DISJONCTION
1er tétracorde, Mi, fa, sol, la. — Si, ut, ré, mi, 2e tétracorde.
On voit donc que l'étendue du système était de deux octaves et comprenait l'intervalle de disdiapason, espace suffisant' pour les différents genres de voix.
Voici le tableau complet des tétracordes grecs, avec les notes correspondantes de notre système musical :
TETRACORDON
hyper boléon.
TETRACORDE
des aiguës.
TETRACORDON
diézeugmenon.
TÉTRACORDE
des séparées.
TETRACORDON
méson.
TÉTRACORDE
des moyennes.
TETRACORDON
hypaton.
TÉTRACORDE
des principales.
Nété hyperboléon, ia dernière des aiguës
Paranété hyperboléon, la pénultième des aiguës
Trite hyperboléon, la troisième des aiguës.
Nété diézeugmenon, la dernière des séparées
Paranété diézeugmenon, la pénultième des séparées
Trite diézeugmenon, la troisième des séparées
Paramèse, proche de la moyenne.
Mèse, la moyenne
Lycanos méson, celle des moyennes qui se touche du premier doigt.
Parhypate méson, proche de la principale des moyennes
Hypate méson, la principale des moyennes. .
Lycanos hypaton, celle des principales qui se touche du premier doigt. Parhypate hypaton, proche de la première des principales .......
Hypate hypaton, la principale des principales . . .
Proslambonaménos, l'ajoutée ou surnuméraire
fcaît \ a » ~>
an.
La.
Ton .
Sol.
Ton.
Fa.
Demi -ton.
Mi.
Ton.
lié.
Demi-ton.
Ut.
Ton.
Si.
Ton.
La.
Ton.
Sol.
Ton.
Fa.
Demi-ton.
Mi.
Ton.
lié.
Ton.
Ut.
Deini-tou.
Si.
Ton.
La.
« Le tableau' ci-dessus, dit d'Ortigue, nous présente d'abord une série de quatre tétracordes, conjoints deux par deux : le plus grave, l'hypate, ou des principales, conjoint avec le méson, ou des moyennes, par la corde de conjonction mi ; le tétracorde diézeugmenon,ou des séparées, conjoints avec l'hyperboléon, ou des aiguës, par la corde de conjonction mi.
• Au milieu de ces quatre tétracordes, c'està-dire entre le second et le troisième, s'opé-
rait la. séparation ou disjonction. L'ordre essentiel à observer dans les tétracordes, pour l'ordre diatonique, était qu'ils devaient être divisés par un demi-ton suivi d'un ton majeur et d'un ton mineur, comme on peut le voir dans ce tableau :
Mi L . La
„ , ton mineur „ , lie . Sol
Ut t0" ma(jeUr F* Si deml-t0n Mi
» Le demi-ton était partagé en deux quarts de ton par une corde enharmonique; le ton majeur était partagé en deux semi-tons, dont le plus bas, le miijeur, était également partagé en deux quarts de ton; le plus haut, le mineur, n'était point partagé, non plus que le ton mineur, leur minorité les rendant tous deux incapables, suivant la doctrine desnneiens, de recevoir aucune corde , ni chromatique ni enharmonique.
» Cela posé, on appelait cordes perma-
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nentes ou irnmobiles (soni stantes) les deux extrêmes de chaque tétracorde, simi, mi la. Ces deux cordes restaient toujours les mêmes. Les cordes mobiles ou variables (soni mobiles) étaient celles qui étaient comprises entre les extrêmes invariables. Elias étaient douées de la propriété de mobilité pour faciliter le passage de l'ordre diatonique dans le genre chromatique ou enharmonique.
» Pourtant (et c'est ici que nous allons remarquer la singulière propriété de cette corde si, qui, bien que formant dans les quatre tétracordes ci-dessus une corde immobile, devait néanmoins être altérée, parce qu'il arrivait que, dans telle disposition du chant, elle se trouvait en relation de trois tons avec le fa, ce qui était contraire aux lois de toute harmonie et prohibé par le sentiment de l'oreille), pourtant, disons-nous, cet ordre tétracordal n'était pas tellement rigoureux qu'il ne pût être interverti, soit par le déplacement de la conjonction, soit par la transposition d'un tétracorde. C'est ce qui avait lieu lorsque le si, se rencontrant tout à coup en relation de trois tons consécutifs avec le fa inférieur, cessant d'être le premier degré du tétracorde diézeugmenon, devenait le second degré d'un nouveau tétracorde dont la base ou le point de départ était la corde la ou la mèse, avec laquelle il n'était plus distant que d'un demi-ton, puisqu'il était bémolisé, et donnait lieu à un nouveau tétracorde conjoint avec le second tétracorde méson, ou des moyennes, et séparé du tétracorde hyperboléon, ou des aiguës, nouveau tétracorde qui, pour cela, était appelé synemménon, et qui était figuré ainsi : la, si\>, ut, ré. «
On voit quel était le mécanisme de ce système et quel ordre présidait à la succession des divers tétracordes dont il était composé. Pour désigner chacune des notes, Aristide Quintilien nous apprend que l'on fit choix de quatre voyelles t, a, 11, <■>, et qu'en les combinant avec le thêta, on en avait formé les quatre sons thé, tka, thé, thà, pour les besoins de la solmisation.
TÉTRACRINE s. m. (té-tra-kri-ne — du préf. tétra, et du gr. krinon, lis). Echin. Genre d'échinodermea crinoïdes fossiles.
TÉTRACRYLIQUE adj. ( té-tra-kri-li-ke — du préf. tétra, et de acrylique). Chim. Se dit d'un acide isomère de 1 acide quarténylique, qui se produit à. l'état de dérivé chloré, en même temps que l'acide chloroquarténylique , lorsqu on traite l'acide éthyldiaeélique par le pentaehlorure de phosphore.
— Encycl. V. qoarténylique.
TÉTRACTIQUE adj. (té-tra-kti-ke — du gr. tetraktus, groupe de quatre unités). Arithm. Syn. de quaternaire ; Numération tétractiqde. Il Peu usité.
TÉTRACTIS s. m. (té-tra-ktiss — du préf. tétra , et du 'gr. aktis , rayon ). Bot. Syn. d'EKHYDRB, genre de composées.
TÉTRACVCLE s. m. (té-tra-si-kle — du préf. tétra, et du gr. kuklos, cercle). Bot. Genre d'algues, de la tribu des diatomées ou bacillariées.
TÉTRADACTYLE adj, (té-tra-da-kti-Ie — du préf. tétra, et du gr. daktulos, doigt). Zool. Dont les pieds sont munis de quatre doigts.
— s. m. Erpét. Genre de reptiles, intermédiaire entre les scinques et les seps, et dont l'espèce type habite l'Australie.
— s, m. pi. Ornith. Groupe d'oiseaux échassiers, caractérisé surtout par des pieds pourvus de quatre doigts.
TÉTRADE s. f. (té-tra-de — gr. tétras; de tellares, quatre). Ane. philos. Assemblage des quatre premiers nombres.
TÉTRADÉCAPODE adj. (té-tra-dé-ka-po-de — du préf. tétra, et du gr. deka, dix ; pous, pied). Crust. Qui a quatorze pieds.
— s. m. pi. Division des crustacés isopodes, comprenant les genres qui sont pourvus de quatorze pattes.
TÉTRADÉNIE s. f. (té-ira-dé-nl — du préf. tétra, et du gr. adên, glande). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des labiées, tribu des menthoïdées, dont l'espèce type croît à Madagascar. Il Syn. de litz^ba, genre de iaurinées.
TÉTRADIAPASON s. m. (té-tra-di-a-pazon — du préf. tétra, et de diapason). Ane. mus. Nom donné par les Grecs à l'intervalle de vingt-neuvième ou quadruple octave.
TÉTRADIE s. f. (lé-tra-dî — du gr. tetradion, groupe de quatre). Bot. Genre d'arbres, de la famille des sterculiacées, dont l'espèce type croît à Java.
TÉTRADION s. m. (té-tra-di-on — du gr.
telradion , groupe de quatre ). Bot. Genre d'arbres, rapporté avec doute à la famille des zanthoxylées, et dont l'espèce type croît en Cochinchine..
TÉTRADISIUM s. m. (té-tra-di-zi-oimn — mot lat. formé du préf. tétra, et du gr. dis, deux fois). Hist. Edifice dans lequel Constantin établit les écoles de sa nouvelle capitale.
TÉTRADITE s. m. (té-tru-di-te — rad.
tétrade). Hist. reîig. Nom donné à divers hérétiques qui affichaient un respect superstitieux pour le nombre quatre.
— Encycl. On appelait ainsi les sabbataires, parce qu'ils célébraient la pâque le qua-
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torzième jour de la lune de mars, et qu'ils jeûnaient le mercredi, qui est le quatrième jour de la semaine.
On nomma de même les manichéens et d'autres qui admettaient en Dieu quatre personnes au lieu de trois.
Enfin, on donna ce nom aux sectateurs de Pierre le Foulon, parce qu'ils ajoutaient au trisagion quelques paroles par lesquelles ils insinuaient que ce n'était pas une seule des personnes de la Tiiinité qui avait souffert pour l'homme, mais la divinité tout entière.
TÉTRADRACHME s. f. (té-tra-dra-kme — du préf. tétra, et de drachme). Antiq. Monnaie grecque qui valait quatre drachmes.
TÉTRADYMIE s. f. (té-tra-di-mî — du gr. tetradumos , qui produit quatre à la fois). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant cinq ou six espèces, dont le type croît dans ■ l'Amérique du Nord,:
TÉTRADYMITE s. f. . ( té-tra-di-mi-te ). Chim. miner. Nom donné en minéralogie à un telluriure natif de bismuth, encore connu sous les noms de bismcth tellurique et de bornite. Ce minéral est décrit au mot tellure. V. ce mot.
TÉTRADYNAME adj. (té-tra-di-na-me — du préf. tétra, et du gr. dunamis, force). Bot. Qui a rapport à la tétradynamie. il On
dit aussi TÉTRADYNAMIQUE.
TÉTRADYNAMIE s. f. (té-tra-di-na-mî — rad. tétradyname). Bot. Etat des fleurs iétradynames. Il Quatrième classe du système sexuel de Linné, comprenant les genres qui ont des fleurs tétradynames : La famille des crucifères compose à elle seule la tétradynamie. (Th. de Berneaud.)
— Encycl. La tétradynamie caractérise d'une manière essentielle et exclusive la famille des crucifères. On a cherché à expliquer cette structure assez étrange et à re-
• trouver le type idéal et primitif de ces plantes. Pour les uns, les fleurs tétradynames auraient d'abord huit étamines, dont deux avorteraient; pour les autres, chaque fleur est originairement composée de quatre pétales et quatre étamines ; mais Ie3 fleurs naissent trois par trois, se soudent ensemble, et les deux fleurs latérales avortent, sauf une seule étamine. Cette seconde hypothèse, quoique bien plus compliquée que la première, paraît néanmoins à de Candolle être l'expression de la vérité. Elle se fonde d'ailleurs sur l'observation de fleurs de cardamine qui avaient conservé leur structure primitive.
TÉTRADYNAMIQUE adj. ( té-tra-di-nami-ke — rad. tétradynamie). Bot. Qui a rapport à la tétradynamie. Il On dit aussi tétradyname.
TÉTRAÉDRAL, ALE adj. (té-tra-é-dral, a-le — rad. tétraèdre). Géom. Qui appartient, qui a rapport, qui ressemble au tétraèdre : Figure tetraédrale.
TÉTRAÈDRE s. m. ( té-tra-è-dre — du préf. tétra, et du gr. edra, face). Géom. Corps terminé par quatre faces planes : Un tétraèdre régulier.
— Adjectiv. Qui a quatre faces planes : Une pyramide tétraèdre.
— Encycl. Le tétraèdre porte aussi le nom de pyramide triangulaire (v. pyramide). La mesure d'un tétraèdre est le tiers du produit des mesures de sa base et de sa hauteur, parce que le volume de ce corps est le tiers de celui du prisme, de même base et de même hauteur. Le centre de gravité d'un tétraèdre est au quart de la ligne qui joint un des sommets au centre de gravité de la base opposée. Les quatre lignes ainsi menées se coupent, au reste, toutes au même point. La tétraèdre est l'élément naturel des corps polyédraux, comme le triangle est l'élément des surfaces polygonales. Pour décomposer un polyèdre en tétraèdre, il suffit de décomposer en triangles toutes les faces qui n'aboutissent pas à un sommet choisi et de mener par ce sommet des plans passant par tous les côtés et toutes les diagonales des faces décomposées.
TÉTRAFIDE adj. (té-tra-fi-de — du préf.
tétra, et du lat. findo,je fends). Hist. nat. Profondément divisé en quatre lobes.
TÉTRAGLÈNE s. m. (té-tra-glé-ne — du préf, tétra, et du gr. glenê, pupille). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires, dont l'espèce type vit à Manille.
TÉTRAGLOCHIN s. m. (té-tra-glo-kain — du préf. tétra, et du gr. glochis, pointe). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des rosacées, tribu des dryadées, dont l'espèce type croît sur les Andes du Chili.
TÉTRAGNATHË s. f. (té-tra-ghna-te —du préf. tétra, et du gr. gnathos , mâchoire). Arachn. Genre d'aranéides, de la tribu des araignées, comprenant une trentaine dlespèces, dont le type se trouve aux environs de Paris : La tétragnathb étendue forme sur les buissons une toile verticale, àréseau régulier. (H. Lucas.)
— Encycl. Les tétraynathes sont caractérisées par huit yeux presque égaux, placés sur le devant du céphalothorax; la lèvre petite, courte, large et arrondie; des mâchoires très-allongées, cylindriques, un peu dilatées vers leur extrémité ; le corps généralement
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long et étroit; les pattes très-allongées, , trèsgrêles, presque toujours dirigées en avant et en arrière. Ces aranéides sont sédentaires ; elles filent une toile à réseaux réguliers, composés d'une spirale croisée par des rayons droits, qui partent d'un centre où elles se tiennent immobiles, les pattes étendues longitudinalement. Ce genre comprend une trentaine d'espèces, dont une seule habite l'Europe.
La tétragnathe étendue a le corps roussâtre, avec 1 abdomen d'un vert jaunâtre doré, une ligne noire ramifiée sur le dos, une bande de même couleur à la partie opposée du ventre et deux lignes jaunâtres sur les côtés. Ces couleurs sont, du reste, un peu variables suivant l'âge de l'animal. Le mâle se distingue par des chélicères plus grandes à proportion, et dont la première pièce est armée d'une forte épine. Cette araignée est assez répandue en France, et n'est pas rare aux environs de Paris; elle vit sur les buissons et les plantes touffues, notamment près des ruisseaux et des mares. Elle y file une toile verticale, à réseau régulier, au centre duquel elle se tient, les pattes étendues de toute leur longueur, les pattes antérieures en avant, les pattes moyennes latéralement et les pattes postérieures en arrière.
L'accouplement de cette espèce a lieu vers la fin du printemps, vers le coucher du soleil. « Les deux sexes, dit M. H. Lucas, sont suspendus en l'air et, par le moyen d'un fil, sous la toile. Ils appliquent naturellement leur ventre l'un contre l'autre ; le mâle est en dessous, et son abdomen s'étend en ligne droite ; celui de la femelle est courbé, et son extrémité postérieure touche la base du ven- ' tre de l'autre individu. Leurs pattes et leurs chélicères sont entrelacées. Leur réunion s'opère, comme chez les autres aranéides, par le jeu alternatif des palpes. Un tubercule que l'on observe à leur dernier article est le seul organe fécondateur que Lister ait bien connu. On voit, par la description qu'il a faite de cet article, que sa structure est assez compliquée. La ponte a lieu vers la fin de juin. Le cocon est de la grandeur d'un grain de poivre, assez fort et composé de fils lâches. Les fils intérieurs sont d un bleu verdâtre ; les fils extérieurs sont plus foncés et présentent des inégalités produites par de petits globules. Les œufs sont d'un jaune pâle. Le cocon est souvent attaché à des joncs ou à des feuilles. Les œufs éclosent en automne. ■ Ces tétragnathes se livrent quelquefois entre elles des combats acharnés. Lister, ayant renfermé deux femelles dans une boîte, l'une d'elles tua l'autre sur-le-champ, se mit à la sucer, et une secousse de la boîte l'ayant forcée d'abandonner sa proie, elle revint ensuite la chercher, la saisir et reprendre son repas. Degéer a trouvé de jeunes aranéides de cette espèce adhérentes à plusieurs de ces fils de soie que l'on voit, dans les beaux jours d'automne, voltiger en l'air, et qu'on appelle vulgairement fils de la Vierge; il a même remarqué qu'elles les allongeaient. Elles se laissent emporter et flotter avec eux par le mouvement de l'air. Toutefois, ce naturaliste n'admet pas l'hypothèse émise'par Lister au sujet de la faculté que posséderaient les tétragnqihes d'éjaculer ces fils.
TÉTRAGONAL, ALE adj. (té-tra-go-nal, a-le — rad. tétragone). Hist. nat. Qui a la forme, la disposition des figures tétragones.
TÉTRAGONE adj. fté-tra-go-ne — du préf.
tétra, et du gr. gonia, angle). Qui a quatre angles.
— s. m. Géom. Figure à quatre angles plans. Il On l'appelle plus souvent quadrilatère.
— s. f, Entom. Syn. d'AGESTRATB. Il Genre d'insectes hyménoptères, formé aux dépens des mélipones.
— Bot, Syn. de tétragonie.
TÉTRAGONELXE s. f. (té-tra-go-nè-le — dimin. de tétragonie). Bot. Genre de plantes, de la famille des portulacées, tribu des aizoïdées, dont l'espèce type croît en Australie.
TÉTRAGONIE s. f. (té-tra-go-nî — du préf. tétra, et du gr. gônia, angle). Bot. Genre de plantes, de la famille des portulacées, type de la tribu des tét'ragoniées, comprenant une quinzaine d'espèces , qui croissent surtout dans les îles de l'hémisphère austral ; La tétragonie a pris place dans nos jardins potagers. (P. Ducharcre.) On coupe la tétragonie cornue depuis te premier printemps jusqu'aux gelées. (Th. de Berneaud.)
— Encycl. Les tétragonies sont des plantes herbacées ou sous-frutesceutes , à feuilles alternes ou opposées, planes, charnues et à fleurs à pétales; le fruit est un drupe ou une noix entourée par le tube adhérent du calice, dont les angles forment des cornes ou des ailes longitudinales. Les espèces assez nombreuses de ce genre croissent surtout dans les îles de l'héuiispnère austral. La tétragonie étalée, vulgairement nommée épinard de la Nouvelle-Zélande, cresson de la mer du Sud, a une tige herbacée, divisée dès sa base en rameaux couchés, faibles, pubescents , portant des feuilles lancéolées, d'un vert blanchâtre, et des fleurs sessiles jaunâtres. Originaire de la Nouvelle-Zélande, elle est naturalisée au Japon et, depuis quelques années, on la cultive beaucoup dans nos jardins maraîchers. C'est use plante très-vigou-
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reuse, qui réussit dans tous les sols frais, légers et bien nettoyés des mauvaises herbes. Elle craint les gelées tardives; mais, en revanche, elle supporte parfaitement la chaleur et la sécheresse ; elle produit d'autant plus qu'il fait plus chaud et n'est pas sujette a monter rapidement en graines, comme répinard. Elle prospère alors que presque tous les légumes périssent faute d'eau; pourtant il est bon de l'arroser quelquefois, surtout si l'on veut en obtenir plusieurs coupes. On la sème en place, vers la fin d'avril, en terre douce et bien terreautée ; msis ce semis est souvent capricieux pour la levée; aussi conseille-t-on de mettre au même endroit trois ou quatre graines, pour ne conserver que le plant le mieux venant. Un semis fait à le fin d'octobre, et qui ne lève qu'au printemps, est souvent préférable. Enfin , comme la plante s'étale beaucoup et qu'il faut peu de plant pour garnir le terrain, il est plus commode de l'élever sur couche ou sur un bon ados recouvert de terreau; on sème en petits pots, ou en plein terreau, pour repiquer les plants en niotte vers la fin d'avril. On peut récolter les feuilles depuis le printemps jusqu'aux gelées. Ces feuilles remplacent avantageusement les épinards, et bien des personnes les préfèrent même pour la saveur. D'un autre côté, la tétragonie étalée est un excellent antiscorbutique, et le capitaine Cook en a tiré un très-bon parti pour conserver la santé de ses équipages. Enfin , Comme plante d'ornement, elle n'est pas dépourvue de mérite; mais, sous ce rapport, elle est inférieure aux tétragonies frutescente et rampante, dont les grandes fleurs jaunes produisent un bel effet.
TÉTRAGONIE, ÉE adj. (té-tra-go-ni-é — rad. tétragonie). Bot, Qui ressemble ou qui se rapporte à la tétragonie.
— s. f. pi. Tribu de la famille des portulacées, ayant pour type le genre tétragonie.
TÉTRAGONOCARPE s. m. (tè-tra-go-nokar-pe — de tétragone, et du gr. karpos, fruit). Bot. Syn. de tétragonie.
TÉTRAGONOCÉPHALE adj. (té-tia-go-nosé-fa-le5 — de tétragone, et du gr. kephalê, tête). Entom. Qui a la tête tétragone ou quadrangulaire.
— s. m. pi. Syn. de coréites, tribu d'insectes hémiptères.
TÉTRAGONODÈRE s. m. (té-tra-go-nodè-re — de tétragone, et du gr. dèrê, cou). Entom. Genre d insectes coléoptères pentamères, de la famille des carabiques, tribu des subulipalpes, comprenant une trentaine d'espèces, toutes exotiques.
TÉTRAGONOLÈPE s. m. ( té-tra-go-nolè-pe — de tétragone, et du gr. lepis, écaille). Ichthyol. Genre de poissons gauoïdes, de la famille des lépidoïdes, comprenant un assez grand nombre d'espèces fossiles des terrains jurassiques.
TÉTRAGONOLOBE S. m. ( té-tra-go-nolo-be — de tétragone, et de lobe). Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des lotées, formé aux dépens des lotiers, et comprenant Uûe dizaine d'espèces, qui habitent l'Europe centrale et méridionale.
TÉTRAGONOLOBIER s. m. (té-tra-go-nolo-bié). Bot. Syn. de tétragonolobe.
TÉTRAGONOPTÈRE s. m. (té-tra-go-noptè-re — de tétragone, et du gr.prero», aile). Ichthyol. Section du genre saumon, érigée par quelques auteurs en genre particulier.
TÉTRAGONOSTOME S. m. (té-tra-go-nosto-me — de tétragone, et du gr. stoma, bouche). Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures.
TÉTRAGONOTHÈQOE S. f. (té-tra-go-notè-ke— de tétragone, et du gr. thêkè, boîte). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, dont l'espèce type croît dans l'Amérique du Nord.
TÉTRAGONURE s. m. (té-tra-go-nu-re — de tétragone, et du gr. oura, queue). Ichthyol. Genre de poissons acanthoptérygiens, type de la famille des tétragonurides, dont l'espèce type se trouve dans la Méditerranée : Les tbtragonores ont une petite rangée de dents pointues à chaque palatin. (A. Guichenot.) Le tétragonure a des mouvements lents. (Risso.)
— Encycl. Les télragonures , confondus autrefois avec les muges, ont, comme ceuxci, un corps allongé, cylindrique et couvert de grandes écailles; mais ils s'en distinguent par les caractères suivants : la mâchoire inférieure à branches relevées verticalement, garnies d'une rangée de dents pointues et tranchantes, formant une sorte de scie, et s'emboitant, quand la bouche se ferme, entre celles de la mâchoire supérieure; une petite rangée de dents pointues a chaque palatin et deux au vomer; la nageoire dorsale épineuse, longue et très-basse, suivie d'une autre nageoire molle, plus élevée et plus courte; les ventrales placées un peu en arrière des pectorales; l'anale répondant à la seconde dorsale ; la caudale présentant à sa base, de chaque côté, deux crêtes saillantes, ce qui la fait paraître tétragone, d'où le nom générique. On ne connaît jusqu'à présent dans ce groupe qu'une seule espèce; c'est le tétragonure de C'uvier, connu aussi sous les noms
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vulgaires de corbeau ou courpatas. Ce poisson est long de om,30 à om,40; il a 1b corps allongé, cylindrique, épais, arrondi sur le dos et un peu comprimé sur les côtés ; le museau aplati, arrondi et obtus; la mâchoire supérieure proéminente, quand la bouche est fermée; tout le corps couvert d'écaillés dures et nombreuses; la ligne latérale marquée par une suite de' pores. Sa couleur est noirâtre foncé, avec de nombreuses lignes longitudinales et parallèles d'un noir plus intense. Il vit sur les côtes de la Méditerranée, mais ne se trouve que dans les eaux profondes; ses mouvements sont lents; au mois d'août, il s'approche des rivages ptvir frayer ; il se nourrit de méduses et autres zoophytes. Sa chair est blanche et tendre, mais malsaine.
TÉTRAGONURIDE adj. (té-tra-go-nu-ri-de — de tétraoonure, et du gr. eidos , aspect). Ichthyol. Qui ressemble ou qui se rapporte au létragonure.
— s. m. pi. Famille de poissons acanthoptérygiens , ayant pour type le genre tétragonure.
TÉTRAGRAMME adj. (té-tra-gra-me — du préf. tétra, et du gr. gramma, lettre). Philol. Composé de quatre lettres : Un mot tétra.-
GRaMME.
— Hist. nat. Qui est marqué de quatre lignes colorées,
— s. m. Mot tôtragramme, mot de quatre lettres : Un tétraqramme.
— Quatre lettres mystiques qu'on inscrit dans un triangle, pour y figurer le nom secret et mystérieux de Dieu.
— Echin. Genre d'échinides, voisin des échinopsis, et comprenant plusieurs espèces fossiles des terrains jurassiques et crétacés.
— Bot. Genre d'algues, de la tribu des bacillariées ou diatomées.
TÉTRAGULE s. m. (té-tra-gu-le — du préf. tétra, et du gr. gualos, creux). Helminth. Genre de vers, formé aux dép.ens des pentastoraes ou des linguatules, et dont l'espèce type est parasite du cochon d'Inde.
TÉTRAGYNE adj. (té-tra-ii-ne — du. préf.
tétra, et du gr. guni, femelle). Bot. Se dit des fleurs qui ont quatre pistils.
TETRAGYNIE s. f. (té-tra-ji-nt — du préf. titra, et du gr. guné, femelle). Bot. Etat des fleurs qui ont quatre pistils. Il Ordre qui se retrouve dans plusieurs classes du système sexuel de Linné, et qui comprend les genres dont les fleurs sont munies de quatre pistils ou de quatre styles.
TÉTRAGYNIQUE adj. (té-tra-ji-ni-ke — rad. iétrayynie). Bot. Syn. de tètragyne,
TÉTRAHIT s. m. (té-tra-itt). Bot. Espèce et section du genre galéopsis , devenue pour quelques auteurs le type d'un genre particulier.
TÉTRAHYDRtQUE adj. (té-tra-i-dri-ke — du préf. tétra, et de hydrique). Chim. Se dit d'un composé binaire, qui contient quatre équivalents d'hydrogène pour un équivalent de l'autre substance.
TÉTRAHYDROPHTALIQUE adj. ( té-trai-dto-fiu-li-ke — du préf. tétra et de hydropht'alique). Chim. Se dit d'un acide qui diffère de l'acide phtulique pur quatre atomes d'hydrogène qu'il contient en plus.
— Encycl. V. prehnique (acide).
TÉTRAISOPROPYLPHOSPHONIUM s. m.
(té-tra-i-zo-pro-pil-fos-fo-ni-omm). Chim. Ammonium phosphore , c'est-à-dire ammonium dans lequel le phosphore est substitué à l'azote et qui résulte du remplacement des quatre atomes d'hydrogène du phosphonium par quatre radicaux isopropyles.
— Encycl. Cet ammonium n'est pas connu à l'état de liberté : il n'existe qu'en combinaison avec les halogènes et les résidus balogéniques des acides ou de l'eau. 11 est décrit au mot général phosphine.
TÉTRAKÈNE s. m. (té-tra-kè-ne — du préf. tétra, et de akène). Bot. Fruit composé de quatre akènes.
TÉTRALASME s. m. té-tra-la-sme — du préf. tétra, et du gr. elasma, lame). Ciust. Genre de crustacés cirripèdes.
TÉTRALORE s. m. (té-tra-lo-be — du préf. tétra, et de lobe). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des sternoxes, tribu des élatérides, comprenant six espèces, toutes exotiques.
— Bot. Genre de plantes aquatiques, de la famille des lentibulariées, comprenant deux espèces, qui croissent dans les marais de l'Australie.
TÉTRALOGIE s. f. (té-tra-lo-jl — du préf. tétra, et du gr. logos, discours). Littér. anc. Nom que les Grecs donnaient à quatre ouvrages dramatiques qu'un même auteur présentait ensemble au concours littéraire.
— Encycl. Dans les concours qui se célébraient annuellement en Grèce, aux Lenéènnes, aux Dionysiaques, pour le prix de la tragédie, chaque poëte devait présenter quatre pièces, trois tragédies et un drame satyrique, o'est-à-dire la matière d'une représentation théâtrale complète, telle que l'entendaient les Athéniens. Un était pas nécessaire que les trois tragédies fussent le développement d'un même sujet; le poète, toutefois,
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s'imposait asBez souvent cette difficulté et l'ensemble s'appelait alors trilogie. Le draine satyrique, représenté à la (in, servait à remettre le public des impressions de terreur et de -pitié qu'il avait dû éprouver pendant la représentation successive des trois tragédies.
Les tétralogies les plus estimées des lettrés, et aussi les plus difficiles a mener à bonne fin, étaient celles dont chaque partie avait pour sujet et pour base d'action une des aventures, un des exploits fameux de la vie d'un même héros, par exemple, d'Oreste, d'Ulysse, d'Achille, de Thésée, de P;vndion. C'est là précisément ce qui faisait qu'on donnait à ces quatre pièces réunies un seul et même titre, formé du nom du héros qu'elles mettaient en scène. La Pandionide, de Philoclès, et VOrestie, d'Eschyle, étaient composées chacune de quatre œuvres dramatiques, dont les divers incidents roulaient exclusivement sur les aventures de Pandion ou d'Oreste.
La première des tragédies qui composaient VOrestie avait pour titre particulier Agamcmnon, la seconde était intitulée les Choéphores,et la troisième, les Euménides. Ces trois pièces ont été retrouvées et nous les connaissons par conséquent; mais la quatrième, qui formait le drame satyrique et qui avait pour titre le Protée, a disparu, et les modernes n'en ont pas eu connaissance. Mais, .et quoique dans VAgamemnon , particulièrement, il ne soit parlé d'Oreste qu'en puss:mt et d'une façon fugitive en quelque sorte, comme la mort du prince qui était père d'Oreste forme l'argument principal et a fourni le sujet des Choéphores et des Euménides, cette tétralogie prit le titre de VOrestie.
t Elien, dit Chamfort, nous a conservé le titre de deux tétralogies , dont les pièces ont encore entre elles quelque affinité. Il dit qu'eu la- XCie olympiade , dans laquelle Exainète d'Agrigente remporta le prix de la course, un certain Xénoclès,qui était peu connu, remporta le prix de tétralogie, que son sujet était Œdipe, Lycaon et les Bacchantes, suivies d'Athamas, drame satirique. Remarquez que ces trois pièces , quoique tirées d'histoires différentes, roulaient cependant à peu près sur des crimes de même nature. Œdipe avait tué son père; Lycaon mangeait de la chair humaine, et les Bacchantes écorchaient quelquefois leurs propres enfants. On peut dire la même chose de la tétralogie d'Euripide, dont la première tragédie avait pour titre Alexandre ou Paris, la seconde Palamède et la troisième les Troyennes. Ces trois sujets avaient rapport à la même histoire, qui est celle de Troie. »
Vers le milieu du va siècle avant l'ère chrétienne, la tétralogie ne fut plus exigée; les poëtes luttèrent pièce contre pièce, surtout depuis l'introduction de la comédie dans les concours. Dans les premiers temps, le peuple lui-même jugeait , par acclamation , les tétralogies qu'il venait de voir représenter et assignait leur rang aux poëtes. Plus tard, et dès la tin d'Eschyle, un tribunal de cinq juges, tirés au sort, prononçait l'arrêt en plein théâtre, après avoir invoqué les dieux. Le nom du vainqueur était inscrit sur les monuments publics.
On a donné quelquefois le nom de tétralogie à quatre dialogues réunis de Platon : V Ëuthyphron , V Apologie de Socrate , le Criton, le Phédon, parce qu'ils roulent sur le même sujet.
TÉTRALOGIQUE adj. (té-tra-lo-ji-ke — rad. tétralogie). Littér. anc. Qui appartient, qui a rapport à la tétralogie.
TÉTRAMÀZE adj. (té-tra-ma-ze — du préf.
tétra, et du gr. mazos, mamelle). Tératol. Qui a quatre mamelles : Femme téthamaze.
TÉTRAMÈLE s. m. (té-tra-mè-le — du préf. tétra, et du gr. melos, membre). Bot. Genre d'arbres, de la famille des datiscées, dont l'espèce type croit à Java.
TÉTRAMÈRE adj. (té-tra-mè-re — du préf.
tétra, et du gr. meros, partie). Hist. nat. Qui est divisé en quatre parties.
— s. m. pi. lEntom. Troisième section de l'ordre des insectes coléoptères, comprenant les genres qui ont quatre articles à tous les tarses. Il On les appelle aussi SUbpent ambres.
TÉTRAMÉRIë s. f. (té-tra-mé-rl — du préf. tétra, et du gr. meros, partie). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des acanthacées, formé aux dépens des carmantines, et comprenant quatre espèces, qui croissent au Mexique et aux Antilles.
TÉTRAMÉROCRINE s. m. (té-tra-mé-rokri-ne — du gr, tetramerês, divisé en quatre ; krinon , lis). Echin. Genre d'échinodermes crinoïdes fossiles.
TÉTRAMÉTHYLBENZ1NE s. f. (té-tramé-tïi-bain-zi-ne — du préf. tétra; de méthyle, et de benzine). Chim. Hydrocarbure isomère du cymèae, qui résulte de la substitution de quatre méthyles à quatre hydrogènes dans la benzjne.
— Encycl. V. PROPYLMÉTHYLBENZrNE.
TÉTRAMÉTHYLPHOSPHONIUMs. m. (tétra-mô-til-fo-sl'o-ni-omin — du préf. tétra; de métltyle, et de phosphonium). Chim. Radical qui résulte de la substitution de quatre radicaux, méthyles aux quatre atomes d'hydrogène du [ihnsphonium , et qui, inconnu à
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l'état de liberté, n'existe que dans ses combinaisons salines.
— Encycl. V. PHOSPHINE.' TÉTRAMÈTRE adj. (té-tra-mè-tre — du
préf. tétra, et du gr. metron, mesure). Prosod. anc. Se dit d'un vers grec ou latin composé de quatre .dactyles ou anapestes et de quatre ïambes.
— Encycl. Le télramètre comptait quatre pieds quand la mesure n'était que d'un seul pied, et huit quand la mesure comprenait deux pieds ou une dipodie. L'un des plus usités parmi les vers tétramètres était llambique tétramètre, appelé aussi octonaire (de huit pieds) et quadratus (de quatre mesures). C'était le plus long des ïambiques. « Il atteint huit pieds, dit saint Augustin, et nous savons assez qu'il n'est pas permis de dépasser ce nombre. » Priscien parle pourtant d'ïambiques pentamètres et hexame'res ; mais il n'en donne pas d'exemple. Héphestion attribue l'invention de riambique tétramètre â Aloée; Rufin à un poète de Cyzique, nommé Boïseus, et l'appelle, de son nom, boiscius. Les Grecs n'en ont fait usage ni dans la tragédie ni dans la comédie. Les Latins, au contraire, l'ont fréquemment employé au théâtre. En voici un exemple que Cicéron.dans se3 Tuscutanés, cite d après un ancien tragique :'
0 Pa-\-trocles, | ad vos \ adveni-f-ena, au-\-xilium [et | vestras | manu* Peto, | priusquam op-j-petam | malam | pesiem, | [datam ha-t-ttili | manu- Ce vers, de même que le trimètre ïambique, avait dans la comédie la privilège de nombreuses licences. Ainsi, Plaute a dit, en contractant la première syllabe de juventutis : J'venlutis mores qui sciam, qui hoc noctis soins am-
[bulo.
Il y avait aussi un ïambique tétramètre cataleetique, c'est-à-dire auquel il manquait une syllabe. Hipponax en tut l'inventeur. Les Latins, qui en tirent un assez fréquent usage dans la comédie, l'appelaient septénaire.
Le vers Uoehaïque tétramètre, que les Latins nommaient, de même que l"ïainbique tétramètre, ocionarius et quadratus, était avec lui le plus long de leurs vers. Il fut employé par les anciens tragiques, et nous en dominerons cet exemple d Ennius :
Ipse | summis | taxis | fixus\aspe-\-ria,e-\-vi8ce-l-ra-
[ius.
On ne le trouve pas chez Sénèque. Il présente chez les comiques les licences ordinaires à leur versification. Le trochulque tétramètre cataleotique, ou septénaire, fut d'un usage très-fréquent chez les Lutins; il était populaire, et nous voyons dans Suétone que les vers saroastiques adressés par la foule aux triomphateurs étaient dans ce mètre.
Le tétramètre anapestique avait huit pieds, comme les deux tétramètres précédents. En voici, d'après Plaute, un exemple où la dernière lettre de filius se trouve éiidée :
Quam magis | m meo | pectore \ fovço f quas meus | [ | filin | lurbas | turbet.
Ce vers a été 'rarement employé en latin, ainsi que "anapestique tétramètre catulectique, dont Aristophane a fait un usage fréquent et qui, pour cette raison, se nomme aristophanien..
Les autres vers tétramètres se composent de quatre pieds; les voici, en commençant par les plus longs.
Ionique majeur tétramètre. Il est formé de quatre grands ioniens. Le suivant parait devoir être attribué k Mécène :
Uvas niti-\-dis frçndibus | Evan hede-f-ris itligat.
Ionique mineur tétramètre. Il est formé de quatre petits ioniens'. On en trouve dans Horace :
Simul uncios | l'iberinis | humeras la-\-vit in undis.
Choriambique tétramètre. Il se compose de trois choriambes, plus un bacchius. Ausone l'a employé :
Nolo minor | me limeat, | despieiat~\-qus major.
Crétique tétramètre. Il comprend quatre crétiques. Plaute l'a employé assez fréquemment :
Pessuli, heusl | pessuli, [ vos salu-\-to lubens.
Bacchiaque tétramètre. Il comprend quatre bacchius, avec substitution permise du péon et du molosse. Les Grecs l'ont employé rarement. On le trouve chez Ennius, fré queinineut chez Plaute, et quelquefois chez Téreuce. Voici l'exemple qu'en donne Diomède :
Mariti | btati, \ paremus j nepotes.
Tétramètre dactylico-trochaîque. Il se compose de deux dactyles et deux trochées.
Nous en citerons cet exemple si connu d'Horace :
Post equi-j-tem scdtt \ atra \ cura.
Tétramètre arehiloquien. Il est formé des quatre derniers pieds de l'hexamètre. Les grammairiens Servius et M. Victorinus lui donnent la dénomination d'aichiloquien ; Plotius l'appelle anacréontique, parce qu'Anacréon l'employa fréquemment. Il se trouve assez souvent chez Horace :
Ibimus, 1 o soci-|-f comi-\-tesque.
Ce poète l'alliait à l'hexamètre. Boëce l'a employé seul :
Puro clarum lumine. Phatbum MeUi(lui canit oris Humérus...
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Le tétramètre arehiloquien était quelquefois spondnïque , c'est-à-dire terminé par deux spondées. On en voit l'exemple suivant chez Horace :
Memorem eohtbent, Archyta,
Tétramètre alcmanien. C'était, comme l'archiloquien, un tétramètre dactylique, et il comprenait les quatre premiers pieds del'hexamètre, avec cette particularité que la dernier des quatre était toujours un dactyle. Ce vers, qui tirait son nom du poste grec Alcman, fut employé par les tragiques latins, puis par Ausone et Boece. En voici un exemple cité par Cicéron :
Jamque ma-\-rî mag-)-no clai-\-si3 cita Texilur; exiti-\-um eia-l-mm rapit.
Tétramètre phalisque. C'est aussi un tétramètre dactylique ; il comprend trois dactyles, plus un ïambe ou un pyrrhique :
Quando (la-\-gclla li-\gas, ita \juga,
Vilis et | ultnui u-l-tt simul | eant: L'emploi de ce vers fut assez rare.
TÉTRAMÉTRIQUE adj. (té-tra-mé-tri-ke — du préf. tétra, et de métrique). Miner. Sa dit des cristaux à quatre axes.
TÉTRAMtCRE s. f. (té-tra-mi-kre — du préf. tétra, et du gr. miltros, petit). Bot. Genre de plantes, de ta famille des orchidées, tribu desépidendrées, dont l'espèce type croit à Saint-Domingue.
TÉTRAMOLOPION s. m. (té-tra-mo-lopi-on). Bot. Genre de plantes, de ta famille des composées, tribu des astérées, formé aux dépens des asters, et dont l'espèce type croît aux îles Sandwich.
TÉTRAMORPHÉE s. f. (té-tra-mor-fé — du préf. tétra, et du gr. morphê, forme). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des carduacées, formé aux dépens des centaurées.
TÉTRAMYLPHOSPHONIUM s. m. (lé-tramil-fo-sfo-ni-oinm — du préf. tétra;de amyle, et de phosphonium). Chim. Radical compose électro-positif ou métallique , qui dérive du phosphonium par la substitution de quatre groupes d'hydrogène, qu'on considère comme du tétramyl-aimnonium dont l'azote est remplacé par du phosphore, mais qui n'existe pas à l'état de liberté et n'est connu que par son iodure.
TÉTRANDRE adj. (té-tran-dre — du préf.
tétra, et du gr. anér, mâle). Bot. Se' dit des fleurs qui ont quatre étamines.
TÉTRAKDRIE s. f. (té-tran-drl — rad. tétrandre). Bot. Etat des fleurs tétiandres. Il Quatrième classe du système sexuel de Linné, comprenant les genres k fleurs hermaphrodites qui ont quatre étamines égales : Les dipsaeées appartiennent à ta TBTRANDRIE.
(Th. de Berneaud.)
TÉTRANDRIQUE adj. (té-tran-dri-ke — rad. tétrandrie). Bot. Qui appartient à la tétrandrie.
TÉTRANÈME s. m. (té-tra-nè-me — du préf. tétra, et du gr. néma, fll). Bot. Genre de plantes, de la famille des scrofularinées, tribu des digitalées, dont l'espèce type croit au Mexique.
TÉTRAN1TRÛTHIONESSALLE S. m. (té-
tra-ni-tro-ti-o-nè-sa-le — du préf. tétra; de nitrique, et de thionessate). Chim. Composé qui dérive du thionessale par la substitution de quatre groupes nitryles k quatre atomes d'hydrogène.
— Encycl. V. THIONESSALE.
TÉTRANTHE s. m. (té-tran-te — du préf.
tétra, et du gr. anthos, fleur). Bot. Genre de pluntes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent à Saint-Domingue.
TÉTRANTHÈRE s. m. (té-tran-tè-re — du préf. tétra, et de anthère). Bot. Genre d'arbres, de la famille des iaurinées, type de la tribu des tétranthérées, comprenant quelques espèces, qui croissent pour la plupart daus l'Asie tropicale. . , ,
— Encycl. Les tétranthères ont beaucoup d'analogie avec les lauriers, auxquels on les réunissait autrefois, et dont ils se distinguent surtout en ce que leurs anthères sont à quatre loges. Le tétranlhère du lapon est un bel arbrisseau touifu, à feuilles oblongues, obtuses, épaisses, coriaces, et à fleurs nombreuses, dioïques, d'un blanc jaunâtre. Il est très-rustique et d'un bel eifet; mais nous ne possédons jusqu'à présent que des individus mâles. ' Sa culture est celle des lauriers..
TÉTRANTHÈRE, ÉE adj. (té-trttn-té-fé — rad. tétranthêre). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au tétranthêre.
— s. f. pi. Tribu de la famille des Iaurinées, ayant pour type le genre tétranthèce,
TÉTRANYQUE s. m. (té-tra-ui-ke — du préf. tétra, et du gr, onux, ongle). Aractn. Genre d'arachnides, de l'ordre des acariens, comprenant une douzaine <i espèces, dont le type vit sur les tilleuls.
TÉTRAO s. m. (té-tra-o). Ornith. Syn. de
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TÉTRAOCHORIS s. m. (té-tra-o-ko-riss) Ornith. Syn, de pontogalle.
TÉTRAÛDlON s. m. (té-tra-o-di-on — du préf, tétra, et du gr, ôdê, chant). Liturg.
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Hymne en quatre parties, que l'on chante le vendredi saint, dans l'Eglise grecque.
TÉTRAODON s. m. {té-tra-o-don). Ichthyol. Syn. de tétrodon.
TÉTRAOGALLE s. m. (té-tra-o-ga-le — de tétrao, et du lat. gallus, coq). Ornitb. Syn. de 1.0PHOPHORE, genre de gallinacés.
TÉTRAONIDÉ, ÉE adj. (té-tra-o-ni-dé — de tétrao, et du gr. eidos, aspect). Ornith. Qui ressemble ou qui se rapporte au tétras. Il On dit aussi tétraonidb.
— s. f. pi. Famille d'oiseaux gallinacés, ayant pour type le genre tétras.
TÉTRAON1NÉ, ÉE adj. (té-tra-o-ni-né — rad. tétrao). Ornith. Qui ressemble ou qui se rapporte au tétras.
— s. f. pi. Tribu de la famille des tétraonidées, ayant pour type le genre tétras.
TÉTRAONYX s. m. (té-tra-o-niks — du préf. tétra, et du gr. onux, ongle). Erpét. Genre de tortues, de la famille des émydes, comprenant deux espèces, qui vivent dans les neuves de l'Inde.
— Ëntom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la tribu des vésicants, comprenant une quarantaine d'espèces, qui habitent l'Amérique.
TÉTRAOPE s. m. (té-tra-o-pe — du préf.
tétra, et du gr. ops, œil). Ëntom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Amérique.
TÉTRAOPHTHALME s. m. (té-tra-o-ftal-me — du préf. tétra, et du gr. ophthalmos, œil). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires, comprenant sept espèces, toutes exotiques.
TÊTRAPASME s. m. (té-tra-pa-sme). Bot.
Syn. de mscaire, genre de rhamnées.
TÉTRAPATHÉE s. f. (té-tra-pa-té — du préf. tétra, et du gr. pathos, passion). Bot. Genre de plantes, de lu famille des passiflorées, formé aux dépens des passiflores, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent à la Nouvelle-Zélande.
TÉTRAPELTIS S. m. (té-tra-pèl-tiss —du préf. tétra, et du gr. pelle, bouclier). Bot. Genre de plantes épipliytes, de la famille des orchidées, tribu des vandé«s, dont l'espèce type croît au Népaul.
TÉTRAPÉTALE adj. (té-tra-pé-ta-le — du préf. tétra, et de pétale). Bot. Se dit des plantes dont les corolles ont quatre pétales.
TÉTRAPHALANGARCHIE S. f. (té-tra-falan-gar-chl — gr. iétraphalaggarchia; de teira, quatre; phalangx, phalange; arche, commandement). Antiq. gr. Corps d'infanterie comprenant quatre phalanges.
.— Encycl. Cette agrégation de quatre phalanges se décomposait en 2 diphalangarchies, 8 Hiérarchies, 12 ehiliarchies, 32 pentacosiarchies, 64 syntagmes, 128 taxiarchies, 25S tétrarchies, 512 dilochies et comprenait un total de 13,384 hoplites. En ordre de bataille, la tétraphalangarchie s'ordonnait en 1,024 files ; elle se partageait en deux cornes séparées par un grand intervalle qu'on appelait nombril de phalange et qui était de 32 mètres. Chacune des cornes ou double phalange (diphalangarchie) était séparée par un petit, intervalle de 16 mètres que l'on nommait bduche. Toutefois, on n'est pas d'accord sur la dimension de ces intervalles, destinés surtout au passage des psilites. Le front de la tétraphalangarchie,y compris les trois intervalles, a été évalué par quelques écrivains à 2,520 pieds, ce qui supposerait le terrain individuel de plus de 2 pieds; il était ordinairement d'environ 1 mètre. Le stratège qui commandait a cette quadruple phalange recevait le nom de tétraphalangarque.
TÉTRAPHALANGARQOE s, m. (té-tra-falan-gar-ke — gr. tétraphalaggarchos ; de Iétraphalaggarchia, tétraphalangarchie). Antiq. gr. Commandant d'une tétraphalangarchie.
TÉTRAPHALE s. (té-tra-fa-le — du préf.
tétra, et du gr. phalos, collier). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des clavipalpes, dont l'espèce type habite Java,
TÉTRAPHARMACON s. m. (té-tra-far-makonn — du préf. tétra, et du gr. pharma/con, médicament). Ane. ph'ann. Emplâtre, remède composé de quatre substances.
TÉTRAPHÉNYLÉTHYLÈNE s. m. (lé-trafé-nil-é-tî-lè-ne). Chim. Hydrocarbure que l'on peut considérer comme de l'éthylène dont les quatre atonies d'hydrogène sont tous quatre remplacés par le radical phènyle.
— Encycl. Le tétraphényl-éthylène est un hydrocarbure que l'on peut considérer comme dérivant de l'éthylène CSH*, par la substitution de quatre radicaux phényles (C°H5) aux quatre atomes d'hydrogène. Sa formule est donc C*(C6HB)4 = C^liàO. Il se produit par l'action de l'argent réduit sur le chlorure qui résulte de la réaction du perchlorure de
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phosphore à 180° sur la benzophénone, chlorure volatil, suivant Kekulé, à 220° :
co j CCZ + PhC15
Bemophénone. Perchlorure
de phosphore.
= PhC130 + CCI* j $|}J
Oxychlorure Chlorure dérivé de phosphore. de la
benzophénone.
2CC1* j ggj + 4Ag
Chlorure dérivé Argent.
de la benzophénone.
= 4AgCl 4- C*(C6HB)* Chlorure Tclraphényl-
d'argent. éthtjlëiie.
On distille pour séparer cet hydrocarbure de la benzophénone inaltérée qui passe la première à la distillation. Le tétraphényléthylène passe à une température très-élevée et se concrète dans le col de la cornue.
Cet hydrocarbure est peu soluble dans l'alcool et dans l'éther; il se dissout dans la benzine bouillante qui, par le refroidissement, l'abandonne en cristaux aciculaires. Il fond à 22lo. i,e brome le transforme en un composé CMH17Br5, qui est à la fois un produit d'addition et de substitution. Le tétraphényl-éthylène est à la benzopinacone(glycol tertiaire) ce que l'éthylène est au glycol :
C = (C<SH3)2 C = (C«H5]2lOH
C = (C6H5)Î C = (CBH8j3>OH
Titravhinyl- Benzopinacone, étkyléne.