‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 293 sur 1042 · TOWN · texte numérisé non relu

TOWN

tés, de manuscrits, qu'il réunit dans sa maison de "Westminster, Townley devint garde du musée britannique. Sa passion pour les arts ne l'empêcha pas, dans une année de détresse, de distribuer aux pauvres un quart de son revenu. Après sa mort, les conservateurs du musée britannique obtinrent du Parlementi'autorisation d acheter les marbres de Townley, parmi lesquels on remarque une tête d'Homère, une apothéose de Marc-Aurèle,une Isis, etc. Au nombre des curiosités réunies par ce savant se trouvait un manuscrit d'Homère, sur lequel a été faite une fort belle édition des oeuvres de l'illustre poète. On ne cite de Townley qu'une Dissertation sur un casque, insérée dans les Veéusta monumenta de la Société des antiquaires.

TOWNSEND, lie de la Mélanésie, près de la côte E. de la Nouvelle-Hollande, par 22° 13' de latit. S., et 157<> 10' de longit. E.

TOWNSENDIE s. f. (taôun-sain-d! — de Townsend, savant angl.). Bot. Genre de plantes, delà famille des composées, tribu des astérées, comprenant cinq ou six espèces, qui croissent dans l'Amérique du Nord.

TOWNSHEAD, baie de l'Amérique du Nord (Nouvelle-Ecosse), sur la côte S.-0.,dans le comté de Shelburne. Elle a environ 45 kilom. de longueur sur u de largeur.

TOWNSHEND {Charles, vicomte), homme d'Etat anglais, né en 1676, mort en 1738. U appartenait à une ancienne famille du comté de Norfolk, et son père, l'un des chefs du parti presbytérien avant la Restauration, avait éminemment contribué a. amener cet événement, après lequel il reçut de Charles II le titre de baron. Créé vicomte en 1682, il mourut au moment où son fils atteignait sa dixième année. Ce dernier entra, en 1697,. à la Chambre des lords, où il siégea d'abord parmi les tories; mais il ne tarda pas à s'attacher aux whigs, et lorsque Guillaume III, quelque temps avant sa mort, songea à former un ministère whig, le jeune Townshend parut avoir acquis assez d'expérience politique pour pouvoir être nommé lord du sceau privé (1702). Sous la reine Anne, il devint l'un des commissaires chargés, en 1*05, de cimenter l'union avec l'Ecosse, fut nommé, deux ans plus tard, capitaine de lu garde à pied de la reine et chargé, en 1709, conjointement avec le duc de Murlborough, des négociations qui aboutirent a la paix de Gertruydenberg. Envoyé, la même année, dans les Pays-Bas comme ambassadeur extraordinaire, il conclut le traité de la Barrière. Deux ans plus tard, ce traité fut violemment attaqué dans la Chambre des communes, qui vota «que le vicomte Townshend et tous ceux qui avaient négocié et signé ledit traité et tous ceux qui en avaient conseillé la ratification étaient ennemis de la reine et de l'Etat. •

Les whigs avaient quitté le pouvoiren 1710, mais ils y revinrent quatre ans plus tard, à l'avènement de George 1er. Nommé alors secrétaire d'Etat et chargé de composer un ministère, Townshend n y appela que des whigs. 11 était, en réalité, premier ministre, quoique ce titre ne fût pas encore employé, et son beau-frère, Horace Walpole, devint, après la mort de lord Halifax (1715), chancelier de l'Echiquier et premier lord de la trésorerie. Les actes les plus importants de l'administration de lord Townshend furent la mise en accusation des membres du précédent cabinet et l'adoption du bill septennat ; elle fut troublée par la révolte qui éclata en Ecosse en 1715, et pour la répression de laquelle le chef du cabinet lit preuve d'une énergie qui lui valut des reinerclments publics de la part de George lur. Ce prince alla visiter le Hanovre pendant l'été de 1716, et se fit accompagner par lord Stanhope, que Townshend avait fuit entrer au ministère, sur le conseil de Walpole. Townshend demeura en Angleterre ; ses ennemis profitèrent de son absence pour le perdre dans l'esprit du roi, surtout en le représentant comme tout disposé à placer sur le trône le prince de Galles, dont les relations avec son père étaient loin d'être amicales a cette époque; en outre, Townshend s'était attiré la haine des. maltresses allemandes du roi, aux caprices ruineux desquelles il n'avait jamais voulu satisfaire. Aussi, ai avril 1717, le roi congédiat-il le e) af du cabinet, avec lequel Walpole Se retira, au grand regret du roi. Les deux beaux-fretes rirent, des lors, partie de l'opposition ii lu Chambre des lords, jusqu'en 1720, où la réconciliation de George Ier avec son fils eut pour résultat de les ramener au pouvoir. Mais cette fois ce fut Walpole qui eut, avec ses anciens titresdepremierlord.de la trésorerie et de chancelier de l'Echiquier, l'influence et les prérogatives d'un premier ministre. Après avoir appartenu neuf ans au cabinet, Townshend s'en retira volontairement, en 1730, à la suite de plusieurs discussions avec son beau-frère, qui devait rester, ■pendant onze ans encore, a, la tête des affaires. Townshend était un ministre capable et honnête, mais il manquait de tact et ne put jamais prétendre aux succès de l'éloquence parlementaire.

TOWNSHEND (Charles), homme d'Etatanglais, petit- tils du précédent, né en 1725, mort en 1767. Il entra en 1747 à la Chambre des communes, et s'y fit connaître comme un orateur de talent, surtout lors de la dis-

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cussion du marriage bill (1753), qu'il combattit avec autant d'éloquence que d'originalité. Le discours qu il prononça à cette occasion mérita les éloges 'de lord Hitlsborough, qui avait été chargé d'y répondre, et ceux d'Horace Walpole, qui en parle longuement dans son histoire des Dix dernières années du règne de George II. Lors du changement de ministère qui eut lieu à la mort du duc de Newcastle, en 1754, Townshend fut nommé lord de l'Amirauté ; deux ans plus tard, il devint trésorier de la Chambre dans le cabinet formé sous la présidence de Pitt; il se retira avec le cabinet, en 1757 ; mais, quelques mois plus tard, le trésorier de la Chambre reprit ses fonctions, et, en 1761, devint secrétaire de la guerre. Nommé, en 1763, secrétaire du commerce et des colonies, il soutint vivement, deux ans plus tard, la loi sur le timbre, qu'il combattit non moins vivement en 1766. Il était devenu, dans l'intervalle, payeur général de l'armée dans le cabinet Roekingham, à la chute duquel (1766) Pitt, qui venait d'être créé lord Chath.am, fut chargé de former un nouveau ministère. Townshend y entra comme chancelier del'Echiquier et comme leader (directeur) de la Chambre des communes. Le premier ministre se trouva empêché par une grave maladie de conduire les affaires et de contrôler les actes de ses collègues, qui se querellèrent entre eux, et qui se plaignirent surtout de l'arrogance et de la présomption de Townshend. En sa qualité de chancelier de l'Echiquier, ce dernier insista pour qu'une taxe fût imposée aux ports américains et déclara que, s'il n'en était pas ainsi.il donnerait sa démission. Sa politique l'emporta et, le 2 juin 1767, il fit voter à la Chambre ce bill malheureux, qui frappait de droits de douane le verre, le papier, le thé et plusieurs autres articles importés en Amérique. Ces mesures, qui donnèrent naissance à la révolte des colonies américaines et amenèrent leur séparation d'avec la mère-patrie, furent adoptées sous le ministère nominal de lord Chatham, qui en était l'adversaire le plus décidé, mais que sa maladie retenait à l'écart des affaires et qui n'avait même pas été consulté à ce sujet. On sentit aussitôt l'urgence de constituer une nouvelle administration, et il fut décidé que Townshend serait chargé de la formation d un nouveau ministère ; mais il fut enlevé presque subitement par une fièvre putride. C'était un orateur d'un rare talent, connaissant à fond la tactique parlementaire ; mais il avait, à différentes reprises, donné des preuves de versatilité, et les graves événements I qui furent le résultat de la mesure qu'il fit adopter peu de temps avant sa mort ont prouvé qu'il manquait de cette justesse de coup d'oeil qui est la principale qualité des grands hommes d'Etat..

TOWNSHEND { John - Villiere Stewart , marquis), pair d'Angleterre, né à Brighton en 1831. Il appartient à une très-illustre et très-ancienne famille d'Angleterre, dont la noblesse remonte au xine siècle. Il fut élevé à Eton Collège, et en 1850 il fut attaché au ministère des affaires étrangères, où il resta quatre années. Deux ans après, il entra à la Chambre des communes, comme représentant du bourg deTamworth, et fut peu après nommé lord lieutenant du Hertshire. A la mort de son père on 1863, lord Townshend succéda aux titres et à la fortune de son père. Il n'a point d'enfants, et son héritier est lord George Osborne, son oncle.

TOWNSON (Thomas) , théologien anglais, né en 1715, mort en 1792. Il étudia la théologie à l'université d'Oxford, embrassa ensuite l'état ecclésiastique et, après avoir obtenu divers emplois dans l'Église, fit en 1758 un héritage qui lui permit de se livrer sans réserve k son goût pour l'étude. En 1780, il fut nommé recteur de Riehmond et refusa, trois ans plus tard, une chaire qui lui était offerte à l'université d'Oxford. Le seul de ses ouvrages qui ait paru de son vivant est un Discours Sur les quatre Evangiles (1778), qui produisit beaucoup de sensation. Le recueil complet de ses œuvres fut publié, plusieurs années après sa mort, par Charton (1810, 2 vol. in-8°). On a fait paraître depuis des Discours pratiques (1828; 3e édit., 1834), qui ont été extraits de ses autres manuscrits.

TOWTON, village d'Angleterre, comté et à 17 kilom. S.-O. d'York. Célèbre par la sanglante bataille que s'y livrèrent, en 1461, les maisons d'York et de Lancastre ; les partisans de celle d'York y remportèrent une victoire complète.

TOW¥, ville d'Angleterre, sur le chemin de fer d'Ynys-Las à Dolgelly. C'est une petite ville de bains, dont l'église est fort admirée des archéologues.

TOWYN, ville d'Angleterre, pays de Galles, près de l'embouchure de la rivière Dysynni. Aux environs se trouve le pittoresque Lraig- Aderyn (rocher de l'Oiseau).

TOXARE s. m. (to-ksa-re — du gr. toxarion, petit arc). Entom. Syn. de trionyx, genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des braconides,

TQXASTER s. m. (to-ksa-stèr — du gr.

foxon, arc; asiêr, étoile). Echiu. Genre d échiuodermes, de la famille des spatangoïdes, comprenant une dizaine d'espèces fossiles des terrains crétacés.

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TOXÉMÏE s. f. (to-ksé-ml — du gr. toxikon , poison; aima, sang). Pathol. Nature septique du sang.

TOXEUMA s. m. (to-kseu-raa — mot gr.

qui signif. flèche). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des chalcidides, comprenant deux espèces, qui habitent l'Angleterre.

TOXEETE s. m. (to-kseu-te — du gr.

toxeutés, archer). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères.de la famille des longicornes, tribu des prioniens, dont l'espèce type habite l'Australie.

TOXICAIRE s. f. (to-ksi-kè-re — du gr.

toxikon, ' poison). Bot. Nom scientifique de l'upas antiar.

TOXICATION s. f. (to-ksi-ka-si-on — du gr. toxikon, poison). Empoisonnement. Il Peu usité,

— Propriété vénéneuse ou venimeuse. D Peu usité.

TOXICITÉ s. f. (to-ksi-si-té — rad. toxique). Caractère de ce qui est toxique. U Peu usité.

TOXICODENDRON s. m. (to-ksi-ko-daindron — du gr. toxikon, poison; dendron, arbre). Bot. Section du genre sumac. Il Nom scientifique de l'espèce type de cette section : Le suc laiteux de tous les toxicodendbons empoisonne l'homme. (V. de Bomare.) Il Syn. d'YÉNANCHE et de schmidélik, autres genres de végétaux. Il Nom vulgaire du sumac de Virginie.

TOXICOGÈNE adj. (to-ksi-ko-jè-ne — du gr. toxikon, poison; gennaô , j'engendre). Pathol. Qui est produit par l'empoisonnement.

TOXICOGÉNOSE s. f. (to-ksi-ko-jé-no-ze

— rad. toxievgène). Pathol. Ensemble de phénomènes morbides qui sont le résultat d'un empoisonnement.

TOXICOGRAPBE s. m. (to-ksi-ko-gra-fe — du gr. toxikon, poison; graphe, j'éeris).- Auteur d'un traité sur les poisons.

TOXICOGRAPHIE s. f, (to-ksi-ko-gra-fl — du gr. toxikon, poison ; graphe, j'écris). Connaissance et histoire des poisons. H On dit

aUSSi TOXICOLOGIE.

TOXICOGRAPHIQUE adj. (to-ksi-ko-grafi-ke — vad. lexicographie). Qui a rapport it la toxicogruphie. il On dit aussi toxicologique.

TOXICOLOGIE s. f. (to-ksi-ko-lo-jl — du gr. toxikon, poison ; logos, discours). Science des poisons et des empoisonnements. Il Traité des empoisonnements.

— Encycl. V. EMPOISONNEMENT.

TOXICOLOGIQUE adj. (to-ksi-ko-Io-ji-ke

— rad. toxicologie). Qui a rapport à la toxicologie.

TOXICOLOGUES, m. (to-ksi-ko-îo-ghe — du gr. toxikon, poison; logos, discours). Celui qui s'occupe de toxicologie, qui a écrit sur cette matière.

TOXICOPHAGE adj. (to-ksi'-ko-fa-je — du gr. toxikon, poison ; phagô, je mange). Qui mêle des poisons à sa nourriture : Peuple

TOXICOPHAGE.

— Substantiv. Personne qui mêle des poisons à sa nourriture : Un TOXICOPHAGE.

— Encycl. Dans quelques contrées de la basse Autriche et de la Styrie, surtout dans les montagnes qui les séparent de la Hongrie, certaines parties de ta population ont reçu le nom de toxicophages,B. cause de l'habitude qu'elles ont, de temps immémorial, de manger de l'arsenic. Les paysans l'achètent, sous le nom de hédri, aux herboristes ambulants ou à des colporteurs qui ont coutume d'approvisionner les vétérinaires, les charlatans et les ouvriers des verreries hongroises. Les toxicophages ou mangeurs d'arsenic ont, dans cette dangereuse pratique, un double but, se donner un air de santé, une grande fraîcheur de teint et se procurer un certain degré d'embonpoint. Ce sont généralement de jeunes paysans et paysannes qui, par coquetterie et désir de plaire, ont recours à cet expédient. En effet, les jeunes toxicophages se distinguent entre tous par une grande fraîcheur de la peau et l'apparence d'une sauté des plus florissantes. Malheureusement, beaucoup ne savent pas se borner et augmentent imprudemment la dose utile pour obtenir le résultat voulu. Aussi le nombre des décès par suite d'abus de ce poison est-il considérable , surtout parmi les jeunes gens. Comme la loi défend la possession illégale de l'arsenic, les toxicophages nient avoir fait usage de ce procédé de Jouvence, et ce n'est ordinairement qu'au lit de mort que les malheureux avouent. L'avantage sérieux que les montagnards retirent de l'emploi de l'arsenic, c'est de leur faciliter la respiration pendant ia marche ascendante ; ils prennent un petit morceau d arsenic qu'ils laissent fondre lentement dans la bouche. L'effet eu est surprenant; ils escaladent alors aisément des haute urs qu'ils ne sauraient gravir qu'avec la plus graude peine sans le secours de l'arsenic.

TOXICOPHLÉE s. m. (to-ksi-ko-flé — du gr. toxikon , poison ; phloios , écorce). Bot.

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Genre d'arbres, de la famille des apocynêes, dont l'espèce type croit au Cap de Bonne - Espérance.

TOXICOPHORE adj. (to-ksi-ko-fo-re — du gr. toxikon, poison; phoros, qui porte). Hist. nat. Qui produit du poison. Il On dit aussi

TOXIFERB.

TOXIFÈRE adj. (to-ksi-fè-re — du gr.

toxikon, poison, et du lat. fera, je porte). V.

TOXICOPHORB.

TOXIQUE s. m. (to-ksi-ke — lat. toxicum, gr. toxikon, de toxon , arc, à cause des poisons employés pour empoisonner les flèches). Poison ou virus : Les TOXIQUES minéraux. Les toxiques animaux et vgétaux. Cette perméabilité de la peau, faible de Sa nature, rend presque insensibles les effets de tout toxiqub qui n'agit pas en désorganisant. (Raspuil.)

— Entom. Genre d'insectes coléoptères hêtéromères, de la famille des mélasomes, tribu des ténébrionites, comprenant huit espèces, toutes exotiques.

— adj. Qui empoisonne , qui est vénéneux ou venimeux : Substance toxiqub.

TOXOCAMPE s. f. (to-kso-kan-pe — du gr. toxon, arc; kampe , chenille). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des ophiusides, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Europe centrale.

TOXOCARPE s. m. (to-kso-kar-pe — du gr. toxon, arc ; karpos, fruit). Bot. Genre 5'arbrisseaux grimpants, de la famille des asclépiadées, tribu des sécamonées, comprenant une quinzaine d'espèces, qui croissent dans l'Inde.

TOXOCÉRAS s. m. (to-kso-sé-rass). Moll.

Syn. de toxocèue.

TOXOCÊRE s. m. (to-kso-sè-re — du gr.

toxon, arc; keras, corne). Moll. Genre de mollusques céphalopodes, de la famille des ammonites, comprenant des espèces fossiles des terrains crétacés.

TOXODON s. m. (to-kso-don — du gr.

toxon, arc ; odous, dent). Mainm. Genre de grands mammifères fossiles, trouvé dans 1 Amérique du Sud : II est à présumer que le toxodon était ongulé. (Laurillard.)

— Encycl. Le toxodon a d'abord été connu seulement par une tête caractérisée par un crâne déprimé, surtout sur ses régions occipitales, une cavité encéphalique petite, des arcades zygomatiques grandes et fortes, une cavité glénoïde transversale. La dentition de sa mâchoire supérieure est composée de molaires et d'incisives. Les premières, au nombre de sept de chaque côté, sont implantées dans la mâchoire, la convexité tournée en dehors, longues, arquées, sans racines; l'émail forme uu tube prismatique irré^ulier, avec des sillons et des moulures. Les incisives, au nombre de quatre, sont analogues à celles des rongeurs , les intermédiaires petites et les extrêmes plus grandes, La mâchoire inférieure paraît composée de sept molaires et de six incisives rangées en demicercle. L'animal était bas sur jambes; l'acromion a une apophyse récurrente, le fémur rappelle celui des hippopotames et l'astragale a une forme toute spéciale. Il a un cerveau petit et un nez largement ouvert en dessus; ses formes sont lourdes. Le toxodon, par les caractères de son squeleue, offre des transitions avec presque tous les ordres inférieurs de la classe des mammifères rongeurs, cétacés, édentés, pachydermes. L'espèce la première connue est le toxodon ptatensis des bords du rio Negro; sa tête était longue de 2 pieJS 4 pouces; on u trouvé une mâchoire inférieure à Bahia-Bianca.

TOXONÈVRE s. f. (to-kso-nè-vre — du gr. toxon, arc; neuion, nervure). Kntom. Genre d'insectes diptères, de ia famille des athéricères, tribu des muscides, doiit l'espèce type vit aux environs de Bordeaux.

TOXOPHÉNIX s. in. (to-kso-fé-nikss — du gr. toxon, arc; phoinix, dattier). Bot. Syn. û'astrocaryum, genre" de palmiers.

TOXOPHORE s. m. (to-kso-fo-re — du gr.

toxon, arc; phoros, qui porte). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des érirhinides, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.

s. f. Genre d'insectes diptères, de la famille des tanjstonies, tribu des bombylieis, dont l'espèce type habite Java.

TOXOPHYLLE adj. (to -kso-fi-le — du gr.

toxon, arc; phullon, feuille). Bot, Qui a des feuilles sagittées.

TOXOPNEUSTE s. m. (to-kso-pneu-ste — du gr. f oxoii, arc; pneustês, qui respire). Echin. Genre d'échiuodermo.s , du groupe des oursins. '

TOXOSTOWE s. m. (to-kso-sto-me — du gr. toxon, arc; storna, bouche). Ornith. Syn.

de POMATORHIN.

TOXOTE s. m. (to-kso-te — gr. toxotês, proprement archer; de toxon, arc). Anliq. gr. Soldat appartenant à une milice particulière, qui veillait a l'ordre et à la séeurité dans les rues d'Athènes.

— Ichthyol. Nom scientifique d*3 archers.

Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des lepturètes, compre-

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nant une vingtaine d'espèces, qui habitent l'Europe, l'Afrique et l'Amérique du Nord.

— Encycl. Antiq. gr. Les toxotes étaient des esclaves qui appartenaient à l'Etat. On ne sait pas au juste quelle était, relativement à leurs droits, la situation de ces esclaves, qui ne dépeudaient d'aucun particulier et qui n'avaient d'ordre à recevoir que du gouvernement. 11 parait toutefois probable que leur situation n'était pas aussi misérable que celle des autres et que la loi leur reconnaissait certaines franchises auxquelles ne pouvait prétendre le commun des esclaves. On les divisait en deux catégories. Les uns occupaient certains emplois subalternes dans les assemblées publiques et les tribunaux; ils remplissaient aussi les fonctions de héraut et autres semblables; on les appelait demosioi. Les aunes composaient la garde de la ville. Ils étaient chargés de maintenir l'ordre et d'interdire l'approche des assemblées à toute personne que tes prytanes leur ordonnaient d'en éloigner. On les appelait toxotes, c'est-à-dire archers ; on leur donnait aussi le nom de Scythes, parce qu'ils venaient en majeure partie de cette contrée, et celui àespeusi'uiens, du nom du magistrat qui le premier les établit. Outre des Scythes, les toxotes comprenaient d'autres burbares, notamment des Thraces. Leurs officiers portaient le nom de toxurques. Les toxotes furent primitivement au nombre de trois cents. Ce nombre fut peu à peu augmenté; il tinit par monter à douze cents. Dans les commencements, ils vivaient sous des tentes , sur la place du marché; par la suite, ils furent établis près de l'Aréopage.

Ou donnait aussi le nom de toxotes, dans les armées grecques, aux soldats tjui tiraient de l'arc. Le soldat qui frappa Philippe d'une flèche sur laquelle il avait écrit : « A l'œil droit de Philippe 1 » était un loxole.

TOYCOU s. m. (toî-kou). Ornith. Syn. de

TOCOCO.

TOYÈRE s. f. (toi-iè-re ou to-iè-re). Techn. Pointe du fer d'une hache qui s'engage dans le manche.

TOZE (Eobald), historien allemand. Y.

ToTZK.

TOZER ou TOUZER, ville de la Tunisie, comptée de neuf villages et constituant le chef-lieu du Djérid, où se trouvent les oasis d'El-Hainma, de Nasta et de Gassa, trèsfertilea en dattes. Le territoire environnant doit sa prodigieuse fertilité aux magnifiques sources qui 1 arrosent. La population de Tozer, qui se livre à l'industrie des tissus de laine et de soie, s'élève à près de 18,000 âmes.

TOZZETTI {Jean), médecin italien. V. Tarqionl

TOZZETTIE s. f. (to-dzè-tî — de Tozzetti, botuti. itul.). Bot. Syn. ou -section du genre vulpin.

TOZZ1 (Luc), médecin italien, né à Aversa en 1638, mort à Naples en 1717. Il fut l'un des professeurs les plus renommés de l'université de Naples et protomédecin du royaume. En 1695, il fut appelé a Rome pour succéder à Malpighi dans ta place de médecin du pape-Innocent XII, qui le nomma en outre son camôiïer et professeur de médecine au collège de la Sapience. Après la mort de ce pontife, il fut choisi pour être premier médecin du roi d'Espagne Charles IL Tozzi était parti pour se rendre à Madrid, mais il apprit à Milan la mort de ce monarque ; en conséquence il s'eu retourna à Naples. On lui doit les ouvrages suivants : AlediciwB pars prior (Lyon, 1681, iu-8"); Medicins purs altéra (Lyon, 1687, in-8<>); In Mippocrutis apkorismûs çommentaria (Naples, 1693, in-*«); Opéra umnia medica (Venise, 1711, iu-40).

TOZZIE s. f. (to-dzl — de Tozzi, botan. ital.). bot. Genre de plantes, de la famille des personnées, tribu des rhinanthées, dont l|espèce type croit dans les montagnes de l'Europe centrale.

TOZZO (Giovanni Lari, dit le), peintre italien, né à Sienne. Il vivait dans la première moitié du xvie siècle et peignit le ptus souvent des tableaux de petite dimension, genre dans lequel il excellait. Cet artiste exécuta dans la cathédrale de Sienne un Chœur d'anges avec Rigio, dont la manière se rapproche tellement de la sienne qu'on ne peut distinguer leurs œuvres.

TPÉ, déesse égyptienne, qu'on croit être la personnification du ciel. Elle est représentée avec des mamelles pendantes et une tunique parsemée de lotus.

TRA interj. (tra). Mimologisme dont on se «ert pour rendre certains bruits, et particulièrement le trot d'un cheval : Ils passaient au travers de Nanlerre tra, tra, tra 1 Ils rencontrent un cheval, gare! garel (Mme de Sév.)

TRABAC s. m. (tra-bak — de l'ital. trabacoin, munie sens). Mar. Bât. ment marchand de l'Adrintique, à deux mâts, deux voiles à buni'cei et vergue en haut et en bas. Il On dit

aussi TRABACOLO.

TRABAN s. m. (tra-ban. — La plupart des etyiiiu.u^isies fout venir ce mot de l'allemand traben, courir, qui se rattache probablement à la racine Sunsciite larb, mouvoir, hâter, d'où aussi le grec trepô, le latin trepidoet le gothique dreban. Le traban serait ainsi proprement un piéton, un coureur). Ane. art

TRÀB

milit. Garde d'honneur à pied; soldat d'une compagnie d'élite, à pied ou à cheval, armé d'une hallebarde ; Il y a des trabans, dans les compagnies suisses, gui veillent particulièrement à ta garde du capitaine. (Acad.)

— Encycl. 11 fut un temps où, dans l'infanterie de l'ancienne milice suisse, trois rangs de piques en ordre de bataille étaient suivis d'un rang de hallebardiers ou trabans. Sous ce dernier nom, les trabans devinrent les frardes de l'enseigne et les gardes du corps du capitaine, parée que leurs armes, longues seulement de 3 brasses ou 6 pieds, leur permettaient d'accompagner le drapeau ou leurs officiers plus commodément que n'auraient pu le faire des soldats ayant de plus longues piques. Le roi de Suéde Charles XI avait deux cents trabans à cheval comme gardes du corps. Ils firent, sous son successeur, des prodiges de valeur et furent réduits à cent cinquante. La milice suédoise a conservé deux, compagnies de trabans, qui font partie de la garde du souverain. La garde du pape comprenait aussi des trabans; on en vit en France dans les troupes suisses jusqu'au milieu du siècle dernier. Dans les cent-Suisses, quatre trabans servaient de garde au capitaine et deux étaient les gardes de l'enseigne.

TRABE s. f. (tra-be — du lat. traies, poutre). Hallebarde de traban.

— Blas. Bâton d'une bannière. Il Meuble de l'écu qui représente le jus ou barre supérieure de l'ancre : Boler de Hodemack, en Lorraine : D'argent, à l'ancre de Sable, la trabe d'or. Il On dit aussi trabs s. m.

TRÀBEA ou TRABEAS (Quintus), poëte comique romain, qui vivait au ne siècle av. J.-C. Il était contemporain de Térunce, mais beaucoup plus jeune que lui. D'après Varron, il était inférieur à ce dernier pour la peinture des caractères, mais il le surpassait dans l'art du pathétique. De ses comédies il ne nous reste que quelques vers, recueillis dans les Poetarum Latii scenicorum fragmenta de Bothe.

TRABÉATION s. f. (tra-bé-a-si-on — lat.

trabeatio; de trabea, trabée). Antiq. rom. Action de revêtir la trabée.

— Ane. théol. Action de prendre un corps" : La TRABÉATION de Jésus-Christ.

— Chronol. An de la trabéation, An de l'incarnation de Jésus-Christ.

— Ane. archit. Entablement.

TRABÉCULAIRE ndj. (tra-bé-ku-lè-re — rad. irabécule). Auat. Qui a rapport aux trabécules, qui est de la nature des trabécules : Fibres trabéculaires.

TRABÉCULE s. f. (tra-bé-ku-le — dimin.

du lat. trabes. poutre). Anat. Nom donné à des procès filiformes qu'on trouve dans le sinus longitudinal de la dura -mère. Il Nom donné aux fibres médullaires qui constituent les commissures du cerveau. Il Nom donné à de petits prolongements osseux entre-croisés, qui limitent les cavités médullaires du tissu spongieux, dans le voisinage du canal des os longs.

TRABÉE s. f. (tra-bé — lat. trabea; de trabes, poutre). Antiq. rom. Sorte de robe de cérémonie, ornée de bandes de couleur différente de celle de la robe : Les triomphateurs portaient une trabée de pourpre brodée d'or.

— Encycl. La trabée était le vêtement par lequel les citoyens romains remplaçaient la toge lorsqu'ils montaient à cheval, et dans différentes circonstances que nous indiquerons ci-après. D'après Pline et Virgile, la trabée aurait été le vêtement distinctif des rois, et Ovide nous peint Romulus, revêtu de la trabée, implorant le secours de Jupiter en faveur des Romains. Selon Florus, ce fut Tarquin l'Ancien qui introduisit à Rome l'usage de ce vêtement ; le même historien nous dit qu'à la prisa de Rome les Gaulois trouvèrent les vieillards assis sur leurs chaises curules, les uns vêtus de la trabée, les autres de la prétexte, selon leurs dignités. D'après Denys d'Halicarnasse , la trabée était affectée aux chevaliers. On voit dans Tite-Live le consul vêtu de la trabée s'avancer contre l'ennemi, et Florus nous apprend que Viriathe érigea un trophée avec les Irabées et les faisceaux qu'il avait pris sur les Romains. Mille autres exemples prouvent que c'était un vêlement militaire, et néanmoins beaucoup de modernes l'ont cru de la même forme que la toge, qui était l'habit civil. Il est vrai que certains passages paraissent confondre ces deux habillements; tachons de les distinguer. Selon Servius, les Gabiens, occupés à un sacrifice, furent attaqués par les ennemis; ils ceignirent leurs toges et de l'autel marchèrent au combat. Ayant remporté la victoire, ils conservèrent cet usage à la guerre ; de là l'habitude de se ceindre à la gabienne pour combattre. Il ne faut pas croire pour cela ijue la trabée fût simplement une toge ceinte; toute l'histoire romaine est là pour démentir une pareille assertion. Donc, se ceindre à la gabienne ne signifie proprement qu'une manière de lier autour du Corps le vêtement qu'on portait, soit la toge, soit la trabée. Il est du reste prouvé, par le passage suivant de Tite-Live, qu'on ne portait jamais la toge au camp. Ainsi, il dit que Virginius étant venu au camp accompagné de quatre cents citoyens, la vue de cette quantité

TRAC

de toges qu'on aperçut par tout le camp fit croire aux soldats leur nombre bien plus grand qu'il n'était effectivement. La trabée, quant à sa forme, tenait à la fois de la toge et du paludamentum. Nous apprenons par un passage de Suétone, que Servius a conservé, qu'il y avait trois espèces de trabées, différant les unes des autres par la couleur : la première, toute de pourpre, pour les dieux ; la seconde, pourpre aussi, mais ayant quelque peu de blanc, à l'usage des rois; la troisième enfin, rouge aussi, mais d'une pourpre inférieure appelée coccum ; elle était affectée aux augures. La médaille d'Antonin le Pieux, avec la légende Bomulo Augusto, nous représente Roinulus vêtu de la trabée et portant les dépouilles opimes enlevées au roi Acron.

TRADESSOU (pic de), montagne de France, dans les Pyrénées, entre la Garonne et l'Aude. Elle a 2,565 mètres d'altitude.

TRABS s. m. (trabss). Blas. Syn. de tjsabe.

TRABUC s. m. (tra-buk — de l'espagnol trabucco proprement objet creux). Tromblon. i! Vieux mot.

TRABUCAIRE s. m. (tra-bu-kè-re — rad.

trabuc). Bamlit espagnol armé d'un tromblon : Le roi de Naples s'est adressé à d'anciens chefs de trabucaires espagnols, pour ranimer un peu le dévouement royaliste dans son ancien royaume. (T. Delord.)

TRABUCO s. m. (tra-bu-ko. — Ce cigare est, sans doute, ainsi appelé parce qu'il est court et ventru comme le tromblon, qui se dit en espagnol trabucco). Cigare de La Havane.

.TRAC s. m. (trak. — Ce mot est ou bien un substantif verbal à forme masculine de tracer, ou bien le substantif verbal de traquer). Allure d'une bête de somme : Le trac des chevaux. U Allure en général; train. Il Trace, piste :

Qui n'est au trac des pécheurs arrêté?

Miaor.

Il Vieux mot.

— Pop. Peur : Avoir le trac.

Dieux ! la horde grimpante

Des créanciers ! quel trac! Fuyons dans la soupente.

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