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1" couplet. J'hé - site en - oore et, fai - ble - ment, Je com-bats ma fai - blés - se;
Je com-bats ma fai - blés - se! Est - ce l'a - mour? Jus -qu'à pré - sent
Éll§lMIÉliï^^liiiiip^^
Quoi! j'i - rais, en un jour Me don - ner y - no chat-nô! Jus-qu'i-ci, j'é - t&ia
ppp t /-s ,Con çxp™ss.
^g^pps^Si^imi
-fe-JLa
rei - ne; Oui, rei-ne dans ma cour!
Ah! je le sensl en vain notre ame al*
pi^É^pnp^f^S§=Ë#ïis
tiè - re Voit le bon - heur dans le seul don de plaire. Il est sur ter - :
-— y--.-g--jM=,pr4—
Un bien que l'on pré - fè - re, Qui dou-ble le bon - heur. Ce seul bien, c'est l'a-mour!
pré - fè - re Les plai- I
fe - re Les
plai
aux a - mours!
Je
pré-
DEUXIÈME COUPLET
Dans sa clémence, Dieu permit
Que ma vie isolée (bis) Fût, par un amour qu'il bénit.
Riante et consolée ! (bis)
D'un passé sans retours
Abjurons les folies!
Rodolphe à l'infamie
Me ravit pour toujours.
Plaisirs menteurs et faux serments, arriére! Un seul est vrai ; tout le reste est chimère!
11 n'est sur terre, etc.
TRAVIÈS DE VILI.ERS (Charles-Joseph), peintre et caricaturiste français, né à Wulfbingen, canton de Zurich, en 1804, mort à Paris en 1859. Il appartenait à, une famille d'émigrés qui s'était retirée en Suisse. Après avoir fait ses études classiques à Strasbourg, il suivit les cours de l'Ecole des beaux-arts de Paris, fut l'élève de Heim et lit ses débuts comme peintre de genre au Salon do
1823. Traviès se livra ensuite à son goût pour la fantaisie et donna tour à tour la Galerie des épicuriens, les Contrastes, les Tableaux de Paris. Ces sujets ayant eu une grande vogue, il continua k suivre la voie qu'il s'était ouverte et acquit surtout une grande notoriété par la création du type de Alayeux, dont la popularité dura si longtemps. En 1831, Travies fut un des fondateurs du Charivari, et, en 1838, de la fameuse Caricature, journal dirigé par Philippon. Il donna à ces feuilles un grand nombre de caricatures qui abondent en types grotesques et amusants et il en réunit des séries sous divers titres : la Vie littéraire, Comme on dine à Paris, etc. Traviès a illustré Balzac, les Françan peints par eux~mêmes, etc. Depuis 1848 jusqu'en 1855, il a exposé quelques Portraits aux Salons et une toile, Jésus et la Samarituine (1853 ) , acquise par l'Etat. — Sou frère Edouard Traviès, peintre et n^Hurelliste, s'est fait connaître par soo natures mortes et par d'excellentes études d'animaux. Edouard
TRÀY
Traviès a exposé depuis 1831 un assez grand nombre de petits sujets estimés.
TRAVON s. m. (tra-von — du lat. trabs, poutre). Constr. Pièce de charpente qui couronne la file des pieux d'une palée de pont et qui porte les poutrelles de la travée.
TRAVOT (le baron Jean-Pierre), général français, né à Poligny (Jura) en 1767, mort en 1836. Il entra au service comme simple soldat, fut employé en Vendée sous Hoche et fit Charette prisonnier à la Chabottière (23 mars 1796), Devenu général de brigade, Travot commanda dans les départements de l'Ouest, en 1799 et 1800, et contribua beaucoup, par sa douceur, à la pacification de ces contrées. En 1805, il fut nommé général de division et sénateur. Deux ans plus tard, il fît partie de l'armée d'invasion du Portugal, commanda la place de Lisbonne, reçut le titre de baron en 1809 et combattit ensuite en Espagne à la tête d'une division. Rappelé en France, il fut mis u la tête de la 13e, puis de la 10e division militaire. Au début de la Restauration, il resta à l'écart. A l'époque des Cent-jours, Travot prit le commandement de la division militaire à Rennes, et, de concert avec le général Lamarque, il apaisa promptement, tien plus par les négociations que par les armes, les troubles fomentés par les LaRochejaquelein et autres. A son retour à Paris, il fut appelé par Napoléon à la Chambre des pairs. Retiré dans sa famille à la seconde Restauration, il y vivait tranquillement lorsque, dans les premiers jours de 1S16, il fut arrêté et traduit devant le conseil de guerre de Rennes, présidé par Catiuel, un de ces généraux de l'émigration qu'il avait autrefois combattus. A défaut de griefs sérieux, la ministère public ne craignit pas de lui imputer à crime la modération dont il avait fuit preuve à l'égard des Vendéens et qui avait été un de ses moyens de succès. Condamné à mort (20 mars 1S16), la sentence fut confirmée par le conseil de révision. Mais l'opinion, indignée, se souleva contre une telle iniquité, et Louis XVIII commua la peine eu vingt ans de détention (27 mars 1816). Le général Travot, presque sexagénaire, ne put supporter ce coup fatal ; sa raison s'altéra entièrement. Transporté à. Hum dans cet état, il fut rendu à la liberté au bout de quatre ans, mais il ne recouvra pas l'usage tle ses facultés. Cette affaire est une des plus odieuses que l'histoire reproche à la Restauration.
TRAVOUIL s. ra. (tra-voull ; II mil.). Techn. Dévidoir dont on se sert pour mettre le (il en éeheveaux. il On dit aussi travoul.
TRAVOUILLER v. a. ou tr. (tra-vou-llé; Il mil. — rad. Iruvouil). Techn. Mettre en écheveaux au moyen du travouil : Travouil^ ler du fil.
TRAVOUILLETTE s. f. (tra-VOU-llè-te ; U mil. — rad. travouil). Techn. Petit morceau de bois qui soutient les fusées du travouil.
TRAVOUL s. m. (tra-voul). Pêche. Morceau du bois plat et denté, sur lequel on plie les lignes.
— Techn. V. travouil.
TRAVURE s. f. (tra-vu-re — du lat. trabs, poutre). Navig. Petit retranchement où l'on fait lu cuisine, à la poupe d'un bateau foncet.
TBAWNIK, TRAUNIK. ou TRAVMTZ, ville forte de la Turquie d'Europe (Bosnie), dans une étroite vallée, resserrée entre le mont Vlaich au N. et les monts Radovan et Vranza au S., sur la gauche de la Laschwa, ch.-l. d'un livah, à 77 kilom. N.-O. de Bosna- Seraï; 12,000 hab. Manufactures de lames de sabre renommées, coutellerie, maroquinerie. Sa situation à l'embranchement de plusieurs routes la rend très-commerçante; il s'y fait surtout un grand commerce de fourrures. Ses environs, couverts de jardins, de vergers, etc., sont fertiles et cultivés avec soin, nourrissent d'excellents chevaux et renferment des mines d'or, ainsi que les curieuses excavations de Slanilza,
TRAWN1K. (uvak de). Il comprend la Croatie ottomane et une partie de la Bosnie. Il est entièrement couvert de montagnes élevée;, entre lesquelles s'ouvrent de nombreuses vallées, et qui donnent naissance à une infinité de torrents. Les pachas de Zvornik et de Novi-Bazar dépendent de celui de Trawnik.
TRAYE s. f. (trè-ie). Ornith.Nom vulgaire de la draine.
TRAYER (Jean-Baptiste-Jules), peintre de genre, né à Paris en 1824. Fils d'un peintre qui a laissé quelques bons tableaux, il commença par imiter son père, dont il était élève. Ses premières œuvres furent : la Dernière graphe, le Panier vide, le Dernier regard et les Scènes d'intérieur, exposés en 1848. En 1850, après des efforts nouveaux, des éludes plus sérieuses, M. Trayer reparut avec Skakspeare s' écoutant juger au cabaret et Léonard de Vinci et ses élèves. Un dessin ! plus savant, un goût plus épuré dansl'arran- ; gement général et la disposition des costumes signalent ces deux compositions. Le public fut encore plus favorable à la Jeune fille cousant, la Fileuse, la Leçon de broderie (Salon de 1853). Une certaine finesse de sentiment, de la physionomie dans les tètes, une couleur harmonieuse, sinon bien distinguée, valurent a l'artiste une 3» médaille. Le progrès qui venait de mettre en saillie le talent de
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M. Trayer s'affirma plus réel encore en 1855, dans l'Atelier de couture, le Bain de pieds, VExcès de travail, trois petits tableaux qui obtinrent un succès véritable; l'auteur reçut une 2a médaille. Il eut alors des travaux nombreux ; mais nous n'osons affirmer que cette situation nouvelle n'ait pas ralenti ses efforts. Car les Salons qui suivirent immédiatement l'Exposition de 1855 n'ajoutèrent presque rienàlasommede talent dont il avait déjà fait preuve. Ainsi, les Deux parts, la Retenue, le Marché aux grains, qui parurent en 1857, sont inférieurs aux morceaux précédents. Il en faut dire autant de la Famille, de Sérénité, exposés en 1859. Peut-être futil plus heureux au point de vue de l'idée dans le Point de tapisserie, la Prière, Anxiété (Salon de 1861). Il exposa ensuite la Becquée, les Premiers sourires et un Jardin public (Salon de 1863) ; les Cueilleuses de moulesdu Pollet, à Dieppe (1864), tableaud'un réalisme sincère et vivement interprété ; un Intérieur dans la haute Savoie, les Jumeaux (1865); la Marchande de crêpes, à Quimperté; la Gardeuse d'enfants (1S66); Y Alphabet (18GS); V Ecole des filles, les Deux sœurs (1869); Une sœur du Bon-Secours, le Livre d'images (1870); Kéménéred (tailleuses) de Pont-Aven (1872); le Ruban neuf, Un peu de soleil (1873); Couturières (1874) ; Jeune femme et enfant, les liubans (1875).
TRAYEUR, EUSE s. (Irè-ieur, eu-ze — rad. traire). Econ. rur. Personne chargée de traire les vaches.
TRAYON s. m, (trè-ion — rad. traire).
Bout du pis d'un vache, d'une femelle laitière, que l'on prend dans les doigts pour traire le lait : Chacune des deux mamelles de la vache porte deux mamelons ou trayons, souvent suivis en arrière d'un troisième qui n'est que rudimentaire. (Lecoq.)
TRÉBAC s. m. (tré-bak). Mar. Sorte de chasse-marée employé pour le cabotage En* tre Venise et Trieste.
TIIEBAT1US (Caïus), surnommé Testa, jurisconsulte romain, qui vivait au Ier siècle avant notre ère. (Jésar, à qui Cicéron l'avait recommandé, le nomma tribun dans ses légions, lui donna tes émoluments de cette place sans qu'il en remplit les fonctions et le garda auprès de lui dans ses campagnes en Gaule et en Bretagne. Pendant la guerre civile , Trebatius resta constainmennt attaché au parti de César et conserva tout son Crédit sous Auguste. Comme jurisconsulte, il avait la réputation d'être instruit, éloquent et probe. Ce fut d'après son avis qu'Auguste donna force de loi aux codicilles. Trebatius était en correspondance avec Cicéron, et Horace lui dédia la ir« satire du 11° livre. II avait écrit un traité, De jure civili, et un autre De reliijionibus. Un grand nombre de ses décisions sont consignées dans les Pandectes.
TREBATTI (Paolo), sculpteur italien, également connu sous les noms de Ponxio, de Paul Ponce, de maître Ponce, né en Toscane. Il vivait au xvie siècle et on ignore la date de sa mort. On n'a que très -peu de renseignements certains sur cet artiste, au sujet duquel on a émis les assertions les plus contradictoires. Tout ce qu'on sait de lui avec certitude, c'est qu'il se rendit à Paris sous le règne de François 1er, vers 1531. D'après Vasari, il fut chargé d'exécuter à Fontainebleau des ligures en ronde bosse en stuc, ce qu'il fit avec beaucoup de talent. L'œuvre qui commença sa réputation fut ule tombeau du prince Alberto Pio de Carpi, mort à Paris. Sur ce mausoléa, érigé dans l'église des Cordeliers en 1535, il avait placé la statue en bronze et de grandeur naturelle du prince, revêtu de son armure et à demi couché. Ce remarquable morceau, qui est plein de vérité, fait aujourd'hui partie du inusée du Louvre. Trebatti exécuta ensuite des sculptures au Louvre, sous Henri II, notamment dans la partie de l'édifice où sa trouve l'ancienne salle des Cent-Suisses, et dans la chambre particulière du roi. Ces sculptures en bois, consistant en rondes bosses, bas-reliefs, trophées d'armes, attestaient autant de goût que d'habileté de main. Trebatti fut ensuite chargé par le Primatice de travaux décoratifs dans le petit château de Meudon (1552). En 1556, il exécuta dans l'église des Céiestins le tombeau de Charles de Magny, et en 1558, dans l'église des Filles repenties, le tombeau d'André Blondel de Rocquancourt. Les deux statues qui ornaient ces tombeaux figurent an musée du Louvre. En 1568, d'après Sauvai, Trebatti lit les trois enfants qui ornent le piédestal d'un petit monument, aujourd'hui a Suint-Denis, en forme de colonne, surmonté d'une urne dans laquelle on avait déposé le cœur de François II. Sous Henri III, l'artiste toscan fut chargé par Catherine de Médicis de sculpter des frontons et des ornements à la façade orientale du château des Tuileries, puis deux statues, la Prudence et la Tempérance, pour le mausolée de Henri II à Saint-Denis, et un Christ more, en marbre, de grandeur naturelle, le chef-d'œuvre de l'artiste, d'après Sauvai. Ce dernier morceau parait dater de 1563 ou de 1570. C'est à tort qu'on a prétendu que Trebatti avait exécuté une partie du tombeau de Louis XII à Saint-Denis, qui fut l'œuvre de Jean Juste (1515). Citons encore de cet artiste : une statue à.' Anne de Bretagne; des bas- reliefs représentant le Combat de
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saint Georges contre le dragon et Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge: le buste à'Olivier Lefèore, au Louvre, etc. Trebatti était un artiste d'un grand talent et d'un talent très-varié et Irès-souple. Certaines de ses œuvres, parleur caractère élevé et vigoureux, rappellent la manière de Michel-Ange; d'autres, au contraire, sont d'un style élégant et gracieux qui se rapproche du faire de Germain Pilon.
TREBBIA, rivière d'Italie. V. Trébie.
TREBEL, rivière des Etats prussiens (Poméranie). Elle naît près de Grimmen, où elle
fiasse, coule à l'O. et au S.-E. et se joint à a gauche de la Peene-, à 1 kilom. de Demmin, après un cours de 75 kilom. Le canal de Moorgraben l'unit à ia Recknitz.
TREBELLI (Zélie Gillebert, dame Bettini, dite), cantatrice, née à Paris, de parents français, en 1838. Dè3 l'âge de six ans, elle eut pour professeur de piano un Allemand, qui fit son éducation musicale. Douée d'une magnifique voix de contralto et aimant de préférence le chant italien, elle suivit la classe de Wartel. En 1859, elle débuta avec éclat a l'Opéra de Madrid et mérita par Son talent, autant que par sa beauté, ce nom de Trebelli qui signifie trois fois belle. Revenue en France l'année suivante, elle parut à la salle Ventadour le 4 avril i86l,sous les traits de Rosina d'il Barhiere di Sioiglia. Le public parisien l'accueillit avec la même faveur que celui de Madrid, i La Trebelli, dit M. Franck, est une de ces rares artistes chez qui l'audace n'est que le sentiment de la force. Ne pouvant espérer surpasser l'Alboni, elle cherche h l'égaler en employant des procédés différents. Elle y arrive souvent. La voix est large, chaude et émue. ■ Liée par un traité à la troupe italienne de M. Merelli, elle partit pour Cologne et obtint sur celte scène le plus grand succès; elle chanta ensuite à Hambourg, puis à Berlin. De retour à Paris, elle se montra de nouveau aux Italiens et aborda plusieurs- rôles de son répertoire : Nancy de Norma, la comtesse des Nozse di Figaro, Azucena ii'Jl Trooatare, Amalia à'Un
I Ballo in maschera, Orsini de Lucrezia Borgia- (décenibre 1862). Elle ne renouvela point son engagement et se fit applaudir successivement a Bruxelles, a Leipzig, à Copenhague, à Bade, à Londres (1869) et à Barcelone (1870). Ce fut dans cette ville qu'elle connut le chanteur Bettini ; elle l'accompagna dans une tournée
, artistique et l'épousa. Engagée à Her Majesty's Opéra (juin 1871), Mme Trebelli-Bet-
; tini a habité depuis lors Londres avec son
! mari.
TRÉBELLIANIQUE adj. (trê-bèl-li-a-ni-ke ,
j — de Trebellius, jurisconsulte romain). Dr.
: rom. Quarte irébellianique ou trébellienne, Quart que l'héritier institué a droit de retenir sur la succession grevée de fidéicommis, en remettant l'hérédité.
j TREBELLIEN ou TREBELL1ANUS (Coïus-
1 Annius), usurpateur, mort en 267 de notre ère. Il se rendit fameux par ses pirateries et
I par ses brigandages et se fit proclamer empereur dans l'Isaurie (Cilicie), où il possédait un château fort (266). L'empereur Gallien envoya contre lui un de ses généraux, Cau-
, sisolus, qui parvint à attirer Trebellien en plaine, le vainquit et le tua.
< TREBELLIUS POLLION, historien romain.