‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 238 sur 1042 · TORI · texte numérisé non relu

TORI

TOHCWOLE S. t. (tor-gno-le; gn rail.). V.

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TORGOUTS (les), peuple .tartare de la Chine, qui habite la partie centrale et méridionale de la Dzoungarie, sur le bord de l'Ili, à l'O. de la ville de ce nom. Ils sont en

Eartie cultivateurs et en partie nomades, eurs mœurs sont les mêmes que celles des autres Tartares. Avant 1771, ces peuples étaient répandus sur les deux rives du Volga, dans le gouvernement russe d'Astrakhan ; mais , à cette époque, l'insolence et la rapacité des employés russes leur étant devenues insupportables, ils se soulevèrent et émigrèrent au nombre d'environ 60,000 à 70,000 familles (400,000 individus), ayant à leur tête leur kan Oubacha. Us traversèrent le Volga, après avoir pillé tout ce qui se trouvait sur leur route, puis le pays des Kirghiz, dont toutefois les habitants se joignirent aux troupes russes envoyées à la poursuite des Torgouts, les harcelèrent, en tuèrent un grand nombre et en emmenèrent beaucoup d'autres en esclavage. Enfin, les malheureux Torgouts, réduits à moitié de ce qu'ils étaient à leur départ, arrivèrent à la fin de 1771 en Dzoungarie, où l'empereur Kian-loung s'empressa de leur faire distribuer des terres, des troupeaux et de l'argent. Depuis cette époque, ils sont toujours restés soumis à la Chine.

TORIBIO ou TURIBB (Toribio - Alfonso Mongrovkjo , connu sous le nom de saint) , prélat espagnol, né Mayorga, près de Valladolid.en 1538, morten 1606. Il fut d'abord professeur, puis devint inquisiteur à Grenade. Depuis cinq ans , il remplissait ces fonctions lorsque, en 1580, Philippe II le nomma archevêque de Lima, dans le but de hâter la conversion des indigènes et de mettre un terme aux désordres et aux cruautés auxquels se livraient les Espagnols. Toribio, qui n'était point prêtre, dut recevoir presque en même temps les ordres majeurs et la consécration épiscopale. Arrivé à Lima au commencement de 1581, il se mit aussitôt à l'œuvre, se déclara le protecteur des Indiens, employa dix-sept ans à faire troi3 visites dans toutes les parties de son immense diocèse, décida qu'on tiendrait tous les deux ans ries synodes diocésains et tous les sept ans des synodes provinciaux, fonda des séminaires, des églises, des établissements pour les pauvres et pour les malades, convertit un grand nombre d'indigènes , dont il parlait la langue avec facilité, et se signala par son ardente charité, par son dévouement, surtout pendant une peste qui ravagea une grande partie du Pérou. Toribio succomba épuisé par les austérités et par les fatigues. Il fut béatifié eu 1679, et BenoltXIU prononça sa canonisation en 1726. L'Eglise l'honora le 23 mars.

TORICKLLI, forme sous laquelle on écrit souvent, mais h tort, le nom de Torricelli, le célèbre physicien italien.

TOHICELME s. f. (to-ri-sèl-11 — de Toricelli, orthographe vicieuse du nom de Torricelli, physicien italien). Bot. Genre de sousarbrisseaux , de la famille des araliacées , dont l'espèce type croît sur les montagnes du Népaul.

TORIE s. m. (to-rl), Ornitb. Syn. de fréron.

TORIES s. m. (to-rt). Pluriel de tory. V. ce mot.

TORIGNT, bourg de France (Manche), ch.-I. de cant., arrond. et a 13 kilom. de Saint- Lô, à 90 mètres d'altitude, sur lu rive gauche de la Vire ; pop. aggl., 1,860 hab. — pop. tôt., 2,008 hab. Torigny, qui possédait autrefois une abbaye fondée en 1307 pur Robert Pabert, archidiacre d'Avranches, n'offre plus de remarquable aujourd'hui que son château (monument historique), fondé au ïVie siècle par le maréchal de Matignon , premier, comte de Torigny. • Matignon , dit M. Deschamps, profita 'des loisirs que le rétablissement de la paix en France et te sommeil de lassitude et de faiblesse des factions lui donna dans l'exercice de son gouvernement et des ressources de son immense fortune pour faire de son château de Torigny une habitation presque royale. 11 l'entoura de promenades, de jardins, et son vaste parc fut sillonné en tous sens par des avenues, dont nous avons vu les magnifiques ombrages abattus par la spéculation. La peinture etïa sculpture ornèrent à l'envi le pavillon qu'il fit élever sur les ruines de la tour Robert-de-Glocester et tes galeries qui unissent ce pavillon à celui de l'E. Les statues et les bustes ont disparu, ainsi que la plupart des tableaux-, mais il reste encore un certain nombre de ceux-ci, d'un mérite réel. > Avant 1793, le château de Torigny servait de résidence aux princes de Monaco. Vendu à cette époque comme propriété nationale et acheté par la commune de Torigny , il a été transformé en hôtel de ville. « Il n'a aucune valeur architecturale, dit M. Adolphe Joanne, mais on peut y visiter : d»ns la première salle, un beau portrait de Mme de Colbert, attribué à Largillière; dans la salle de fa mairie, de belles tapisseries et des portraits ; dans la troisième salle, un joli dessus de cheminée; les portraits de Léonor d'Orléans, duc de Longueville; de Marie de Bourbon, fille de François de Bourbon, comte de Saint-Paul, duchesse de Longueville; de messire Jacques de Matignon, maréchal de France ; un tableau représentant le triomphe

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de Trajan, ou de tout autre empereur romain, dit M. Descharops, et attribué à Andréa dei Sarto ou & Jules Romain; à l'étage supérieur, de jolis portraits de femmes, des boiseries en mauvais état, etc.; des portraits des Matignon ; des tapisseries ; une belle galerie , la galerie des Matignon , ornée d'un joli plafond et d'une série de tableaux historiques peints en 1653, par Vignon, et au nombre desquels figure le portrait de l'auteur. A l'extrémité de cette galerie s'ouvre une petite salle ornée de tapisseries. Des sommes considérables ont été dépensées pour la restauration du château de Torigny. Il subsiste encore quelques parties de ses anciens jardins, qui forment, autour d'un étang, une jolie promenade publique. L'ancien parc est traversé par la route. Torigny possède deux églises : Saint - Laurent, qui appartient à l'ancienne architecture normande, et Notre-Dame, qui ne conserve que peu de traces de cette architecture. >

Aux enviroris se voit le château dans lequel est mort M. Havin, ancien député et ex-directeur politique du journal le Siècle.

TOR1JA, bourg d'Espagne, province et à 25 kilom. N.-E. de Guadiilaxara, sur une hauteur; 450 hab. C'est une ancienne petite ville. Les maisons de ïorija sont dominées par un vieux château ruiné, flanqué de quatre tours aux angles et de quatre tourelles au milieu de chaque côté. Un donjon crénelé le surmonte.

TORIL s. m. (to-ril — mot espagn. dérivé de toro, taureau). Lieu de l'arène où l'on tient un taureau enfermé avant le combat : Pour rien au monde, on ne voudrait manquer ,. l'éoacuation de l'arène et la fuite précipitée de l'alguasil guand il a jeté au garçon de combat ta clef du toril, oïl sont enfermés les gladiateur» à cornes. (Th. Gaut.)

TORILIDE s. f. (to-ri-li-de). Bot. Genre de plantes, de la famille des ombellifères, tribu des caucalinées , comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les régions tempérées de l'Europe et de l'Asie.

TORINIE s. f. (to-ri-nl). Moll. Genre de mollusques gastéropodes marins, du groupe des troques.

TORINO, nom italien de Turin.

TORISME S. m. V. TORYSME.

TORJOE, ville de la Russie d'Europe, gouvernement et à 70 kilom. O.-N.-O. de Tver, sur la Tvertza, par 57" &' de latit. N. et 32» 43' de longit. E. ; 15,000 hab. Ecole normale; couvent d'hommes dédié aux saints Boris et Glev, et qui possède le corps de saint Ephrem, qui ie fonda au commencement du XIe siècle; monastère de femmes. Industrie assez active; fabriques de maroquins brodés d'or et d'argent. Sa situation sur la roule de Saint-lJétersbourg a Moscou et sur une rivière navigable fait de cette ville un entrepôt commercial assez important.

TOBLA, bourg d'Espagne, province et à 65 kilom. N.-N.-E. de Huesca, dans le vallon de Broto, près du fameux défilé de h. Eseata; 500 hab. Les montagnes qui l'entourent offrent des plantes rares et des minerais curieux. Aux environs, paysages très-pittores-

TORLONIA. (Jean), duc db Bracciano, célèbre banquier romain, mort en 1829. C'était un homme du peuple, qui se fit brocanteur et commissionnaire, pu raconte que l'ambassadeur français Basseville, qui fut tué par la populace en 1793, avait déposé quelque argent entre ses mains, et que ce fut ce dépôt, fidèlement gardé du reste, qui fut l'origine de sa grande fortune. A partir de ce moment, il devint l'homme d'affaires de la France. Ce fut chez lui que le général Miollis déposa les pierreries et les diamants du trésor de Notre- Dame-de-Lorette. Plus tard, il devint le banquier de l'aristocratie romaine et de M»" Lmiitia. Charles IV d'Espagne et son favori Godot lui confièrent leurs intérêts. En 1809, Pie Vil lui conféra le titre de duc de Bracciano et de prince romain. Devenu plusieurs fois millionnaire, il conservait précieusement, dit-on, dans un étui de velours, une cuiller d'étain. ■ C'est dans cette cuiller-là, disait-il, que j'ai mangé la soupe pendant tout le tomps que j'ai été un pauvre homme.» La famille princière de l'ancien brocanteur se divise en deux lignes, qui se sont fixées l'une et l'autre à Rome. — Le fils aîné de Jean Torlonia fut don Marino Torloma, duo de Poli et de Guadagnolo, né à Rome en 1796, mort en 1865. De son mariage avec la princesse Césarine Sforza, il eut deux fils : Jules, duc de Poli, né en 1824, marié en 1S50 à Thérèse Chigi-Albani. née en 1831, dont il a quatre fils et une fille, nés de 1853 à 1861 ; et Jhan, mort en 1858, en laissant, de sou mariage avec Françoise Ruspoli, un fils. Clément, né en 1852. — La ligue cadette (priucière), issue du second filsde Jean etd'une princesse Doria, est uniquement représentée par D. Alexandre Torlonia, prince de Civitella- Cesi, duc de Cesi, marquis de Roma-Vecehia, né en 1800, marié eu 1S40 à la princesse Thérèse Colonna-Doria, née en 1823, de laquelle il n'a que deux tilles. Lors des élections municipales de Rome en août 1872, il refusa dans une lettre la candidature cléricale qui lui fut offerte : i Je n'ai jumais été ni ne suis un conspirateur, y dit-il; je m'occupe de mes affaires, j'ai une façon de penser avec laquelle

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