‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 249 sur 1042 · VERMICULÉ · texte numérisé non relu

VERMICULÉ

, TORTILLON s. m. (tor-ti-l)on ; Il mil. — rad. tortiller). Ancienne, coiffure des femmes du peuple.

— Petite.servante villageoise : J'ai pris un petit tortillon qui se formera, a Vieux en ce sens.

— Objet tortillé : Un tortillon de chanvre, de c/ieveux. Un torchon en tortillon.

— Bourrelet tortillé en rond, que l'on met sur la tête, quand on veut porter un fardeau sur cette partie. Il Nom donné, dans cer-

■ tuins départements, à des gâteaux en forme de cerceau.

y — Techn. Instrument servant k friser les cheveux. Il Nom que l'on donne, dans les articles de filature, aux rubans de laine peignée qui ont subi l'opération du tortillonnage, il Clous blancs imitant, par leur disposition, un objet tortillé autour de l'écusson d'un coffre.

— Moll. Partie du corps de certains mollusques qui ne sort pas de la coquille.

TORTILLONNAGE s. m. (tor-ti-llo-na-je î Il mil.- — rad. t or til tonner). Action de tortillonner : Monsieur, je n'aime pas le tortillonnage. (Balz.) il Inus.

— Techn. Opération que l'on fait subir à certaines laines, plus particulièrement aux laines longues, pour les disposer au filage en redressant leurs fibres, et qui consiste à faire subir aux rubans une torsion énergique de quelques instants.

TORTILLONNER v. a. ou tr. (tor-ti-llo-né; Il mil. — rad. tortillon). Fam. Entortiller, embrouiller : Tortillonner ses explications. ' Il Peu usité.

— Techn. Soumettre à l'opération du tortillonnage : Tortillonnkr la laine. Machine à tortillonner.

TORTILLONNEUSE s. f. (tor-ti-llo-neu-ze; Il mil. — rad. tortillonner). Techn. Machine employée dans les filatures de laine pour exécuter l'opération du tortillonnage. Il On l'appelle aussi MACHINE À TORTILLONNER.'

TORTIN s. m. (tor-tain — du lat. tortus, tordu). Coimn. Tapisserie de laine torse.

TORTIONNAIRE adj. (tor-si-o-nè-re — rad.

tortiotuier). Jurispr. Entaché de violence : Un emprisonnement tortionnaire. Une saisie tortionnaire. La toi qui permettrait d'emprisonner ult citoyen sans information préalable serait tortionnaire et tyrannique.

(Volt.) Il Qui sert pour la torture : Un instrument, un appareil tortionnaire.

— s. râ. Juge qui faisait appliquer et bourreau qui appliquait la torture : Tous les genres de supplices étaient représentés avec tant d'exactitude, que te tortionnaire de l'inquisition n'y aurait rien trouvé à reprendre. (Mérimée.) Quelle belle attitude il eut sous la barre du tortionnaire 1 (Th. Gaut.)

TORTIONNAIREMENT adv. (tor-si-o-nèrc-inan — rad. tortionnaire). D'une façon tortionnaire : Tous les juges, d'une voix unanime, déclarèrent la famille innocente, tortionnairement et abusivement jugée par le parlement de Toulouse. (Volt.)

TORTIONNER v. a. ou tr. (tor-si-o-né — du lat, lortio, torture; de torguere, tordre). Interpréter d'une façon violente, forcée : Pour entendre ainsi le texte, il faut le tortionner. Il Peu usité ; on dit torturer.

TORTIPÈDE adj. (tor-ti-pè-de — du lat.

tortus, tors; pes, pied). Hist. nat. Dont le pied ou le pédicule est tors.

TORTIS S; m.(tor-ti — du !at. tortus, tors). Techn. Assemblage de brins tordus ensemble : Un tortis de chanvre, de soie, de coton.

— Couronne ou guirlande de fteurs ou de feuillage : Un tortis de myrte. Un tortis de fleurs. Il Vieux en ce sens.

— Blas. Tortil de perles.

TORTOIR s. m. (tor-toir — du lat. tortus, tors). Techn. Bâton dont se servent les voituriers pour assurer leurs chargements, en serrant une grosse corde placée dans la longueur de la charrette.

TORTOLA, une des îles Vierges, petites Antilles, et la plus importante de celles que les Anglais possèdent dans ce groupe ; ce qui fait que le vice-gouvernement des îles Vierges, qui relève du gouvernement d'Antigoa, est aussi appelé gouvernement de Tortola. Cette lie est située à l'E. de Saint-Thomas, entre Saint- Jean et Virgen-Gorda, par 18° 26' de latit. N. et 66° 55' de longit. 0.; elle a une superficie de 52 kilom. carrés. Sa longueur est de 19 kilom. et sa largeur varie de 2 à 6 kilom.; 3,051 hab, en 1861, dont 476 blancs , 1,557 hommes de couleur et 1,018 nègres. Tortola forme un contraste frappant avec l'île d'Aneguada, qui est située à son extrémité N.-E. Autant celle-ci est basse et plate, au point de disparaître complètement sous les Ilots pendant les grandes marées, autant la première a un aspect pittoresque ; a cause des montagnes hardiment découpées qui la couvrent -presque entièrement et qui, courant de l'E. à l'O., atteignent une altitude de 240 à 600 mètres. Les côtes de l'Ile sont très-escarpées; mais il y existe un excellent port qui, pendant les guerres contre

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la France, servait de rendez-vous aux bâtiments de commerce anglais, qui venaient y attendre leurs convois pour l'Angleterre, en sorte qu'il s'y trouvait réuni parfois jusqu'à. 300 vaisseaux, Tortola est trop accidentée et trop montagneuse pour qu'il puisse y exister une industrie agricole de quelque importance. La culture de la canne à sucre, qui autrefois y donnait d'assez beaux bénéfices, est presque complètement abandonnée aujourd'hui; lés flancs de la montagne sont, en effet, tellement escarpés qu'elle ne peut guère être cultivée qu'en terrasses, et les frais de transport des cannes au moulin sont si considérables qu'ils absorbent à peu près toute la valeur de la récolte. On y a récemment introduit la culture du coton, qui semble devoir y réussir parfaitement; car,en 1865, on en aexporté pour 888,875 francs. La propriété foncière est en grande partie entre les mains des nègres; mais elle est tellement divisée que très-souvent la valeur d'une pièce de terre ne dépasse pas 75 francs. Le commerce se fait presque exclusivement avec l'Ile Saint-Thomas. U a beaucoup perdu de son importance depuis quelques années; car, de 1861 à 1865, la valeur de l'importation s est abaissée de 371,125 francs à 215,925 francs et celle de l'exportation de 425,550 francs à 215,950 francs. Nous ne purlons pas, bien entendu, de l'exportation du coton qui semble destinée à relever le commerce de l'île, pourvu que celle-ci résiste aux ouragans qui, depuis quelques années, y sévissent fréquemment. Celui de 1868 y a causé d'effrayants ravages et a fait périr un grand nombre d'habitants. La seule ville de l'île, qui s'appelle également Tortola, est située k l'extrémité Ovdu port ; c'est la résidence du gouverneur et du conseil d'administration.

TORTOLA (gouvernement de), comprenant, outre l'île de Tortola, les Iles d'Aneguada, de Penniston, corruption de Spanish-To'wn (la. ville Espagnole), de Jos-Van-Dyck, de Saint- Pierre, de Beef-Island (île du Bœuf), de Guava- Island et plusieurs îlots d'une très-petite étendue. Il a une superficie totale de 243 kilom. carrés; mais la région colonisée n'en a que 121.

TORTOLETTI (Barthélemi), poète italien, né à Vérone vers 1560, mort k Rome vers 1648. Il entra dans les ordres et se rendit k Rome, où il devint membre de l'Académie des Umoristi et eut des relations avec les plus illustres personnages. Parmi ses écrits, nous citerons : Annus jubil&us (Rome, 1599, in-4°), pofime héroïque en deux chants; Stanzi (Rome, 1608, in-4°) ; Il Giuramenlo, tragédie ■ sacrée (Venise, 1612); Ossuana conjuratio (1623, in-4°); Juditha vindex et vindicata (Rome, 1628), poëme épique; Antisatyra Tiberina (1630, in-8°) ; Agrippina major (1639); Defensio Pompeii (1639), réunion de discours qu il prononça pour défendre le grand Pompée contre les accusations d'Alex. Guarini,

TORTONE, ancienne Derlona, ville du royaume d'Italie, ch.-l. de l'arrondissement de son nom, près de la rive droite de la Scrivia, au pied d'un monticule sur lequel on voit les ruines de son ancienne citadelle, à 26 kilom. E. d'Alexandrie , par 44° 53' de latit. N. et 60 32' de longit. É.; 13,500 hab. Evêché sutfragantde Gènes. Tribunal de ire instance. Collège royal, séminaire. Fabrique de bas, de draps, de soieries et de chapeaux; tanneries. Commerce de vins et de graines. On attribue, la fondation de Tortone aux Gaulois. Prise et incendiée par Frédéric Barberousse, elle se releva promptement de ses ruines et s'érigea en république. Les rois de Sardaigne s'en rendirent maîtres, et l'un d'eux, Amédée III, y fit construire un château fort. Les Français s'en emparèrent en 1796 et la gardèrent trois ans. Après, la bataille-de Marengo, Tortone devint le chef-lieu d'un arrondissement du département de Marengo.

Torioni (café), café à la mode, situé a Paris, boulevard des Italiens, à l'angle de la rue Tai tbout. Le café Tortoni , qui a un peu perdu de la vogue immense dont il jouissait pendant les premières années de ce siècle, fut fondé, à l'endroit même où il se tient encore aujourd hui, par le Napolitain Velloni, le premier glacier qui vint à Paris tenter la fortune. Indépendamment de ce café, Velloni en fonda plusieurs autres ; mais ses affaires n'ayant pas prospéré tout d'abord, il fut forcé de placer l'établissement delà rue Taitbout sous le nom de Tortoni, qui dirigeait depuis longtemps cette maison. C'est depuis ce temps et sous ce nom qu'il fit fortune. Dès le commencement de 1 Empire et sous la Restauration, le café Tortoni était le rendez-vous et le salon de conversation des élégants et des célébrités du jour. Là se rencontraient Talleyrand, Montrond, de Jouy, Harel, Delrieu, Lacretelle, de Saint-Didier, Riboutté, etc. Tortoni possédait alors, dans la personne d'un nommé Spolar, un des plus forts joueurs de billard connus. Le grand salon du premier, où se trouvait le billard, vit souvent MM. de Talleyrand et de Montrond assister à des carambolages merveilleux. Le prince de Bénévent, homme d'ordre et d'affaires avant tout et qui savait profiter des moindres circonstances, fit même venir un jour Spolar chez lui et le présenta à un de ses amis, receveur général du département des Vosges, qui se croyait le plus fort joueur au billard. Le prince paria pour Spolar, qui battit respectueusement, mais a plate couture, le receveur général; ce qui

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rapporta au prince un bénéfice net de ■ 40,000 francs. Et à Spolar? L'honneur, sans doute, car l'histoire n'en dit pas plus long. Un autre personnage curieux de Tortoni était le garçon Prévost. Prévost devint historique: poudré rigoureusement comme au temps passé, il eût rendu des points au célèbre M. de Coislin qui, d'après Saint-Simon, fut l'homme le plus poli de France. Prévost n'abordait pas le consommatetirpar un vulgaire : • Monsieur désire? » Fi donc! Prévost, saluant avec art, murmurait d'un ton obséquieux : « Pardon I monsieur a-t-il eu la bonté de désirer quelque chose?! Ce mot pardon commençait régulièrement toutes les phrases de Prévost. Lorsque des consommateurs riaient entre eux, Prévost, par respect, se remplissait la bouche avec sa serviette pour ne pas rire comme eux. Le mauvais revers de cette médaille fut que Prévost chercha trop souvent à s'indemniser de sespolitesses exquises. On s'aperçut un jour qu'il avait la déplorable habitude, en rendant la monnaie aux clients , de leur glisser des pièces de quinze sous (alors en circulation) au lieu de pièces de vingt sous. On crut d'abord à des distractions; mai3 force fut de se rendre à l'évidence, et la fin de Prévost ne ressembla guère k ses débuts. Il n'en est pas moins demeuré comme un type, de même que le célèbre garçon Boum du café' de la Rotonde. Le café Tortoni ou plutôt Tortoni, comme on dit d'ordinaire, a su se maintenir jusqu'à nous, sinon dans sa splendeur passée , du moins comme possédant encore une clientèle choisie. C'est le rendez-vous du turf et du sport.

TORTOSA, ville de la Turquie d'Asie, pachalik de Tripoli, sur la Méditerranée, vis-àvis de l'île de Rquad. Port commode, visité par de nombreux caboteurs.

TORTOSB ou TORTOSA, ancienne Dertosa, ville forte d'Espagne (Catalogne), dans la province et à 70 kilom. S.-E. de Tarragone, à 150 kilom. S. -O. de Barcelone, à 410 kilom. •N.-O. de'Madrid, sur le penchant d'une colline et sur la rive gauche de l'Ebre, à 34 ki- . loin, de son embouchure dans la Méditerranée, par 40<> 48' de latit. N. et 2" 48' de longit. O.; 22,000 hab. Evêché suffragant de Tarragone. Jadis université. Fabriques de soieries, porcelaines, papier, savons, eaux-de-vie. Les habitants ayant acheté, au prix de sommes énormes, le droit de construire une digue à l'embouchure de l'Ebre, qui y forme, par ce moyen, une cascade et empêche le poisson de remonter dans ce fleuve, ils se sont ainsi rendus maîtres du débit de poisson dans tout l'Aragon.

«Tortosa,ditM. G. de Lavigne, est une place fort intéressante comme position militaire, peu intéressante comme ville. Les fortifications sont imposantes et remontent k l'époque romaine ; les Goths et les Maures y ont laissé des traces encore visibles de leur passage. Le château de San-Juan, qui occupe un point élevé au N.-O. de la ville, forme une petite citadelle bien fermée, avec logements pour 300 hommes. La ville s'étend sur les pentes d'une colline; ses rues sont étroites et tor-' tueuses ; ses maisons resserrées ont trois et quatre étages; les rez-de-chaussée sont presque tous construits en marbre.

Les édifices n'offrent rien de remarquable. On signale uniquement, dans la cathédrale, la boiserie sculptée du choeur et la chapelle de la Santa-Cinta, construite en beaux marbres, ornée de fresques et de tableaux, dans laquelle on conserve une ceinture qui, suivant le dire des dévots, aurait été portée par la Vierge. La cathédrale possède une bibliothèque nombreuse et de curieuses archives.

En raison de sa position, Tortosa Sert d'entrepôt aux produits de la Navarre et de l'Aragon apportés par l'Ebre. Les plus importants sont les huiles, les blés envoyés par Saragosse et de grandes quantités de bois de construction venant des Pyrénées et de la Catalogne et réexpédiés 'pour les îles Baléares. Plusieurs petites villes de la vallée de l'Ebre, Godall, Gabra, Uldecona, expédient des vins en quantités considérables à la même destination. • En 1429, il fut tenu k Tortosa un concile, présidé parle cardinal de Foix. L'antipape Clément VIII donna sa démission dans ce concile, et Martin V fut reconnu] comme pape légitime. L'assemblée Se composait de tou3 les prélats et des principaux ecclésiastiques des royaumes d'Aragon et de Valence. On tint quatre sessions.

TORTRICE S. m. (tor-tri-se — du lat. tortrix , tordeuse). Entom. Syn. de tordeuse. •

TORTRICIDE adj. (tor-tri-si-de — du lat. tortrix, tordeuse, et du gr. eidos, aspect). Zoo!. Qui ressemble ou qui se rapporte aux rouleaux ou aux tordeuses.

— s. m. pi. Erpét. Famille de reptiles ophidiens, ayant pour type le genre rouleau ou tortrix.

— s. f. pi. Entom. Syn. de tordeuses ou

PYRALES.

— Encycl. Entom. V. pyrale.

— Erpét. Chez ces ophidiens, les dents sus et sous-maxillaires sont similaires, coniques, pointues, un peu comprimées, comme tranchantes à leur face postérieure, courbées eh arrière et plus courtes aux- deux extrémités qu'à chacune de leurs rangées ; les branches de la mâchoire supérieure, d'une longueur à

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peu près égale à celle de la moitié de la tête, sont étroites et peu épaisses à leur extrémité antérieure, assez grêles dans leur moitié postérieure, très-hautes et comprimées audessous des frontaux antérieurs; les os ptérygoîdes internes, droits et dentés seulement dans leur moitié antérieure, sont légèrement arqués dans leur moitié postérieure; la botte crânienne est presque cylindrique, un peu élargie k sa partie occipitale et renflée latéralement vers le milieu de sa longueur; des vestiges de membres postérieurs se montrent au dehors chez les individus adultes, sous forme de petits ergots, logés ebacuu dans ■ une fossette aux côtés de l'anus.

Les tortriciens sont des reptiles d'une taille plus ou moins au-dessous de la moyenne, k tronc cylindrique, assez allongé, à tête confondue avec le reste du corps, un peu moins forto que lui, mais de même forme, si ce n'est qu'elle est un peu aplatie, et k queue excessivement courte, très-robuste et nullement préhensile. Leur museau est fortement arrondi, en travers, k son extrémité terminale ; leurs yeux sont parfois recouverts d'une plaque transparente ; ils ont de grandes écailles sur le corps, des scutelles ventrales à peine plus larges que ces dernières et un bouclier céphalique comme celui de la plupart des serpents. Ces animaux, propres k l'Asie insulaire et à l'Amérique méridionale, passent toute leur vie k terre dans les herbes. Très-lents dans leurs mouvements, ils ne s'éloignent jamais beaucoup du milieu des touffes d'herbes ou bien des petites cavités souterraines qui leur servent habituellement de retraite. Ne pouvant que faiblement dilater leur bouche, ils sont nécessairement tenus de ne faire leur proie que d'animaux d'une grosseur peu considérable, et ils se nourrissent de cécilies et d'autres petits reptiles apodes.

On n'en connaît qu'un nombre très-restreint d'espèces, qui étaient autrefois confondues avec les orvets,. et qu'après les en avoir éloignées on range aujourd'hui dans deux genres distincts, pour lesquels Duméril et Biberon forment, sous le nom de tortricides, une tribu spéciale.

TORTRICIEN, 1ENNE adj. (tor-tri-si-ain, i-è-ne — du lat. tortrix, rouleau). Erpét. Syn. de tortricide.

TORTRICIN, INE adj. (tor-tri-sain, i-ne). Zool. Syn. de tortricide.

TORTRIX s. m. (tor-trikss — mot latin qui signif. rouleau ou tordeuse). Erpét. Nom scientifique du genre rouleau.

— s. f. Entom. Nom scientifique du genre tordeuse, appelé vulgairement, mais k tort, pyrale : La tortrix de la vigne est plus connue sous le nom vulgaire de pyrale de la vigne. (E. Desmarest.)

TORTO, UE adj. (tor-tu, û — du lat. tortus, part, de torguere, tordre). Qui se dévie en partie de la direction rectiiigne ou de sa direction naturelle : Un chemin tortu. Un morceau de bois tortu. Un homme tortu. Un nez tohtu. Le bois de ronce est un petit bois dur et torto. (B. de St-P.)

— Fig. Qui est de travers, qui manque de justesse : Un esprit tortu. Un raisonnement tortu. il a un esprit tortu, mais compagnon d'un cœur droit. (Beaumarch.)

Chacun veut en sagesse ériger sa folie Et, se laissant régler a son esprit tortu. De ses propres défauts se fait une vertu.

Boileau.

Il Peu sincère, /peu franc ; qui va par des chemins de traverse, des chemins tortus :

. . . G'eBt un exemple, en ce siècle tortu. D'amour, de charité, d'honneur et de vertu.

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