C. MONSELBT
TRAÇAGE s. m. (tra-sa-je — rad. tracer). Action de tracer,
— Min. Opération qui a pour objet de préparer l'exploitation régulière d'un gîte, et qui consiste à diviser ce gîte en massifs disposés de manière à pouvoir être attaqués facilement.
— Encycl. Le traçage a lieu aussitôt que le gîte se trouve atteint. Voici comment on procède. « Le premier travail à faire est d ouvrir au niveau le plus bas une galerie d'allongement, à laquelle on donne une pente de quelques millimètres par mètre pour l'écoulement des eaux. Cette galerie est percée dans le gite lui-même toutes les fois qu'il présente une solidité suffisante, et, comme elle doit toujours suivre le mur de la masse minérale, elle est assujettie k toutes ses ondulations. La première galerie une fois percée, on procède à la division du gîte en massifs. Dans les filons métallifères plus ou moins inclinés, cette division se fait en établissant à plusieurs niveaux des galeries d'allongement, ordinairement distantes de 25 k 30 mètres, puis en les recoupant par^ des montages, suivant l'inclinaison, distants^ d'environ 50 mètres; de telle sorte que le gîte se trouve découpé en parallélipipèdes ou massifs d'environ 25 mètres sur 50, dégagés et préparés pour l'abatage. Dans les couches ou gîtes peu inclinés, la division se fait de la même manière, si ce n'est que les puits inclinés sont remplacés par des galeries. » Quand ces travaux préparatoires sont achevés, le gîte se trouve ouvert à diverses hauteurs ou étages, et ces étages sont reliés entre eux par des puits, des descenderies ou des galeries. C'est alors que l'exploitation régulière peut commencer.
Dans certaines circonstances, le traçage n'est pas une simple préparation de voies, c'est la première période de,l'exploitation véritable. Ce cas se présente souvent dans les mines de houille. Il a lieu quand on emploie la méthode dite par massifs courts. Dans cette méthode, en effet, au moyen du traçage, on partage la couche en massifs, que l'on abat ensuite à l'aide du dépiluge.
TRAÇAI. S. m. (tra-kal — contract. de traguet et de alouette). Ornith. Genre de passereaux, de la famille des alaudidées, appelé aussi saxilaude.
TRACANAGE s. m. (tra-ka-Ba-je — rad.
tracaner). Action de tracaner la soie.
TRACANER v. a. ou tr. (tra-ka-né). Techn, Dévider, faire passer d'un roquet sur un au- .tre : Tracaner de la soie.
TRACANOIR s. m. (tra-ka-noir — rad, tracaner). Techn. Appareil au moyen duquel on tracune la soie.
— Encycl. Le tracanoir, employé dans les filatures, se compose d'un châssis de deux 'montants percés de distance en distance de trous vis-à-vis l'un de l'autre. Par ces trous, des broches réunissent les deux montants ; les broches sont garnies de bobines. Les deux montants sont maintenus en bas et en haut par des traverses. Autour de cette machine bien simple et à environ 0m,66 d'elle, tant sur les côtés qu'en haut, se trouvent deux autres
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montants placés à plat contre le mur, garnis de plusieurs chevilles se répondant les unes aux autres , et une traverse dont les chevilles sont placées de deux en deux, à plus grande distance. Cette machine sert h donner les longueurs et le poids pour les différents fils d'or. Les chevilles se replient vers la traverse, à tel poids et à telle longueur, et l'on monte ainsi une véritable gamme de poids et de longueurs sur les râteliers latéraux. Le fabricant fixe lui-même et marque la puissance de ses chevilles, après en avoir vérifié l'exactitude. On appelle monter son ouvrage l'action de tourner ces fils sur deux des chevilles latérales qui se regardent et en séparant ces fils en deux, trois, quatre ou cinq, selon qu'on en veut mettre plus ou moins sur les fuseaux. Quant aux chevilles transversales, on y conduit les mêmes fils, mais sans les séparer. On commence à les relever sur une des chevilles latérales à droite, qui forme le pli de ces fils ; après les y avoir attachés à l'aide d'une ficelle, on les dévide, en débarrassant la cheville latérale de gauche et en allant jusqu'à la transversale.
TRAÇANT, ANTE adj. (tra-san, an-te — rad. tracer). Bot. Se dit des racines qui s'étendent horizontalement sous la terre, et de3 plantes qui ont des racines de ce genre : Racines traçantes. Plantes traçantes. Il Tige traçante, Tige qui s'étale horizontalement sur la terre, en émettant des racines de distance en distance.
TRACAS s. m. (tra-ka. — V. tracasser).
Mouvement accompagné de désordre et d'embarras : Les maçons causent du tracas dans une maison. Vous faites bien du tracas pour rien.
— Fig. Peine, fatigue accompagnée de quelque tumulte : Le tracas du monde. Le tracas des affaires. Ces enfants me donnent bien du tracas.
— Fam. Métier, état : Je fais tout doucement mon petit tracas. Il Peu usité.
—Techn. Ouverture qui, dans certaines fabriques, est pratiquée dans les planchers des divers étages, pour faciliter le montage des matières premières et la descente des matières travaillées.
TRACASSANT, ANTE adj. (tra-ka-san, ante — rad. tracasser). Qui tracasse, qui cause du tracas : Affaires tracassantes.
TRACASSÉ , ÉE (tra-ka-sé) part, passé du v. Tracasser. Qui souffre quelques tracas : Etre tracasse par ses enfants.
— A qui on ne laisse pas de repos; que l'on soumet au mouvement, à la fatigue :
Goutte bien tracassée, Est, dit-on, a demi pansée.
La FONTÀIHg.
TRACASSEMENT s. m. (tra-ka-se-man — rad. tracasser). Action de tracasser. Il Peu usité.
TRACASSER v. a. ou tr. (tra-ka-sé — forme dérivative et péjorative de traquer. On y retrouve bien, en effet, le sens actif et neutre de ce dernier, savoir : d'une part, tirer, tirailler, inquiéter, et, d'autre part, marcher, courir çà et là). Tourmenter, inquiéter, donner du tracas à : Cette a/faire vie tracasse. Ne tracassez pas cet enfant.
— Agiter, secouer, remuer : Le vent traçasse ce navire. Nest-ce pas un plaisir bien vif que de tracasser le feu; quand on songe aux femmes? (Balz.)
— Absol. : C'est un brouillon ; il ne cherche
qu'à TRACASSER.
— v. n. ou intr. S'agiter, se donner du tracas : On leur donne des charges, des affaires qui les font tracasskr dès la pointe du jour. (Pasc.) Il aime ta chambre, où il n'est ui oisif ni laborieux, où il n'agit point, où il tracasse. (La Bruy.)
Se tracasser v. pr. Etre tracassé : Allons/ les enfants ne se tracassent pas ainsi.
— S'agiter, se donner du tracas : De temps en temps je me tracasse sur des choses que je sens et que j'upaçois tout seul. (Dider.)
— Se causer mutuellement du tracas : Adieu^ comte, point de rancune; ne nous tracassons plus. (Mme de Sèv.)
TRACASSERIE s. f: (tra-ka-se-ri — rad.
tracasser). Ennui, tourment, tracas : Les tracasseries de ce monde ne finissent pas tant qu'on est sur le trottoir. (Volt.)
•— Taquinerie , tourment pour des causes futiles : Ma chère, les hommes aiment à être tourmentés ; certaines tracasseries sont une preuve d'affection. (Balz.) Quand on a un peu vécu auec tes hommes, on s'aperçoit que tes tracasseries, tes humeurs, les picoteries sur des riens y mettent peut-être plus de troubles et de divisions que les choses sérieuses, (Turgot.)
— Propos jaloux , médisances qui tendent à jeter le désaccord entre les gens : En vérité, Berlin est un petit Paris; il y a de ta médisance , de la tracasserie, des jalousies de femmes, des jalousies d'auteurs, et jusqu'à des brochures. (Volt.)
TRACASSIER, 1ÈRE adj. (tra-ka-sié, ière — rad. tracasser). Qui tracasse; qui fait, qui aime à faire des tracasseries : Les femmes sont curieuses et tracassiéres. (Balz.) La police des gouvernements absolus est ombrageuse, tracassiere. (G. Sand.)
TRAC
— Substantiv. Personne tracassière : Laissez les tracassibrs se tracasser. (J. Joubert.) Chacun du tractusier se venge en Je fuyant.
Delu.lb.
TRACE s. f. {tra-se. — V. tracer). Empreinte, vestige que laisse l'homme ou l'animal de son passage dans un endroit : Suivre les traces d un gibier.
Je cherchais en pleurant la (race de vos pas.
Racine.
— Signe, cicatrice, marque physique qui reste d'une chose : La tracb d'une brûlure. Avoir des traces de petite vérole.
— Marque, souvenir; objet qui rappelle des actions, des faits : /( ne reste aucune track de ce gouvernement. Il faut laisser quelque trace de son passage et remplir sa mission. (De Fontanes.) Il Impression, souvenir : Le souvenir du mal laisse en nous moins de tracb que celui du bonheur. (La Rochef.-Doud.)
— A la tracs. En suivant, en se guidant d'aprè-s les traces laissées : Suivre des voleurs 1 la track. ^Suivre un lièvre À la track. Il Fig. fus à pas et de près, sans interruption, sans perdre de vue son objet : Pour juger d'un homme, il faut le suivre longtemps À la trace. (Montaigne.)
— Etre sur la trace de, Etre en voie ds découvrir, posséder les indications nécessaires pour trouver : On est sur la trace du complot.
— Suivre les traces, Marcher sur les traces de. Imiter, devenir l'émule de : Cet enfant suit lks traces de son père. Cet auteur marche sur les traces de 7ws plus grands maîtres. Matière n'a laissé à ses successeurs que le choix de marcher sur ses traces ou de s'égarer. (J.-B. Rouss.)
— Manège. Trace de balzane, Tache blanche de peu d'étendue, sur la couronne du pied d'un cheval.
— Véner. Pied du sanglier : Prendre un sanglier par ses traces.
— Techn. Premiers points d'aiguille indiquant les contours des dessins d'une tapisserie : J'ai donné à cette ouvrière tant pour le
■ dessin, tant pour la trace. (Acad.) Ij Reproduction du dessin sur le parchemin, dans le travail de la dentelle réseau, il Sorte de pioche à deux taillants pointus, qui se manœuvre à deux mains, et dont on se sert, dans certains pays, pour l'exploilation'des carrières de pierre et de marbre. Il Abataae à la trace, Procédé d'exploitation des carrières, qui consiste à isoler les blocs latéralement par des entailles et à les arracher ensuite de leur lit k l'aide de coins ou par quelque autre procédé.
— Min. Petite fente existant dans l'étranglement d'un rilon, et qui permet de le retrouver en conduisant à son redressement.
— Géoni. Ligne tracée pour indiquer l'intersection d'un plan avec un des plans de projection : La trace de ce mur est mal indiquée,
— Agric. Syn. de coulant ou stolon. Il Gravier calcaire, mêlé de marne argileuse.
— Syn. Trnce , veitlge. La trace est une marque qui fait connaître la direction qui a été suivie; c'est une ligne prolongée, un sillon creusé en passant, l.s vestige est proprement l'empreinte du pied ; il faut une suite de vestiges pour former une trace. Au figuré, les vestiges ont plus de réalité que les traces; ce sont des restes encore matériels et visibles d'une chose qui a existé ; les traces ne sont que des indices vagues. Une ville jadis fameuse peut être complètement détruite, et alors il n en reste plus de vestiyes, mais les traces de son existence se trouvent encore et resteront toujours dans l'histoire.
TRACÉ, ÉE (tra-sè) part, passé du v. Tracer. Dont on a fait, marqué, destiné la trace : Plan, dessin tracé. Route tracée.
— Dont la marche et les détails sont calculés, combinés et indiqués d'avance : Un plan de campagne tracé de main de maître. . Un plan de drame confus, mal trace.
— Blas. Syn. d'oMBRÉ.
— Turf. Se dit des chevaux inscrits au studbûok et dont la généalogie est connue.
— s. ni. Imitation, représentation par des lignes des contours d'un dessiu, d'un plan : Le tracé d'un boulevard. Le tracé d'un ouvrage de tapisserie. Le tracé d'un jardin.
— Ligne suivie, parcours : Le tracé du chemin de fer de Paris au Havre.
— Encycl, Tracé des fortifications, V. places fortes.
TRACE- BOUCHE s. m. Techn. Outil du facteur de pianos. Il PI. trace-eouches.
TRACELET «. m. (tra-se-lè — rad. tracer). Techn. Outil pointu, k l'aide duquel on trace les divisions des instruments de mathématiques, il Ou dit aussi tRackret. •
TRACEMENT s. m. (trase-man — rad. tracer). Action ce tracer : Le tracement d'une rouie, d'un jurdin.
TRACER v. a. ou tr. (tra-sé. — Ce mot, qui correspond à l'italien tracciare , suivre la piste, et k l'espagnol irazar, tracer, vient sans doute d'un type latin tractiare, tiré du latin tractus, participe de trahere, tirer des lignes, faire des traits, qui est le type de notre mot français traire, proprement tirer.
La vieille langue avait, en outre, les formes trader et tressier, suivre la piste, et trasser, chercher avec soin, fouiller. Premi une cédille sous le c devaDt a et o : Je traçai; nous traçons). Marquer les traces, les lignes, le dessin de : Tracer un plan, une épure. Tracer un fort, une route, une allée.
— Exécuter en faisant des lignes : Tracer un carré. Tracer une circonférence, une ligne droite.
— Indiquer sur place les dimensions et la forme de : Tracer la coupe d'une pierre, d'une pièce de bois.
— Indiquer la direction de: Tracer le chemin à quelqu'un, Le lui indiquer : Il ne peut se tromper ; je lui ai tracé sa route. Il Marquer, déterminer, détailler, en parlant d'unea voie à suivre : Tracer une ligne de conduite à quelqu'un. Je lui ai tracé sa voie; il n'a quà marcher, il Indiquer par son exemple : Nos pères nous ont tracé le chemin que nous suivons.
— Ecrire : Ma main tremble en TRAÇANT ces mots. J'ai deux fois entrepris de tracer son éloge; deux fois mes larmes l'ont effacé. (Barthél.) ,
Quoil l'horreur de souscrire à cet ordre inhumain N'a pas, en le traçant, arrêté votre main ?
Racine.
— Dépeindre, décrire par la parole: Il nous A tracé le tableau de ses malheurs.
Tai'-je tracé la vieille à la morgue arrogante?
Boileau.
— Techn. Marquer avec des points d'aiguille le dessin, le contour de: Tracer des fleurs sur un canevas. Il Tracer une natte, Faire les cordons de paille dont on doit la composer.
— Constr. Tracer en grand, Tracer sur un^ mur un arc, une épure pour quelque construc-^ tion d'architecture. 11 Tracer par équarrissement, Tracer des pierres par des figures prises sur l'épure. I) Tracer sur le terrain, Faire de petits sillons marquant la place des tranchées de fondation. Il Tracer au simbleau. Faire avec le simbleau des figures plus grandes que celles du compas.
— v. n. ou intr. Techn. Se servir du traceret.
— Agric. Se dit des plantes dont les tiges ou les racines s'étalent sur le sol ou près de sa surface : Les drageons sont des racines qui tracent à quelques ponces sous terre et produisent des bourgeons. (Kaspail.) Il Se dit des animaux qui creusent sous terre des galeries peu éloignées de la surface du sol : Les taupes tracent et remuent beaucoup le sol. (Mme de Genlis.)
Se tracer v. pr. Etre tracé ; Ce dessin se trace aisément à ta règle et au compas.
— Tracer a soi-même : Il croyait jouer jusqu'à la fin te râle qu'il s'était tracé. (Saintine.)
TRACERET s. m. (tra-se-rè — rad. tracer). Instrument de fer dont les charpentiers et les menuisiers se servent pour marquer et piquer le bois. Il On dit aussi traçoir.
— Syn. de tracelet,
TRACE-SAUTEREAU s. m. Techn. Instrument dont se sert le facteur de pianos pour marquer les entailles où doivent entrer les languettes. Il PI. trace-Sautereaux.
TRACEUR s. m. (tra-seur — rad. tracer). Techn. Ouvrier qui trace de petits sillons sur un terrain pour indiquer la place de quelque construction.
TRACEUSE s. f. (tro-seu-ze — rad. tracer). Techn. Ouvrière qui trace des canevas à tapisserie, des broderies, des dentelles, par des points d'aiguille.
TRACIIÀLUS (Galerius), orateur romain du i" siècle de notre ère. Il remplit d'importantes fonctions à Rome, fut consul l'année même où Néron tomba du trône (68), puis il jouit de la faveur d'Othon, dont, au dire de Tacite, il composait les discours, et n'échappa pas sans peine aux proscriptions qui signalèrent l'avènement de Vitellius. D'après Quintilien, Trachalus était un des premiers orateurs de son temps.
TRACHÉAL, ALE adj. (tra-ké-al, a-le — rad. trachée). Anut. Qui appartient à la traehée-urière : Artère trachéale. Veine trachéale. Nerfs TRACHÉAUX.
TRACHÉE s. f. (tra-ehé — du latin trachea, qui représente le grec tracheia, de tractais, rude, épais). Anat. Syn. de trachéeartère.
— Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des orthosides, dont l'espèce type habite la France et l'Allemagne. 11 Organe respiratoire des insectes et de certaines arachnides : Les trachées se divisent à l'intérieur du corps. (Saiut-Ange.)
— Bot. Vaisseau entouré de fils en spirale serrée : Les trachées servent à faciliter les mouvements de la sève. (Th. de Beineaud.)
— Encycl. Anat. et physiol. végét. On donne le nom de trachées k certains vaisseaux des plantes, composés de cellules très- allongées et placées bout k bout. Le tube qui forme ces vaisseaux est transparent, extrêmement délicat et renferme un ou plusieurs fils enroulés en spirale serrée. On trouve très-facilement les tra-
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thées autour de la moelle dans les dicotylédones et dans les parois du canal qui l'environne; dans les monocotylédones» on tes trouve au centre des faisceaux ligneux. On peut, dans la plupart des cas, les suivre dans les rameaux, les pétioles et les nervures des feuilles et de leurs modifications. Si l'on casse avec précaution une jeune pousse de sureau ou le pétiole d'une feuille de plantain ou de scabieuse et que l'on écarte les deux fragments, on voit la trachée se dérouler et s'allonger beaucoup sans se rompre. Elles varient beaucoup pour la grosseur; chez les conifères, elles sont tellement lines, que pendant longtemps on en a contesté l'existence dans ces arbres. Files sont également fort petitesdans les plantes aquatiques, et souvent même y manquent complètement, ainsi que dans les cryptogames. Il semble donc que l'existence des trachées ait une certaine connexion avec celle des organes reproducteurs. Le nom de trachées, donné à ces vaisseaux, rappelle l'analogie qu'on a cru remarquer entre eux et les trachées des insectes ; on les a nommés aussi vaisseaux ou tubes spiraux , déruulable.s , aériens, respiratoires, adducteurs, etc. Pendant longtemps, on a regardé les trachées comme des organes de respiration ; on sait aujourd'hui quelles servent à la circulation de la sève; mais, comme ce liquide s'y meut assez rapidement, il arrive souvent qu'elles se vident et qu'on les trouve remplies d'air, tandis que les organes voisins sont encore gorgés de sève.
— Entom. Les trachées sont des papillons nocturnes, confondus par les auteurs anciens avec les noctuelles, mais plus voisins des orthosies. Elles ont pour caractères : des antennes grêles, filiformes, aussi longues que le corps; des palpes très-courtes,velues; le corps assez robuste; l'abdomen épais et velu; les ailes longues et épaisses. La trachée piniperde, appelée aussi noctuelle flammée, se l'ait remarquer par ses ailes antérieures rougeàtres, avec des nervures blanches. Elle se trouve aux environs de Paris et dans une grande partie de l'Europe. Sa chenille est allongée, rase, avec des lignes longitudinales nombreuses et bien distinctes; elle vit sur les arbres résineux et se métamorphose en chrysalide dans des débris de feuilles, soit sur les ècorces, soit a la surface de la terre. 11 ne parait pas que l'on ait eu beaucoup à se plaindre de tés ravages.
— Les appareils respiratoires appelés trachées, chez les insectes, sont des tubes aérifères composés ordinairement de trois tuniques, dont la médiane est formée d'un filament cartilagineux enroulé en spirale comme un élastique de bretelle. Ces tubes Se divisent, à l'intérieur du corps, en une multitude de canaux, sur le trajet desquels on trouve parfois, de loin en loin, des rendements ou sortes de vésicules molles, qui remplissent les fonctions de réservoirs à air. Ces Crachées à vésicules ont une structure plus simple ijue les autres ; elles n'ont
| que deux tuniques membraneuses et manquent du tii contourne en spirale. Les larves n'ont point de trachées vésk-ulaires, et il en est do même de plusieurs espèces d'insectes k l'état parfait. Les trachées, soit qu'elles constituent des tubes constamment simples, soit qu'elles se dilatent pour former des vésicules, ont des orifices extérieurs qui portent le nom de stigmates et qui sont ordinairement disposés pur paires sur les parties latérales et supérieures de chaque anneau ou segment du corps de l'animal; ces stigmates ressemblent à une petite boutonnière ou 'présentent quelquefois deux valves qui s'ouvrent et se ferment comme les battants d'une porte. La portion trachéenne en communication directe avec l'air extérieur se nuinme trachée d'origine et les branches qu'elle engendre sont appelées trachées de distribution. Quelquefois l'appareil entier ne comprend que ces deux ordres de canaux, mata le plus souvent s'ajoutent d'autres canaux transversaux , anostoiiiotiques, allant d'une trachée à l'autre et appelés trachées de communication. Quant aux poches uérifères que nuus venons ue signaler sous le nom 'de vésicules, elles varient beaucoup, selon les espèces d'insectes, pour le nombre et le volume. On trouve des trachées chez les insectes, les myriapodes et les arachnides.
C'est dans ces appareils que se produit le phénomène de l'oxygénation du sang, qui se fait par endusmose, au contact de l'air, à travers les membranes qui constituent la trachée. V. respiration, sang, etc.
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TRACHÉE-ARTÈRE s. f. Anat. Canal qui communique du larynx aux bronches, et sert au passage de l'air pendant l'aspiration et l'expiration : La trachke-artére est placée devant l'œsophage.
— Encycl. On appelle trachée ou trachée-artère, chez les animaux supérieurs, un conduit fibro-cartilagineux, cylindrolde, situé le long de la ligne médiane, au devant de l'œsophage, faisant suite au larynx et se divisant à sa partie Intérieure, au niveau de la deuxième ou troisième vertèbre dorsale, en deux branches multiples qui sont les bronches et qui se rendent dans chacun des poumons. La trachéeartère est formée, chez l'homme, de seize à vingt anneaux cartilagineux, unis par une membrane fibreuse et tapissés intérieurement d'une autre membrane, de nature muqueuse, pourvue de glandes en grappes simples. Ses vaisseaux viennent des artères et des veines
thyréoïdiennes, ses nerfs du pneumogastrique et des ganglions cervicaux. La trachée a pour fonction de servir de canal de conduite à l'air inspiré et expiré.
La trachée-artère, chez nos animaux domestiques, comprend : 1° des cerceaux cartilagineux au nombre d'une cinquantaine environ, qui ne forment pas des anneaux complets, mais des cercles interrompus du côté de la face supérieure de la trachée ; ce sont des espèces d'arcs constitués par un» lame cartilagineuse aplatie et recourbée sur ellemême, dont les extrémités se mettent en regard l'une de l'autre, en se rejoignant entièrement dans le plus grand nombre des cerceaux , et en se chevauchant même dans quelques-uns; 2° des ligaments formés de tissu élastique , qui unissent les cerceaux par leurs bords et permettent rallongement et le raccourcissement du tube qu'ils concourent à former; 3° d'une membrane charnue qui tapisse seulement la face supérieure de la trachée ; cette membrane est formée de faisceaux transversaux d'un blanc rosé , attachés par leurs extrémités sur la face interne des cartilages; sa contraction détermine la diminution du diamètre de la trachée, en resserrant les arcs que représentent les pièces constituantes de ce tube cartilagineux; 40 d'une muqueuse comiguB à celle du larynx, qui se prolonge, par l'intermédiaire des bronches, jusque dans les tubes pulmonaires; sa l'aca libre ou superficielle, criblée d'orilices glanduleux, présente des rides longitudinales, ineffaçables par la distension ; elle est revêtue d'un épithélium vibratile; sa face profonda est doublée par du tissu jaune, élastique, disposé en faisceaux longitudinaux, et adhère intimement soit à la face des arcs cartilagineux et à leurs ligaments intermédiaires, soit à la couche charnue postérieure : cette membrane est peu seusible ; 5» enfin des artérioles émanant 'des vaisseaux qui passent à proximité du tube aérien, c'est-à-dire la carotide et les branches collatérales des troncs branchiaux; les nerfs viennentdurécurrent. Dans la médecine vétérinaire, on a souvent recours à, l'exploration de la trachée-artère pour le diagnostic des maladies. Cette exploration se fait par le toucher en pressant plus ou moins fortement ce conduit avec la main en bas du larynx et la faisant glisser dans toute son étendue, jusqu a son entrée dans la poitrine. Dans le eus ou la trachée est située profondément, il est nécessaire de se servir des deux mains placées à droite et à gauche et enfoncées profondément dans l'épaisseur des muscles. C'est à l'aide de ces manipulations que l'on peut reconnaître les aplatissements, lesrèiréeissementsetles déformations dont la trachée peut être le siège eues les quadrupèdes domestiques et notamment chez les solipedes. On apprécie la sensibilité de la trachée en comprimant ,ce conduit avec la main ou les deux mains et le pressant fortement de manière à l'aplatir et b. mettre en contact les parois internes de cet organe. Cette sensibilité va toujours en décroissant, en s'éloignant de la glotte, jusqu'à, l'entrée do ce conduit dans la poitrine. Toutefois, en pressant fortement la trachée de tous les animaux dans son trajet externe, il s'y manifeste dans l'état normal et anomal divers degrés de sensibilité, caractérisés par la production de la toux. La bête bovine, dans l'état normal, est celle qui, par cette pression, semble attester le plus d'excitabilité. Aussi l'aplatissement de cetorgaue dans son tiers supérieur ou dans son milieu a-t-il été préconisé avec raison, par M. Lafosse, pour provoquer la toux chez les ruminants.
Dans certains cas pathologiques, la sensibilité de la trachée est exaltée. C'est en effet ce que l'on constate dans la trachéite, la bronchite et notamment dans les affections oroupales. Un a remarqué que cette sensibilité existait également dans la phlhisie pulmonaire du bœuf, cuinnie aussi dans la morve aiguë du cheval, avec ulcérations trachéales. On explore aussi la trachée par l'auscultation. A lentrée de \a, trachée dans la poitrine, on entend à l'état de saute un souffle doux, plus prolongé dans l'expiration. Ce léger bruit respiratoire est produit par l'air qui sort des bronches pour arriver dans la trachée; on le désigne sous le nom de bruit respiratoire trachéo-bronchique, eu raison du lieu où il se produit. Ce bruit est quelquefois augmenté par la fréquence de la respiration. Lorsque des liquides sont épanches dans les bronches, on .y entend un raie inuqueux, souvent accompagné de râle sibilant et de gargouillement. Enfin, quand il y a épaucheiueut de sang dans les bronches, le riia est spumeux.
TRACHÉEN, ÉENiSE adj. (tra-kè-ain, éè-ne — rat), crachée). Anat. Qui appartient à la trachèe-ariere.
— Entom. Qui concerne les trachées.
— s. f. Arachn. Ordre d'arachnides, comprenant les espèces qui respirent par des trachées, comme les scorpions.
TRACHÉITES, f. (tra-ké-i-ta — rad. trachée). Pathol, Inflammation de la trachéeartère.
— Encycl. Cette affection se montre rarement seule ; elle est presque toujours liée h. un état pathologique du larynx ou des bronches. C'est ainsi qu'on la rencontre dans la laryngite, dans la bronchite, dans le croup. Elle ne se développe que par l'extension des
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phlegmasîes du larynx ou des bronches. Suivant Roche, la seule circonstance peut-être qui puisse faire naître exclusivement cette affection, c'est l'impression d'un courant d'air froid sur la partie antérieure du cou, pendant que tout le corps est en sueur. Quoi qu'il en soit, dès que la maladie est déclarée, elle se traduit par un sentiment de gène et de tension, par des picotements et une douleur sourde à la partie inférieure du cou et derrière la partie supérieure du sternum. H se produit une toux plus ou moins acconij agnée de crachats d'abord transparents, filants, salés, peu abondants, ensuite perlés, opaques, jaunes, grisâtres ou noirâtres. Les malades éprouvent de la difficulté pour respirer ; ils sont oppressés ; mais tous ces symptômes existent sans fièvre et disparaissent au bout de cinq ou six jours. On n a jamais observé un seul cas de terminaison funeste. Le traitement de cette affection si légère consiste en de simples boissons adoucissantes. On n'aurait recours à une application de sangsues que dans les cas uù l'on craindrait l'extension de l'inflammation vers la poitrine, chez des sujets qui auraient déjà présenté quelques symptômes inquiétants du côté de celte cavité. Enfin on peut, dans quelques circonstances où il est absolument nécessaire de rétablir l'intégrité des organes de la respiration, avoir recours aux légers narcotiques, aux fumigations, etc. (Valleix.)
La trachéite peut exister à l'état chronique; elle peut être simple ou avec ulcérations. Dans ce dernier cas, on a voulu en faire une forme spéciale sous la dénomination de phthisie trachéale ; mais les ulcères de la trachée ne sont jamais indépendants; ils se rattachent toujours à des ulcérations du larynx, à une infection syphilitique ou à la tuberculisation des poumons.
TRACHÈLEs. f. (tra-chè-le,— du gr. trachêlos, cou). Mar. Milieu du mât d'un navire.
— Mécan. Nom donné à des entailles situées k chaque bout de certaines machines.
TRACHÉLÉE s. m. (tru-kélé — du gr. trachêlos, cou). Entom. Genre d'insectes coléoptères héléromères, de la tribu des sépidiides, dont l'espèce type vit au Cap de Bonne-Espérance.
TRACHÉLIASTE s. m. (tra-ké-li-a-ste — du gr. ttachéliastês, qui relève la tête). Crust. Genre de crustacés leriiéides, de la famille des lernéopodiens, comprenant trois espèces, dont le type vit en parasite sur les nageoires du cyprin jésès.
TRACHÉLIDE adj. (tra-ké-li-de — de {rachetée, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble au trachélée.
— s. m. pi. Famille d'insectes coléoptères hétéromères, comprenant, entre autres genres, les cantharides.
TRACHÉLIS s. f. (tra-ké-lî — du gr. trachêlos, cou). Ornith. Syn. de glaréolk, genre d'échassiers.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, comprenant plusieurs espèces, qui habitent te Brésil.
— Bot. Genre de plantes, de la famille des campanulaeées, tribu des campanulées, dont l'espèce type habite le midi de l'Europe et le nord de l'Afrique : La trachisLie bleue.
— Encyol. Bot. La trachéite bleue est une plante vivace, haute de om,50, à tige lisse, violacée, rameuse, à feuilles ovales aiguës, dentées, et à fleurs d'un bleu violacé et, métallique, groupées en cymes terminales, dont la réunion constitue un vaste corymbe. Originaire du nord de l'Afrique, cette plante est cultivée dans nos jardins, où elle a produit upe variété à fleurs blanches et à feuillage d'un vert blond. L'une et l'autre servent à orner les plates- bandes, les talus, les glacis, les rocailles, les décombres, les ruines, les vieux murs, etc.; on peut aussi les tenir en pots et les employer à la décoration des gradins, des terrasses et des balcons. Mais elles ne viennent jamais mieux que lorsqu'on les laisse se ressemer d'elles-mêmes et végéter naturellement. On peut encore, pour avoir de beaux sujets, les cultiver comme plantes bisannuelles.
TRACHÉLIEN, IENNE adj. (tra-ké-li-ftin, i-è-ne — du gr. trachêlos, cou). Anut. Qui appartient à la partie postérieure du cou: Nerfs trachéliens. Trous trachéliens. Apophyses TRACHÉLIKNNKS.
TRACHÉLIPODE adj. (tra-ké-li-po-de — du gr. trachêlos, cou ; pous, pied). Moll, Qui a le pied situé sous le cou.
— s. m. pi. Ordre de mollusques gastéropodes, comprenant les genres qui sont munis d'une coquille extérieure.
TRACHÉLISME s. m. (tra-ké-li-sme — du çr. trachêlos, cou). Pathol. Contraction spasmodique des muscles du cou,
TRACHÉLIZE s. m. (tra-ké-li-ze — dugr.
trachêtizô, je tourne le cou). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrumères, de la famille des charançons, tribu des bremhides, comprenant quinze espèces.
TRACHÉLOBRANCHE adj. ( tra - ké - îo bran-che — du gr. trachêlos, cou ; bragefteia, branchios). Moll. Qui a les branchies placées sur le cou.
— s. m. pi. Ordre de mollusques gastéro-
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podes, caractérisé par des branchies placées sur le cou.
TRACHÉLOCERQUE s. m. (tra-ké-lo-sèrke — du gr. trachêlos, cou; kerkos, queue). Infus. Genre d'infusoires.
TRACHÉLO - DIAPHRAGMATIQOE adj.
(tni-ké-lo-di-a-fra-gma-ti-ke — du gr. trachêlos, cou, et de diaphraymatique). Anat. Qui s'étend du cou au diaphragme. Il Se dit de la quatrième paire de nerfs cervicaux.
TRACHÉLO-DORSAL, ALE adj. (tra-kélo-dor-sal, a- le — du gr. trachêlos, cou, et de dorsal). Anat. Qui appartient au cou et au dos : Ner) trachélo-dorSal.
TRACHÉLO-MASTOÏDIEN adj. m. Anat.
Se dit d'un muscle appelé aussi petit com-
PLËXCS. V. COMPLKXUS.
TRACHÉLONETTË s. m. (tra-ké-lo-nè-te
— du gr. trachêlos, cou; netta, canard). Ornith. Syn. de dafila, genre d'oiseaux palmipèdes, formé aux' dépens des canards.
TRACHÊLO-OCCIPITAL adj. m. Anat. Se dit d'un muscle appelé aussi grand com-
PLEXUS. V. COMPI.EXUS.
TRACHÉLOPHYME s. m. (trà-ké-lo-fi-me
— du gr. trachêlos, cou ; phuma, tumeur). Chir. Tumeur du cou ou goitre.
TRACHELOPODE adj. (tra-ké-lo-po-de).
Moll. Syn. de trachélipodb.
TRACHÉLYOPTÈRE s. m. (tra-ké-li-optè-re — du gr. trachêlos, cou; pteron, nageoire). Ichthyol. Genre de poissons malacoptérygiens, de la famille des siluroïdes.
TRACHENBERG (Dracomontium), ville des Etais prussiens (Silésie), au confluent de 1» Bartsch et de la Schutzka, à U kilom. N.-O. de Breslau ; 3,000 hab. Fabriques de draps et de toiles.
TRACHÉOCÈLE s. f. (tra-ké-o-sè-le — de trachée, et du gr. kêlê, tumeur). Ane. pathol. Hypertrophie du corps thyroïde.
— Encycl. On distingue trois variétés de trachéocèle : vésiculaire, vasculaire et fibroaréolaire. La première variété est formée par l'hypertrophie et l'hypergénèse des vésicules closes qui entrent dans la composition du corps thyréoïde. Le liquide contenu dans ces vésicules devient visqueux et épais. On y trouve quelquefois de véritables kystes. La seconde variété consiste dans une dilatation llexueuse des nombreux petits vaisseaux situés dans l'épaisseur du corps thyréoïde. Ces vaisseaux sont quelquefois pourvus de petites dilatations anévrismales. Dans quelques cas, on observe des épanchements sanguins, des apoplexies dans le tissu même de l'organe. La troisième variété enfin est caractérisée par l'augmentation de volume des cloisons celluleuses qui séparent les divers lobules du corps thyréoïde. Ces trois variétés peuvent se combiner.
La trachéocèle est plus fréquente chez la femme que chez l'homme. Elle est endémique ; alors elle coïncide souvent avec le crétinisme, dans certaines vallées des Pyrénées, de là Suisse, etc. Sa cause intime est inconnue. On a accusé la désoxygénation de l'eau, la présence de certains principes salins. Dans ces derniers temps, M.Chatin l'a attribuée à l'absence de brome et d'iode dans les eaux que boivent ceux qui en sont atteints. On voit quelquefois le corps thyréoïde augmenter de volume à la suite des efforts de 1 accouchement.
La trachéocèle débute lentement; la totalité ou une partie du corps thyréoïde peut être affectée. On constate dans la région sous-hyoïdienne une tumeur indolente, lisse, arrondie et pouvant acquérir un volume considérable, descendre sur la poitrine ou remonter vers les régions parotidiennes. Cette tumeur présente un symptôme particulier : elle suit l'ascension et la descente du larynx pendant la déglutition. Lorsqu'elle a acquis un certain volume, elle peut exercer une compression fâcheuse sur les organes du voisinage; la compression des vaisseaux peut produire des troubles cérébraux; la dyspliagie et la suffoca.ion sont amenées par la compression de 1 œsophage et de la trachée, etc. On a vu la mort survenir par asphyxie lente. La trachéocèle a une durée fort longue ; elle s'accroît Sans cesse, reste quelquefois stationnaire, mais rétrograde rarement.
Nous ne parlerons pas des nombreuses médications qui ont été inutilement préconisées contre la trachéocèle. Les chirurgiens ont eu recours à la compression du corps thyréoïde, k la cautérisation, au séton, à la ligature.de la tumeur, à l'extirpation. Tous ces moyens sont très-dangereux; on les emploie fort rarement. Dans les cas de trachéocèle vasculaire ou anéviïsmatique, on pourrait peutêtre tenter la ligature des thyiéoïdiennes, et même de3 carotides. On comprend tout le danger de cette opération. Lorsque la tumeur comprime fortement les organes importants du cou, on peut l'attirer en avant, la déplacer et, au besoin, pratiquer des débrideinents de la peau pour favoriser l'expansion de la tumeur à l'extérieur. Le meilleur traitement de la trachéocèle peu développée est, sans contredit, le suivant, qui réussit très-souvent dans les Pyrénées : à 1 intérieur, 0 gr. 25 d'iodure de potassium dans une cuillerée d'eau. Renouveler la dose tous les jours pendant deux à quatre mois, selon le volume de la tumeur. Frictions avec la pommade sui-
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vante, matin et soir, puis recouvrir le cott d'une cravate : axonge, 30 grammes; iode, 0 gr. 50; iodure de potassium, 4 grammes. Cette pommade a l'inconvénient de colorer la peau en jaune pendant la durée du traitement. Chez la femme, il faut surveiller quelquefois l'état des seins, qui diminuent de volume sous l'influence de l'iodure de potassium.
TRACBÉORRHAG1E s. f. (tra-ké-or-ra-jl
— de trachée, et du gr. rheô, je coule). Pathol. Ecoulement de sang parla trachée-artère.
TRACHÉORRHAG1QDE adj. (tra-ké-or-raji-ke — rad. trachéorrhagie). Pathol. Qui a rapport à la trachéorrhagie.
TRACHÉOSTÉNOSE s. f. (tra-ké-o-sté-noze — de trachée, et du gr. sténos, étroit). Pathol. Rétrécissement de la trachée-artère.
TRACHÉOTOMIE s. f. (tra-ké-o-to-mt — de trachée, et du gr. tome, section). Chir. Incision pratiquée sur la trachée-artère.
— Encycl. Chir. La trachéotomie est une opération chirurgicale très-dangereuse.qu'on pratique sur la trachée-artère dans le but de donner issue à un corps étranger introduit dans les voies aériennes ou d'amener dans les poumons l'air nécessaire à l'hématose. Les principales circonstances dans lesquelles la trachéotomie rend service et peut devenir nécessaire sont : les plaies du larynx et delà trachée, surtout celles qui sont contuses et qui exposent à l'asphyxie, à cause du gonflement quelquefois si prompt et si considérable dont elles sont suivies ; les abcès profonds dn cou, une tuméfaction du tissu cellulaire de cette région venant k comprimer et oblitérer les voies aériennes, ainsi qu'on l'a observé dans quelques cas de charbon et de pustule maligne.; l'œdème de la glotte ; la carie et la nécrose des cartilages du larynx ; les kystes, cancers, polypes, anévrismes et masses tuberculeuses, c'est-à-dire toutes les tumeurs intraouextra-laryngiennes susceptibles de produire la suffocation, les unes empêchant l'air d'arriver aux bronches par compression, et les autres par leur présence dans les voies aérifères ; enfin viennent les corps étrangers introduits dans les voies respiratoires supérieures; ce sont eux qui exigent le plus impérieusement qu'on pratique la trachéotomie ; quelques angines suffocantes, la glossite suraigûe, la croup et certains œdèmes du cou.
— Manuel opératoire de la trachéotomie.
L'opérateur se tient à droite du malade, qu'on a eu soin de faire coucher sur le dos, la tête en arrière, de manière que le cou soit bien tendu. Avec le pouce et l'index de la main gauche, il fixe le mieux possible le larynx, tandis que, de la droite qui tient un bistouri, il fait une incision verticale sur la ligne médiane, entre les deux muscles steri.o .lido-mastoïdiens. L'important est de ne pas laisser l'instrument tranchant dévier soit à droite soit à gauche, car on courrait risque de blesser les gros vaisseaux situés de chaque côté de la trachée. On fera en sorte aussi de ne point couper les lobes de la glande thyréoïde, afin d'éviter une hémorragie inquiétante et dangereuse. S'il arrive que quelque artère ou quelque veine donne trop de sang, on en fait immédiatement la ligature. On fait enfin à la trachée, avec la pointe du bistouri, une ouverture que l'on agrandit en incisant de bas en haut quatre ou cinq anneaux.
Si la trachée a été ouverte pour permettre i'extraction d'un corps étranger, le chirurgien, après avoir accordé au malade quelques instants de repos, après l'avoir engagé à tousser et à éternuer s'il peut, ne doit pus craindre, lorsque ces moyens sont insuffisants pour amener l'expulsion de l'obstacle, de faire avec des pinces- ou tout autre instrument les recherches nécessaires pour reconnaître le lieu qu'il occupe et l'extraire. Dans les cas où il s'agit seulement d'ouvrir une nouvelle route à I air qui doit se rendre aux poumons, dans le croup par exemple, on introduit dans la plaie de la trachée une canule métallique qu'on fixe en place au moyen d'un pansement approprié. Il faut toujours veiller avec soin' à ce qu'elle ne s'obstrue pas par les mucosités ou par le sang. On recommande aussi avec raison de protéger le cou du malade à l'aide d'une cravate de mousseline claire et souple qu'on route en plusieurs doubles, dans le but d'entretenir une température uniforme autour de la plaie, et pour que l'air qui pénètre plus directement dans tes poumons soit moins froid et moins susceptible de produire dans ces organes quelque phlegmasie, toujours si dangereuse. V. BRONCHOTOM1E.
— Art vétér. La trachéotomie n'est guère pratiquée que sur les grands animaux domestiques, même particulièrement sur le cheval ; elle peut cependant l'être avec avantage sur le bœuf, et aussi sur des animaux plus petits. Quand l'obstacle à l'accès de l'air dans les poumons, et nar conséquent au libre exercice de la respiration, consiste dans un rétrécissement ou dans une obstructiou plus ou moins considérable d'une portion quelconque du cou duit aérien, que le poumon est parfaitement sain et qu'il se trouve apte à remplir la fonction dont il est chargé , on peut, par la trachéotomie, ê viter la mort, favoriser la guérison et donner à la nature ou à l'art le
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temps nécessaire pour attaquer la cause ou la lésion qui s'oppose à l'exercice de la respiration. Il s'ensuit que la trachéotomie est indiquée dans les circonstances suivantes : !° dans le cas où il y a rétrécissement, soit des cavités nasales, comme lors de l'existence de polypes, de fracture des os du nez avec enfoncement, soit de l'arrière-bouclie, par suite de la réplétion des poches gutturales, comme cela peut arriver dans les angines laryngées et pharyngées, soit de la glotte par suite de l'engorgement de sa membrane muqueuse ou de toutes les parties qui concourent à la formation de cette ouverture naturelle ; 2t> lorsque des corps étrangers se trouvent arrêtés dans l'arrière - bouche et que, par leur volume, ces corps appuyant sur la glotte s'opposent au libre passage de l'air ; 3° dans le cas de fracture de quelques anneaux de la trachée, car il y a alors aplatissement et par conséquent rétrécissement de ce canal à l'endroit de la fracture ; i° lorsque la trachée est devenue le siège de quelque lésion de tissu, parce qu'alors, quelques-uns des tissus auxquels elle doit sa forme cylindrique se détruisant, les anneaux rompus se redressent et cessent de former un canal; dans ce dernier cas, le passage de l'air peut être intercepté, et l'animal est en danger de périr d'asphyxie.
Lorsque l'obstacle à la respiration est près de la tête, on a le choix du lieu de l'ouverture à pratiquer; il est avantageux de la faire vers l'endroit où l'on saigne ordinairement. Quand, au contraire, c'est un point quelconque de la trachée qui est le siège de 1 obstacle, il faut reconnaître ce point et pratiquer l'opération entre le poumon et le lieu où réside le mal.
Le lieu de l'opération étant déterminé, on assujettit l'animal debout, car si on l'abattait on courrait le risque de l'asphyxier. On peut, pour plus de sûreté, le mettre dans la travail, lui passer un gros licou à trois longes, dont deux s'attachent de chaque côté aux piliers ou montants et l'autre à la traverse d'en haut; par ce moyen on tient la tète élevée. Ces- premières dispositions prises, l'opérateur se place en face de l'animal, incise la peau à quelque distance au-dessous de l'obstacle qui s'oppose à la respiration; l'incision peut avoir quatre à cinq doigts d'étendue ; ensuite il fend les muscles souscutanés, le tissu cellulaire qui les sépare des muscles sterno-hyoïdien et steruo-thyréoïdien ; il écarte ces derniers sans les inciser, enlève ensuite le tissu cellulaire lâche qui les sépare de la trachée et met ainsi cette dernière à découvert. Cela fait, il abandonna les lèvres de la plaie à un aide et, s'armant du bistouri droit, il pratique l'ouverture du conduit aérien en faisant une incision demicirculaire à deux cerceaux. La portion incisée étant enlevée, on reconnaît avec le doigt l'étatde l'ouverture, qui doit être faite dans le sens transversal; si elle n'est pas assez grande, on en augmente le diamètre. L'opération étant ainsi terminée, l'animal respire librement; mais les lèvres de la plaie tendent à se rapprocher ; il faut les tenir écartées , et pour cela on les relève au moyen de deux rubans passés un de chaque côté dans leur épaisseur au moyen d'une légère incision fuite avec le bistouri droit. Mais généralement on emploie un tube dont le diamètre varie; il est moins grand quand la trachéotomie m est que temporaire, il doit être plus considérable quand l'opération a pour objet d'obvier aux inconvénients en quelque sorte permanents d'une lésion chro- . nique.„ ^
La trachéotomie, en art vétérinaire, est une opération d'une exécution facile et qui n'a généralement pas de suites fâcheuses quand elle est bien faite. Lorsque la cause qui l'a réclamée a cessé, ce dont, dans le procédé habituel, on s'aperçoit en ôtantpour un instant le tube, on enlève celui-ci tout à fait et l'on supprime tout appareil. On n'a point à craindre d'hémorragie, parce que dans l'état normal il ne se trouve là aucun vaisseau considérable. Dès que l'appareil est ôté, les soins de propreté suffisent pour la cicatrisation de la plaie. Pour plus de sûreté, il est bon que l'animal reste attaché k l'écurie avec deux longes et dans une loge ; cependant on a fait travailler des chevaux avec l'appareil, et il n'en est pas résulté d'accidents. Il peut arriver que des mucosités qui s'échappent des bronches obstruent l'orifice inférieur du tube de manière qu'il ne puisse plus remplir son objet ; on est alors obligé de le retirer pour le nettoyer, et on le remplace ensuite.
Le mode opératoire habituel est susceptible de quelques modifications, lorsque le danger imminent de la suffocation résulte de la présence d'un corps éfranger. Alors l'incision des téguments étant faite à la place convenable, l'opérateur place le doigt indicateur de la main gauche dans l'angle inférieur de la plaie, Conduit le bistouri d'avant en arrière, de manière à opérer la section d'un nombre d'anneaux cartilagineux proportionné au volume du corps étranger, de telle sorte que la division soit assez grande pour donner une libre issue à ce corps ; celui-ci s'échappe à l'instant même avec bruit sans qu'il soit besoin d'aller le saisir, l'émission de l'air suffisant pour.l'expulser,
TRACHÉOTOMIQUE adj. ( tra-ké-o-to-
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mi-tte — rad. trachéotomie). Chir. Qui a rapport à la trachéotomie.
TRACHICHTHE s. m. (tra-ki-kte — du gr.
traefius , rude; ichlhus, poisson). Ichthyol. Genre de poissons acanthoptérygiens, de la famille des percoïdes, dont l'espèce type a été trouvée sur les côtes de l'Australie.
TRACH1LION s. m! (tra-ki-li-on). Bot.
Syn. de traCHiïuu.
TRACHINE s. m. (tra-chi-ne — du gr. trachus, rude). Ichthyol. Nom scientifique des vives, il Syn. de trichode, autre genre de poissons.
TRACHINE, ancienne ville de la Tbessalie, au S.-K. du golfe Malcaque. D'après la mythologie grecque, Déjanire habitait cette ville, où Hercule mourut.
TRACHINIDE adj. (tra-chi-ni-de -— de traçhine, et du gr. eidos, aspect). Ichthyol. Qui ressemble ou qui se rapporte à la vive.
— s. m. pi. Groupe de poissons acanthoptérygiens, ayant pour type le genre vive.
Trucbtnteanes(LEs), tragédie de Sophocle ; représentée vers l'an 439 av. J.-C. Cette pièce tire son nom du chœur, formé par des' jeunes filles de Traçhine témoins de la jalousie de Déjanire et de la mort d'Hercule empoisonné par la tunique du centaure Nessus. Elle serait plus justement nommée la Mort d'Hercule, car c'est là le fond de cette tragédie, où l'intérêt se trouve divisé et passe successivement de Déjanire, dont on plaint les tourments, la jalousie, la futaie crédulité et enfin la mort, à, Hercule sur le bûcher. Coupable d'un meurtre involontaire, Hercule s'est, conformément à la loi des Grecs, exilé pour un an ; mais depuis plus de quinze mots sa femme ignore son sort et craint , d'après une prédiction , qu'il n'ait succombé. Son fils Hyllus vient lui annoncer qu'il s'est arrêté ausiége d'Gïohalie, et presque aussitôt elle apprend qu'Hercule victorieux est sur le point d'arriver. La nouvelle est certaine, on la tient de Lychas, le compagnon du héros, qui le précède avec une troupe de captives. A leur approche, Déjanire, frappée d'un pressentiment jaloux, devine dans Iole, la fille du roi vaincu, une rivale. Ses soupçons se confirment lorsque Lychas se présente pour prendre les ordres de sa maîtresse. « Déjanire irritée, nous dit Laharpe, reproche à Lychas sa perfidie : elle veut tout savoir ; elle s'emporte, elle menace ; Lychas persiste à nier. Alors elle feint de s'apaiser par degrés; elle n'est indignée que de ce qu'on veut lui en imposer, car d'ailleurs elle est accoutumée à pardonner aux infidélités, de son époux. Enfin, elle fait si bien, que Lychas ne croit plus devoir lui cacher ce qu après tout, dit-il, son maître ne cache pas lui-même. »
Déjanire ne s'irrite point contre les cou-
{>ables ; elle compare douloureusement la leauté d'iole encore dans sa fleur et la sienne qui s'efface, gémit sur la perte de son bonheur domestique, et dans son désespoir elle se résout à user d'une dernière ressource, du fatul présent de Nessus. loi se place l'histoire fameuse de cette tunique empoisonnée que lui donna le centaure mourant, comme un charme qui lui ramènerait la tendresse d'Hercule si jamais elle en était délaissée. Déjanire charge Lychas de la remettre en son nom à Hercule.
A peine Lychas est-il parti, qu'elle découvre la fatale puissance du sang de Nessus. Son époux va périr, et périr par elle; elle jure de partager son sort. Hyllus survient et confirme ses tristes soupçons; la malheureuse va se donner la mort, ainsi que l'apprend aux spectateurs le récit de s a nourrice. Un dernier spectacle vient encore accroître la terreur et la pitié. Un cortège lugubre arrive sur le théâtre; ce sont des étrangers, des habitants de l'Eubée qui ont transporté Hercule à Traçhine. Anéanti par la violence du mal, il paraît sans voix, sans mouvement, comme assoupi. Réveillé par les cris de désespoir d'Hyllus, il donne cours à ses plaintes et â ses duuleurs. Hercule n'est plus qu'un homme ; il décrit ses horribles souffrance*, se plaint de l'ignominie de sa mort, après avoir rappelé ses exploits, et demande vengeance contre la perfidie de son épouse, i Ce qui domine dans cette peinture, dit M. Victor Leclerc, ce qui en forme le trait principal, c'est la lutte d'une grande âme avec 1 infirmité mortelle de ce corps qui l'arrête encore. Hercule se surprend à pleurer, lant il souffre cruellement. Il s'en indigne, il s'en excuse, et, rejetant les voiles qui le recouvrent, il expose à tous les yeux l'affreuse plaie qui le déchire, l'horreur de ce fléau qui abat jusqu'à sa constance. »
A ces plaintes déchirantes succède un moment d'accablement, dont profite Hyllus pour apprendre à son père la mort et innocence de Déjanire. Hercule comprend que les oracles sont accomplis, que son heure est venue, et il fait en héros digne de l'Olympe les apprêts de sa mort, offrant ainsi ce mélange de faiblesse et d héroïsme qui était pour les postes grecs le type de la tragédie, le moule idéal dans.lequel ils la coulaient, li force son fils à lui jurer de le brûler vivant eneore et d'épouser cette Iole, cause de sa mort. On emporte le héros pour obéir à ses ordres. Ainsi se termine cette pièce émouvante. Les Trachiniennes sont
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considérées cofmme la plus faible pièce de leur auteur, » cause des défauts du plan ; mai: ce reproche est en lui-même un éloge, car les Trachùiiiennes sont un chef-d'œuvre qui suffirait à lia gloire d'un autre poète.
TSACHlNOTfe s. m. (tra-chi-note — du gr, trachus, Mda; nôtos, dos). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des scombéroïdes, dont l'es1, èce type habite la mer Rouge et la me' ■. • Indes.
TRA CHIURE " '-^ ki-u-re — du gr. trachus, rude; oura, «^ Ichthyol. Genre de poissons apodes. J;^B
TRACHCDE ; . jS ' — du gr. trachodês, apréju. En flP ■ d'!nsectes co-
léoptères tétra^J^E ".t des cha-
rançons, tribu • ,flr ut l'espèce
type habite la une.
— Bot. Genre ùe plantes, de ia famille des composées, tribu des chicoracées, voisin des laiterons, et dont l'esplèce type croît au Mexi-
TRACHOMA s. m. (tra-ko-ma — du gr.
trachoma, rudesse ; de trackus, rude). Pathol. Ophthalmie dans laquelle la surface interne des paupières devient rugueuse,
TRACHONÈTE s. m. (tra-ko-nè-te — du gr. trachus, âpre ; nêtês , nageur). Crust. Syn. de mithrax, genre de crustacés.
TBACHON1TIDE, ancienne contrée de l'Asie Mineure, située sur les confins de l'Arabie et de la Célésyrie. Auguste lui donna un roi.
TRACHURE s. m. (tra-ku-re — du gr. trachus, âpre; oura, queue). Ichthyoî. Nom scientifique des saurels, genre de poissons scombéroïdes, formé aux dépens des caranx.
TRACHT, préfixe qui signifie rude, âpre, et qui vient du grec trachus, même sens, qu'on fait venir de tetrêcha, parfait du verbe tarassein, troubler.
TRACHYANDRE s. m. ( tra-ki-an-dre — du prêt", trachy, et du gr. anêr, mâle). Bot. Genre de plantes, de la famille des liliacées, tribu des asphodélées, comprenant une trentaine d'espèces, dont le type croit au Cap de Bonne- Espérance.
TRACHYASPIS s. m. (tra-ki-a-spiss — du préf. trachy, et du gr. aspis, bouclier). Erpét. ■ Genre de reptiles chéloniens.
TRACHYCARPE adj. (traki-kar-pe — du préf. trachy, et du gr. karpos, fruit). Bot. Qui a des fruits rudes au toucher.
TRACHYCARYE s. f. ( tra-ki-ka-rl — du préf. trachy, et du gr. karuon, noix). Bot. Genre de plantes, de la famille des euphorbiacées, tribu des crotonées.
TRACHYCÉLIE s. f. (tra-ki-sé-lt — du préf. trachy, et du gr. koiiia, ventre). Genre de reptiles sauriens, de la famille des iguaniens, tribu des stellionides.
TRACHYCÉFHALE s. m. (tra-ki-sé-fa-le
— du préf, trachy, et du gr. kepahlê, tête). Erpét. Genre de batraciens anoures, comprenant trois espèces, qui habitent l'Amérique : Très-semblables aux rainettes, les tracuycéphaliîs s'en distinguent par les aspérités dont' se couvrent les os de la tête. (E. Baudeiii en t.)
— Ichthyol. Genre de poissons malacoptérygiens, de la famille des siluroTdes.
TRACHYCHTHE s. m. (tra-ki-kte). Ichthyol. Autre l'orme du mot tracbichthe.
TRACHYCYCLE s. m. (tra-ki-si-ele — du préf. trachy, et du gr. kuklos, cercle). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des iguaniens, dont l'espèce type habite le Rio Grande.
TRÂCHYDACTYLE s. m. (tra-ki-da-kti-le
— du préf. trachy et du gr. àaklulos, doigt). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la l'amille, des iguaniens, tribu des stellionides.
TRACHYDE s. m. (tra-ki-de — du préf.
trachy, et du gr. eidos, aspect). Entom. Genre d'insectes coléupteres pentamères, de la tribu des buprestides, comprenant une vingtaine d'espèces, répandues dans l'ancien continent.
— s. f. Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, réuni par plusieurs auteurs au genre trachyoze.
— Encycl. Entom. Les trachydes ont pour caractères : un corps oblong et déprimé; la tête petite, obtuse, enfoncée, comme tronquée; le front concave; les yeux grands, oblongs, saillants, un peu rebordés ; les antennes très-courtes, un peu pectinees, insérées sous les yeux ; les mandibules fortes ; le corselet transversal, prolongé en arrière en un lobe triangulaire; l'écusson petit, arrondi ; les élytres roides , triangulaires , courts , aplatis; les pattes robustes, assez longues; les iarses très-courts , terminés par deux crochets recourbés. Ce genre comprend un grand nombre d'espèces, généralement de petite taille et de couleurs sombres, bien que fréquemment douées* de reflets métalliques. Ces insectes vivent sur les végétaux, et leurs mœurs rappellent celles des buprestes. La plupart appartiennent à l'Amérique du Sud.
L'Europe n'en possède que trois ou quatre. Le trachyde menu est d'un brun cuivreux avec des bandes ondées, blanchâtres sur les élytres. On le trouve aux environs de Paris, le plus souvent sur les feuilles de l'orme et
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du coudrier; sa larve vit sur la luzerne, et les cercéris lui font la chasse pour en nourrir leur progéniture. Le trachyde nain est d'un noir brillant, poli ; on le trouve sur les feuilles de la ronce. Le trachyde pygmée est d'un vert- bronzé brillant avec les élytres bleus.
TRACHYDÈRE s. m. (tra-ki-dè-re — du préf. trachy, et du gr. deri cou). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, ou type de celle des trachydérides, comprenant une quinzaine d'espèces, qui habitent l'Amérique équatoriale.
— Encycl. Les trachydères ont le corps luisant, ordinairement glabre; la tête plus étroite que ta partie antérieure du corselet-, les antennes glabres, sétacèes, à dernier article muni dune dent latérale; les pulpes terminées par un article presque cylindrique, les maxillaires plus longues que leslabiales ,les
.mandibules entières, peu avancées, coudées ou presque tuberculées à l'extérieur ; le menton corné seulement à la base, membraneux vers la languette; le corselet grand, tuberculeux, à angles postérieurs fortement échancrés; l'écusson grand, large, allongé et triangulaire ; tes élytres allant un peu en se rétrécissant vers l'extrémité ; les pattes courtes et fortes. « Les espèces de ce genre, dit M. H. Lucas, multiplient beaucoup; elles vivent sur les troncs d'arbres et s'y tiennent collées, les antennes ramenées sur le dos; quand on veut les saisir, elles s'enfuient avec assez de rapidité et quelquefois se laissent tomber. On les trouve souvent aussi rassemblées en grand nombre autour des plaies d'arbres, occupées k sucer la liqueur qui en découle. Jamais elles ne fréquentent les feuilles ni les plantes. Elles volent ordinairement le soir et quelquefois pendant le jour. Toutes produisent un son aigu avec le corselet. > Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces , qui habitent l'Amérique équinoxiale. Le trachydère mandibulaire a prés de 0 m,04 de longueur, le corps d'un brun rougeâtre; on le trouve au Mexique! Le trachydère succinct est long de 0tn,03, brun roussâtre, avec des antennes fort longues-, il est très -commun dans l'Amérique du Sud.
TRAGHYDÉRIDE adj. (tra - ki - dé -ri - de
— de trachydère, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au trachydère.
— s. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères, de la famille des longicornes, ayant pour type le genre trachydère.
TRACHYDERME s. m. (tra-ki-dèr-me — du préf. trachy, et du gr. derma, peau). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des lncertiens.
— Ichthyol. Genre de poissons malacoptérygiens,'de la famille des siluroldes.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des mélasomes, tribu des priméliaires, dont l'espèce type habite le nord de l'Afrique, il Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des ichneumoniens, tribu des ichneuinonides, groupe des pimplites, dont l'espèce type habite la Suède.
TRACHYDIE s. f. (tra-ki-dt — du préf.
trachy, et du gr. eidos, aspect). Bot. Genre de plantes, de la famille des oinbellil'ères, tribu des sésélinées, dont l'espèce type croit dans l'Inde.
TRACHYDOSAURE s. m. (traki-do-sô-re).
Krpét. Syn. de trachïsaure.
TRACHYGASTRE s. m. (tra-ki-ga-stre — du préf. trachy, et du gr. gastêr, ventre). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des lacertiens, tribu des strongylures, comprenant deux espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.
TRACHYHYADE S. f. (tra-ki-i-a-de — du préf. trachy, et de hyade). Erpét. Genre de batraciens anoures.
TRACHYLÉP1S s. m. (tra-ki-lé-piss — du préf. trachy, et du gr. iepis, écaille). Erpét. Genre de reptiles, du groupe des seincoïdiens.
TRACHYLIE s. f. {tra-ki-U — du gr. trachus, rude). Bot. Genre de lichens, de la tribu des caliciées, dont l'espèce type croit en Saxe, sur les rochers.
TRACHYLOBE s. m. (tra-ki-lo-be — du prêt', trachy, et du gr. lotos, gousse). Bot. Section du genre courbaril,
TRACHYLOME s. m. (tra-ki-lo-me — du préf, trachy, et du gr. lama, frange). Bot. Genre de plantes, de la famille des eypéracées, tribu des sclériées. Il Genre de mousses, formé aux dépens des neckères, et dont l'espèce type croit à la Nouvelle-Zélande.
TRACHYMÈNE s. f. (tra-ki-mô-ne — du préf. trachy, rude, et du gr. mené, croissant). Bot. Genre de plantes, de la famille des ombellifères, tribu des hydrocotylées, formé aux dépens des azorelles, et comprenant plus de vingt espèces, qui croissent en Australie.
TRACHYMÈRE s. m. (tra-ki-mè-re — du préf. trachy, et du gr. mêros, cuisse). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères , dont l'espèce type vit au Brésil.
TRACHYM1TRE s. f. (tra-ki-mi-tre — du
TRAC
préf. trachy, et du gr. mitra, coiffe). Bot. Genre de mousses, formé aux dépens des ■weissies, et réuni par plusieurs auteurs aux syrrhopodons.
TRACHYNOTE s. m. (tra-ki-no-te — du préf. trachy, et du gr. nôtos, dos). Ichthyol. Autre forme du mot trachinotb.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la tribu des sépidiides, forméaux dépens des sépidies, et comprenant une douzaine d'espèces, qui habitent l'Afrique australe. Il Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des ichneumonièns, tribu des ophionites, dont l'espèce type habite l'Europe.
TRAGHYNOTIE s. f. (tra-ki-no-tl — du préf. trachy, et du gr. nôtos, dos). Bot. Syn, de spXrtine, genre de graminées.
TRACHYOZE s. m. {tra-ki-ô-ze —du préf.
trachy, et du gr. ozé, odeur). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des panicées, dont l'espèce type croit au Malabar.
TRACHYPACHUS s. m. (tra-ki-pa-kuss — du préf. trachy, et du gr. pachus, épais). Entom. Genre d insectes coléoptères pentamères, de la famille des caiabiques, tribu des grandipalpes, comprenant deux espèces, qui habitent la Russie.
TRACHYPE s. m. (tra-kî-pe — du préf.
trachy, et du gr. pous, pied). Bot. Genre de mousses, de Ta tribu des neckérées, dont l'espèce type croît à Java.
TRACHYPELTIS s. m. (tra-ki-pèl-tiss — du préf. trachy, et du gr. peltis, bouclier). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des chalcidiens, tribu des ptychopleures.
TRACHYPÈTE s. m. (tra-ki-pè-te — du préf. trachy, et du gr. petaô, je déploie). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des braconides, groupe dessigalphites, dont l'espèce type habite 1 Australie.
TRACHYPBLÉB s. m. (tra-ki-flô — du préf. trachy et du gr. phloios, écorce). Entom. • Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des cyclomides, comprenant plus de vingt espèces, qui habitent l'Europe, l'Afrique australe et l'Amérique du Nord.
TRACHYPHOLIS s. m. {tra-ki-fo-liss — du préf. trachy, et du gr. phàlis, écaille). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des colydiens, dont l'espèce type habite Sumatra.
TRACHYPHONE s. m. (tra-ki-fo-ne — du préf. trachy , et du gr. phâné, voix). Ornith. Genre d'oiseaux grinipeurs, formé aux dépens des pics, et dont l'espèce type habite l'Afrique australe.
TRACHYPILE s. m. (tra-ki-pi-le — du préf. trachy, et du gr. pilos, chapeau). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des iguaniens, tribu des stellionides.
TRACHYPTÈRE s. m. (tra-ki-ptè-re —
— du préf. truchy, et dugr. pteron, aile, nageoire). Ichthyol. Genre de poissons acanthoptérygiens, de la famille des ténioïdes, comprenant sept espèces.
— Entom. Syn. d'ANTHAXiB.
TRACBYRBYNQUE s. m. (tra-ki-rain-ke
— du préf. trachy, et du gr. rhugchos, bec). Ichthyol. Genre de poissons, formé uux dépens des lépidolèpres.
TRACHYSAURE s. m. (tra-ki-sô-re — du préf. trachy, et du gr. sauros, lézard). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des scincoidiens, dont l'espèce type habite l'Australie.
TRACHYSCÉMS s. m. (tra-kiss-sé-liss — du pref. trachy, et du gr. skelis, jambe). Entom. Genre u'iusectes coléoptères hétéromères, de la tribu des diapériales, dont l'espèce type habile le midi de la France.
TRACHYSOME s. m. (tra-ki so-me — du préf. trachy, et Ou gr. sàma, corps). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires.
TRACRYSPERME s. m. (tra-ki-spèr-me — du prêt', trachy, et du gr. sperma, graine). Bot. Section des ptychotis, genre d'ombelliferes, élevée par plusieurs auteurs au rang de genre distinct, il Syn. douteux de bunion ou conopode, autre genre d'ombellifères.
TRACHYSTÈME s. m. (tra-ki-stè-me — du préf. trachy, et de stémôn, étamine). Bot. Genre de plantes, de la famille des borraginées, formé aux dépens des bourraches, et comprenant deux espèces, qui croissent en Orient.
TRACHYTE s. m. (tra-chi-te — du gr. trachus, âpre, rude). Miner. Feldspath a base de potasse : Le trachyte constitue les montagnes gui sont d'une nature vitreuse ou ponceuse. (A. Maury.) Le granit est moins dense que les trachytbs et .les basaltes. (L. Figuier.)
— Encycl. Miner. Les trachytes , qu'on appelle aussi les uns porphyres trapéens, d autres porphyres trachy tiques, forment une des espèces des roches volcaniques. Ce' sont des roches essentiellement composées d'un feldspath à base de potasse, soit cristalline, soit vitreuse. Dans le premier cas, ou a
les trachytes proprement dits ; dans le second, les trachytes vitreux ou obsidiennes. Les premiers ont pour variétés : (racliyte porphyroïde, renfermant des cristaux d'orthose assez considérables, engagés dans une pâte de petits cristaux microscopiques ; trachyle granitoîde, variété micacifère, analogue dans sa cassure à celle des granités; trachyle oligojclasifère, renfermant des cristaux d'oligoclaso; trachyle amphibolifère, variété granitoîde ou porphyruïde, qui contient des cristaux d'amphibole; Iraciiyte quartzifère, variété à grains extrêmement tins, presque compactes, dans lesquels sont enclavés de petits grains de quartz; trachyle induire, variété poreuse pénétrée de silice; trachyte pétrosiliceux, variété à pâte compacte; trachyle schistoïde, remarquable par sa structure feuilletée; trachyle terreux (domite), à grai ns fins, se désagrégeant entre les doigts ; trachyle scorifié, variété à texture bulleuse et scoriacée. Les seconds ont pour variétés.: trachyte vitreux porphyroïde, variété à pâte noirâtre ou verdàtre renfermant des cristaux de feldspath vitreux; trachyle obsidienne (verre des volcans), variété homogène, à cassure conchoïdale ; trachyle ponce; tracliyte vitreux stratiforme, variété disposée en blindes grossièrement parallèles. Outre ces deux espèces de trachytes, on connaît : les conglomérats trachytiques, amas de blocs de trachytes isolés au milieu de substances broyées ; les conglomérats ponceux , amas de blocs de ponce; les brèches trachytiques, fragments anguleux de trachytes accolés ou agglutinés par un ciment; les brèches ponceuses, fragments de ponce agglutinés; les tufs cinérites, cendres feldspathiques libres ou agglutinées; les tufs ponceux, débris de ponce à texture tine et d'aspect homogène. Les trachytes forment, dans les terrains, des périodes paléoihérienne et alluviale, des assises, des amas transversaux et de petits riions. On emploie la ponce pour user les corps ; le trachyte molaire, pour la confection des meules à moudre les grains; quelques trachytes fournissent de bons matériaux de construction. C'est à la catégorie des trachytes qu'appartient le phonolithe ua pierre chantante. La leucostine, ou porphyre trachytique, tient le milieu entre le pur trachyte et le phonolithe. V, ce mot.
TRACHYTELLE s. f. (tra-ki-tè-le — dimin. du gr. trac/tus, rude). Bot. Genre d'arbustes grimpants, rapporté avec doute à la famille des il illéniacées, et comprenant deux espèces, qui croissent en Chine.
TRACHYTIQUE adj. (tra-chi-ti-ke — rad.
trachyte). Gëol. Qui est de la nature du trachyte : Les boues et les eaux ne sortent pas du cratère même, mais des cavernes gui existent dans la masse trachytique de la montagne. (Huraboldt.)
TRACHYT1SME s. m. (tra-chi-ti-sme — rad. trachyle). Géo). Tendance k la production des trachytes.
TRAG1ÈRE s. f. (tra-siè-re — rad. trace). Endroit d'où l'on extrait le gravier calcaire appelé trace.
TRAÇOIR s. m. (tra-soir — rad. tracer). Techn. Instrument avec lequel on dessine des figures sur le métal. Il Syn. de traculut.
— Hortic. Instrument de fer, k une ou plusieurs pointes, adapté k un long manche de bois, et qui sert à tracer des rayons, pour les semis, tes repiquages ou les plantations : Avec le traçoir à deux ou à Quatre pointes, oh trace deux ou quatre rayons à la fois. (Dutour.)
— Encycl. Hortic. Le traçoir des jardiniers se compose d'un axe en fer muni de plusieurs dents triangulaires ou quadranguluires, et adapté à un long manche de bois; on s'en sert soit pour tracer des lignes sur un terrain qu'on veut diviser et planter d'après un dessin quelconque, soit pour former de petits rayons tres-étroits et légèrement creux dans lesquels on se propose de semer des graines ou de transplanter déjeunes sujets. Suivant que le truçoir est muni d'une, de deux ou de plusieurs pointes, on trace un, deux ou plusieurs rayons à la fois. Four tracer des lignes profondes sur un terrain dur, on se sert du truçoir à pic et à taillant.. Du reste, cet instrument est peu usité; dans les jardins, on se sert du bout du manche du râteau ou d'un échalas pointu ; dans la grande culture, on le remplace par le rayonneur.
Tracollo, intermède italien, musique de Pergolèse; représenté à Rome en 1734. L'air bouttè de Tracollo : Ecco il povevo nacollogià vicino à tracollar, est excellent dans son expression comique. 11 a été publie par il. Gevaert.
TRAÇONS s. m. pi. (tra-son). Tecbn. Maître des traçons, Ouvrier qui, dans les marais salants, tire le sel des bosses elle transporte à dos de bétes de somme.
TRACTABILlTÉ s. f. (tra-kta-bi-li-té — du lat. tructare, traiter). Qualité de ce qui est traitable , de ce qu'on peut manier, mettre en œuvre.
— Ductilité des métaux. Il Vieux en ce sens.
TRACTARIEN s. m. (tra-kta-ri-ain — angl.
tractarian; de tract, traité, k cause des opuscules connus sous le nom de tracts, dans lesquels ces sectaires exposent leur doctrine).
Hist. relig. Membre d'une secte de catholiques anglais qui rejettent la suprématie du pape.
TRACTATR1CE s. f. (tra-kta-tri-se — lat. tractalrix; de tractare, manier). Nom sous lequel on désignait, à Rome, les femmes qui massaient les baigneurs : Martial n'oublie pas ces tractatrices oui massaient à Home. (Virey.)
TRACTEUR s. m. (tra-kteur — du lat.
tractare, tirer). Chir. Appareil en cuivre, dont on se sert pour amener l'enfant, dans quelques accouchements difficiles.
TRACTIF, IVE adj. (tra-ktiff, i-ve — du lat. tractare, tirer). Mécan, Qui exerce une traction : Force tractivk.
TRACTION s. f. (tra-ksi-on — lat. tractio ; de trahere, tirer). Mécan. Action de tirer.de mouvoir, la force étant placée en avant de la résistance : Effort de traction.
— Dans les chemins de fer, La partie de l'exploitation qui consiste dans les transports de tous genres.
— Encycl. Mécan. Lorsqu'un corps solide prismaùque est tiré dans le sens de Sa longueur par une force quelconque, on dit qu'il est soumis à un effort de traction auquel il doit résister ou sous lequel il doit se rompre. Sous cet effort, le corps s'allonge d'une certaine quantité., variable pour chaque nature de corps, mais proportionnelle, pour une môme matière, à l'effort de traction et à la longueur de la pièce, et inversement proportionnelle à la section transversale,
— Résistance du fer à la traction. M. Morin, dans son traité de la résistance des matériaux, rapporte d'une manière très-détaillée les diverses expériences qui ont été faites par différents expérimentateurs dans le but d'étudier ce genre de résistance et les effets qu'elle produit. Nous rapportons d'après ce savant les conclusions et les résultats de ces expériences, malheureusement peu nombreuses, vu la diversité des matières, leur différence de nature, de composition chimique et de fabrication. Des expériences de M. Bornet, ancien élève de 1 Ecole polytechnique, attaché aux forges de Guérigny, sur une barre de fera câble de 49mm,50 de diamètre
.et de 6m,42 de longueur, ainsi que de celles de M. Ardant, officier du génie, sur des fils de fer doux ou recuits et sur des fils de fer durs ou non recuits, il résulte que si l'élasticité du fer doux ou, en général, des métaux ductiles commence à s'altérer sous des charges moindres que celle des fers ou des métaux durs, la rupture n'a lieu qu'après des allongements beaucoup plus considérables, et que cette déformation est un indice, un avertissement de l'altération de l'élasticité, tandis que la rupture des métaux durs a lieu brusquement, sans qu'aucune altération notable de l'élasticité ait pu avertir de l'imminence de cette rupture. On remarque encore que, l'altération étant une fois produite, les allongements croissent beaucoup plus rapidement, par rapport aux charges, qu'avant cette altération. Les expériences faites par M. E. Hodgkinson, savant physicien anglais, sur des barres formées de plusieurs parties assemblées par des manchons, de manière à leur donner environ 15 mètres de longueur totale sur un diamètre moyen de 13n"n,i3, ont montré : 1° que, jusqu'à la charge de l4k'logr;997 par millimètre carré, les allongements totaux croissent proportionnellement aux charges; 2» qu'il en est de même pour les allongements permanents, et que, dans ces limites, ces derniers sont excessivement petits et s'élèvent au plus à 0m,01 par mètre sous la charge de 14X.997 par millimètre ; 3° qu'au delà de la charge de 14k,997, et surtout à partir-de celle de 18^,74 par millimètre carré, les allongements totaux et ceux qui sont permanents croissent très-rapidement ; 4« que, vers et un peu avant 22^.49 par millimètre carré, les allongements totaux redeviennent sensiblement proportionnels aux charges, mais dans un rapport beaucoup plus grand que celui qui correspondait aux petites charges ; 5° que les allongements permanents au-des-ius de 14^,997 par millimètre carré croissent trèsrapidement et beaucoup plus vite que les allongements totaux; on observe de plus que ces allongements permanents croissent avec la durée de la charge, quoique très-lentement ; 60 que les rapports des valeurs des charges par mètre carré à l'allongement par mëlre, ou du coefficient d'élasticité E, sont sensiblement constante» tant que les allongements sont proportionnels aux charges, et la valeur moyenne qu'en fournissent ces expériences est
Une autre série d'expériences faites sur une barre ayant une surface un peu plus du doub>e de la précédente a fourni des résultats k peu près identiques. On a obtenu :
M, Hodgkinson conclut de ces expériences que, dès les plus faibles charges, il se produit un allongement permanent, et, en cela, il est d'accord avec d'autres expérimentateurs. D'après les données précédentes, il est facile de déterminer la surface de section d'une tige de fer soumise à un effort de traction de façon que son allongement ne dé-
passe pas une limite donnée. ÎL'admiristration des travaux publics exige nue les dimensions transversales des chaînes1 ou des cêoles des ponts suspendus soient calculées de manière qu'au moment de l'épre\flve, qui ajoute au poids du pont une chargé de 200 kilngr. par mètre carré de plancherai», tension n'excède pas, pour les fers en h-arre, le tiers, et pour les fils de fer le quart.ide celle qui produirait lu rupture, ce qui revient à environ 12 kilogr. par millimètre.- carré pour les barres et )8 kilogr. par pfilliinètre carré pour les fils les plus résistnjp En général, dans
la prévision d'efforts aux charges permane mûrement les dimensi de manière à réduire le k 6 kilogr. par millimètre
.identels supérieurs
'jf on ca'cule ordi-
es p.lè'ces de fer
ion habituelle
ré. Si donc on
recherche quels sont les allongements correspondant k ces trois coefficients de travail 12, 18 et 6 pour une pièce ayant une section de 1 mètre carré et 1 mètre de longueur, on
trouve qu'ils sont de — . — et — de millimètre par mètre de longueur primitive. On voit par là combien est faible la déformation longitudinale que le fer subit dans les constructions.
— Résistance de la fonte à la traction. M. E. Hodgkinson a exécuté sur la fonte des expériences analogues aux précédentes ; les barres avaient omq,û00615 de section et 15in,25 de longueur totale, formée par l'assemblage de barres de 3m,05 chacune. On a reconnu : 1° qu'entre des limites assez étendues, et jusqu'à la charge d'environ 6 kilogr. par millimètre carré, les allongements totaux sont sensiblement proportionnels aux charges, ainsi que les allongements élastiques;. 2° que sous des charges plus grandes, les allongements totaux croissent plus rapidement que les charges, mais néanmoins assez lentement ; 3° que le rapport des charges par mètre de surface aux allongements par mètre va sans cesse en diminuant, et cela depuis la plus faible charge essayée, 0^,74 par millimètre carré jusqu'à la plus forte, qui a été de I0k,39; 4° qu'entre les limites de 0k,74 à 5k,29 correspondant à un allongement
de om,0007l5 par mètre ou — — -, le rapport
qui exprime le coefficient d'élasticité a pour valeur moyenne
mais cette valeur moyenne diffère de — environ de la plus forte ou de la plus faible ; d'où il résulte que la loi de la proportionnalité des charges aux allongements qu'elles produisent est moins exacte encore pour la fonte que pour le fer forgé. Le même expérimentateur a trouvé que les circonstances diverses du mode d'action de la force de traction ne sont pas sans influence sur la résistance des pièces à la rupture; ainsi, des barreaux de fonte établis de manière que la traction fût dirigée dans le sens de l'axe de figure de la pièce se sont rompus sous une charge de 12k, 043 par millimètre carré ; tandis qu'il n'a fallu que 4^,124 pour rompre les mêmes barreaux insiallés de manière que la force de traction agît le long de l'une des faces dans la direction de l'une des arêtes. La rupture de la fonte ayant lieu sous une tension de 9k,5 à 13 kilogr. par millimètre carré, dans la pratique on ne lui l'ait subir qu'un effort permanent qui n'excède pas le sixième de ces charges, c'est-à-dire lk,5 à 2 kilogr. par millimètre carré. La valeur correspondante de i est de 0,00017 à 0,00022.
— Résistance de la tôle à la traction. Diverses expériences ont été faites sur la résistance de la tôle à la traction, soit dans le sens du laminage, soit dans un sens perpendiculaire. Dans le premier cas, on a trouvé qu'elle était en moyenne de 31k.38, et dans le second de 28^,48, soit une différence de 10 pour 100 en faveur de la résistance dans le sens de la direction des fibres. M. Fairbairn, qui a fait aussi des expériences sur la résistance de la tôle, a été conduit k conclure qu'il n'y a pas de différence sensible dans la résistance des tôles à la traction dans le sens des fibres ou dans le Sens perpendiculaire.'
— Résistance des bois à la traction. M. Rondelet a conclu de ses expériences sur des tringles de bois de chêne, d'une densité de 861 Ttilogr. au mètre cube, de différentes longueurs et dimensions: 1° que la résistance du chêne à la rupture par traction est proportionnelle à la section transversale de la pièce ; 2<> que cette résistance est indépendante de la longueur des pièces, quand celle-ci est assez faible pour que le poids propre du solide ne doive pas entrer en ligne de compte; 3° qu'elle est moyennement de 976k,2 par centimètre carré de section, ou de gk,762 par millimètre carré. MM. Chevandier et Wertheim ont tiré les conclusions suivantes de leurs expériences récentes sur la résistance du bois : 1<> la densité du bois parait varier fort peu avec l'âge; 2" le coefficient d'élasticité diminue au contraire au delà d'un certain âge ; il dépend-de la sécheresse et de l'exposition du terrain dans lequel les arbres ont poussé ; 30 l'âge et l'exposition influent sur la cohésion; 4° les coefficients d'élasticité des hêtres venus dans le grès vosgien sont tous plus forts, pour des arbres comparables, que ceux
TRAC
des hêtres venus dans les grès bigarrés et dans le muschelkalk; 5» les arbres coupés en pleine sève et les arbres coupés avant la sève n'ont pas présenté de différences sensibles sous le rapport de l'élasticité; 6» l'épaisseur des couches ligneuses ne paraît avoir d'influence sur la valeur du coefficient d'élasticité que pour le sapin^qui a fourni des valeurs d'autant plus grandes, que les couches étaient plus minces; 7° dans les bois, il n'y a pas, à proprement parler, de limite d'élasticité, et il se produit toujours un allongement permanent en même temps qu'un allongement élastique; 8° les bois très humides prennent plus facilement que les bois secs des allongements permanents; 9° pour les bois desséchés k 1 étuve la limite d'élasticité coïncide presque avec la charge de rupture , c'est-a-dire que ces bois ne prennent pas d'allongement permanent. Le coefficient d'élasticité du bois de chêne varie de 600.000 k 1,200,000 kilogr., et celui du sapin de 1,000,000 à 1,200,000 kilogr.
— Contraction latérale des prismes allongés. Un prisme soumis à un effort longitudinal se reirécit transversalement en même temps qu'il s'allonge, phénomène dont on peut apercevoir la cause dans la constitution des corps solides naturels, considérés comme des assemblages de points matériels dont les actions mutuelles varient avec leurs distan-
Pour rendre cette considération sensible, nous empruntons l'exemplesuivant k M. Bélanger. Soit un système de quatre points matériels m', m", m"', mIT égaux et situés aux quatre sommets d'un carré, en équilibre sans l'action d'aucune force extérieure; il n'est pas nécessaire pour cela que les uctions mutuelles entre ces quatre points soient nulles ; il suffit que la résultante des forces que chaque point reçoit des trois autres le soit; qu'ainsi les forces que le point m' reçoit des poims m" et mIT, dont il est plus voisin que de ni'", soient répulsives par suite de la supériorité de l'action de la chaleur sur celle de la gravitation, et que, au contraire, la force dirigée suivant la diagonale soit attractive, c'est-à-dire que, entre les deux points m' et m"', la gravitation, quoique moindre qu'entre m' et m , l'emporte sur la répulsion due à la chaleur et décroissant suivant une loi plus rapide par l'augmentation de la distance. Si maintenant aux deux points m' et m'", diagonalemeut opposés, on applique deux forces extérieures V et K" égales et contraires, qui tendent à écarter ces deux points, pour que l'équilibre s'établisse après la déformation du système, il faut non-seulement que la diagonale m'm"' soit plus grande que dans le premier cas, mais aussi que l'autre diagonale m" m" soit diminuée ; car le point m", qui n'est soumis à aucune force extérieure, doit être encore en équilibre sous l'action des forces qu'il reçoit des trois points m', m'", m1T. Si la distance m"mi7 restait la même, les forces répulsives totales entre m" et in' d'une part et entre m" et m"' d'autre part se trouveraient diminuées, parce que les distances m"m' et m"m'" seraient devenues plus grandes. L'angle m'm"m'" serait d'ailleurs augmenté; donc, pour une double raison, la résultante de ces deux forces serait diminuée, tandis que la force attractive entre m" et tnlv serait restée la même : l'équilibre n'aurait, par conséquent, pas lieu ; donc il faut, par compensation, que la diagonale m"mlv soit diminuée, ce qui augmente la plus petite et diminue la plus grande des forces inégales. La déformation contraire aurait lieu si les deux forces extérieures tendaient k rapprocher les deux points m'm'" ; les deux autres devraient s'écarter pour que l'équilibre pût se rétablir. Suivant une savante théorie due à M. Poisson, si un prisme homogène est soumis à des forces égales uniformément réparties sur les deux bases, la longueur et l'aire de la section droite du prisme étant L et A dans son état naturel, et devenant L ■+- AL et A — 4A, on a, pourvu que la limite de l'élasticité ne soit pus dépassée,