V. Manlius
TOBQUAV ou TOBBAT, ville d'Angleterre, comte ue Devon, k 30 kilom. d'Bxeter, sur une petite anse de la baie de Torbay, adinirablemuntsituee; 16,419 hab- Elle aèié surnommée la Lionne de la côte. « Le chemin qui y conduit de la station du chemin de fer, dit M. Es-
?uiros, est une espèce de quai en forme de jr à cheval dont la courbe suit le contour de l'extrémité de la baie. Le mur qui protège ce chemin contre la mer, et qui est formé Ue quartiers de rocher rudement touchés par le ciseau, est à lui seul un des chefs-d'œuvre de l'industrie humaine. Du parapet qui borde cette promenade, on aperçoit la ville s'élever à l'angle nord de la baie de Torbay. Etle est bâtie ou plutôt étagée sur deux collines séparées l'une de l'autre par une vallée profonde. Chemin faisant, ou rencontre sur la gauche, au pied de la première colline abrupte et taillée h pic, un croissant, c'est-à-dire une succession de belles maisons neuves, décrivant la forme d'une demi-lune et dont la façade est tournée vers la mer. Cette forme se trouve d'ailleurs commandée par lacnuvexitè de la colline. On entre dans Torquay par une route, en laissant sur la droite une promenade ornée d'une pelouse, d'un màt^et d'un sanon, et sur laquelle les habitants viennent respirer vers le soir les brises marines. Cette entrée de la ville s'ouvre dans Ja vallée resserrée entre les deux hautes collines. Derrière la promenade s'élève un pâté de maisons neuves. On se trouve alors sur une place au milieu de laquelle se montrent un vieux chêne et une fontaine. De cette place part la grande rue, qui s'étend à plus de l mille et qui traverse tout le centre de la ville'. Si ron tourne vers la droite, on rencontre un bassin encadré de quais et entouré de mai* sons, de boutiques, d'hôtels. Ce bassin sert de port k des bateaux de plaisance. Ou appelle ce quartier Vaugham Parade.
• Torquay fut, dit-on, signalée comme ville de bains et de plaisance par les familles d'officiers de marine, à l'époque des guerres de Napoléon, lorsque toute une flotte était k
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l'ancre dans la baie de Torbay. Les visiteurs affluèrent, attirés par la beauté de cette baie, la douceur du climat et la situation délicieuse de la ville. Pour les recevoir il fallut bâtir des maisons. Ce mouvement de construction qui se poursuit dans Torquay et autour de Torquay, avec une activité sans exemple, donne à la ville et aux environs une physionomie extraordinaire. L'agglomération de bâtiments neufs, qui frappe tout d'abord le voyageur, est située comme une citadelle au sommet de la grande colline qui forme en quelque sorte une des ailes de la ville à l'extrémité de la baie. De l'autre côté, c'est-àdire par delà cette vallée, dans laquelle se pelotonne la partie commerciale de Torquay, se dressent d'autres falaises dont les pieds dénudés et déchaussés trempent dans les eaux de la baie, tandis que les flancs se montrent couverts d'une rude végétation et que le sommet est couronné de jardins, de villas, de maisons de plaisance, suspendues comme un troupeau dechè,vres vagabondes aux pentes plus ou moins rapides. La même disposition, ^modifiée seulement par la nature des lieuxl se rencontre même en-s'éloigmint de la mer. On voit en quelque sorte bondir çà et là des collines pittoresques dont le sommet ou le versant est occupé à diverses hauteurs par des maisons blanches, dispersées ça et là. Quelques-unes de ces gracieuses élévations de terrain forment des lignes étendues, dont le voile de verdure ne se trouve déchiré de distance en distance que par le toit des habitations s'élevant au milieu des arbres.
• Une des parties de la ville la plus agréable est le Beacon. De là, on voit s'élever au bord de la mer, à la tête d'une espèce de promontoire qui avance dans la baie, l'hôtel des bains, éditice assez élégant, avec salon, bibliothèque, cabinet de lecture, salles de concert, de bal, etc. Les jardins publics forment une promenade délicieuse, au milieu de laquelle s« trouve une chapelle. Les Braddons, la colline couronnée par les ruines de l'abbaye de Waldron, Park Hill, offrent également des points de vue merveilleux. Il y a. dans Park Place un musée appartenant k U Société d'histoire naturelle et qui est ouvert de deux à quatre heures de l'après-midi. La collection a été faite-.ea vue d'illustrer par des spécimens l'histoire naturelle et la géologie du Devonshire. <
TORQUE s. m. (tor-ke — lat. torques: de torquere, tordre). Antiq. rom. Nom donné par les Romains à des colliers que portaient certains peuples étrangers : Un tokqub gaulois. Un torque persan.
— s. f. Nom donné en Provence à des pains en forme de couronne.
— Blas. Bourrelet d'étoffe tortillée, des deux principaux émaux de l'écu, posé sur un casque en guise de cimier.
— Techn. Botte de fil de laiton roulée en cercle.
TOUQUKMADA, anciennement Turris cremata, ville d'Espagne (Vieille-Castille), province et à 22 kilom. E.-N.-E. de Palencia, sur la droite de la Pimeiza, au milieu d'une belle plaine; 2,800 hab. Fabrique d'eau-devie et de peaux de bouc pour le transport du vin. Les jardins qui bordent la rivière produisent d'excellents légumes, qui alimentent Burgos, Valiadolid et falencia.
TOItQUEMADA (Jean dk), en latin Turre cremala, cardinal et théologien espagnol, né à Vallauolid, d'une ancienne famille, eu 1388, mort à Rome en 1468. A quinze ans, il entra dans l'ordre de Saint-Dominique, se fit rapidement remarquer par ses talents, accompagna en 1417 au concile de Constance Louis de Valiadolid, puis se rendit à Paris, où il se fit recevoir docteur en théologie et s'adonna pendant quelque temps à l'enseignement (1424). Il était depuis peu prieur des dominicains de Tolède lorsque le pape Eugène IV l'appela à Rome, le nomma maître du sacré palais (1431) et le désigna pour son théologien au concile de Bàle. Torquemada s'y signala en faisant condamner les doctrines (Je Wiclef et de Jean Uus, en parlant en faveur de l'Iminacuiée Conception, et acquit beaucoup de réputation par son éloquence. En 1437, il quitta Bàle, se rendit à Ferrare, où il assista aux dernières séances du concile, qui fut transféré à Florence, travailla avec beaucoup de zèle, mais sans succès, à mettre Un au schisme grec et reçut du pape le titre de défenseur de la foi. Quelque temps après, Eugène IV l'envoya, auprès de Charles VII pour l'engager à faire la paix avec les Anglais et lui conféra le chapeau de cardinal. Sous Calixte III, Torquemada devint évéque de Palesti'ina (1455); d'où il passa eu 1464 au siège de Sabine. C était un humme instruit, qui se fit le protecteur des lettres. Nous citerons parmi ses ouvrages : Meditationes (Rome, 1467,in-fol.); Exposilio bveiis et utilis super ioto Psalierio (Home, 1470, in-4<>); Tractatus de aqua benedicta (Rome, 1475, tn-4"); Quxstiones spirituatis conawii (Rome, 1477, in-fol.) : Commentarii iu decretum Gratiani parte» V (Lyon, 1519, 6 vol. in-fol.).
TORQUEMADA (Thomas de), premier inquisiteur général d'Espagne, dout le nom reste confondu dans l'histoire et dans l'exécration publique avec le souvenir de cette terrible institution. Il naquit à Valiadolid vers 1420,
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entra dans l'ordre de Saint-Dominique qui, depuis deux cents ans, suivant l'esprit de son fondateur et le but de son institution, prêchait contre les hérétiques et jetait ainsi les fondements de l'inquisition: celle-ci, établie de bonne heure en France, en Italie et en Ldmbarrlie, ne le fut en Espagne qu'en 1233, sous la direction exclusive des dominicains. Encore n'eut-elle une organisation régulière qu'en 1480, lorsque Sixte IV centralisa lu puis- . sauce entre les mains de deux inquisiteurs. Leurs jugements furent si prompts et si rigoureux qu'en moins d'une année 298 chrétiens soupçonnés d'hérésie avaient été livrés aux flammes. Le pape lui-même crut devoir modérer le zèle affreux de ces deux juges et leur adjoignit (1482) plusieurs collègues, pris aussi parmi les dominicains. Torquemada fut compris dans cette nomination et ne tarda pas a acquérir la plus grande influence sur ses collègues. Quoiqu'il fût loin de se conformer au système de modération que la cour île Rome avait paru vouloir adopter, il n'en fut pas moins nommé (1483) inquisiteur général de Castille, puis d'Aragon, avec autorité sur les autres inquisiteurs. Ce fut alors que l'inquisition devint un tribunal permanent. Torquemada multiplia les supplices et les confiscations, dont le roi Ferdinand se montrait fort avide, créa des tribunaux subalternes à Séville, à Cordoue, à Jaen, etc., prtunulga, sous le titre d'Instructions, le code de l'inquisition, augmenta de plus en plus son odieux pouvoir, malgré les soulèvements qui éclataient de toutes parts, contraignit (1492) 800,000juifs à sortir de l'Espagne sous peine de mort, fit brûler, pendant les seize années qu'il furie chef de la suprême, un nombre immense de victimes, en condamna 90,000 à l'infamie, à la confiscation, à la prison perpétuelle, etc. La haine qu'il inspirait était si forte, qu'il obtint de Ferdinand et d'Isabelle de se faire escorter parquarante familiers de l'inquisition à cheval et par deux cents à pied. Ses cruautés excitèrent tant de plaintes, qu'Alexandre VI lui-même, qui déshonorait la chaire de Saint-Pierre par s§s débordements, lui adjoignit quatre collègues afin de le modérer et chargea l'archevêque de Tolède de faire restituer au trésor royal les sommes immenses que le3 inquisiteurs avaient extorquées. Torquemada mourut en 1498, chargé de la haine universelle ; mais l'institution dont il avait été en quelque sorte le fondateur ne tomba malheureusement pas avec lui.
TORQUES v. a. ou tr. (tor-ké — du lat. torquere, tordre). Tordre, mettre en rouleaux, en parlant du tabac.
TORQUET s. m. (tor-kè. — Ce mot se rattache au latin torquere, tordre, dans son acception figurée de faire du mal). Piège, [.anneau : // n'est personne qui n'aime à pouvoir compter sur quelque chose et ne soit désolé de tomber sans cesse dans des torqukts et dans d'inévitablespanneaux.{$it-Sica.) il Vieux mot.
— Donner le torquel, un torquet à quelqu'un, Le tromper, lui donner le change. U Donner dans le torquet, Tomber dans un piège. 8 Vieille locution.
TORQUETTE s. f. (tor-kè-te — dimin. de torche ou torque). Pêche. Marée qu'on arrange dans une torche-paille, pour l'envoyer à une distance plus ou moins éloignée. Il Panier d'osier servant au transport du poisson de mer.
— Coram. Panier de volaille ou de gibier. 5 Feuille de tabac roulée très-serré.
TORQUEUR S. m. (tor-keur — rad. torquer). uuvrier qui torque le tabac, qui le met en rouleaux.
lORRB, rivière d'Italie. Elle naît dans la province d'Udine, sur le versant méridional du mont Mûri, se dirige d'abord à l'O., puis au S. -S. -E., et se jette dans l'Isonzo, à 10 kilom. S.-S.-O. de Gradisca, après un cours d'environ 70 kilom. Ses principaux affluents sont : le rio Bianco, le Cornapo, la Mattina et le Natisous.
TORRE(Dblla), nom d'une puissante famille milanaise, originaire de Valsanina, et dont les principaux membres furent : Pagano DïïM,A TORRis, seigneur de Valsanina, qui secourut, en 1237, les Milanais après leur déroute k Corte-Nova, acquit un grand crédit auprès du peuple et du parti guelfe et fut nommé chef de l'Etat en 1242. Il se montra constamment l'adversaire des nobles et garda le pouvoir jusqu'à s» mort (1256). — Martino Dklla Torrb, neveu du précédent, podestat de Milan de 1256 à 1263, fit preuve d'une grande modération, fut nommé seigneur de Lodi par le peuple de cette ville, obtint aussi la seigneurie de Novare et mourut au début d'une guerre contre l'archevêque de Milan et la noblesse. — Filippo Dklla Torrk, frère et successeur du précédent, ne lui survécut que deux ans, mais sut affermir l'autorité de sa maison et l'ètendit sur Cosme, Verceil et Bergaine, qui se soumirent volontairement à lui. — Napoleone Dkixa. Torrb, neveu du précèdent, lui succéda dans ta seigneurie de Milan (1265), favorisa l'expédition de Charles d'Anjou contre Naples, soumit Brescia, lutta contre l'archevêque de Milan, les nobles et les gibelins, oublia la modération à laquelle | sa famille avait dû son élévation et s'aliéna les peuples qui s'étaient volontairement soumis k lui. Il fit périr un grand nombre de son
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ennemis, mais fut vaincu par Othon Visconti k la sanglante bataille de Desîo, chassé de Milan, fait prisonnier par les Comasques et enfermé dans une cage de fer a Monte-Baradello, où il mourut en 1878, après vingt mois de souffrances. — Guido Délia Torrb, neveu du précédent, partagea sa captivité, mats parvint à s'échapper, fit la guerre de partisan en Lombnrdie à la tête des guelfes bannis, rentra à Milan (1302), d'où Matthieu Visconti venait d'être chassé, et recouvra le pouvoir suprême en même temps que Plaisance se soumettait à lui. Mais il abusa de son autorité, fut chassé par les gibelins (1311) et alla mourir k Crémone (1312). Sa famille ne put jamais recouvrer la souveraineté de Milan, qui retourna aux Visconti.
TORRE (Alonso db la), littérateur espagnol, qui vivait au xve siècle. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'en 1137 il était étudiant à Salamanque et qu'on le vit la même année k la cour de Jean Iert roi de Navarre et d'Aragon. Il n'est connu que comme l'auteur d'un ouvrage qui parut en espagnol sous ce titre : La vision deteytable de la fiiosofia y artes libérales, melafisica y fiiosofia moral (Séville, 1526; 1538, 2" édit.); il avuit déjà été publié en langue catalane, ou ancien dialecte limousin, k Barcelone, en 1484. C'est une sorte d'encyclopédie sous forme de dialogues entre des personnages allégoriques qui s entretiennent sur les arts libéraux, la métaphysique, la nature et la philosophie. Dès le siècle suivant, cet ouvrage était devenu tellement rare et était si peu connu , qu'un Italien , Dominico Delfino, le traduisit dans sa langue maternelle sous le titre de Sommario di lutte le scienze (Venise, 1558) eta'en donna comme l'auteur.Un demi-siècle plus tard, un Espagnol, Fr. de Caceres, traduisit à son tour en castillan la version de Deltino (Francfort, 1623), et ce ne fut que dans la suite que le plagiat du traducteur italien fut découvert.
TORRE (Flaminio), peintre italien, surnommé DeBii Onciuellt, né à Bologne, mort en 1661. Il eut pour maîtres le Ûtivedone, le Guide, Cantarirfi, et, lorsque ce dernier fut mort, il se mil à la tète de son école. Torre devint peintre de la cour de Modène. Il avait un talent particulier pour imiter la manière des maîtres, de sorte que ses copies se sont souvent vendues plus cher que l'original. Dans ses œuvres originales, il a adopté tantôt le style de Cantarini, tantôt celui du Guide. Ses tableaux les meilleurs et les mieux conservés se voient dans le palais Natta, à Bologne.
TORRE (Raphaël Dblla), historien italien, né à Gênes en 1579, mort vera 1667. On ne sait rien sur sa vie, si ce n'est qu'il avait la réputation d'être très-instruit. Il a laissé des ouvrages, dont les principaux sont : Astrolabio ai stato sopra Cornelio Tacito (Venise, 1647, in-4<>); Sguilinio délia republica di Venetia (Gènes, 1658); Per gli a/Tari Finarini di Genova (Gênes, 1655, in-fol.), etc.
TORRB (Philippe Dklla), prélat et archéologue italien, né en 1657, mort en 1717. Il étudia le droit à Padoue et y fut reçu docteur en 1677, mais il renonça à la carrière du barreau pour entrer dans les ordres et fut pourvu d'un riche canonicat, qu'un de ses oncles avait occupé avant lui. Il se consacra dès lors entièrement à l'étude des antiquités et commença k se faire connaître par un discours qu'il prononça à Rome et dans lequel il réfutait quelques assertions du cardinal Baronius relatives à l'église d'Aquilée. Il devint k cette époque, un peu k contre-cœur, audiencier du cardinal Impérial!, qu'il suivit à Bologne, où il demeura six ans. De retour à Rome, il y reprit avec plus d'ardeur que jamais ses recherches archéologiques et ht plusieurs découvertes intéressantes, qui fixèrent sur lui l'attention du monde savant. En 1702, il fut élevé k l'évêché d'Adria et, tout en remplissant avec zèle ses devoirs épiscopaux, il n'en continua pas inoins ses études favorites. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons: Atonumenla veteris Antii (non, in-4"; 28 édit., plus complète, 1714); Tanrobolium antiguum Lugduni anna 1704 repertum, inséré par M. Sallengre dans le tome II du Thésaurus novus anliquitatum romanarum, et parLeclerc dans le toitieXVIIdesafliàh'oi/ièque choisie; De annis imperii M. Aurelii Antonini Eliogabali et de initio imperii aoyduobus consutatibus Justini Junioris (Padoue, 1713, in-4»); De quadam tela, qux non comburitur, dans le ùiarium italicum de Moiufaucon, dissertation sur une toile d'amiante trouvée dans un tombeau, etc. La vie de Torre a été écrite en latin par Facciolati (Padoue, 1729).
TORRE (Jean-Marie Dklla), physicien et.
naturaliste italien, né à Rome en 1713, mort en 1782. Entré à l'âge d<s dix-neuf ans dans l'ordre des Augustins, il devint, peu après, professeur au grand séminaire de Naples, et le succès qu'y obtinrent ses cours attira sur lui l'attention de Charles III, qui le nomma directeur de sa bibliothèque, ainsi que de l'imprimerie royale et du musée d'antiquités que lui avait légué le dernier des Farnèse. Les obligations imposées au père Délia Torre par ces différents emplois ne le détournèrent pas de ses études habituelles, qui avaient toujours eu pour objet la physique et les sciences naturelles. Il s'occupa surtout d'observations faites II l'aide du microscope et, peu satisfait des instruments qu'il avait -en main,
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il fît venir d'Angleterre àaflint-glass, qu'il polit lui-même; puis, eii se servant de boules de cristal, il trouva le moyen d'obtenir des agrandissements bien autrement considérables que ceux qu'on avait obtenus jusque-là. C'est k lui que revient l'honneur de cette invention, bien que l'on ait soutenu que Leuwenhœck s'était servi avant lui de boules pareilles. Les recherches de Délia 1 jrre se portèrent aussi sur te sang, qu'il prétendit composé d'éléments non pas globuleux, mais annulaires, sur le chyle, le fiel, les fibres, les muscles, le cerveau, les nerfs, enfin sur les phénomènes volcaniques, en particulier sur eaux du Vésuve, dans l'intérieur duquel il descendit k plusieurs reprises pour en explorer les cavités. Il était en relation avec les principaux savants de l'Europe et appartenait, comme membre correspondant, à la Société royale de Londres et aux Académies de Paris et de Berlin. On a de lui, entre autres écrits : Science de la nature générale et particulière ( Naples , T749 ) ; Institutions arithmétiques (Naples, 1752) ; InstitulioneS physics (Naples, 1753); Description de deux éruptions du Vésuve (Naples, 1754); Histoire et phénomènes du Vésuve, avec le catalogue des écrivains vésuviens (Naples, 1755), ouvrage remarquable que l'auteur compléta plus tard par deux Suppléments (1759 et 1761) et qui a été traduit en français, mais avec le premier Supplément seulement, par l'abbé Péton (Paris, 1760) ; Nouvelles observations concernant l'histoire naturelle (Naples, 1763); Incendié du Vésuve, arrivé en 17G6 (Naples, 1766) ; Elementa physices generalis et'particularis (Naples, 1767, 9 vol. in-S°, avec de nombreuses figures); Histoire et phénomènes du Vésuve exposés dès l'origine jusqu'à-V année 1790 (Naples , 1770); Nouvelles observations microscopiques (Naples, 1776); Trentième incendie du Vésuve, arrivé le s août 1779 (Naples, 1779), etc.
TORRE (Bernard Dklla), prélat et théologien italien, né à Naples en 173G, mort en 1820. Il avait été professeur de philosophie lorsqu'il fut successivement nommé évêque de Mastico-Nuovo, de Lettere et de Gragnano et légat apostolique de Pie VI dans le royaume de Naples. Ayant émis de3 idées démocratiques dans une lettre pastorale, lors de l'occupation de Naples par les Français en 1799, il fut, au retour de l'ancien gouvernement, arrêté, puis banni, et se rendit en France. Par la suite, il alla habiter Rome, d'où il revint k Naples (1806), fut chargé d'administrer ce diocèse et devint aumônier des enfants du roi Murât. Il se retira dans son diocèse de Gragnano après la restauration des Bourbons. On lui doit : Caractères des incrédules (1779); le Rétablissement du christianisme (l$06), poème; Vérité de la religion chrétienne, ouvrage publié après sa mort.
TOI1RE (Jacques Della), médecin italien.