HP
= Î,1816HG1'* est en AB ou ]
= 2.4053HGI'.
(0) =Î,1816HG1'
3" Le niveau est en AB ou plus élevé ;
Si le liquide n'occupe pas la moitié de la capacité du tonneau, alors il faudra appliquer ces formules aux pleins.
On fait parfois des tonneaux à bases elliptiques. Leur jaugeage se ramène à. celui des tonneaux circulaires en observant que l'aire de l'ellipse est égale à celle du cercle dont le rayon est la moyeune proportionnelle entre les deux axes principaux de l'ellipse.
— Mar. Le tonneau de 1,000 kilogrammes, tonneau métrique ou tonne, a été considéré comme mesure de pesanteur par arrêté du 13 brumaire an IX. Un décret du 28 messidor an XIII «n a fait une base de jaugeage, II est représenté par un volume d'eau de mer
égal à mètres cubes. Donc, pour jauger
un navire en tonneaux métriques, on multiplie car l,02C le volume déplacé exprime en îneu-es cubes.
Dans le commerce, on évalue la capacité des navires en tonneaux dits d'arrimage. Le tonneau d'arrimage est le volume moyen occupé par un poids de 1,000 kilogrammes sur un navire. Autrefois, il valait 42 pieds cubes, c'est-à-dire 1101,440. Pour simplifier, on l'a porté à imo^oo. El on nomme tonnage d'un navire sa capacité évaluée en tonneaux d'arrimage.
Le tonneau de fret ou de mer est une simple estimation conventionnelle d'après laquelle se règle le fret des marchandises transportées par eau, et où l'usage a surtout tenu compte du poids sous l'unité de volume. Comme dans les chemins de fer, on distingue les marchandises ordinaires et les marchandises encombrantes, t'es dernières pèsent un peu moins de 200 kilogrammes le mètre cube, et le tarif en est une fois et demie plus élevéque celui des autres. Un règlement du 25 août 1861 a fixé la valeur de ce tonneau pour les diverses marchandises.
On distingue encore le tonneau de registre et le tonneau réel. Le premier résulte du jaugeage du navire; le second est celui qui existe en réalité. La différence en eat quelquefois assez grande. Par exemple, un navire jaugé à 300 tonneaux peut parfois en prendre en cargaison jusqu'à 500.
— Tonneaux en papier. On a breveté à Washington une invention consistant dans l'art de fabriquer en pupier toutes les sortes de tonneaux employés pour la conservation et le transport pur eau du sucre, des fruits, de la chaux, de la farine, etc. L'avantage de cette invention saute aux yeux, écrit VAnzeùjer des Westeas, et aussitôt ont cté créées, pour l'exploiter, deux sociétés établies, l'une à Winona (Minnesota), l'autre a Decorah (lowa). Récemment, la fabrique de tonneaux de Valleja a fait avec succès des tentatives pour appliquer la nouvelle invention. On emploie, pour la fabrication des tonneaux, du papier fort qu'on colle feuille sur feuille et qu'on soumet à une forte pression, de sorte que l'assemblage atteint une grande dureté. Le pupier est faillie paille, produit qui est . presque sans valeur dans 1 Ouest, où l'on en brûle chaque année de grandes quantités. Les tonneaux ont lafonne de cylindres et n'occupent, par suite, pas tant de place que les tonneaux a gros ventre en hois, tout en contenant autant, ce qui est important pour le transport.
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Un autre avantage, c'est qu'ils ne pèsent que la moitié des autres tonneaux, qu'ils surpassent en solidité, et ils coûtent 20 pour 100 de moins. En outre, la paille, depuis si longtemps presque sans valeur dans l'Ouest, va pouvoir être utilisée.
— Jeux. Le tonneau est un jeu d'adresse qui est surtout usité dans les campagnes des environs de Paris. On y emploie une espèce de coffre, dont le dessus est percé d'un assez grand nombre de trous longs et étroits, qui communiquent avec des cases intérieures diversement numérotées. Le trou du milieu est ordinairement orné d'une gueule d'animal, et la case correspondante marquée du nombre 100. Le jeu consiste à lancer des palets de cuivre ou de tout autre métal, de manière a les faire entrer par les trous dans les cases, et la partie est gagnée par le premier qui a pu compter un nombre de points convenu d'avance. Au lieu du meuble qui précède, on se servait primitivement d'un tonneau posé debout et percé de trous : c'est même à cette circonstance que le jeu doit le nom sous lequel on le désigne.
— Allus. mythol. Le tonneau de» Danaîdes. V. DANAÏDE3.
— Allus. hist. Lo tonneau de . Diogcue. V. DiOGÉNË.
Tonueau (CONTB Du). V. CONTE DU TON- NEAU.
TONNEGBANDE, quartier de la Guyane française. Il est arrosé pur le Tonnegrande, qui n'est que la continuation de la rivière de Cayenne parlarivière des Cascades. Un banc de roches granitiques barre la navigation de ces deux rivières a 15 kilom. de leur embouchure. Le quartier est borné au N. par le quartier Montsinéry, à l'E. pur la rivière du Tôur-cle-1'Ile, au S--E. par la rivière du Galion, qui le sépare du quartier da Roura, au S.-O. par les forêts. On y trouve de mauvaises terres, mais des bois magnifiques, sur les contins desquels on a établi un atelier d'exploitation composé de 150 transportés; on y fabrique du charbon de bois. Le quartier produit du cacao, du girofle, du rocou, etc. Un bourg et une paroisse y ont été créés depuis quelques années.
TONNE1NS, ancienne Tonttantia, ville de France (Lot-et-Garonne), ch.-l. de cant. arrond. et à 17 kiloin. de Mannande, à 615 kilom. de Paris; agréablement située sur une terrasse de 25 k 30 mètres d'élévation, dominant la rive droite de la Garonne; pop. aggl., &,685 hab. — pop. tôt., 8,2.75. Chemin de fer de Bordeaux k Cette. Commerce de cordages, chanvre et prunes sèches ; manufacture de tabac ; hospice. Tonneins actuel est une ville qui date du eommencemnt du xvuo siècle. A cette époque, il existait un autre Tonneins dont nous résumerons l'histoire et la fin tragique. Il se composait en réalité de deux villes fortifiées, situées sur un rocher presque k pic, dominant la rive gauche de la Garonne dans un espace de 2,000 mètres environ : ces villes portaient en raison de leurs positions respectives, par rapport au cours du fleuve, la première le nom de Tonneins- Dessous ou Grand-l'onneins, la seconde celui de Tonneins-Dessus ou Petit -Tonneins. Toutes deux avuient pour origine le château fondé au vn° siècle par un seigneur de race gauloise nommé Tonnance-Ferréol {Tonnaulius Ferreolus). La cité qui s'était formée peu k peu autour du château se divisa au moyen âge en deux baronnies entièrement distinctes. La baronuie de Tonneins-Dessous demeura la propriété des héritiers de Tonnunce- Ferréol jusqu'au xve siècle, époque où elle passa dans la maison de Xaintrailles. Quant à la baronuie de Tonneins-Dessus, qui devait foi et hommage k la précédente, elle eut .aussi ses seigneurs particuliers, mais plus obscurs. Dés le xw siècle, au cours de la guerre qui venait d'éclater entre les rois de France et d'Angleterre, les troupes de Charles le Bel occupèrent Tonneins. Lors de la confiscation du duché de Guyenne, les deux villes ouvrirent leurs portes à Du Guesclin et leurs seigneurs demeurèrent fidèles au roi de France jusqu'à l'entrée de Henri V k Paris (U21). Tonueins-Dessous eut de bonne heure une administration municipale indépendante. Les habitants étaient exempts de quêtes, tailles, logements, dons, promesses et prêts. Tonneins-Dessus, moins favorisé que son voisin par les seigneurs qui en étaient les maîtres , essaya plusieurs fois de leur arracher des concessions libérales analogues, niais toutes les tentatives échouèrent. Au xvie siècle, le baron de Tonneins-Dessus embrassa avec ardeur la Réforme ; son exemple fut suivi par la population des deux cités. Seul, le baron de Tonneins-Dessous demeura fidèle au catholicisme. Les deux Tonneins ne furent pas épargnés pendant la période des guerres de religion et Moutlue les rançonna impitoyablement. En 1568, Jeanne d'Albret sa réfugia kTunneins-Dessous av.ee son jeune fils, depuis Henri IV. En 1581, le roi de Navarre y établit son quartier général.
Le 2 mai 16U s'ouvrit à Tonneins le sy* node national de toutes les églises réformées de France (m. synode). L'assemblée se sép&ca un mois après, serment d'union préalablement prêté. Ce serment fut renouvelé le 26 août 1615 par une assemblée générale des habitants, tenue dans le temple. En 1622, le marquis de La Force, nommé par l'assemblée
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de La Rochelle général en chef des Eglises de la rive droite de la Garonne, réussit k pénétrer dans la place et k en expulser les troupes royales. Le maréchal de Thémines et le duc d Elbeuf ne tardèrent pas à accourir avec des forces imposantes. Tonneins- Dessous dut capituler, mais sa population avait eu le temps de se réfugier dans Tonneins-Dessus et le siège recommença. En vain le marquis de La Force, alors absent, essaya-t-il, en jetant 600 hommes de troupes fraîches dans la place, de détruire les espérances des assiégeants ; en vain de fréquentes sorties faillirent-elles ruiner leurs ouvrages. Pressé par la famine, Tonneins-Dessus capitula à son tour, et Louis XIII, irrité de cette résistance opiniâtre, enjoignit au duc d'Elbeuf de réduire en cendres les deux cités, comme châtiment exemplaire pour la province. L'ordre s'exécuta k la lettre et des deux Tonneins il ne resta plus qu'une ruine fumante. En outre, le roi interdit aux habitants sans asile de se bâtir une cité à une distance moindre de 500 pas de la Garonne ; niais l'énergique administration municipale ne tint aucun compte de cet ordre tyrannique. . Quelques mois après l'incendie de 1C22, le corps de jurande de Tonneins-Dessous, assemblé sur les décombres de la ville, y nommait les consuls de l'année suivante, et bientôt les deux nouveaux Tonneins s'élevaient pour n'en plus former qu'un sur leur ancien emplacement. L'établissement k Tonneins, en 1721, d'une manufacture royale de tabac acheva d'imprimer un essor prospère a la nouvelle cité. Lorsque la Révolution eut supprimé ce privilège, cinq manufactures particulières s'établirent et obtinrent un tel succès qu'elles atteignirent une production de plus de 2 millions de kilogrammes de tabac par an. Aujourd'hui, la manufacture, rétablie en 1811, fournit surtout à la consommation du tabac et des cigares à 0 fr. 05, dus petits tonneins.
Mentionnons encore, comme dernier souvenir du Tonneins seigneurial, que les deux baronnies, réunies par Antoine-Paul-Jacques de Quélen-Stuer, ovaientété érigées, en 1758, en duché-pairie sous le titre de la Vauguyon ; c'est sous ce dernier nom que ses héritiers le conservèrent jusqu'à la Révolution.
Les monuments de Tonneins, que nous nous bornerons à- mentionner, sont : l'hôtel de ville, le temple protestant, la manufacture de tabac et le théâtre. Un beau pont suspendu met la ville en communication avec la rive gauche de la Garonne, et l'Esplanade, magnifique promenade que borde du côté du fleuve une balustrade en pierre indique seule aujourd'hui l'ancienne séparation des deux Tonneins originaires. Tonneins a vu naître en 1773 M"" Cottin, auteur de Malvina, Claire d'Albe, etc.
TONNEINS (Antoine de), ex-roi d'Araucanie et de Putagonie, V. Tounens.
TONNELAGE s. m. (to-ne-la-je — rad.
tonneter). Ce qui concerne la tonnellerie.
— Marchandises de tonnelage, Marchandises qu'on met en tonneaux.
TONNELÉ {Louis-Nicolas-Alfred), littérateur fiançais, né à Tours en 1831, mort en 1858. Son père, médecin distingué, lui fit donner une excellente instruction. De bonne heure,' le jeune Tonnelé montra un goût très-vif pour l'esthétique et les beaux-arts. Après avoir étudié la langue allemande , il visita l'Allemagne avec M. Heinrich, s'éprit de la poésie populaire de ce pays et traduisit avec talent plusieurs chants de Gœthe, d'Uhland,deFeuchtersleben. De retour en France, il lit un voyage dans les Pyrénées et mourut peu après âgé seulement de vingt-sept ans. Cotte mort prématurée causa de vifs regrets, carTonnelé promettait de devenir un écrivain d'un grand talent. Son ami, M. Heinrich, apublié des Fragments d'art et de philosophie (Tours, 1859), recueillis dans les papiers de Tonnelé. Depuis lors , on a fait paraître un livre intitulé Alfred Tonnelé, recueil des écrits comacrês à sa mémoire (Tours, 1864, in-8<>).
TONNELER v. a. ou tr. (to-no-lé — rad. tonnelle. Double la lettre l devant un e muet : Je tonnelle, nous tonnellerons). Chasse. Prendre k la tonnelle : Tonnbler des perdrix.
— Fig. Faire tomber dans un piège : Ce petit compagnon comptait avoir tonnelé M. le duc. (St-Siui.) Il Vieux eu ce seus.
TONNELET s. uu (to-ne-lè — diw. de tonneau). Petit tonneau, baril : Un TONNE- LET d'eau-de-vie. Le tonnelet d'une vivandière. Un tonnelet de harengs saurs.
— Vase k boire, eu forme de tonneau, qui était en usage au moyen âge. ,
• — Ane. cost. Partie inférieure d'un habit, relevée en rond au moyen d'une espèce de petit panier : Quiconque comprend la fantaisie aurait voulu voir sur l'un de ces beaux escaliers quelque négrillon habillé à micorps d'un tonnelet en étoffe rouye, (Balz.) H s'habille en berger de trumeau, avec le tonnelet de salin bleu de ciel, bordé de faveurs roses. (Th. Gaut.)
— Armur. Sorte de jupon très-arrondi et composé de lames 'mobiles, qui, dans certaines armures du xve et du xvi" siècle des-
cendalt de la cuirasse et protégeait le ventre et le haut des cuisses.
TONNELEUR s. m. (to- ne -leur — rad.
tonne 1er). Celui qui chasse à la tonnelle.
TONNELtER s. m. (to-ne-lié — rad. tonneau). Ouvrier qui fait ou qui raccommode des tonneaux : Calvin était le fils d'un tonnelier de Noyon, en Picardie. (Balz.)
— Mar. Celui qui a soin des futailles embarquées.
— Encycl. La mise du vin en tonneaux, du moins comme usage commun, semble appartenir k la France, le pays du vin. Les Grecs connaissaient le tonneau, comme on le voit par l'usage qu'en fit Diogène ; mais ils mettaient de préférence leur vin dans des cruches ou amphores dont la capacité atteignait de fort belles proportions ; il est même des érudits qui prétendent que le tonneau de Diogène n'était qu'un très-large vase de ce genre; mais alors la maison du célèbre philosophe cynique eût été bien fragile et il lui eût fallu prendre de bien grandes précautions pour la rouler de place en place. En tous cas, il serait curieux d'en connaître les proportions; tonneau ou cruche, si son logis n'avait eu que les dimensions des tonneaux que nous connaissons et qui sont déjà assez restreintes, il eût été logé bien étroitement et eût été loin d'avoir ses aises.
L'industrie du tonnelier consiste à confectionner ces caisses cylindriques et ventrues qu'on nomme des tonneaux et dans lesquelles on renferme les boissons, telles <jue le vin, le cidre, la bière, etc.; il fait aussi des seaux de bois, des brocs et autres ustensiles employés dans les ménages et dans le commerce et le débit des vins. La confection des tonneaux est chose assez simple; le tonnelier se sert à cet effet de planches bombées dans leur largeur et dans leur longueur, appelées douves, dont il fait un corps creux en les posant les unes à côté des autres, sans autre assemblage; elles sont appuyées à chaque extrémité sur le bord d'une tablette circulaire qui ferme le tonneau k chaque bout et maintenues par des cercles faits da branches fendues; quand le tonneau est ainsi assemblé, le tonnelier fait descendre k coups de maillet les cercles de la partie plus étroite vers la partie plus large, afin d'en augmenter la pression, le serrage. Pour les grandes pièces, les tonneaux k cidre, on emploie de3 cercles en tôle ou en fer, de même que pour les seaux et autres vases de bois qui ne doivent pas toujours être pleins de liquide et qu'il faut, pour cette raison, serrer davantage, le bois devant subir des alternatives de retrait et de renflement.
Avant de verser les boissons dans les tonneaux, on a le soin de mouiller ceux-ci pour que le bois en soit suffisamment renflé, précaution sans laquelle le liquide versé pourrait s'échapper par les joints jusqu'au moment où sa présence aurait déterminé le renflement nécessaire. Le tonnelier est chargé non-seulement de la construction des tonneaux, mais encore de leur manipulation, de leur mise en cave, de leur chargement et déchargement, comme aussi de leur voiturage. La descente en cave présente parfois des difficultés et exige une certaine adresse. On exécute cette opération en enroulant une forte corde autour du tonneau; puis, tenant un des bouts de cette corde solidement fixe, on laisse lentement glisser le tonneau, qui roule, entraîné par son propre poids. Mais il faut procéder avec mesure, méthode et lenteur, pour que la pièce n'acquière pas trop de vitesse dans la descente, ne se heurte pas aux angles des marches et ne se crève point.
11 est quelques renseignements pratiques qui forment la seience du tonnelier, du vigneron et du commerçant en vin, et que, pour cette raison, nous donnerons ici. Tout le monde sait que l'on place, à la cave, les tonneaux sur des chantiers plus ou moins élevés, suivant le degré d'humidité. L'humidité doit être modérée; la sécheresse tourmenté les tonneaux et fait évaporer le vin, tandis que l'humidité par excès occasionne la moisissure et fait éclater les cerceaux; le manque d'air produit aussi le même effet. La position du tonneau sur le ch.mlier dqit être horizontale, afin que la lie se dépose au centre de la pièce et qu'en soutirant le vin soit clair jusqu'à la tin. Il faut ménager, entre le mur et le tonneau, un espace suffisant pour pouvoir, avec une lumière, examiner létat du fond postérieur. On doit visiter souvent les vins en tonneau; car à chaque instant il peut survenir des accidents. La surveillance doit être encore plus active aux environs des équinoxes; tout alors étant en fermentation et les exhalaisons du soi attaquant quelquefois si vivement les cercles qu'ils éclatent tous ensemble, ce qu'on nomme vulgairement coup de feu. Les accidents sont plus fréquents dans les caves humides ou trop peu aérées; c'est principalement le dessous des cercles et le fond du tonneau, du côté du mur, qu'il faut inspecter avec beaucoup de soin. Dès que l'on s'aperçoit que le touneaucouleparsuitede quelqueaccident, il faut aussitôt le serrer le plus possible au moyen d'un cercle de fer brisé ou au moins avec une forte corde, pour avoir le temps de le soutirer, car il n'y a pas d'autre moyeu de sauver le liquide qu'il renferme.
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En plaçant sur le chantier une pièce de vin vieux, dont on n'a pas à craindre la fermentation, on doit la placer de manière que la bonde soit sur le côté pouréviterl'évaporation. Lorsqu'un écoulement est occasionné par un éclat de douve, on y applique un peu de suif;, mais si l'éclat est trop prononce pour que cette opération suffise.il faut alors introduire du papieràl'aide delà pointed'un couteau et couler par-dessus un mastic composé de craie pulvérisée mêlée avec du suit fondu. La négligence dans le remplissage des tonneaux, permettant au vin le contact avec l'air atmosphérique, cause toujours la perte du bouquet et l'évaporation du spiritueux, ce qui fait contracter au vin un goût aigre. Lorsqu'on n'a pas, pour remplir complètement une pièce, du vin de qualité analogue, on peut employer des cailloux durs et propres qu'on fait entrer par la bonde. Pour le soutirage, on met aux tonneaux des cannelles ou robinets de buis ; mais les cannelles ordinaires devant servir pour un trou qui se rapporte exactement à leur diamètre, 1 emploi en est embarrassant quand on veut les faire servir à des trous de dimensions différentes. Pour remédier à cet inconvénient, on fabrique de nouvelles cannelles dont la douille est travaillée en forme de vis et qui va en grossissant comme une cheville, ce qui permet de l'appliquer à plusieurs trous varies de grandeur et même à des trous fort grands. Les tonneaux ne sont pas tous, on le sait, de même dimension; leur capacité varie suivant les pays et nous donnons ici la contenance en litres des divers fûts les plus ordinairement employés.
La pièce de Marseille contient 215 litres; la demi-queue du Languedoc etdeRoussillon, 272: le demi-muid, même pays, 3*0 à 360; la pièce ou barrique de Gironde, Bordeaux, 228, et le quartaut, 110; la pièce Auvergne, 210; la barrique Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne, Lot, Dordogne, Gers, 228; la pièce d Anjou, Nantes, 225 ; celle de Touraine, Tours, Votivray, 250; le poinçon du Cher, 250 ; le quart, Pouiily-sur-Loire, 105; le poinçon de Blots, 228 et la pièce, 236; celle du Loiret, Orléans, Ï30; celle du Rhône, 212; la demi-queue de la Côte-d'Or,- Dijon, 228; celle de Chalonsur-Saône, 222; la pièce de Mâcon, Beaujolais, Pouilly-Mâcon, etc., 212, et le quart, 106- le quartaut de Beaune et de Nuits, 113; la feuillette de l'Yonne, Auxerre, Joigny, Chablis, 136 ; le muid, 272 ; In pièce de Champagne, Epernay, Reims, 200 ; celle de Seineet-Oise, 228, et le muid, 266 litres.
Tonnelier (le), opéra-comique en un acte, paroles et musique d'Audinot (Opéra-Comique, 28 septembre 1761) ; retouché par Quetant, musique de Gossec, il fut repris à la Comédie-ltaiienne lo 16 mars 1765; Nicolo, à son tour, fit une nouvelle partition, qui a été jouée à rOpéra-Coinique le 17 mai 1801. Lo livret est-tiré du conte de La Fontaine, intitulé le Cuvier. Il n'y a d'un peu réussi que la chanson de Kancheite : ,
Dans un verger, Colinette
Vit un jour de beau raisin;
Elle su croyait su ni eue,
Vito elle ; porta la main.
Prenez garde, Colinette ,
L'Amour veilla en ce jardin.
Dans un coin, comme en un gite, Le fripon l'attendait la:
11 saisit 6a main bien vite, Et de son ara la blessa; La. pauvre fllle, Interdite, Fit un cri, puiB soupira.
Ah! ah! dit-il, ma poulette, Vous venez donc vendanger?
La faute, belle, indiscrète.
Va vous donner h songer :
En vendange une tlllette Court souvent plus d'un danger.
TONNELIER DE BRETEU1L (Gabrielle- Emilie Lis), femme de lettres française. V. Châtelet (marquise Du).
TONMELLE s. f. (to-nè-le. — Ce mot , qui est le féminin de tonneau, signifie proprement chose faite en forme de tonneau, youte en plein cintre, puis espèce de filet, d'où tonneler, terme do chasse). Sorte de berceau da treillage couvert de verdure :
Que je me plais à voir sous les vastes tonnelles Des couples déliant les feux ardents du jour !
SaintJust.
Puis nous irons, sous la tonnelle, Boire encore de ce vin clair, Où ta chanson mouillait son aile Avant de s'envoler dans l'air.
H. Mur«br
Chasse. Sorte de lîlet dont on se sert
pour la chasse aux perdrix :
îl nous prend avec des tonnelles.
La Fontaine.
0 Grande figure d'animal, peinte sur toile ou sur carton, que le chasseur porte devant lui, pour chasser doucement les perdrix, sans les effrayer, et les faire tomber dans le filet.
— Pêche. Sorte de filet que l'on tend au bord de la mer.
— Techn. Ouverture qui sert à enfourner les pots ou creusets, dans certains fourneaux de verriers.
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TONNELLERIE s. f. (to-nè-le-ri — rad.
tonnelier). Profession du tonnelier.
— Lieu où l'on fabrique des tonneaux.
— Marchandises du tonnelier, tonneaux et autres objets du même genre : La tonnellerie est un objet très-coûteux et doublement ruineux pour nos villageois. (Fourier.)
— Endroit d'un couvent où sont les cuves, les futailles, où l'on fabrique le vin.
TONNELLON s. m. (to-nèl-lon). Art milit. Pont à bascule dont on se servait anciennement pour les assauts.
TONNER v. unipers. (to-nê — lat. tonare, mot qui se rattache, de même que tinnire, résonner, à la racine sanscrite tan, retentir, résonner, tonner, proprement tendra, "étendre. A la mémo racine se rattachent l'anglo-saxon thunian, tonner, l'ancien allemand donar, anglais thunder, tonnerre, exactement le latin tonitru. Une racine secondaire est stan, résonner, qui nous a donné le sanscrit stanitam, craquement du tonnerre, slanayitnu, tonnerre, éclair, nuage). Se dit pour signifier que le tonnerre se produit, se fait entendre : Il a tonné tout l'été. Elle se signait chaque fois qu'il tonnait et marmotlait plus vite ses oremus. (Berthaud.) Quimd il tonnait, lfmo de Saint-Hérem se fourrait à quatre pattes sous un lit de repos. (St-Sim.)
— v. n. ou intr. Faire retentir le tonnerre : Dans ces grands moments d'attente, l'homme croit volontiers que c'est pour lui que Dieu tonne, (Miehelet.)
Le ciel armé d'éclairs tonne contre la terre.
Brébeuf.
— Produire un bruit comparable au tonnerre : Cent pièces de canon tonnèrent sur elle à soit arrivée, et la maison où elle entra fut percée de leurs coups. (Boss.)
La batailla enfin s'allume, Tout à la fois tonne et fume.