TOPOGRAPHIE
— Topographie souterraine, Description de l'intérieur des mines ; art de les représenter par le dessin.
— Encyet. L'étude de la topographie comprend le dessin topographique, la planiinétrie, le nivellement et le lever des sections horizontaltis équidistantes. Dans une opération de ce genre, les objets sur lesquels il faut porter son attention peuvent se ranger en deux classes : les uns sont les œuvres de la nature ; telles sont les montagnes de toutes grandeurs, avec leurs pentes, leurs escarpements, leurs gorges, leurs vallées et, en gé-
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néral, toutes les inégalités de la surface du sol; telles sont encore les eaux, comprenant la mer, les fleuves, les rivières, les lacs, les étangs, les marais ; telles sont enfin les productions spontanées ou l'état habituel de la surface du sol, comme les forêts, les bruyères, les sables, les roches, etc. ; les autres sont l'œuvre de l'homme et comprennent les habitations, les clôtures, les cultures, les communications. Les habitations se composent des maisons, des granges, des châteaux, des églises, etc. Les clôtures comprennent les murs, les fossés, les haies vives ou sèches, les palissades, les claires-voies. Dans les cultures, on distingue : les terres labourées, les vergers, les vignes, les prairies, les bois, les friches et les terres non cultivées. Les communications se divisent en chemins de fer, routes nationales, départementales et stratégiques, chemins vicinaux et ruraux, sentiers, canaux, ainsi que les rivières, avec tous les travaux exécutés dans le but de les rendre navigables, tels que les digues, les barrages, les pertuis, les chemins de halage, etc. Pour décrire un terrain, on prend pour plan de projection un plan horizontal indéfiniment étendu et passant au-dessous du point le plus bas de ce terrain; tous les objets répandus à sa surface sont représentés sur ce plan par la projection de leur contour ou de leurs arêtes. Les conditions du dessin topographique sont l'exactitude,- la clarté et la simplicité. Les cartes minutes se construisent sur le terrain même avec le crayon ; ensuite vient la mise k l'encre, qui est indispensable pour la conservation de la carte. C'est là une branche très-importante de l'art du topographe. Cependant ces deux genres de dessin ne suffisent pas, car la plume est impuissante à exprimer certains détails ; elle sert bien à représenter le contour des objets, les directions et, en général, toutes les lignes, mais elle n'est pas également propre à l'expression des superficies, par exemple, les cultures ; du moins son application a cet usage nécessite beaucoup plus de temps qu'on n'en peut généralement consacrer aux cartes. Aussi a-t-on recours, pour cet effet, au lavis, dont la mission est d'exprimer promptement la nature des superficies sous le rapport de leur essence. Il est même parfois employé préférablement aux hachures pour faire ressortir la configuration géométrique des surfaces, comme étant plus expéditif que ces dernières. Dans la mise au trait, il est nécessaire d'admettre différentes grosseurs de traits, quoique cependant ces derniers ne dussent avoir théoriquement qu'une épaisseur infiniment petite, les contours qu'ils représentent n'ayant généralement dans la nature aucune épaisseur. Mais tous les objets n'ont pas une égale importance; il en est qui doivent particulièrement appeler l'attention , tandis que d'autres n'ont qu'une importance tout à fait secondaire ; aussi paraît-il rationnel de proportionner la grosseur du trait à l'importance des objets représentés. Avant de faire la carte d'un terrain, il injporte de faire choix d'une échelle convenablement appropriée à l'o'bjet de la carte et k l'espèce de détails qu'elle doit faire connaître ; trop petite, elle a l'inconvénient de faire disparaître des détails intéressants; trop grande, elle donne des cartes incommodes par leur étendue. Les trois séries d'échelles les plus commodes sont : 1° les échelles décimales, l,
—, — , : , etc. : 20 les échelles doubles,
doubles, -, — , — , , etc. Les plans du
cadastre s'exécutent tantôt k l'échelle de
, tantôt k celle de , parce qu'au
moyen d'une réduction au - cette dernière
donne celle du 10000e, d'après laquelle se font, dans chaque département, les plans d'ensemble, sous le nom de plans par masses,
etc.; 3° les échelles sous-
font aujourd'hui au
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qui servent à l'exécution de la carte de France. L'échelle de la nouvelle carte de
France est celle de , parce qu'elle n'est
80000 r autre chose qu'une réduction des plans par masses du cadastre. Les minutes de cette
carte, qui se faisaient autrefois au , se
-, et sont complétées 40000
par les officiers d'état-major sur le terrain même, par le nivellement et le figuré des montagnes. L'ancienne carte de France, connue sous le nom de carte de Cassini, est h l'échelle de 1 ligna pour 100 toises ou au
. Pour les échelles supérieures au — — ,
86400 5000 on peut admettre quatre ordres ou épaisseurs de traits, répartis de la manière suivante : le plus gros, celui de premier ordre, pour les détails de construction ; celui de deuxième ordre, pour les travaux de construction des chaussées, les digues, les canaux, etc. ; celui de troisième ordre, pour les chemins, sentiers, cours d'eaux, rochers, ravins et autres accidents de terrain; enfin, celui de quatrième ordre, pour le tracé des sections horizontales sur les cartes OÙ le figuré n'est pas représenté par des hachures. Pour les échelles moindres que , on peut simplifier cette
division en réunissant les deux premiers ordres de traits en un seul. La variété dans la grosseur des traits sert encore à exprimer la forme des objets. Ainsi, dans les parties qui présentent des talus, on trace l'arête supérieure avec le trait du deuxième ordre, et celle qui forme le pied du talus avec un trait plus fin que celui du troisième ordre. A l'échelle de , on donne une largeur con-
venlionnelle de om,002 aux grandes routes et de 0m,001 à tous les autres chemins, sans tenir compte des petites variations qui peuvent exister dans leur largeur. Les sentiers s'expriment par une largeur de 0«i,0005 et par deux traits parallèles, dont l'un se fait
ponctué. A l'échelle de , on donne
om,0015 aux grande routes, 0°1,07000075 aux autres chemins, et les sentiers se dessinent d'un seul trait plein du deuxième ordre. Les limites de culture se marquent avec un trait ponctué ou avec un trait-plein de troisième ordre. Aux ruisseaux, qui ne peuvent se représenter qu'avec un seul trait, vu la petitesse de l'échelle, on augmente ce dernier graduellement depuis sa source jusqu'à sa jonction avec le cours d'eau principal ; on en proportionne la grosseur k son volume d'eau et à l'importance du ruisseau par rapport k ceux qui l'environnent ou k ses affluents. Les eaux se figurent par une teinte de bleu mise au pinceau, ou quelquefois, sur les minutes et les cartes k effet, par une série de lignes parallèles entre elles et aux rives qui vont en s'amincissant et en s'écartant k mesure qu'elles s'éloignent des bords; c'est ce qu'on appelle filer les eaux. Les sables, les graviers que les eaux laissent k découvert s'expriment par un travail de convention ou d'imitation, si l'on veut, qui consiste en un pointillé de petits points ronds et rapprochés, de manière à former une teinte grise et uniforme. Les points sont égaux pour les sables et inégaux pour les graviers. Les prairies se figurent par un pointillé formé de points allongés comme des virgules et groupés, au nombre de cinq ou six, de manière à imiter les touffes d'herbe; on range ces groupes parallèlement au côté de la carte, et on s'attache à faire en sorte que l'ensemble da ce travail de plume représente une teinte grise et plate comme des sables. Les marais participent k la fois des eaux et des prairies; on leur applique un système combiné des deux précédents. Les arbres se représentent tantôt par un petit cercle, tantôt par un petit point noir, selon que l'échelle est grande ou petite. Les bois s'expriment par un travail composé d'un grand nombre
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de petits cercles ; les pins et les sapins se figurent par des espèces d'étoiles qui permettent de reconnaître les bois composés d'arbres verts. Au moyen de ces divers ouvrages de plume, on peut représenter, en les combinant, les parcs, les jardins, les vergers, etc. En topographie, on nomme, en général, figuré du terrain tout mode de dessin à l'aide duquel on exprime les inégalités de la surface du sol, telles que les pentes des montagnes, les escarpements, les rochers, etc. Suivant l'échelle adoptée, on conserve le figuré de certains détails ou on la supprime. On est donc obligé, dans les cartes à petite échelle, de donner une représentation grossière du terrain, et cependant de pareilles cartes peuvent être très-lisibles pour un œil exercé, lorsqu'elles ont été bien faites. La seule considération des cours d'eau suffit, en effet, à faire connaître les montagnes, les cols, les routes probables et permet de comprendre la disposition générale d'un pays.
Les dessins topographiques présentent à l'œil peu exercé qui les examine un chaos inextricable de montagnes, de cours d'eau, de vallées; mais l'étude lui fait bientôt reconnaître les différentes relations des formes du terrain et saisir la physionomie du sol. On a pu dire justement que « l'image détaillée des parties fluides conduit à l'exacte configuration des parties solides. •
Le figuré s'obtient par deux procédés distincts, combinés cependant quelquefois : les courbes horizontales d'une part, les hachures de l'autre.
Le premier système est le plus simple 4e tous les genres de figuré et fournit la meilleure expression du terrain pour un usage spécial. Le second mode s'emploie pour figurer les montagnes sur les cartes qui ne sont destinées qu'à un usage vulgaire. Pour figurer le terrain par le moyen des courbes, il faut déterminer l'équidistance des plans horizontaux. Cet élément, sur lequel on ne peut fixer à priori de règle entièrement invariable, est généralement subordonné à l'échelle du plan et en rapport avec cette échelle. On admet, en thèse générale, que l'équidistance des plans horizontaux doit être égale en mètres au dénominateur de l'échelle divisé par loOO, ce qui revient à dire que cette équidisiance est représentée par Oii.OOl k l'échelle de la carte; il en résulte qu'à l'échelle de
1 millième elle sera de 1 mètre; k celle de
2 millièmes, de 2 mètres; k celle de 5 millièmes, de 5 mètres, etc. L'adoption de cette loi a pour effet qu'une même peu te est, k toutes Jea échelles, représentée par des courbes également rapprochées sur la carte. Ainsi, une pente de 45° ou de 1 de hauteur sur l de base est figurée, à toutes les échelles, par des.«ourbes écartées de 0*n,oûl; une pente de î*de hauteur sur 8 de base, par des courbes équidistantes de 0^,008, et ainsi de suite. Lorsque les différences de niveau sont de plusieurs dizaines de mètres, les courbes, cotées en nombre exact de dizaines, sont marquées d'un trait plus fort que les autres. Toutes les courbes sont accompagnées de cotes de niveau en tous les points où elles aboutissent au cadre da la carte et de distance en distance, pour qu'il soit toujours facile de distinguer la cote de chacune d'elles.
Nous supposons qu'on ait sous les yeux un terrain représenté par le système des courbes de niveau. Les premières lignes quon doive rechercher sont les lignes de faite et les thalwegs. Les lignes de faite sont les intersections saillantes de la partie supérieure de deux versants; ce sont, en général, les lignes de partage des eaux, dont elles limitent les bassins principaux.
Les montagnes sont ordinairement séparées par des vallées qui servent d'écoulement aux eaux ; au fond de ces vallées, les versants qui les encaissent se coupent suivant une ligne des points les plus bas; ces intersections portent le nom de thalwegs.
Les lignes de partage des eaux ne sont pas toujours simples; elles présentent souvent des points de rebrousseraeut (tig. 1); elles so
bifurquent (fig. 2) suivant des lignes de plus grande pente k la rencontre des cours d'eau principaux et de leurs affluents. La représentation de ces deux espèces de lignes sur les
Fig. 1.
cartes a petite échelle suffit , avec celle des rivières, pour indiquer la forme générale du terrain.
Les chaînes de montagnes sont rencontrées
par des massifs plus petits, qui les coupent transversalement ; ce sont les chaînes secondaires ou contre-forts de la chaîne principale. En ces points de rencontre, il y a dépression
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de la ligne de faite principale et surélévation de la ligne de faite. secondaire. Ce sont donc les points convenables pour le passage des Toutes C ui doivent franchir la chaîne principale. On donne le nom de cols a ces dépressions.
Les formes de ces lignes sont liées par des
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lois géométriques qui permettent d'en donner des définitions exactes. Si nous imaginons un observateur se déplaçant sur une ligne de plus grande pente du terrain, nous ne pouvons supposer qu'il s'élève ou s'abaisse indéfiniment ; il passera par des maximums et des minimums de hauteur ; eu ces points, la tangente
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à la ligne de plus grande pente est horizontale ; on se trouve en un sommet, un fond ou un col.
Toutes les lignes de plus grande pente voisines d'un sommet s'élèvent jusqu'à l'avoir atteint; voisines d'un fond, elles s'abaissent jusqu'à l'avoir rejoint. Près d'un eol, au oon-
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traire, les sections horizontales affectent une forme sensiblement hyperbolique (flg.3) et ont pour trajectoires orthogonales les lignes de la plus grande pente aboutissant au col, au nombre de quatre seulement.
Les lignes de plus grande pente tournent leur convexité vers le col ; mais deux d'entre
Fig. I.
elles, qui sont les axes communs de toutes les indications hyperboliques, se croisent au col ; l'une est la ligne de faite, l'autre résulte de Injonction des thalwegs opposés.
On peut dire qu'une ligne de faite est une ligne de plus grande pente qui va d'un col à un sommet. Les lignes de plus grande pente qui passent par Tes sommets convexes des courbes horizontales sont les lignes de séparation des eaux. Un thalweg est une ligne de plus grande pente qui va d'un col vers un fond. Les thalwegs passent par les sommets rentrants des courbes horizontales. Les lignes.de plus grande pente d'un versant quit-
tent la ligne de faite asymptotiquement en tournant leur convexité vers le bas de cette ligne; elles arrivent asymptotiquement à la ligne de thalweg en tournant leur convexité vers le haut de cette ligne. Elles ont donc en projection horizontale un point d'inflexion. Comme les lignes de faite ont une pente faible, ainsi que les thalwegs, ce point d'inflexion est, au contraire, un point de pente maximum. On est ainsi conduit à représenter les cols comme l'indique la figure 3. Si on fait une section par la ligne de faite, on aura une courbe aie, premier système d'axes des courbes hyperboliques dont nous avons
parlé. L'autre système bdf est formé par l'intersection résultant de la jonction des thalwegs.
Il peut se présenter des mortifications à cette forme ; le col peut être déprimé en son centre; on y rencontre un enfoncement dans lequel se trouve un lac ; c'est ce qui a lieu au mont Cenis. Les cols peuvent être longs et étroits (fig. 4) ou larges et courts (fig. 5), suivant que les lignes de faite sont elles-mêmes comparables à des ellipses ayant leurs grands axes dirigés le long du fuite ou, au contraire, à angle droit de cette ligne.
Il est rare que les sommets ne soient pas
séparés des versants par des lignes de plus grande pente, de chaque côté desquelles les pentes sont en sens contraire; ces lignes sont plus ou moins éloignées du faite, suivant que le sommet est plus ou moins large.
Le fond des vallées offre un phénomène analogue; il y a une certaine largeur de terrain sensiblement plat et deux lignes de fin de pente très-nettes (fig. 6). Lorsque le fond de la vallée est arrondi (lîg. 7), les courbes s'arrondissent en changeant de direction.
Il convient encore de distinguer les bassins et les vallées des ravins qu'on observe à flanc de coteau. Les bassins sont limités par une
sunace concave conique, dont les horizontales sont parallèles et les lignes de plus grande pente convergentes.
Les ravins, au contraire, sont formés de deux surfaces distinctes, dont les horizontales se rencontrent en faisant des angles entre elles et avec les horizontales générales. Ces dernières se correspondent d'un côté et de l'autre du ravin.
Au lieu de représenter le terrain par des courbes horizontales, on peut employer à cet effet les lignes de plus grande pente; seu-
Fig. t.
lement on ne trace pas, dans ce cas, ces lignes d'une manière continue ; on les interrompt au passage des courbes horizontales et on les espace suivant certaines lois, qui ont pour but de placer sur une pente une quantité de blanc proportionnelle à la quantité de lumière reçue par la surface. Les lignes de plus grande pente interrompues constituent les hachures. Les hachures ont donc un double objet : d'une part, elles représentent la forme du terrain d'une manière appropriée à l'usage vulgaire, et, d'autre part,
elles doivent donner, autant que possible, sur les pentes des notions exactes qui, sans avoir la précision des courbes, puissent, jusqu'à un certain point, en tenir lieu. Les pen-. tes qu'il importe le plus d'indiquer sur une carte sont : 1° celles de 60°, environ 4 de base sur 7 de hauteur, inaccessibles aux hommes ; 2« celles de 45», l de base sur 1 de hauteur, difficiles aux hommes: 3« celles de 30», environ 7 de base sur 4 de hauteur, inaccessibles aux chevaux; 4« celles de 15°, environ ' 18 de base sur l de hauteur, faciles aux voi-
Fig. S.
tares. Le maximum des talus d'éboulement dans les montagnes est de 100 de base sur 71 de hauteur. Pour représenter les pentes par des hauteurs, on peut admettre : 1<> que
toute pente moindre que— peut être consi-
dérée comme terrain horizontal, et par suite
qu'elle ne doit pas être figurée; 2<> que toute
pente plus roide que - peut être représentée
comme un escarpement; 3° que les pentes
comprises entra les limites précédentes doivent être figurées par des hachures dirigées suivant la ligne de plus grande pente du terrain et suivant la normale aux couches de niveau ; 4° que l'écartement des hachures doit être égal à 1 demi-millimètre, plus la seizième partie du dénominateur de la pente ; 5° que les hachures sont d'autant plus épaisses qu'elles sont (dus rapprochées ou que la pente est plus roide; qu'elles sont aussi fines
que possible pour la pente de— j que leur
grosseur extrême pour la pente - doit être
de — de millimètre, et que l'espace blanc
compris entre elles ne doit pas descendre ni dépasser la moitié de leur épaisseur; 6<> que les escarpements s'expriment par des hachures de —de millimètre d'épaisseur, écartées
de la moitié da cette épaisseur et dirigées suivant les sections horizontales de l'escarpement. Ces règles suffisent pour préciser la forme du terrain d'une manière appropriée aux renseignements que l'on a pris sur cette forme; car ce qu'il y a à considérer dans le terrain, c'est la valeur des pentes d'une part, et leur direction d'une autre. Or, la directiondes hachures fait connaître celle de la pente, et leur écartement mesure cette pente ellemême. A ce sujet, nous donnerons ici trèssuccinctement les prescriptions émanant du ministre de la guerre et publiées au Mémorial topographique du Dépôt de la guerre pour l'exécution des cartes et le figuré du relief des terrains : « Pour les minutes des levés, quelle que soit leur échelle, on aura recours uniquement aux courbes horizontales ; mais sur les dessins qu'on exécutera d'après cette minute, dans tous les cas où l'échelle de ce
dessin serait au-dessous de
-, on tracera,
entre les projections des courbes horizontales, des hachuresqui représenteront les projections horizontales des lignes de plus grande pente et qui seront menées perpendiculairement à chacune des deux courbes entre lesquelles elles seront tracées. L'espacement de ces hachures sera en raison inverse de la rapidité des pentes et égal au quart de la distance prise sur la carte entre deux courbes consécutives. Lorsque les hachures normales à deux courbes consécutives divergeront sensiblement entre elles, l'espacement qui vient d'être déterminé se mesurera sur une ligne perpendiculaire à la hachure, menée par sou milieu. Dans le cas où la distance entre deux courbes consécutives sera audessous de 0m,002, on substituera à la loi de " l'espacement des hachures celle de leur épaisseur, c'est-à-dire qu'on ftra ces hachures d'autant plus grosses que la pente sera plus rapide. On conservera sur le dessin exécuté d'après la minute une sorte de trace
de la projection des courbes horizontales équidistantes, qu'on n'y marque qu'au crayon et provisoirement dans le but de servir de directrices aux hachures. Pour conserver cette trace. des courbe3 de niveau et permettre de suivre leurs directions lorsqu'on les a effacées, on peut, ou disposer les hachures de deux tranches consécutives de manière que la hachure inférieure ne soit pas dans le prolongement de la supérieure ; ou bien Von peut arrêter la hachure à une petite distance de la courbe directrice, de manière à laisser entre deux rangs un petit espace blanc. Des cotes écrites aux points les plus remarquables indiqueront la hauteur de ces points ; celui dont la cote est zéro étant toujours le plus bas, on fera connaître, autant
3ue possible, la hauteur de ce point au-dessus u niveau de la mer. Dans le cas où un ou plusieurs points du terrain seraient inférieurs au niveau de la mer, la cote zéro correspondra à ce dernier niveau, et les cotes des points
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qui lui sont inférieurs prendront le signe négatif. •
Pour l'application du procédé des hachures, on suppose le terrain éclairé par des rayons inclinés à l'horizon ou, au contraire, iir une lumière verticale. Lorsqu'on suppose a lumière zénithale, une superficie donnée est d'autant plus éclairée qu'elle est moins inclinée sur l'horizon ; la quantité de lumière reçue est proportionnelle au cosinus de l'angle d'inclinaison ; la clarté diminue avec le sinus lie l'inclinaison, auquel est proportionnelle la teinte à donner à la 'surface représentée. Le grossissement des hachures se fait en raison de leur rapprochement, sans que le blanc puisse jamais être moindre que lîépaisseur de la. hachure. Les hachures ainsi traitées donnent une représentation défectueuse. Suivant la carte, on trouve des pentes égales dans des pays de montagnes ou dans des terrains plats à escarpements ; rien ne les distingue. Si le terrain est tourmenté, la carte devient très-noire, et l'on ne peut plus lire les écritures.
La lumière oblique fait mieux ressortir les formes générales sans nuire à la clarté et à la justesse de la représentation. On imagine que la lumière vient de l'angle supérieur gauche du cadre avec une inclinaison de 45° sur l'horizon. Certains plans, les vallées sur certains coteaux sont dans l'ombre, et cela fait mieux ressortir les formes du terrain. On force même à cet effet les hachures du côté de l'ombre. Les parties éclairées ne doivent pas être uniformément blanches; il faut considérer que la carte a été exécutée sans considération de lumière, uniquement au point de vue de l'expression des pentes avec une accentuation très- faible des lignes, qui sont alors forcées du côté de l'ombre.
La commission de 1828, qui a rédigé l'instruction précédemment mentionnée, n'a pas admis l'emploi des courbes dans les cartes rédigées; mais on a aujourd'hui une tendance générale à employer de nouveau ce système. On peut du reste, ainsi que cela a été fait quelquefois, combiner les hachures aux courbes; en Itulie, en Belgique, en Angleterre, en Danemark, en Prusse, les cartes récentes ont été publiées avec courbes.
La clarté est une qualité tellement nécessaire que l'on est entré dans une voie nouvelle depuis quelques années; elle consiste dans l'emploi de plusieurs couleurs. Le noir est réservé aux chemins, routes et écritures, les autres couleurs à la représentation du terrain.
L'Allemagne a adopté un système analogue a celui de la France, et qui est dit au major Lehmann ; il est fondé sur les bases suivante^ : îo hypothèse de la lumière zénithale ; 2° sections horizontales dont on trace la projection au crayon quand on fait des hachures, à l'encre quand on n'en fait pas; 3° hachures normales aux courbes de niveau, fines pour les pentes faibles et fortes pour les pentes rapides, dont la limite est fixée à 45°. Soit C l'écarteinent, H la largeur, a l'angle de pente, on détermine H par la relation H= u .
C 45o' 40 la hachure la plus fine correspond à l'angle de 5° ; on la prend égale à - de milli-
mètre.
Ce système est d'une exécution très-difftcile et très-pénible; la carte est poussée au noir, et les foi tes pentes apparaissent comme des taches; les formes du terrain sont par trop arrondies.
La carte du duché de Bade est une modification de ce système. La largeur seule des hachures varie proportionnellement aux pentes; on y ajoute de nombreuses cotes. Cette carte est bien exécutée; mais l'arrondissement des formes est encore plus exagéré que dans les autres cartes.
L'institut géographique militaire de Vienne a fait paraître une grande quantité de cartes éclairées à la lumière zénithale, très-claires - et très-soignées. Elles ont le défaut contraire de celui des cartes allemandes. Le terrain est très-tourmenté, les changements de pente ' . sont très-accusés.
Il y a encore d'autre3 modes de représentation ; nous mentionnerons le système des courbes interrompues ou des hachures horizontales ; l'écarteinent de ces hachures varie avec la pente, ainsi que leur grosseur. Ce système, adopté en Angleterre pour les cartes minutes, donne de très-bons résultats. On l'a employé, avec lumière zénithale, en Suède et en Espagne; avec lumière oblique, en Suisse et en Angleterre.
Les Prussiens, considérant la topographie au point de vue militaire, ont fait plusieurs cartes destinées à des manœuvres et devant représenter la facilité plus ou moins grande que le pays offre aux opérations militaires. On regarde comme propres aux grandes manœuvres les terrains ayant une inclinaison inférieure à 15*; aux manœuvres de détachements, les pentes de 16" à 30"; enfin, comme terrains difficiles à gravir, mais utiles en cas d'absolue nécessité, ceux qui ont une inclinaison de 310 à 45°. Chaque intervalle varie de 50 en 50 ; la hachure varie de grosseur, d'espacement et de forme, et la carte indique à première vue les pentes et les fa-
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cilités qu'offre le terrain aux mouvements militaires. Ce système est dû au général Mùffling.
Pour le lavis des plans topographiques, on a adopté une série de teintes conventionnelles pour représenter les diverses cultures ou surfaces que présente le terrain. Les couleurs élémentaires au moyen desquelles on forme ces teintes sont : l'encre de Chine, l'indigo ou bleu de Prusse, le carmin, la gomme gutte, la terre de Sienne brûlée et le minium. Nous n'entrerons pas ici dans le détail de la composition de toutes ces teintes, dont on trouve dans le commerce des tableaux reproduisant les nuances, ainsi que les quantités proportionnelles de couleurs et d'eau à l'aide desquelles on les obtient. Les écritures et différents détails constituent, avec ce qui précède, les éléments généraux d'un dessin topographtque ; pour indiquer ie sens du courant d'un cours d'eau, on dessine une flèche entre ses rives, en la proportionnant à. son importance. Toute carte, quelle que soit sa grandeur, doit être orientée par rapport aux quatre points cardinaux, soit en indiquant ceux-ci sur les quatre côtés du cadre, soit en traçant dans un angle, une rose des vents. On doit faire en sorte que la hauteur de la carte représente la direction exacte du nord ; s'il en est autrement, il faut se procurer cette dernière et l'y indiquer, parce que cette notion est- importante pour se faire une idée exacte de la situation du terrain représenté par rapport aux contrées environnantes. Le cadre se compose de deux traits, dont l'un, fin, est à l'intérieur; l'autre, gros, est à l'extérieur. Entre les deux se trouve un blanc égal en largeur au gros trait. L'épaisseur totale du cadre, c'est-à-dire le double du gros trait, doit être la centième partie de la moindre des deux dimensions du rectangle qui limite le dessin. Le titre se place soit à l'intérieur, soit hors du cadre ; la plus grande hauteur 'les lettres du titre doit être les 0,03 de la moindre des deux dimensions du dessin. Lorsque le titre est en dehors du cadre, l'intervalle entreles lettres et le cadre doit être compris entre les 0,02 et les 0,04 de cette moindre dimension, selon que celle-ci est plus ou moins grande. L'échelle se fait en dehors du cadre, parallèlement et au-dessous du côté inférieur de la carte. On. la place soit au milieu, soit encore vers la gauche, pour faire symétrie avec la signature de l'auteur, qui se place au bas, a droite. Les écritures doivent toujours être faites avec un très-grand soin. Il faut, autant que possible, les disposer de manière qu'elles puissent être lues sans qu'on ait à tourner le plan. Cependant, les noms des rivières et des chemins s'écrivent dans le sens du cours de l'eau et dans la direction du chemin, en commençant parle nom de l'endroit d'où ils partent, dans le sens de l'écriture. Les noms doivent être écrits avec des caractères proportionnés en force et en grandeur avec l'importance des objets qu'ils désignent. Des règles spéciales, que nous De pouvons reproduire ici, fixent le genre des caractères et la hauteur des écritures aux diverses échelles pour plus de deux cents objets. Cependant, nous rappellerons que les villes s écrivent en capitales droites, les bourgs en capitales penchées, les villages et bois en romain droit, les hameaux et marais en romain penché ; les citadelles, fleuves, canaux en petites capitules penchées ; les forts, rivières, étangs, châteaux et routes eu petit romain droit; les eaux minérales en italique; enfin les fermes, auberges, usines, moulins, chemins et ruisseaux en italique plus petite.
Toutes les opérations topographiques se réduisent h trois genres de mesures, qui sont : la mesure des distances, la mesura des angles et enfin la mesure des hauteurs ou des différences de niveau. Les deux premiers appartiennent à la ptanimétrie; le troisième constitue le nivellement. La planimétrie consiste à. mesurer la projection horizontale du terrain dans toutes ses parties. Construire une figure semblable k cette projection est ce qu'on nomme dresser la carte ou le plan du terruin. Enfin-, le rapport entre les dimensions de ce plan et celles de la projection est ce que l'on appelle Véchette du plan. Le nivellement a pour but de faire connaître le relief de toutes les parties du terrain ; pour cet objet, par un système particulier de mesures, on détermine la grandeur exacte de la perpendiculaire abaissée de chaque point du terrain sur le plan de projection. Cette grandeur, évaluée en mètres et inscrite sur la carte, fait connaître à quel niveau se trouva chaque point par rapport avec le plan de nivellement. Ce chiffre se nomme la cote de niveau, et le plan de comparaison auquel elle se rapporte prend le nom de plan de comparaison. Dans la carte nouvellement faite de la France, on a pris pour plan de comparaison le niveau de la mer, qu'on a supposé, par la pensée, prolongé au-dessous' du continent, de sorte qne les chiffres que porte cette carte font connaître les hauteurs des points correspondants au-dessus du niveau de la mer. Ces hauteurs sont nommées altitudes. Quelquefois, on prend le plan de comparaison au-dessus du terrain;. alors on détermine le niveau de chaque point par une perpendiculaire ou une verticale élevée jusqu'à ce plan. L'opération par laquelle on mesure les objets, non tels qu'ils sont en réalité, mais tels qu'ils sont en projection horizon-
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taie, est ce qu'on nomme la réduction à l'horizon.
Dans les opérations topographiques, il y a un enchaînement dont le sommaire suivant peut donner une idée générale : Les détails de la nature pouvant être considérés comme formant des groupes ou Ilots, si, par exemple, en partant d'un point, on suit constamment le premier chemin qu'on trouve à sa droite jusqu'à ce que l'on revienne au point de départ, on aura parcouru un polygone ou périmètre enfermant une certaine quantité d'objets, tels que maisons, murs, haies, cultures diverses, etc.; on aura ainsi circonscrit un îlot de détails, auquel on a donné le nom de canevas polygonal. Eu effet.'si, en chacun des points où l'on a dû changer de direction pour parcourir ce périmètre, on a placé un jalon , puis , si l'on a réuni ces jalons .par des droites, on aura formé un polygone dont les inflexions représenteront a peu près celles du chemin parcouru, ainsi que celles des détails côtoyés. Les côtés et les angles de ce polygone étant mesurés, on construira sur le papier un polygone entièrement semblable au premier. Après avoir construit de la sorte un premier polygone, on pourra en lever un second contigu à celui-ci, puis un troisième, et ainsi de suite. L'ensemble de tous ces périmètres constitue un réseau ou canevas polygonal dont le levé est la première opération d'un levé topographique. Après avoir établi ce canevas, on s'occupe de lever les détails. Cette seconde opération, qui se trouve considérablement simplifiée par le travail préliminaire, consiste à représenter dans leurs vraies places et grandeur tous les objets précédemment énumérés. A cet effet, les côtés des polygones servent de repères pour déterminer tous les objets quilles «.voisinent, par la grandeur et la position de la perpendiculaire abaissée de chaque objet sur un côté du canevas déjà déterminé de position. Quand la carte représente tous les détails du terrain, elle est complète sous le rapport de la planimétrie; il faut ensuite s'occuper du nivellement. Dans cette opération, on suit la même mesure que pour la ' précédente ; on commence par niveler les points du terrain appartenant au canevas; ensuite chacun de ces points sert de repère ou de point de comparaison pour déterminer les côtés de nivellement des points environnants. De là deux opérations distinctes: 1° le nivellement du canevas; 2° celui des détails. La quantité innombrable de cotes de nivellement dont il faudrait couvrir la carte pour se donner une idée du relief du sol a fait renoncer à ce mode d'opération pour décrire les montagnes et les pentes; on a eu recours à la méthode des sections horizontales équidistanles, qui consiste à supposer, par la pensée, le terrain coupé par une série de plans horizontaux, séparés dans le sens vertical par une distance constante de 1, de ï, de 3 ou de tout autre nombre de mètres. Chacun de ces plans, par son intersection avec le terrain, produit une courbe dont on fait le levé comme celui de toute autre ligne de sa surface et dont la position est bien caractérisée par une seule cote. Tous les plans horizontaux équidistants donnent lieu à des courbes analogues, et, s'ils sont convenablement rapprochés, les courbes résultantes expriment d'une manière à la fois claire et géométrique la forme du terrain. Elles sont fort écartées dans les parties où la pente est très-douce ; elles se rapprochent dans celles où elle est plus roide ; et partout leur écartemont fait connaître en chaque point quelle est la direction et l'inclinaison de la pente. Ces courbes, obéissant aux formes du terrain, ont entre elles des espacements très-vuriés au plan; mais, pour rappeler leur mode de formation, on les désigne, par abréviation, sous le nom de courbes ou de sections équidistantes ou simplement sous celui d'Aon'-sontales.
On peut remarquerque ces' sections représenteraient les différents rivages que prendrait successivement la mer, si son niveau venait à s'élever progressivement sur les flancs des montagnes.
Nous terminerons par quelques renseignements sur les cartes générales topographiques de publication récente. Nous ne donnerons pas ici de nouveaux détails sur la carto de l'état-major fiançais, publiée à l'échelle
de ■ en 270 feuilles, non plus que sur la
carte au , publiée en 33 feuilles.
320000 r La carte de l'état-major prussien comprend deux parties : 1° la Prusse proprement dite,
à l'échelle de , en 319 feuilles, sans al-
vooooo titudes; les feuilles sont commodes, mais très-peu lisibles et trop noires; la carte n'est pas encore terminée; 2° la Westphalie et les provinces rhénanes, en 74 feuilles, terminée,
et à l'échelle de- . Actuellement, la Prusse
soooo publie, en outre, les minutes de ces cartes
-, à l'équidistance de 25 mètres.
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vière est au
nous citerons aussi une
très-jolie carte au 5M000.
Le Wurtemberg et les Hesses ont aussi des
terminée en 1867.
cartc3 au
La Saxe et le Hanovre ont
mille
les autres, cartes des comtés et
Bade. Carte au ■
-, en 55 feuilles de 0,40, 50000 '
d'après le système que nous avons indiqué.
Bavière et duchés. La grande carte de Ba-
50000 des cartes analogues.
Autriche et Hongrie. La carte de tout l'empire est au ; des cartes de Bohême,
Hongrie , Moravie , archiduché d'Autriche ont été publiées à une échelle triple. L'empire d'Autriche se trouve aussi dans les trèsbelles cartes de Scheda,.un peu lourdes et difficiles à lire, mais très-remarquables par le figuré. Enfin, de nombreuses cartes autrichiennes ont été faites vers 1850, au 864Q00-
pour l'Illyrie,le Lombard-Vénitien, les Etats pontificaux, la Toscane, Parme et Modène.
Italie. La carte de l'Italie centrale publiée sous la direction de M. de La Marmora est trèslisible. Une carte générale récente a été entreprise au ; elle ne doit pas être ré-
pandue dans le public, mais on en fera une
réduction au qui sera livrée au com-
100000 ^ meree.
Angleterre. Uordnance Survey Office a entrepris trois cartes du Royaume -Uni : la carte générale est a 1 pouce pour
cartes des paroisses, sont à des échelles six fois et vingt-cinq foi3 plus grandes. L'exécution est excellente et unique pour ce qui est de la carte cadastrale.
L'Angleterre comprend 110 feui)lesde0n>,40 sur 0111,50, l'Ecosse 120 feuilles, l'Irlande 205.
Belgique. En 1867, l'état-major belge a commencé le travail d'une grande carte à
l'échelle de — — et à cinq couleurs, en
20000 72 feuilles de 0™,50 sur 0",80, d'une éxecution très-soignée et d'une lecture très-nette. En Hollande, les officiers hydrographes ont
publié une carte au — — très-finement gra-
50000 vée et exécutée.
Suède et Norvège. Des cartes analogues aux cartes françaises ont été publiées dans
les pays Scandinaves au |00Q0Q-
Suisse. La carte du général Dufour est la plus remarquable de l'Europe. Elle est
au — - — , très-nette et très-soignée. Le bu-
reau topographique de Berne publie actuellement des réductions très-commodes et de prix peu élevé.
Espagne. Il n'existe pas de grande carte générale en Espagne. On a annoncé cependant la publication d'une carte au gjjj^j' lnai*
on n'aencore exécuté qu'unecarteen 20 feuilles dont l'échelle est dix fois plus petite. Portugal. La carte générale, commencée
en 1856, doit avoir 37 feuilles au j^^J Ies
courbes y sont un peu trop fines, le relief n'est pas assez net. Une belle carte en une feuille a été publiée en 1870.
ftussie et Pologne. Des cartes de l'état-major russe ont été commencées avec une
échelle de . Une carte faite par le Dé-
126000 pôt de la guerre français est plus avancée que la publication du gouvernement russe.
Grèce. Ce sont les officiers français qui ont exécuté la carte générale de la Grèce.
Turquie. La Turquie n'a encore aucune carte officielle. On en a cependant une carte générale, due à Scheda.
Valachie. L'état-major autrichien a commencé en 1861 la publication de 112 feuilles
au , formant une carte générale, d'après
57GO0 le système qu'il a généralement employé.
Topogmpbie d'Atiifne» (The Topography of Athens. etc.), par Wil.-Murt. Leuke (Londres, îru édition, 1821, 1 vol. in-8"; 2" édition, 1841, 2 vol. in-8°). Cet ouvrage fut Ja première étude vraiment critique qui eût encore été entreprise sur ce sujet d'après l'emploi le plus judicieux de tous les textes classiques et l'observation la plus attentive de tous les mouvements du sol d'Athènes et de tous les vestiges d'antiquité connus à cette époque. L'auteur y prenait pour base de son travail la description de Pausanias, dans laquelle il distinguait cinq incursions dans des directions différentes, qui lui permettaient de retrouver, sur le terrain, la situation respective des principaux monuments d'Athènes en s'appuyant sur tous les points de la localité, tels que les éminences du Musée, de l'Aréopage, du Pnyx, qui ne sauraient donner lieu désormais au moindre doute, une seule de ces collines exceptée, celle que tout le monde alors, et ie colonel Leake lui-même, regardait comme le Lycabette et qui a été reconnue depuis pour la
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colline des Nymphes; de même qu'il se servait de tous les monuments, tels que le Theseion, l'Ennea Krounos, le Stade , le théâtre de Bacchus , l'Odéon d'Hérode Atticus et l'Olympoion, dont la détermination n'est non plus sujette à aucune incertitude. L'ouvrage de Leake, accueilli avec une grande faveur dans la science, obtint en Allemagne l'avantage d'une traduction qui fut accompagnée de nombreux éclaircissements, la plupart dus à M. K. Oltfried Millier dont l'objet était de rectifier, sur des points de détail , l'opinion de l'auteur. Otte traduction allemande, qui parut en 1829, dut passer pour une amélioration considérable du travail primitif et jouit encore, à ce titre, de plus de confiance et d'autorité. En 1841 , M. Leake, qui n'avait cessé de se tenir au courant des travaux de la science et des découvertes que Ion faisait chaque jour à Athènes, a publié une nouvelle édition de sa Topographie d'Athènes,qiï\ a subi des remaniements profonds et reçu des augmentations considérables.
M. Leake a joint à son travail un excellent atlas qui en augmente le prix. M. Raoul Rochette a longuement et savamment discuté la plupart des questions abordées par l'archéologue anglais, dans une série d'articles publiés en 1851 dans le Journal des savants.
TOPOGRAPHIQUE adj. (to-po-gra-li-ke — rad. topographie). Qui appartient, qui a rapport a ia topographie : De cette grande entreprise date une véritable renaissante de l'art TOPOGRaphique. (Mac-Carthy.)
— Carte topographique, Carte très-détaillée d'un canton, d'un Heu particulier.
TOPOGRAPHÎQUEMENT adv. (to-po-grafi-ke-man — rad. topographique). D'une manière topographique ; au point de vue de la topographie, de lu situation des lieux : Il avait eu sous les yeux, pour ainsi dire, un plan topographiquement exact de tout ce gui devait lui arriver. (E. Sue.)
TOPOLIAS ou TOPOGLIA {Topais ou Copaïs), lac de l'ancienne Béotis, en Grèce, à peu de distance et à l'E. de Livadie, par 38<> 30' de latit. N. et 20» 50' de longit. E. t La ligure du Topuïs, dit M. Burnouf, est celle d un carré, avec deux baies vers l'O. et deux autres baies du côté de l'E. Au N. et à l'E., les eaux du lac sont arrêtées par les flancs ubrupts de grands rochers calcaires. La partie la plus profonde est au pied de l'antique Copm. Vers le S.-O., au contraire, les alluvious entraînées des pentes douces de l'Hélicon en ont diminue lu profondeur. ■ Ce lac, qui reçoit toutes les eaux de la Béotie occidentale par trois rivières principales : l'Hereyne, le Céphise et le Mêlas, couvre, en temps ordinaire, une superficie de 1E0 kilom. carrés. M. Burnouf évalue le volume des eaux du Topolias à 690 millions de mètres cubes à la tin de. l'hiver et à 337 millions à la fin de l'été; dans les grandes inondations, il s'élèverait à 740 millions de mètres cubes au-dessus des basses eaux.
« Les eaux de ce lac, dit M. Isambert, se perdent da deux manières : par 1 evaporation et par les kalauothra. Les trois principaux sont ceux où se précipitent l'Hereyne, le Céphise et le Mêlas. Il ne faut pas croire que la plus grande partie des eaux du lac s'écoule par ces katavothra ; ils sont fort petits et, étant placés au-dessus du niveau du fond du lac, ils agissent à ia manière d'un tropplein dans les grandes inondations. Ils cessent d'ailleurs d'être en activité à partir du mois d'avril; le lac diminue alors par l'évaporation. Mais il n'en est plus de même quand ils se bouchent dans la saison des pluies. C'est sans doute à leur oblitération qnil faut attribuer le déluge d'Ogygès, dont les traditions grecques nous ont gardé le souvenir. A différentes époques, les inondations ravagèrent les villes voisines du lac, et il paraît qu'à certaines époques les anciens entreprirent des travaux au lac Copaïs , soit pour se garantir des crues extraordinaires, soit pour acquérir, aux dépens du lac , des terres cultivables. Sous Alexandre, un certain Cratès fut chargé de nettoyer les digues, probablement les katavothra, du lac Copaïs. Les travaux furent interrompus par suite d'une révolte des Béotiens. Peut-être est-ce à lui qu'il faut attribuer les grands puisards que l'on trouve aux deux cols qui séparent le Copaïs de la baie de Laryuina et du lac Hyliea. 11 y en a jusqu'à seize. Malheureusement, ils ne sont ni les uns ni les autres dans la direction des katavothra; mais peut-être s'agissait-il de creuser un canal artificiel pour jeter les eaux du lac à la mer. Ce projet, qu'on a remis en avant dans les temps modernes, et qui donnerait à la culture un vaste terrain marécageux et insalubre, aurait, selon M. Burnouf, l'inconvénient de tarir le plus grand et presque le seul réservoir d'eau de la Grèce orientale. ■
L'aspect du lac varie suivant les époques de l'année. Au mois de mars, c'est un vaste étang coupé çà et là de longues bandes de terres hautes. A la fin du printemps, le volume et l'étendue des eaux sout considérablement réduits et une riche végétation donne au lue l'aspect d'une riante prairie. Au milieu de l'été, cette décoration disparaît peu à pou et les prairies apparentes sont devenues, dit M. Burnouf, un marais insalubre.
TOPOLOGIE s. f. (lo-po-lo-jî — du gr. to-
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pas, lieu; logos, discours). Connaissance des lieux.
— Rhétor. Connaissance des lieux communs, des sources où doit puiser un prédicateur,
— Encycl. La topologie est l'étude du choix que doit faire le prédicateur des textes et des arguments contenus dans l'Ecriture sainte, véritable arsenal pour lui de lieux communs, et celle de la manière dont il doit s'en servir.
Sans doute l'érudition profane est loin d'être interdite aux prédicateurs, et, suivant la remarque de Rolhn,les Pères, au lieu de proscrire la lecture des anciens auteurs, l'ont plutôt recommandée. Saint Augustin veut qu'à l'exemple des Israélites, qui, par l'ordre de Dieu même, dépouillèrent l'Egypte de son or et de ses plus précieux vêtements sans toucher à ses idoles, les orateurs chrétiens laissent aux auteurs païens leurs superstitieuses fictions et leur enlèvent les vérités qu'on y trouve, qui sont comme de l'or et de l'argent, et les grâces du discours, qui sont comme les vêtements des pensées, pour faire servir les unes et les autres à la prédication de l'Evangile. Mais le véritable trésor de l'orateur chrétien, c'est l'Evangile même et la Bible. « On trouve, dit Fénelon, toutes les vérités et tout ie détail des mœurs dans la lettre de l'Ecriture sainte, et on l'y trouve non-seulement avec une autorité et une beauté merveilleuses, mais encore avec une abondance inépuisable. En s'y attachant, un prédicateur aurait toujours sans peine un grand nombre de choses nouvelles et grandes à dire. C'est un mal déplorable de voir combien ce trésor est négligé par ceux mêmes qui l'ont tous Jes jours entre les mains. Si 1 on s'attachait à cette méthode ancienne de faire des homélies, il y aurait deux sortes dé prédicateurs : les uns, n'ayant ni la vivacité ni le génie poétique, expliqueraient simplement l'Ecriture sans en prendre le tour noble et vif; pourvu qu'ils le fissent d'une manière solide et exemplaire, ils ne laisseraient pas d'être d'excellents prédicateurs... Les autres, ayant le génie poétique, expliqueraient l'Ecriture avec le style et les ligures de l'Ecriture même, et ils seraient par la des prédicateurs achevés. «
Les prédicateurs des Eglises protestantes sont restés en général, sur ce point, plus fidèles à la couCuine des premiers temps, puisque leur principal but est d'expliquer l'Écriture. Aussi attachent-ils une grande importance à la topologie. Hugues Blair, dans la partie de ses Leçons de rhétorique qui est relative à l'éloquence de la chaire, insiste à plusieurs reprises sur la nécessité d'user fréquemment des ressources que présente l'Ecriture et sur les heureux effets qu'on en tire. Il dit que les exemples tirés des circonstances réelles de la vie, tels qu'on en trouve un grand nombre dans les livres saints, commandent toujours l'attention lorsqu'on en fait un choix heureux; qu'il ne faut pas laisser échapper une occasion favorable de les citer; que ces exemples compensent le désavantage d'avoir à traiter seulement des qualités abstraites et presque jamais des personnes. 11 ajoute que les sermons les plus admirables, les plus utiles, mais dont la composition offre le plus de difficultés, sont entièrement fondés sur le développement de quelque .caractère particulier ou d'un passage remarquable de l'histoire sacrée, qui fournit l'occasion de mettre à découvert une partie des secrets du cœur humain. Il recommande encore, au point de vue du style, le iangage de l'Ecriture sainte, qui, convenablement employé, est, selon lui, un des plus beaux ornements d'un sermon. On peut s'en servir, dit-il, soit en le citant textuellement, soit en y faisant 'seulement allusion. Il fait observer justement que ces citations donnent de l'autorité à ce que le prédicateur avance, prêtent à son discours quelque chose de plus solennel, de plus respectable, et lui fournissent des expressions métaphoriques qu'on ne pourrait faire entrer dans aucun autre genre de composition et qui varient son style ou lui donnent de l'éclat.
Les règles de la topologie sont que les arguments et les passages empruntés à l'Ecriture ne rompent pas l'unité du discours, ne forment pas des digressions inutiles et soient complètement appropriés au sujet. On trouve au commencement des Diologues sur l'éloquence de Fénelon un exemple, fort clairement exposé, d'un passage de l'Ecriture dont l'application est fausse et qui n'est adapté au sujet que par une sorte de jeu d'esprit. Il s'agit d'un sermon pour le mercredi des cendres, et le texte du prédicateur est celui-ci ; i Je mangeais la cendre comme mon. pain. »' — « Devait-il, dit Fénelon, se contenter de trouver un rapport de mots entre ce texte et la cérémonie d'aujourd'hui? Ne devait-il pas commencer par entendre le vrai sens de son texte avant de l'appliquer au sujet?... David, ou quel que soit l'auteur du Psaume, parle de ses malheurs en cet endroit. Il dit que ses ennemis lui insultaient cruellement, le voyant dans la poussière, abattu à leurs pieds, réduit (c'est ici une expression poétique) à se nourrir d'un pain de cendres et d'une eau mêlée de larmes. Quel rapport des plaintes de David, renversé de son trône et persécuté par son fils Absalon , avec l'humiliation d un chrétien qui se
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met des cendres sur le front pour penser à la mort et pour se détacher des plaisirs du monde? N'y avait-il point d'autre texte à prendre dans l'Ecriture? Jésus-Christ, les apôtres, les prophètes n'ont-ils jamais parlé de la mort et de la cendre du tombeau, à laquelle Dieu réduit notre vanité ? Les Ecritures ne sont-elles pas pleines de mille figures touchantes sur cette vérité?... Pourquoi donc laisser tant de passages qui conviennent, pour en chercher un qui ne convient pas? C'est un goût dépravé, une passion aveugle de dire quelque chose de nouveau. » Qu'aurait dit Fénelon s'il avait eu k s'occuper de nos prédicateurs du xvi« siècle, chez qui les applications de l'Ecriture ne sont que recherches, pointes et jeux demotsl On ne sait de qui était le sermon dont il parle ici ; mais il n'avait qu'à écouter autour de lui pour en entendre de pareils. Massillon lui-même est tombé dans le défaut dont parle Fénelon, quand il a comparé, dans son sermon Sur la confession, les pécheurs qui environnent les tribunaux de la pénitence aux malades qui étaient rassemblés sur les bords de la piscine de Jérusalem : > 11 y avait des aveugles ; » défaut de lumière dans l'examen. « Il y avait des boiteux;» défaut de sincérité dans l'aveu de ses fautes. « Il y avait des malades dont les membres étaient desséchés; ■ défaut de douleur dans le repentir, yoilà qui est ingénieux, mais sans application vraie, et qui sent la recherche de mauvais goût.
Nous conclurons des préceptes des maîtres et des erreurs dans lesquelles ont pu tomber des hommes d'une grande valeur que la topologie a une importance incontestable et que tous les prédicateurs chrétiens, à quelque communion qu'ils appartiennent, en doivent faire une étudesérieuse et approfondie.
TOPÛLOGIQUE adj. (to-po-lo-ji-ke — rad.
topologie). Qui a rapport aux lieux, à la topologie, à la connaissance des lieux.
— Système topologique, Système mnémotechnique par lequel on rat^tche les idées abstraites à des idées concrètes, familières.
TOPONOMASTIQUE s. f. ( to-po-no-masti-ke — du gr. topos, lieu, et de onomastique). Onomastique des lieux, catalogue des noms de lieux.
TOPONYMIE s. f. (to-po-ni-mt — du gr.
topos, lieu; onoma, nom). Système des noms des lieux d'une contrée :' La toponymie de la France.
TOPONYMIQUE adj. ( to-po-ni-mike — rad. toponymie). Qui a rapport à la toponymie ou aux noms de lieux : Système toponymiquk.
TOPORAMA s, m. (to-po-ra-ma — du gr.
topos, lieu; orod,je vois). Physicp. Panorama d'un endroit particulier, il Vue d optique. ■
TOPOTHÉSIE s. f. (to-po-té-zî — du gr.
topos, lieu ; t/tésis, position). Rhétor. une. Tableau, description.
TOPOZERO, lac de la Russie d'Europe, dans la partie occidentale du gouvernement dArkhangel, par 65050' de latit. N. et 29° 30' de longit. E. ; 85 kilom. du N.-O. au S.-E. Ses rives offrent plusieurs enfoncements remarquables, surtout au N.-E. Ce lac s'écoule au N.-O. par un petit cours d'eau qui va se jeter dans le lac Pija.
"TOPPENG s. (to-paingh). Danseur, mime de l'un ou de l'autre sexe, dans la Malaisie.
— Encycl. Les représentations grotesques des toppengs sont un des plus grands plaisirs des habitants de l'Ile de Java. C'est généralement sous les nombreux rameaux d'un majestueux banian que se donnent ces représentations. Au pied de l'arbre se tient l'orchestre (gamethang), principalement composé de sonneries, de gongs et de tam-tams, dans le bruit desquels se perd le grincement du violon indigène, fait d'une peau de serpent, d'une carapace de tortue ou d'un coco évidé et dont l'archet frotte alternativement les cordes par-dessus et par-dessous. Au centre des musiciens, une toppeng, debout sur une natte, se livre aux exercices de dislocation qui constituent la danse indigène. Son costume se compose d'un sarhong ; à sa ceinture pendent, accrochés par un de leurs coins, des mouchoirs de toutes les couleurs, présents dos nombreux admirateurs de la danseuse. La ceinture, en argent doré, et quelquefois même en or, est agrafée sur le creux Se l'estomac par une belle plaque en orfèvrerie, de chaque côté de laquelle pendent de jolies breloques malaises, boites à pommade pour reblauchir les dents, cassolettes, clefs ciselées, etc. La taille est prise dans un corsage blanc très-juste et sans manches, par-dessus lequel se croisent deux bandes pailletées d'or, l'une rouge et l'autre noire, qui parlent des épaules et se rejoignent sous la boucle de la ceinture. La toppeng ne reste pas seule en scène ; de temps en temps apparaît un homme, jouant un rôle mêlé de chant et de pantomime. La bayadère malaise lui répond par des gestes et quelquefois aussi par d'affreux glapissements. Les Indiens prennent un plaisir inouï à ces contorsions et à cet épouvantable tintamarre. 11 faut voir leur air profondément captivé et leur3 mouvements qui suivent le rhythme de la musique; il faut les entendre accuser les contre-temps soit avec la voix, soit en frappant alternativement du plat et du revers de la main les
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, objets qui se trouvent à leur portée. L'acticn est le plus souvent incompréhensible pour les Européens; mais, le plus habituellement, elle a trait à l'amour, l'éternel sujet de toute ' comédie. Parfois aussi les Chinois, leurs défauts et leur caractère font les frais du drame que représentent les toppengs,
TOPPI (Nicolas), historien italien, né a Chieti vers 1603, mort à Naples en 1681. Il exerça avec distinction la profession d'avocat à Naples, acquit des connaissances étendues en archéologie, fut, de 1651 à 1651, archiviste de la' Renia caméra et recouvra, en 1660, ces fonctions qu'il conserva jusqu'à sa mort. C'était un infatigable travailleur. Il composa plusieurs ouvrages et réunit, pendant quinze ans, des matériaux pour écrire un dictionnaire historique et géographique qui n'a point paru. Nous citerons de lui : De origine omnium tribunalium Neapolis, deque eorum viris illustribus (Naples, 1655-1666, 3 vol. in-4<>), histoire de la magistrature contenant une foule de documents; Compendio di tutti i benefizii regii che si trovano occupait per le provincie del reguo (Naples, 1666); Biblioteea napolilana ed apparato agli uomini i II us tri in tettere di Napoli e del regno (Naples, 1678, in-fol.), essai d'histoire littéraire, pleine d'inexactitudes et d'omissions.
VTOPRACH-CALÉ, ville de la Turquie d'Asie, en Arménie, à 115 kilom. E.-S.-E. d'Erzeroum, sur la pente d'une colline que couronne un fort; 4,000 hab. Elle est en général assez mal bâtie.
TOPSHAM, bourg d'Angleterre (Devon), au confluent de la Clyst et de l'Exe, à 6 kilom. S.-E. d'Exeter, dont il est considéré comme le port; 4,000 hab. Fabriques de toiles à voiles, d'ancres, de chaînes-cables. Avant que le Ship - Canal fût creusé, Topsham était le port d'Exeter et faisait un grand commerce avec Terre-Neuve.
TOQUADE ou TOCADE s. f. (to-ka-de — rad. toque). Penchant maniaque tres-prononcé ; fantaisie maniaque et passagère : Oui, c'est sa toquade de marier les gens; malheureusement, ce n'est pas ta quantité qui fait la qualité. (Desbuards.) Que celui gui se croit sans toquade ose se lever, et nous verrons s'il n'est pas le plus toqué de tous/ (L. Ulbach.)
TOQOAGE s. m. (to-ka-je — rad. toquer). Typogr. Action de toque; un ouvrier, de le remplacer momentanément dans Sou travail. Il Mot vieilli.
TOQUANTE ou TOCANTE s. f. (to-kan-te — rad. toc, à cause du bruit du balancier). Argot. Montre : Acheter une toquante.
TOQUE s. f. (to-ke. — Ce mot vient probablement, du celtique : armoricain tok, coiffure en général, chapeau; kymrique toc, même sens, probablement de l'armoricain roi, tei, couvrir, kymrique toi, même sens, qui se rattachent à la racine sanscrite sthag, couvrir, cacher, laquelle perd quelquefois son s initial et s'est conservée dans la plupart des langues indo-européennes : grec stegà, latin Ugere, anglo-saxon theccan, scandisjave thekia, ancien allemand dechian, couvrir, etc.). Sorte de chapeau, à petits bords, couvert d'étoffe et souvent plissé tout autour : Il avait un pantalon blanc à plis et une toque écossaise d'où ses cheveux cendrés s'échappaient en grosses boucles. (Balz.)
— Blas. Nom que l'on donne quelquefois à un bourrelet qui se met sur te casque. Il Sorte de bonnet à plumes que Napoléon I" avait introduit dans les armes de la noblesse qu'il avait créée.
— Linge de chanvre ou de gros lin dont les religieuses du Saint-Sacrement se couvrent les épaules et la gorge.
— Turf. Coiffure que portent les jockeys, sur l'hippodrome : La TOQUE est noire ou de couleur voyante. Dans les programmes des courses, te moi toque est représenté par l'initiale T.
— Mamm. Nom vulgaire d'une espèce de macaque.
— Bot. Nom vulgaire des scutellaires , genre de labiées.
— Encycl. Blas. En créant la noblesse impériale, Napoléon 1er supprima les casques et les couronnes de l'ancienne noblesse titrée et les remplaça par des toques surmontées de plumes, dont le nombre variait suivant la dignité de celui qui les portait. Ce genre de distinction a été abandonné depuis 1815. Néanmoins, il est utile à connaître parce qu'on peut le trouver sur les monuments de I époque. Voici donc les règles que l'on avait établies à ce sujet. 10 Princes grands dignitaires : toque de velours noir bordée de vair, avec un porte-aigrette d'or surmonté de sept plumes blanches. S» Ducs : même toque, mais bordée d'hermine au lieu de vair. 3" Comtes : toque de velours noir, bordée de contre-hermine, avec porte-aigrette or et argent surmonté de cinq plumes. 4° Barons : toque de velours noir Dordéa de contre- vair, avec porte- aigrette d'argent surmonté de trois plumes. 5° Chevaliers : toque de veicors uoir, bordé de sinople, avec porte-aigrfuw d'argent surmonté d'une seule plume.
TOQUE, lie de la Malaisie, dans le détroit de la Sonde, par 50 58' de latit. S. et 103» 28' de longit. E. On y trouve un grand nombre
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de nids d'oiseaux bons à manger, qui donnent lieu à un commerce d'exportation.
TOQUÉ, ÉB (to-ké) part, passé du v. Toquer. Coiffé d'une toque : Un cercle de femme) parées, enluminées, toquées. (Cormen.)
— Farn. Maniaque, qui a le cerveau dérangé : Ma chère, tes hommes, c'est farce!,.. Toujours la même chanson : une femme à soi seul. — Toqués! toqués! (Gavarni.) Pour le coup, nous sommes un peu toqués. (G. Sand.)
— Epris jusqu'à la manie : Je suis toqué de vous, madame. (Balz,)
— Substantiv. Personne maniaque, qui a te cerveau dérangé : C'est un toqué, uns