‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 292 sur 1042 · TOWN · texte numérisé non relu

TOWN

TOVARRA(7Yftafa), bourg d'Espagn* (Murcie), à 45 kilom. S.-S.-E. de Chinchilla, entre deux montagnes ; 6,000 hab. Fabrication de toiles et de grosses étoffes de laine.

TOVOMITE s. m. (to-vo-mi-te). Bot. Genre d'arbres et d'arbustes, de la famille des clusiacées ou guttifères, comprenant une quinzaine d'espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale et à Madagascar. I! Syn. de mariai/va, autre genre de clusiacées.

TOWARD-POINT, cap d'Ecosse, à l'embouchure de la Clyde, sur la côte méridionale du comté d'Argyle, par 55» 52' de latit. N., et 10 57' de longit. O.

TOWEBS (Joseph), écrivain anglais, né à Londres eu 1737, mort en 1799. Issu d'une famille très-pauvre, il fut mis eu apprentissage dans une imprimerie, parvint k s'instruire, puisdevintsuccessivement imprimeur à Shetborne et à Londres. A partir de son établissement dans cette ville, Towers se livra avec une ardeur toute nouvelle à son goût pour les lettres, compila les sept premiers volumes de la Biographie britannique (1766, in-8°) et écrivit un grand nombre de brochures sur les événements politiques, et contre la politique du ministère tory. Parmi ces brochures, qu'il réunit et réédita pour la plupart en 1796 (3 vol. in-8<>), nous citerons: Justification des opinions politiques de Locke ; Observations sur l'histoire d'Angleterre ; Observations sur les droits et les devoirs des jurés ; Essai sur la vie, le caractère et les écrits de Samuel Johnson. On a publié sous son nom des Mémoires sur la vie de Frédéric II, roi de Prusse (1788, « vol, in-8°).

TOWIANSKI (Noël), illuminé polonais, né dans la Lithuanie uu commencement de ce siècle. Il fut élevé à l'université de Wilna. Cet étrange personnage était aveugle de naissance, mais doué de facultés .extraordinaires;, c'est à ces deux causes peut-être que l'on doit attribuer ses sentiments exaltés eu matière de religion et l'ascendant qu'il parvint k exercer sur tous ceux qui l'entouraient. Une circonstance, prodigieuse selon lui, lui rendit l'usage de ses yeux, et il se maria. Peu de temps après ce double événement, il commença k parler de visions surnaturelles, d'entretiens secrets avec des esprits, avec les saints et la vierge Marie. 11 en vint bientôt à vouloir faire passer sa femme pour sainte Philomèle et lui-même pour saint Pierre. Cette imitation da la métempsycose fut peu goûtée du gouvernement ruasse, qui fit enfermer Towianski dans une maison de fous. Cependant, comme sa manie n'était, à tout prendre, que fort innocente, on le remit en liberté; il alla se retirer dans sa famille. Un peu après la révolution de 1830, à laquelle il ne prit aucune part, M. Towianski alla s'établir à Posen, où il se donna comme prophète et eut des entretiens particuliers sur sa prétendue mission avec l'archevêque Dunin. 11 parcourut ensuite la Pologne, une partie de l'Allemagne et de la Belgique, où il tenta vainement de se faire des sectaires. 11 se rendit ensuite à Paris, où il eut l'habileté de se donner pour prosélyte Miukiewicz luimême, en lui disant qu'il avait été chargé directement par Dieu d'une mission quaii providentielle auprès des patriotes polonais. Mickiewicz tenta même de populariser, du haut de sa chaire du Collège de France, les doctrines mystiques de M. Towianski sous le nom de messianisme, et il fit paraître 17s'glise officielle et le messianisme, ouvrage dans lequel il préconisait les susdites doctrines. On se rappelle encore les excentricités de M. Towianski, qui, un jour, monta eu chaire à Notre-Dame et annonça aux tiiièles ébahis qu'il était le Messie. Cette dernière originalité le nt expulser de France et ses idées, comme sa personne, furent bientôt ou- -bliées au milieu de préoccupations plus graves. M. Towianski voyagea ensuite en Belgique et eu Suisse, et vint habiter Ronie, où il tenta d'obtenir du pape une sorte de sanction de ses doctrines religieuses. Mais ce dernier se contenta de le faire expulser du territoire pontifical. Dégoûté du métier de Messie, notre illuminé se retira en Suisse, et depuis on n'a plus entendu parler de ce prophète.

TOWNLEY (James), auteur dramatique anglais, né à Londres en 1714, mort dans la même ville en 177S. Il entra dans les ordres, s'adonna avec succès à la prédication et, après avoir rempli les fonctions de pasteur dans divers lieux, il devint successivement professeur de grammaire à l'hôpital du Christ et principal de l'Eeole des marchands tailleurs (1759). 11 était l'ami du peintre Hogarth, qu'il aida beaucoup, dit-on, dans la composition da l'Analysis of beauty, et du célèbre acteur Garrick, qu'il parait avoir aidé dans ses travaux littéraires. Townley composa lui-même quelques pièces de théâtre,dont l'une, inlituléeî/ig'/i life below stairs (le Beau monde hors du salon), est une farce qui fut représentée en 1759, et qui eat devenue célèbre.

TOWXLEY (Charles), antiquaire anglais, né dans le comté de Lancastre en 1737, mort à Londres en 1805. Il se rendit en Italie, habita longtemps Rome, puis voyagea en Grèce, en Egypte, en Sicile, examina partout les monuments antiques, en s'attachant surtout à la sculpture, et se forma une belle et nombreuse collection d'oeuvres d'art, de curiosi-

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