ZIZ
d'où les valeurs de PR deviennent ,
PR = OJ000667 G
bc(b* + e») 0'
PR = 0,000667 G r—=.
Pour les arbres forts ou premiers moteurs, il suffirait de remplacer 0,000667 par 0,000333. Ces dernières formules servent k calculer quelles doivent être les dimensions de la section' transversale pour résister à un moment donné PR, et elles font voir que ce moment est indépendant de la longueur a de la pièce, ce qui est évidemment vrai jusqu'au moment de rupture. Les expressions de 8 montrent, au contraire, que l'angle de (orsio'i est proportionnel a a et au moment PR. D'après les expériences citées par M. Morin, la valeur de la tangente de l'angle de torjion peut aller pour le fer forgé, sans altération de son élasticité, jusqu'à 0,0033, ce qui correspond à
tang 6G = 14,000,000,
TORS '
c'est-à-dire 14 kilogrammes par millimètre 1 carré. Il a été reconnu qu'avec du fer trèsdoux l'inclinaison tang 6 a pu être portée jusqu'à 0,124 ; de sorte qu'une barre de fer carrée de 0i>,058 de côté et de 8 mètres de longueur a pu se tordre de quatre tours, sans rupture, mais non sans déformation permanente. Quant à la limite pratique qu il convient de ne pas dépasser, M. Morin indique les valeurs suivantes pour diverses matières : Fer ou acier . 4,002,000 kilogr. p* m. carré. Fonte ..... 1,334,000 — —
Bois de chêne. 266,000 — —
Bois de sapin . 288,000 — —
Mais il reconnaît que le nombre assigné à la fonte offre une sécurité peut-être exagérée. Il en est de même pour le fer'et pour l'acier, pour lesquels la limite de la valeur G tang 8 peut être prise égale à celle de la tension longitudinale, c'est-à-dire par mètre carré à 6,000,000 kilogrammes pour le fer forgé et à 1,500,000 kilogrammes ou 2,100,000 kilogrammes pour la fonte. Les valeurs correspondantes de tang 8 sont 0,001 pour le fer et 0,00075 à 0,001 pour la fonte.
— Géom. On nomme torsion ou seconde courbure d'une courbe à double courbure le quotient de l'angle de deux plans osculateurs inriniroent voisins par l'arc de la courbe qui sépare les deux points de contact. Soient
TORS
a, b, e les cosinus des angles avec les axes, supposés rectangulaires, de la normale au plan osculateur à une courbe en un point *i y, e> <* + dai é + dé, e + «te désigneront les cosinus des angles avec les mêmes axea de la normale au plan osculateur infiniment voisin, et l'angle u des deux plans mesuré par celui, de leurs normales sera douné par la formule
m = 2 sin 1/8 o> = î
— COS m
— a{a-\-da) — b(b + db)-c{c+dc),
ou encore
^ — 2 (ada + bdb -}- «te), t/aV + db' + de'
en vertu de la relation a' ■+■ b' -}-c* «= 1, qui donne
S acte, 4- 2 bdb + iede + da' + db' + dc* = 0.
La torsion sera donc
' •" -t/rfQ' I db' I dc' -ds V ds'^ds^ds'
qu
.■M^y-fêj-m'
— Chir. La torsion des artères doit être considérée comme un des moyens hémostatiques les plus efficaces employés pour arrêter les hémorragies provenant des ouvertures béantes de ces vaisseaux après les opérations ou les blessures. Ce moyen mécanique convient surtout pour les artères dont le volume n'est pas trop considérable. Maunoir, en 1820, avait déjà indiqué, dans ce but, un procédé qui consistait à serrer, à mâcher, pour ainsi dire, le bout du vaisseau avec une pièce dont les extrémités présentent au lieu de mors une arête solide. Cet instrument brise les tuniques internes et moyennes, et non les celluleuses, et, en l'appliquant successivement sur plusieurs points des parois artérielles, près de leur ouverture, on a une suite de hachures ou de sections contuses, et bientôt une lymphe plastique et concrescible épanchée dans les petites plaies s'unit au sang et contribue à former un caillot solide qui oblitère le vaisseau. Amussat suit un autre procédé, qui est préférable. S'il s'agit d'opérer sur la continuité d'une artère, comme dans l'anévrisme, il isole d'abord le vaisseau dans une étendue de plu- ' sieurs millimètres ; il le saisit avec une pince, rompt les tuniques internes par une brusque pression, puis, cessant de le serrer, sans cependant lâcher prise, il fait glisser l'instrument de bas en haut et de haut en bas, et refoule ainsi de l'un et de l'autre côté dans le tube vasculaire les membranes divisées, dé manière à en former une sorte de bourrelet obturateur. Lorsqu'il s'agit d'extrémités artérielles béantes à la surface d'une plaie, Amussat exécute une véritable torsion du vaisseau au moyen de deux pinces allongées, dont chacune porte près de son extrémité un petit verrou qui sert k la tenir fermée et dont une, dite â baguette, à cause de sa forme arrondie, porte quelquefois sur l'extrémité opposée au mors un petit bistouri aigu et concave, qui s'ouvre et se referme au moyen d'un ressort et qui peut être utile pour détacher l'artère des parties environnantes. Les mains armées de ces pinces (la pince à baguette dans la main gauche), le chirurgien saisit l'extrémité de l'artère avec la pince qu'il tient de*la main droite, et l'attire un peu, tandis qu'avec la pince à baguette il écarte et refoule les parties adhérentes ; puis, fermant avec son pouce le verrou de la' pince droite, dès qu'il a bien saisi la vaisseau, il place transversalement la pince à baguette de manière à comprimer l'artère entre ses deux branches; il rompt par une pression brusque les deux membranes internes, et fait ensuite exécuter à l'autre pince, et par conséquent aussi au bout du vaisseau,. un certain nombre de tours de rotation sur son axe ; enfin, il lâche le bout de l'artère et le refoule dans sa gaine.
Le procédé de Fricke consiste à saisir l'extrémité de l'artère avec une pince ordinaire et à exercer ensuite une légère trac7 tion pour la faire saillir de oni.oio à 0m,012, plus ou moins; alors cette première pince est transmise à la main gauche, et, avec une autre pince tenue de la main droite, on dégage le vaisseau des tissus environnants, en les refoulant du côté de la plaie ; puis, appuyantsurl'originedu vaisseauavec le pouce et l'indicateur de la main gauche, on fait faire de la main droite à la première pince huit à neuf tours sur son axe.
Velpeau suit à peu près le même procédé ; seulement il fait tourner l'artère sur son axe, suivant son volume, de trois à huit fois.
Thierry se contente de saisir le bout de l'artère avec les pinces ordinaires, et de la tourner cinq k six fois sur elle-même. Il est préférable ue fixer l'artère, attendu que, quand cela n'a pas lieu, il est à craindre que
la torsion ne s'étende jusqu'à la première collatérale.
La torsion ainsi faite rompt les tuniques internes comme la ligature; mais de plus, et surtout quand ori se sert de la pince à baguette, les refoule comme un doigt de gant retourné dans l'intérieur du vaisseau. Le caillot est solidement arrêté, d'une part par le refoulement, de l'autre par le capuchon que lui forme la tunique externe tordue; et quand l'artère est saine, la torsion parait préférable à la ligature.
Pour les petites artères, il est inutile d'avoir recours à tant de précautions; on les saisit et on les attire hors de la plaie avec une pince, en même temps qu'on les dégage avec l'autre pince, puis on les tord sans s'occuper de les fixer au niveau des chairs ; les dernières artérioles ne demandent pas même à être dégagées; il suffit de les saisir et de les tordre pour arrêter l'hémorragie et être assuré contre toute chance de récidive.
— Arboric. La torsion a pour but d'arrêter la croissance d'un gourmand, de mettre à fruit les branches trop vigoureuses, de faire enraciner les marcottes, d'empêcher la chute des fruits, etc. Ella s'opère en faisant tourner une branche sur son axe, de manière à en désorganiser une partie, afin de diminuer l'affluence de la sève ou. même d'en provoquer la déperdition partielle. Trop tordue, la branche périrait le plus souvent; trop peu, elle reprendrait promptement sa vigueur; il faut donc saisir le juste milieu, et proportionner la torsion à la force de l'arbre ou de la branche, ce qui n'est pas toujours facile et exige une certaine pratique. Du reste, la forft'ouest généralement remplacée par l'arcure, le pincement des extrémités, 1 incision ' annulaire, etc.
TORSOIR s. m. (tor-soir — rad. tort).* Techn, Bille dont on se sert pour tordre tes peaux.
TOBSTENSON (Léonard , comte de), feldmaréchal de Suède , un des grands hommes de guerre du xviie siècle, né au château de Korstena en 1595, mort en 1654, Il accompagna en qualité de page Gustave-Adolphe dans sa csunpagne de Livonie, assista au siège de Riga et dut à son intelligence et à son courage un avancement rapide. Pendant la guerre de Trente ans, il rendit les plus grands services, commanda l'artillerie à la bataille de Leipzig et contribua au succès de cette journée ; il ne se distingua pus moins au passage du Lech (i63l) et au combat de Nuremberg, où il fut fait prisonnier. Echangé après Lutzen, il prit la ville de Landsberg (1634), passa en Suède sur l'escadre qui transporta le corps de Gustave-Adolphe et reçut de la régence le titre de grand maître de l'artillerie. Torstenson prit part ensuite aux batailles de Wittstock (1636) et de Chemnitz (1639). 11 s'était vu contraint de quitter l'armée, par suite des infirmités qu'il avait contractées dans les cachots d'ingolstadt, où on l'avait retenu prisonnier, lorsque, sur les instances du chancelier Oxenstiern, il succéda à Baner comme commandant en chef des troupes suédoises (1641). Bien que forcé de se faire transporter sur un brancard, il montra une activité et une énergie extrêmes, approvisionna l'armée, y rétablit une discipline sévère, opéra sa jonction avec Stalhaus à Sorau, battit, près de Schwetdnitz, le duc de Lauenbourg, qu'il fit prisonnier (1642), et, après avoir poursuivi les impériaux à travers la Moravie jusqu'aux portes de Vienne, il se replia sur la Silésie. Pénétrant ensuite en Saxe, il assiégea Leipzig et remporta à Beitenfeld, sur les Autrichiens commandés par 1 l'archiduc Léopold et Piccolomini, une bril-
TORT
lanle victoire qui la rendit maître de tout le pays (23 octobre 1642).
Torstenson entra alors de nouveau en Bohême et en Moravie, mais ne put amener le général impérial Gallas à une bataille décisive. Sur ces entrefaites , son gouvernement l'appela a faire la guerre au Danemark , qui venait de s'allier avec l'Autriche. H conclut un armistice avec Gallas , fit répandre le bruit qu'il allait prendre ses quartiers d'hiver en Bohême, fondit sur les Danois, les battit à Holding, s'empara du Holstein, du Slesvig, du Jutland, puis, se tournant vers Gallas, qui accourait à la défense des Danois, il le força à se replier en Allemagne et l'écrasa à Juierboek. Le 27 février 1645, Torstenson rencontra à Jankovitz une nouvelle armée d'impériaux sous les ordres de Goetz et de Hatzfeld et encore une fois la fortune lui fut favorable. II voulut alors s'emparer de Vienne, mais les maladies qui décimaient son armée l'empêchèrent d'exécuter ce projet. Ses inlirmités croissantes le contraignirent alors à demander sa retraite (1646). La reine Christine le chargea du gouvernement de la Westrogothie, le nomma comte d'Ortala et le combla d'honneurs. Gustave III écrivit son" Eloge. Cet homme de guerre l'emportait par l'énergie sur Baner, dont il était l'égal pour les conceptions militaires. Quoique continuellement infirme, c'était, dit de Gagern, le général aux marches les plus rapides, aux surprises les plus hardies, aux mouvements les plus inattendus.
TORT s. m. (tor — du bas latin torturn, injustice, lésion, dommage, venu du latin tortus, tordu, de torquere, tordre. C'est une métaphore corrélative à celle de droit, qui rap- Î>elle la ligne droite. On trouve encore dans es patois le verbe tordre pour porter dommage, préjudicier, comme en latin déjà torquere signifiait torturer, tourmenter). Acte contraire à la justice, à la raison ou à la vérité : Auouer ses torts. lie'parer ses torts. Il y a des gens qui ne veulent jamais avouer leur tort. (Mme de Sév.) Dans un écrit mauvais en soi, l'esprit n'est qu'un tCRt de plus. (Moncrif.) Un tort se pardonne moins aisément qu'une offense. (La Rochef.-Doud.) Il y a dans le retour fréquent d'un même tort quelque chose qui l aggrave et qui lasse la patience des âmes justes. (G. Sand.) Il y a des torts qui enlèvent au pouvoir jusqu'au droit d'avoir raison. (Guizot.)
11 est des torts qu'une larme répare.
Lachambeaudie.
— Dommage, action nuisible au droit ou à l'intérêt de quelqu'un : Réparer les torts qu'on a faits. Les chevaliers étaient des redresseurs de torts.
— Faire tort à, Violer le droit de : Vous n'avez fait tort. Il ne faut paire tort à personne. (Boss.) Il Déprécier, nuire, -causer un dommage à : La pluie a fait tort aux récoltes. L'élégance semblerait faire tort au comique ; on ne rit point d'une chose élégamment dite. (Volt.) Le zèle imprudent d'un ami fait quelquefois plus de tort que la colère d'un ennemi. (Girard.)
Il avait femme et belle et jeune encor. Ferme surtout, ie haie avait fait tort A son visage et non à sa personne.
* La Fontaine.
Il Donner une mauvaise idée de : En soutenant cela, vous faites tort a vos lumières.
— Faire tort de, Ravir, ôter injustement, retenir, faire perdre : Je ne lui ai pas fait tort D'un sou. Je ne voudrais pas vous faire tort n'un centime. L'homme opulent se fait tort à lui-même de tout le superflu qu'il ne partage point. (De Boufflers.) Ses bienfaits ont tellement resserré la parenté , qu'en l'appelant mon oncle je lui fais tort n'un grade. (E. Augier.)
— Avoir tort, Avoir des torts, Soutenir une chose fausse; faire un acte qu'on ne devrait pas faire : Il n'y a pas de gens qui aient plus souvent tort que ceux qui ne veulent pas souffrir de l'avoir. (La Rochef.) Consentir à avoir tort, c'est se donner souvent raison. .(La Rochef.-Doud.) Qui désespère a tort (V.Hugo.) C'est avoir deux fois raison que de céder à quelqu'un qui a tort. (Petit-Senn.)
Quand tout le inonde a tort, tout le monde a raison.
La Chaussée.
I] Avoir tous les torts, Etre en tout condamnable; n'avoir, sur aucun point, des raisons justificatives de la[conduite qu'on a tenue : Un adversaire qui a tous les torts est un ennemi démoralisé et déjà à moitié vaincu. (E. de Gir.)
— Donner tort à quelqu'un, Déclarer qu'il a tort : Je VOUS DONNE tort dans cette affaire.
Il Faire qu'il ait tort : Son insolence lui a