TOME
pu/ toitjourt ignorer le premier tome de sa oie? {Mme de Sév.)
— Faire te second tome de quelqu'un , Lui ressembler, le compléter comme le second tome d'un ouvrage complète le premier, il Vieille loc.
— Syn, Tome, »oinnio. Tome se rapporte h la division établie par l'auteur dans un travail ; volume présente simplement l'idée matérielle d'un livre dont toutes les feuilles sont reliées ensemble et qui forme un tout plus ou moins grand. Un seul volume peut contenir plusieurs tomes, si le brocheur ou le relieur les a réunis; un seul tome peut former plusieurs volumes si le relieur a séparé ce que l'auteur avait considéré comme formant une partie indivisible de son oeuvra. Au figuré, tome s'emploie également pour exprimer l'idée de partie, et volume pour exprimer celle d'une grande étendue: on dit : écrire des volumes, en parlant dune correspondance très-longue et très-détaillée ; on dit, au contraire, que le dernier tome de la vie d'une personne a été rempli d'événements, pour signifier que ses dernières années ont été très-agitées.
— Encycl. On confond fréquemment les mots tome et volume ; mais il y a entre eux cette différence, que le tome est une division faite par l'auteur lui-même, comme celles du livre, du chapitre, tandis que le volume est une division matérielle qui peut dépendre du brochage ou de la reliure. Presque toujours cependant la division par volumes concorde avec la division par tomes. Aujourd'hui sur-
• tout, c'est en quelque sorte une règle de les faire concorder; mais, dans plusieurs ouvrages anciens, on trouve deux tomes reliés en un volume; quelquefois aussi, mats fort rarement, il y a plusieurs volumes sans qu'il y ait un tome complet. De là il résulte qu'en général un tome ne peut faire plusieurs volumes, mais qu'un volume peut contenir plusieurs tomes. Il en résulte aussi qu'on a tort d'appliquer aux tomes la qualification des différents formats-, que cette distinction toute matérielle né doit s'appliquer qu'aux volumes, et qu'il ne faut pas dire : un tome infolio, in-4°, in-8°, in-18; c'est un volume in-folio, in-40, in-8<>, etc., qu'il faut dire.
TOMEFOBOl , lac du bas Canada, par 45" 15' de lacit. N., à l'E. de celui de Memphaniagog; 20 kilom. de longueur sur 3 de largeur. Il communique avec la rivière de Saint- François. Ses bords, très-pittoresques, offrent de tous côtés des scènes de la plus grande beauté. Il abonde en poissons et on y trouve une quantité d'oiseaux aquatiques de différentes espèces.
lOMELLE s. f. (to-mè-le). Entom. Genre d'insectes diptères, du groupe des myodaires.
— Moll. Genre de mollusques gastéropodes pectinibranches, du groupe des pourpres.
TOMELLINE s. f. (to-mèl-li-ne).Chim. Nom donné par IJeyeux et Parmentier à la matière albuminoïde contenue dans les globules du sang.
TOMSLLOSO, bourjr d'Espagne, province et à 90 kilom. É.-N.-E. de Cfudad-Real et k 30 kilom. S.-S.-E. d'Alcnzar-de-S.-Juan, dans une plaine aride; 5,000 hab. Fabriques de sparterie. C'est près de ce bourg que commence 1s cours souterrain de la Guadiana.
i-OMENTEUX, EUSE adj. (to-man-teu, euze — du lat. tomentum, duvet). Hist. nat. Se dit des organes qui présentent un duvet court, très-serré , analogue à un tissu de coton : Feuilles tomenteuses.
— Anat. Qui est recouvert de villosités : Membrune tomknteusb.
TOMENTIGÈRE adj. (to-man-ti-jè-re — du iat. tomentum, duvet; gero, je porte), Hist. nat. Q.li est chargé de poils serrés. Il Peu usité.
TOMENTUM 8. m. (to-raain-tomm — mot lat.). Hist. nat. Duvet qui couvre certains organes.
TOMEO (Niccolo-Leonico) , en latin Thomnu>, érudit italien, né en 1456, mort en 1531. Son père était un Albanais, qui s'était établi à Venise. Il alla étudier le grec à Florence, sous la direction de Démélrius Chaicondyle, et fut l'un des premiers à expliquer sur le texte même Aristote et Platon, que l'on ne connaissait guère jusqu'alors que par des traductions latines. Nommé professeur de littérature ancienne à l'université de Padoue, H occupa cette chaire pendant plus de trente années avec un succès remarquable et mérita les éloges des savants les plus renommés du temps, tels qu'Erasme, Sadolet, Bembo et Paul Jove. Parmi les nombreux ouvrages de Tcmeo, nous citerons : Dialoghi (Venise, »524, in-8°), sur des questions souvent curieuses de philosophie et de science; Aristotelis hisloria animalium et alia opuscula (Florence, 1527, in-4») , recueil d' opuscules grecs relatifs à l'histoire nuturelle; Opuscula (Paris, 1530, in-fol.), recueil contenant, entre autres, les Qusstiones amatoriss, traduites en français sous le litre de Questions problématiques du pourquoy d'amours (Paris, 1543, in-8«); De varia Jiistoria libri III (Venise, 1531, in-8°), recueil d'extraits d'auteurs latins et de morceaux traduits d'auteurs grecs; diverses pièces de vers insérées dans les Rime di diversi poeti; enfin, des traductions latines de traités de Platon, de Proclus, d'Anatole, etc.