‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 20 sur 1042 · PHINE · texte numérisé non relu

PHINE

TÉTRACANTHIQUE S. m. (té-tra-kan-tike — du préf. tétra, et du gr. akantha, épine). Enlom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des hydrophiliens, dont l'espèce type vit au Sénégal.

TÉTRACARPE s. m. (té-tra-kar-pe — du préf. tétra, et du gr. karpos, fruit). Bot. Syn. de schkurhrie, genre de composées.

TÉTRACARPÉE s. f. (té-tra-kar-pé — du préf. tétra, et du gr. karpos, fruit). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des dilléniacées, tribu des dilléniées, dont l'espèce type croit en Tasmanie.

TÉTRACAULODON s. m. (té-tra-kô-lo-don — du préf. tétra, et du gr. kaulos, tige; odous, dent). Mamm. Genre de mammifères fossiles, du groupe des mastodontes.

TÉTRACÉLIS s. m. (té-tra-sé-liss — du préf. tétra, et du gr. kélis, tache). Helminth. Genre de vers, du groupe des planaires.

TÉTRACELUON s. m. (té-tra-sé-Ii-on — du préf. tétra, et du gr. kellion, tumeur). Bot. Syn. de tétrapome, genre de crucifères.

TÉTRACENTIGRADE adj. (té-tra-san-tigra-de — du préf, tétra, et de centigrade). Physiq. Se dit. d'un thermomètre dont l'échelle, entièrement positive est divisée en 400 degrés et s'étend de la température de la congélation du mercure à sa température d'é • bullltion de — 40° a + 360.

TÉTRACÈRE adj. (té-tra-sè-re — du préf.

tétra, et du gr. keras, corne). Hist. nat. Qui a quatre cornes, quatre antennes, tentacules ou quatre appendices filiformes.

— s. m. Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des dilléniacées, tribu des dilléniées, comprenant une quarantaine d'espèces, qui croissent dans les régions tropicales.

— s. m. pi. Moll. Famille de mollusques gastéropodes marins , correspondant au groupe des nudibrancb.es.

— Encycl. Bot. Les tétracères sont des arbrisseaux ou des arbustes, le plus souvent sarmenteux et grimpants, à feuilles alternes, entières ou dentées; les fleurs, hermaphrodites, polygames ou dioïques, réunies en grappes ou en panicules, présentent un calice à cinq (rarement quatre ou six) sépales presque égaux, étalés, persistants; une corolle à trois (rarement quatre) pétales hypogynes, caducs ; des ètamines hypogynes, en nombre indéfini ; un pistil composé ordinairement de quatre ovaires connivents à la base, surmontés d'un style simple, terminé par un stigmate en tête ; le fruit Se compose de trois ou quatre capsules coriaces, à une seule loge, renfermant une ou deux graines ascendantes et munies d'un arille.

Ce genre comprend une trentaine d'espèces, répandues dans toutes les régions tropi: cales. Elles possèdent une astringenee trèsprononcée, due à un principe amer qui se trouve dans toutes les parties de la plante. Leurs tiges flexibles sont employées comme les liens, et leurs feuilles rudes servent, comme les prèles, à polir le bois et les métaux. Quelques-unes sont cultivées dans nos serres, dont elles garnissent et ornent trèsbien les parties supérieures par leurs longs

TETR

rameaux à feuilles persistantes ; il leur faut un mélange de terre tourbeuse et de gravier; on les multiplie facilement de boutures, faites avec, du bois aoùté et mises en pots remplis de sable, que l'on recouvre d une cloche. Toutes ont à peu près le même faciès et ne se distinguent guère que par leurs caractères botaniques.

Le tétracère volubile atteint la hauteur de 5 mètres à 6 mètres; ses tiges flexueuses, qui s'enroulent autour des corps voisins, portent des feuilles ovales et des fleurs jaunes, groupées en panicules lâches ; ses fruits sont des capsules ovoïdes, glabres, coriaces, brunes, velues au sommet et renfermant une seule graine noirâtre et ridée. Il croît dans les régions les plus chaudes de l'Amérique du Sud, à partir de l'isthme de Panama, et dans quelques-unes des îles voisines; on le trouve surtout dans les bois. Ses feuilles sont astringentes et employées en fomentations ; on se sert aussi de leur décoction pour déterger les plaies. Ces propriétés se retrouvent du reste dans la plupart des autres espèces. Cet arbuste, qui fleurit au printemps, est quelquefois cultivé dans nos serres.

Le tétracène à feuilles oblongues se distingue du précédent, surtout ;par la [forme de ses feuilles, qui sont aiguës et à dents écartées, ainsi que par ses rameaux et ses pédoncules entièrement glabres : il habite le Brésil, notamment la province de Rio-Janeiro, et se trouve surtout dans les forêts vierges, où il fleurit en mars ; ses feuilles et son Dois sont employés comme astringent dans le traitement des plaies.

Le tétracère de Rheede se reconnaît à ses ' feuilles grandes, oblongues, entières et glabres; ses fleurs blanches, d une odeur agréable, paraissent à l'automne ; ses fruits sont d'un rouge foncé brillant ; ;il croît au Malabar, dans les montagnes et les terrains rocailleux ; il possède les propriétés des espèces précédentes et sert aux mêmes usages.

Le tétracère de Breyn a des feuilles ovales elliptiques, atténuées en pétiole aminci, terminées en pointe et rarement dentées, des fleurs en panicules terminales, composées de grappes irrégulières, à bractées et à pédoncules velus ; il croît! au Brésil, dans les forêts vierges ; on s'en sert pour .préparer des cataplasmes, qu'on applique sur l'oedème des pieds et des testicules, fréquent et même endémique dans ces contrées.

TÉTRACÉTOHYDROCHLORANILI-

QUE adj. (té-tra-sé-to-i-dro-klo-ra-ni-li-ke — du préf. tétra, de acétique, et de hydrochloranilique), Chiin, Se dit de l'éther tôtracètique de la dichlorodioxyhydroquinone, qu'on désigne souvent à tort sous le nom d'acide tétracé tohydrochloranilique.

TÉTRACÉTYLSAL1CINE S. f. (té-tra-sétil-sa-li-si-ne). Chim. Corps qui dérive de la salicine par la substitution de quatre fois le radical acétyle à quatre atomes d'hydrogène.

— Encycl. Ce corps est étudié sous la rubrique générale Dérivés de la salicine et sous la rubrique particulière Acétylsalicine au mot salicine. V. ce mot.

TÉTRACHA s. m. (té-tra-ka — du gr. tetracha, par quart). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des c>cindélites, comprenant une quarantaine d'espèces, presque toutes américaines, et dont une seule habite l'Europe.

TÉTRACHÈTE s. f. (té-tra-kè-te — du préf. tétra, et du gr. chaitê, cheveu). Bot.

TETR

Genre d'algues, de la tribu des bacillariées ou diatomées.

TÉTRACHILE adj. (té-tra-ki-le — du préf. tétra, et du gr. cheilos, lèvre). Entom. Qui a quatre lèvres ou palpes labiales.

— s. f. ' pi. Subdivision de la tribu des pyralides. ,

TÉTRACHIRE adj. (té-tra-ki-re — du préf. tétra, et du gr. cheir, main). Zool. Qui a quatre mains. Il Peu usité ; on dit quadrumane.

TÉTRACHLORHYDROQUINONE S, f. (tétra-klo-ri-dro-ki-no-ne — du préf. tétra, de chlorhydrique, et de quinone). Chim. Corps qui résulte du remplacement, dans l'hydroquinone, des quatre atomes d'hydrogène non basiques par du chlore. Il On rappelle aussi

CHLORHYDRANILE et PERCHLORHYDROQUINONE,

parce queies deux atomes d'hydrogène qu'il renferme encore ne sont pas remplaçâmes par le chlore.

— Encycl.' V. QUINONE.

TÉTRACHLOROQUINHYDRONE S. f. (té-

tra-klo-ro-ki-ni-dro-ne — du préf. tétra, de chlorique, et de quinkydrone). Chim. Composé qui dérive de la quinhydrone par la substitution de quatre atomes de chlore à quatre atomes d'hydrogène.

— Encycl. V. QUINONE.

TÉTRACHLOROQUINONE S. f. (té-tra-klo-

ro-ki-no-ne — du préf. tétra, et de chloroquinone). Chim. Dérivé chloré de la quinone, qui renferme quatre atomes de chlore substitués aux quatre atomes d'hydrogène de ce corps. Il On l'appelle aussi perchloroquinonb

et CHXORANILE.

— Encycl. V. quinone.

TÉTRACHLOROTÉRÉBÈNE S. m. (té-tra-

klo-ro-té-ré-bè-ne). Chim. Dérivé tétrachloré du térébène, qui se forme lorsqu'on fait passer du chlore a travers de l'essence do térébenthine. V. térébenthine.

TÉTRACHLOROTÉTROXYQUINHYDRONE

s. f. (té-tra-klo-ro-té-tro-ksi-ki-ni-dro-ne — du préf. tétra, de chlorique, et de oxyquinhyarone). Chim. Composé qui résulte de l'oxydation à l'air de la dichlorodioxyhydroquinone.

TÉTRACHNE s. m. (té-tra-kne — du préf.

tétra, et du gr. acknê, glume). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des festucées, dont l'espèce type croît au Cap de Bonne-Espérance.

TÉTRACME s. m. (té-tra-kme — du préf.

tetra, et du gr. akmê, pointe). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des sisymbriées, dont l'espèce type croît sur les bords de la mer Caspienne.

TÉTRAGNÈME s. in. (té-tra-knè-me — du préf. tétra, et du gr. knèmé, jambe). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des chalcidiens, tribu des encyrtites.

TÉTRACOMOS s. m. (té-tra-ko-moss — gr.

TETR

tetrahomof; de tettares, quatre, et de kâmos, air de table). Antiq, gr. Quatrième comos, quatrième chant qu on exécutait pendant le repas.

TÉTRACOQUE adj. (té-tra-ko-ke — du préf. tétra, et de coque). Bot. Qui se compose de quatre coques : Fruit tétracoque.

TÉTRACORDAL, ALE adj. ( té-tra-kordal, aie — rad. tétracorde). Qui a rapport au tétracorde.

TÉTRACORDE s. m. (té-tra-kor-de — du préf. tétra, et de corde). Ane. mus. Lyre qui avait quatre cordes. Il Suite de quatre sons dont le premier et le dernier formaient un intervalle de quarte : Mi, fa,t>ol, la, formaient

Un TÉTRACORDE.

— Encycl. Le système musical de l'Europe moderne s'appuie sur la gamme, c'està-dire sur une succession de sept sons venant se résoudre sur une huitième note nommée octave, ;qui n'est que le redoublement du premier son entendu. Le système du moyen âge avait pour fondement l'hexacorde, formant une succession de six sons ; mais, tandis que notre gamme se reproduit toujours exactement, précisément, d octave en octave, les hexacordes, fondés sur une division arbitraire, se succédaient sans se ressembler, s'enchevêtraient les uns dans les autres et engendrèrent la solmisation par nuances, l'un des procédés les plus grossièment inintelligents dont l'histoire de l'art fasse mention. Ce système des hexacordes avait sans doute pris sa source dans celui des tétracordes, qui formait la base de la musique grecque et avec lequel il avait une grande analogie. La composition, la succession, la marche et les différentes espèces de tétracordes font connaître intimementle système musical des Grecs.

Quoique les Grecs eussent le sentiment de l'octave, puisqu'ils avaient donné le nom à'antiphonie a la consonnance des sons reproduits à l'octave ou à la double octave, par opposition à Vhomophonie, qui n'était autre chose que le chant à l'unisson, la base de leur écnelle musicale n'était point, comme chez nous, l'octave se reproduisantsans cesse, toujours semblable à elle-même ; cette base, au contraire, était l'emploi répété du tétracorde et l'octave elle-même subissait toujours la division tétracordale.

Le système entier comprenait quatre tétracordes consécutifs, plus une corde supplémentaire, et le nombre total des cordes était de quinze. Chaque tétractrde comprenant quatre cordes, leur ensemble, plus la corde supplémentaire, devrait donner dix-sept cordes; mais, dans certaines successions de tétracordes, la première corde du supérieur venait se confondre avec la dernière de l'inférieur ; dans ce cas, le tétracorde était dit conjoint ; il était, au contraire, appelé disjoint si sa première note était placée un degré au-dessus de la dernière, du précédent. Le tétracorde conjoint était dbnc celui-ci :

conjonction.

1er tétracorde, Si, ut, ré, mi. — Mi, fa, sol, la, 2« tétracordt, et le tétracorde disjoint :

Page 1