TOQUÉE
TOQDERv. a. outr. (to-ké. — Ce mot, qui est lu forme primitive de loucher, vient sans doute de l'onomatopée toc, que l'on retrouve sous un grand nombre de formes et avec une foule de dérivés dans toutes les langues da la famille indo-européenne). Toucher, frapper, Il Vieux mot, usité encore "dans quelques patois.
— Fam. Rendre toqué : Il faut que vos aventures de cette nuit vous aient toqués.. (E. Sue.) Il Peu usité.
— Qui loque l'un toque l'autre, Qui offense l'un offense l'autre.
— Jeux. Toquer les cartes, Les marquer dans un des angles, afin de tricher. Il Vieux mot.
— Typogr. Remplacer momentanément :
Toquer un camarade. Il Mot vieilli, qui était surtout usité dans les journaux.
Se toquer v. pr. S'éprendre follement : Elles ont toutes leur grain de folie; on a trouvé un mot d'argot très-juste pour leurs amours .• elles se toquent; elles ont des toquades. (Jean Rousseau.)
TOQUEBIE s. f. (to-ke-rî). Techn. Chaufferie ou endroit du 'foyer de fourneau de forge.
TOQUET s. m. (to-kè — dimin. de toque). Sorte de coiffure , de bonnet en usage dans certains pays, pour les femmes et les enfants :
Sans collet. Bans béguin et sans autre afflquet, Ses mules d'un coté, de l'autre son toquet.
UÉuNiiia.
— Nanon toquet, Femme coiffée d'une manière ridicule, il Vieille loc.
— En avoir dans le toquet, Etre ivre.
— Mus. Partie de trompette. V. doquet.
— Ichthyol. Nom vulgaire de la petite vive.
TOQUEOX s. m. (to-keu). Techn. Fourgon dont le rafnneur de sucre se sert pour attiser le charbon et pour nettoyer la grille de la fournaise.
TOQU1LLA s. m. (to-ki-lla; Il mil.). Nom que l'on donne, en Amérique, & la feuille d'une espèce de palmier dont, on se sert pour fabriquer les chapeaux dits de Panama et des hamacs d'un grand prix.
TOR s. m. ( tor ). Ichthyol. Poisson du genre barbeau , qui habite les rivières du pays d'Assam.
TOn (EL), ville et port d'Arabie, dans l'Hedjaz, sur le golfe de Suez , par 28° 19' île latit. N. et 31° 8' de longit. E., a 60 kilom. du Djebel-Tor ou Sinaï. Le port est formé par un banc de corail, et au N. les navires qui vont de Suez a Djeddah s'y arrêtent pour prendre de l'eau, la meilleure de toute la côte, ou s'y réfugient en cas de gros temps. La plupart de ses habitants chrétiens l'ont abandonnée, pour se soustraire aux vexations des Arabes.
TOR (montagnes de), dans l'Arabie, province de l'Hedjaz. Elles s'étendent du N.-O. au S.-E., le long de la côte orientale du golfe de Suez, entre le cap Jehan et la ville de Tor.
TOR (DJEBEL-), montagne de la Turquie d'Asie. V, Oliviers (mont des).
TORA, déesse de la guerre, la sœur de Harewit, le Mars des anciens Slaves. Elle occupait, avec son frère, le second rang parmi les douze grandes divinités célestes, et c'était son image qui était peinte sur les étendards. Les Polonais l'appelaient Wlorka.
TORADOS , marabouts habitants du Fouta (Sénégumbie). Ce peuple est un mélange de Yoloffs indigènes et des conquérants feulahs ou peulls. Il est en général turbulent, peu laborieux et sans industrie. Il y a parmi eux beaucoup de pêcheurs, formant des villages entiers gouvernés par les guieultabés, sorciers marins qui se fout un joli revenu à assurer les pêches de leurs compatriotes, à. les préserver des caïmans et à entretenir avec ces amphibies des relations suspectes. Les Torados sont aujourd'hui les maîtres du Fouta depuis qu'ils ont vaincu les Dôliankés, reste d'une tribu peull, qui avait autrefois dominé dans le pays. Leur religion est l'islamisme mélangé de grossières superstitions comme celle des guieultabés, dont il a été question plus haut. Le gouvernement est monarchique, et le chef prend le nom d'Almami. Mais ce roi est renversé à chaque instant. Il règne parmi les Torados un certain fanatisme religieux, qui les rend insolents et leur fait haïr lés Européens.