de théologie, entre autres des Commentaires sur l'Ecriture sainte et Summa conscienliae (161$), traduit en français fous le titre d'Instruction des prêtres, souvent réimprimé.
TOLET (François), médecin lithotomiste français, né en 1647, mort en 1724. 11 fut attaché comme médecin à l'hôpital de la Charité, à Paris. Tolet est l'auteur d'un ouvrage sur la taille, qui, pour la richesse des faits, le choix judicieux des méthodes appropriées aux divers cas, la clarté de l'exposition, ne le, cédait à aucun de ceux qui avaient paru jusqu'alors sur le même sujet. Aussi cet ouvrage eut-il un très-grand succès. Il a pour titre : Traité de la lithotomie ou De l'extrac~ lion de la pierre hors de ta vessie (Paris, 1681, in-12).
TOLÉT1ÈRE s. f. (to-lé-tiè-re — rad. tolet). Mar. Renfort cloué sur le plat- bord, pour servir d'appui aux avirons et recevoir
le toii^l.
TOLFA, bourg des Etats de l'Eglise, à 16 kilom. E. de Civita-Vecchia; 2,000 hab. Mine d'alun aux environs, la plus riche de l'Italie.
TOLL
' TOLGA, ville de l'Algérie, province de Constantine, dans l'oasis de son nom. Elle était autrefois une des cités les plus tloriss rUes du Zab. Elle possède un castrum avec six tours bien .conservées, dans lesquelles s'enchevêtrent les bâtisses des Sahariens.
■ Tolga, dit M. L. Piesse, renferme encore un grand nombre de mosquées, de zaouîas et de koubbns. La grande mosquée est construite en pierre, ce qui est assez rare dans les Zibans ; les-chapiteaux et quelques colonnes appartiennent à l'époque romaine. La mosquée n'a point de minaret; elle est surmontée de coupoles demi-sphériquesou ovoïdes. La zaouTa la plus célèbre est celle de Sidi-Ali-ben-Ametir; on y garde quelques livres ayant trait a la religion et à lu grammaire."Cest à Tolga (vue siècle de l'hégire) qu'un nommé Seeda entreprit la réforme des mœurs peu régulières de ses parents, compagnons et amis; il sut se créer bienlôt des partisans auxquels il donna le nom de sunnites, c'est-à-dire respectant les prescriptions de la Sunna, ou recueil des actes et des paroles de Mohammed. Seeda et ses partisans opposèrent longtemps une sérieuse résistance à la famille des Mozni, gouverneurs des Zibans pour les sultans hafsides. C'est à Tolga encore que Si-Meïojib , caïd du Zab -Dahraoui, donna l'hospitalité au sergent- major Pelisse, le seul Français échappé au massacre de la casbah, à Biskra, en 1844, en attendant qu'il pût faire prévenir par un courrier le duc d'Aumule de ce qui se passait. »
TOLHUYS, village du royaume de Hollande (Gueldre), sur le Rhin, un peu au-dessus de Schenk. C'est laque Louis XIV effectua, en 1672, le passage du Rhin.
TOLI s. m. (to-li). Ichthyol. Espèce d'alose, de Pondichéry.
TÔLIER s. m. (tô-lié — rad. tôle). Celui qui fabrique de la tôle.
TOLIMÀ, volcan de la Nouvelle-Grenade, dans la chaîne'des Andes, entre les vallées du Cauca et de la Msigdalena, à 150 kilom. O. de Santa-Fé-de-Bogota, par 40 46' de latit. N. et 77° 56' de longit. E.; 5,584 mètres de hauteur. Ce volcan, que l'on croyait éteint, est de nouveau en ignition depuis 1826.
TOLL s. m. (toi). Nom donné aux plantations, dans la Sénégambie.
— Bot. Nom donné par les nègres du Sénégal à la lian? à citron.
TOLL (Charles-Ferdinand, comte de), général russe, né dans la Livonie en 1778, mort en 1842. Il fut élevé à l'Eeole des cadets de Saint-Pétersbourg, entra en 1790 dans l'armée, fit avec distinction, comme oflicier d'étut-major, les campagnes contre les Français et contre les Turcs, et rendit en 1812 d'éclatants services en qualité de quartiermaître général de ftoutonzof. L'année suivante, il remplit les mêmes fonctions auprès de Barclay de Tolly, fut promu lieutenant général sur le champ de bataille de Leipzig, se prononça, dans le conseil de guerre tenu après la prise d'Arcis-sur-Aube (1814), pour que les alliés marchassent sur Paris et, à la paix, devin quartier-maître général de I étatmajor impérial, puis chef de l'état-major de la premip-.'C armée, et enfin, en 1826, général d'infanter.e. Diebitsch, ayant pris en 1829 le commandement en chef de l'armée de Turquie, offrit à Toll d'être son chef d'état-major, et ca dernier, bien que plus ancien dans le service, accepta cette offre avec empressement. Il contribua éminemment par ses excellentes dispositions au succès de la bataille de Kuletschwa et reçut à cette occasion, de l'empereur Alexandre, le titre de comte. Pendant la campagne de Pologne en 1831, il fut de nouveau chef de l'état-major gérféral de Diebitsch, prit provisoirement le commandement en chef après la mort de ce feld-maréchal et, au siège de Varsovie, dirigea, après que Paskewitch eut été blessé, les opérations décisives du dernier jour de ce siège. Sa carrière militaire finit avec l'insurrection de Pologne. Appelé à cette époque à Saint- Pétersbourg et nommé membre du conseil de l'empire, il devint en 1833 directeur en chef des voies de eominunicaiion par terre et par eau et des travaux publics de la Russie et déploya dans ces fonctions une rare activité. Tous les ans il entreprenait un voyage d'inspection dans les différentes provinces de
lempire, et ce fut aux fatigues résultant de ces pénibles voyages qu'il succomba. Bernhurdi a publié en allemand les Mémoires du général russe de Toll (Leipzig, 1856- 1858, 4 vol.).
Toiin, roman de M. Edmond About (1855). Ce roman a été composé d'après un recueil de- lettres originales et valut à son auteur une violente accusation de plagiat. Il a existé a Rome une jeune fille du nom de Vittoria Suvorelli. La pauvre enfant a aimé un prince italien, elle a été trahie et elle est morte. Ses malheurs n'ont rien d'imaginaire; ils ne sont pas l'œuvre d'un romancier , mais de son amant. Après la mort de Tolla (diminutif de Vittoria), ses parents, pour rendre un dernier hommage à sa mémoire et pour punir le prince qui l'avait trahie, ont fait imprimer à Paris les lettres du prince et les lettrés de Tolla, dans un petit volume in-8° (Bethune et Pion, 1841). M. Edmond About, ayant par hasard rencontré ce volume qui contient vingt-cinq pages de correspondance et envi-
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ron trois cents pages de récit, eut l'idée de puiser dans cette histoire vraie les éléments d'une fiction, et il se mit au travail, coupant, rognant, ajoutant, inventant, mais toujours
fuidé par le volume en question. Tolla parut ans la Revue des Deux-Mondes et, bientôt après, en volume. Alors, ce fut un haro général! On cria : « Au voleur! au plagiaire 1 ■ M. About avait eu le tort de ne pas indiquer les sources où il avait puisé les éléments de son livre. Cela dit, racontons en quelques mots l'histoire de Tolla et de ses amours avec le jeune et beau prince Lello Coromila-Borghi. Tolla n'a pu voir Lello, le lion des bals de Rome, le roi de la jeunesse dorée, sans l'aimer de toute l'ardeur de ses dix-huit ans. De son côté, Lello a distingué Tolla entre toutes les jeunes Romaines qu'il rencontre chaque soir dans quelque salon de la ville, et bientôt, agréé par les parents de Tolla, il est admis & venir passer tous les jours quelques heures en com|iagnie de sa fiancée. Lello s'est engagé solennellement à épouser Tolla; mais il a demandé quelque délai, car son père est à deux doigts de la mort et il maudirait son fils s'il apprenait qu'il projette de s'allier avec la famille Feraldi, beaucoup moins noble et moins riche que la famille des Coromila- Borghi. Qu'importe à Tolla? Elle est sûre de l'amour de son Lello et elle ne demande rien de plus. Cependant le bruit.de leurs amours se répand dans Rome ; les jalousies naissent de toute part ; les mauvaises langues essayent de ternir la pureté de Tolla, et le comte Feraldi presse Lello de donner à son amour la sanction du mariage. Lello hésite ; il ne peut se décider à demander le consentement de son père; mais il renouvelle ses serments a Tolla et il obtient un nouveau délai. Enfin son père meurt; voilà désormais Leilo libre de sa fortune et de son nom, mais il ne peut se marier pendant le temps de son deuil, et son union avec Tolla est encore une fois reculée. Enfin, au moment de la conclure , Lello est appelé à Londres par son frère aîné, auquel Il ne peut se dispenser d'obéir. Il reviendra; Tolla décide qu'elle entrera au couvent jusqu'au retour de son fiancé ; elle y entre en effet et Lello part pour Londres. Mais il s'arrête à Paris et la, entouré de toutes sortes de séductions, il finit par oublier Tolla, ses serments et son amour. C'est là ce que voulait son frère qui, à-défaut du chef de la famille, n'a reculé devant aucun moyen pour empêcher la mésalliance projetée par Lelio. Un jour, celui-ci apprend quèTollaest mourante ; il s'éveille aussitôt comme d'un rêve, quitte Paris, arrive à Rome et se heurte au convoi funèbre de la malheureuse Tolla, morte d'amour et de désespoir. « Le récit dans Tolla, dit M. Emile Montégut, alterne entre le ton passionné qui convient au roman et la sécheresse qui caractérise la chronique. On sent trop, en lisant ce livre, que M. About n'a pas tiré directement, de son imagination la belle histoire qu'il raconte. On sent trop quelquefois que ce ne sont pas des observations personnelles qu'il met en ordre, mais des documents qu'il a sous les yeux. Tantôt il semblu développer quelque point qui lui a paru intéressant et dramatique, tantôt résumer et abréger des détails qui lui ont paru longs et oiseux. L'histoire est en elle-même très-émouvante, et cependant, sous la plume de l'auteur, eile n'excite pas toute l'émotion qu'elle contient. On ne pleure pas lorsque Tolia entre au couvent, on ne pleure pas lorsque la plus jolie fille de Rome, belle encore, pour un jour, dans la mort, traverse les rues de la ville éternelle sur sa couche funèbre de velours blanc. Le livre n'en est pas moins plein de détails heureux et charmants; certains caractères ont été esquissés à grands traits avec une finesse vigoureuse, et le duo d'amour entre Lello et Tolla, dans le palais Feraldi, le soir des fiançailles, compose deux des plus jolies pages qu'on ait écrites dans ces dernières années. »
TOLLAND, comté des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, Etat du Connecticut, entre les comtés de Windham, du New- London, de Hartford et l'Etat de Massachusetts; superficie, 19 lieues géographiques; 20,000 hab. Les monts Chaius couvrent la partie N. du coinié. Ses principaux cours d'eau sont le Shetuket, la Scantic et le Wohicumbaugh. Les habitants tirent un grand parti de l'exploitation des forêts. On y trouve des scieries, des fabriques de potasse, des forges et des hauts fourneaux.
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TOLLE ET LEGE (Prends et lis). Ces mots décidèrent la conversion de saint Augustin, ainsi qu'il le raconte lui-même dans ses Confessions. Agité par les remords, lié par l'habitude, entraîné par la crainte, subjugué par la passion, il veut et ne veut pas. Un jour enfin, livré aux plus violentes agitations, il avait fui la compagnie de quelques amis fidèles pour aller chercher sous un bosquet de son jardin la solitude et le calme qui manquaient à son cœur; il invoquait, bien que confusément, le secours du ciel; tout à coup il croit entendre sortir comme d'une maison voisine une voix qui lui disait : « Toile et lege, Prends et lis. • Surpris, se demandant de quel endroit est partie cette voix, et surtout quelle lecture lui était indiquée, il court retrouver Alype, son ami. Un livre était placé Sous ses yeux ; c'étaient 'les Epilres de saint Paul ; Augustin l'ouvre au hasard et tombe sur ce passage de l'apôtre : Ne passez pas voire vie dans les festins et les plaisirs de ta table, mais revétez-uous de votre seigneur Jésus- Christ, et gardez-vous de sotisfuire les désirs déréglés de ia chair. Augustin n'eut pas besoin d'en lire davantage ; un rayon de lumière avait dissipé les ténèbres de son intelligence et embrasé son cœur d'une flamme toute céleste.
Dans l'application, la forme française est aussi usitée que la forme latine :
1 Nous sommes des gens d'ordre; nous marchons en quête delà vérité avecl'équerre et le baromètre. J'ai peur qu'un docteur de l'école ne nous présente un jour un élégant manuel relié en toile anglaise, dans lequel il nous dirait avec une autorité à laquelle je ne saurais répondre : « Ne vous occupez plus « de voir ce qui existe autour de vous; pre- » nez ce livre : Toile et lege; toute l'œuvre » de Dieu est là, par A plus B. «