SEE
Nons n'a - vons plus cet - te mer - veil - le, Ce phé - no-
mè - ne re - gret- té,
La treil • le
de sin - ce -ri
té,
La
Ëg^m^f=gg=fe-^gg
^^fiîs
treil - le de sin - ce - ri - té !
1er cocpi^T. Cet - te treil - le mi - ra • eu-
*l^^ggf^^^E^=l
te*.
±=Ztl
- leu
Dont
la
tu tient du
man,
Pas - sa long
£=^^m=ëm^^m
S*=teSE3
temps pour fa'
bu - leu - se Chez le Gas • oon, chei le Nor
i3=HL^ip^pl=Êi
mand,
Chez lo Gas - con, chei le Nor-mandl
Mais des ga-
ëéis
rants très - au • then - ti - ques Ont lu dans un sa - vant bou
rai Bin le plus an ti - que E - xi» * tait sous le roi Pé - pin. Nous n'a - Ton»
TREÎ
DEUXIEME COUPLET
Un docteur qui faisait parade
De son infaillibilité,
Allant visiter le malade;
Vit le raisin et fut tenté.
Puis de son homme ouvrant la porte,
Et le trouvant sans pouls ni voix:
• C'est, dit-il, le diable m'emporte,
• Le trentième depuis un mois ! •
Nous n'avons plus, etc.
TROISIÈME COUPLET
tin auteur, sous un frais ombrage, Lisant un poème fort beau, A chaque feuille de L'ouvrage S'humectait d'un raisin nouveau.
• Çà, lui dit-on, un tel poGme Vous a coûté six mois et plus ?
— Non, reprit-i), à l'instant même II m'a, coûté cinquante écus ! • Nous n'avons plus, etc.
QUATRIÈME COUPLET
Sous la treille, un petit Pompée Criait aux badauds étonnés :
■ Dans ma vie, ah! quels coups d'épée, Quels coups de sabre j'ai donnés !
Quels coups de fusil 1 quelscûups!* Zeste, Il mord la grappe la-dessus !
Et poursuit d'un air plus modeste:
« Quels coups de bâton j'.ai reçus! > Nous n'avons pius, etc.
CINQUIÈME COUPLET
Au moment de donner la vie A l'héritier de son époux.
Une jeune femme eut envie -De ce raisin si beau, si doux.
Et le pauvre homme ayant, pour elle, Cueilli le fruit qu'elle happa,
• Que mon cousin, lui dit la belle, Sera content d'être papa! >
Nous n'avons plus, etc.
SIXIÈME COUPLET
Un curé, que le saint bréviaire Amusai! moins que le bon vin, S'avisa de monter en chaire.
Plein du jus du fatal raisin.
■ Frères, dit-il à l'auditoire, Malgré tout ce que je vous dis, Je sais aimer, chanter et boire Et je fais gras les vendredis! *
Nous n'avons plus, etc.
SEPTIÈME COUPLET
Mais, hé as I par l'ordre du prince.
Ce raisin joliment vanté Un jour du fond de sa province Près du trône fut transplanté.
Pauvre treille autrefois si belle, Que venais-tu faire à la cour?
L'air en fut si malsain pour elle.
Qu'elle y mourut le premier :o r I Nous n'avons plus, etc
TREILLE (J.-Fr. -Bernard-Maurice), médecin français, né dans le Gers en 1783, mort en 1849. 11 fut d'abord chirurgien militaire. En 1816, il était chirurgien en chef de l'hôpital militaire temporaire de Toulouse, lors de la fameuse bataille livrée sous les murs de celte ville. Il resta dans le corps de la chirurgie militaire jusqu'en 1832, et vint à cette époque se fixer à Paris, où il resta jusqu'à sa mort. Treille était très- lie uvecBroussais, dont il adwpta en partie les idées. 11 a consigné les observations qu'il avait faites durant un voyage en Angleterre, dans un écrit intitulé : Nouveaux documents sur les prisons pénitentiaires et la déportation. On lui doit un assez grand nombre d'observations intéressantes, publiées soit dans le Journal de Reynaud, soit dans les Annales de la médecine pliysioloyique. Nous citerons, entre autres : Observations sur l'ictère fébrile, qu'il veut qu'on traite par l'antiphlogistique le plus actif (1817; ; Mémoire sur le croup (1S22), dans lequel il préconise la trachéotomie ; Mémoire sur le cancer; Mémoire sur l'action sédative de l'asperge dans les névroses (1829); Mémoire sur te choléra (1S32) ; Mémoire sur les maladies cancéreuses de la matrice (1 837), etc.
TREILLIS s. m. (trè-Ui; «mil.— de treillet berceau de verdure; ce mot désigne proprement, en effet, un assemblage de barreaux, de bois qui se croisent en forme de treille). Ou . mge de métal ou de bois, qui imite les mailles en losange d'un filet, et qui sert de clôture, sans intercepter l'air ni la vue : Treillis de fer pour un parloir. Treillis de bois. Il y a sur tes fenêtres de cette église des treillis en fil d'archal pour conserver les vitraux. Carde-manger de treillis. (Acad.)
11 dit au loup par un treillis C Ami, je vais sortir.
La Fontaine.
— Comm. Toile de chanvre écru, trèsgrosse et très-forte, qui servait anciennement à une foule d'usages, surtout à faire des sacs, des vêtements pour les ouvriers et les paysans, et des habits de chasse : Les pantalons d'écurie sont faits de treillis, h Toile de chanvre gommée, calandree, satinée ou lustrée, et presque toujours teinte en noir, que l'on emploie aujourd'hui pour garnir les caisses et les malles et confectionner des doublures d'habit et des coiffes de chapeau.
— Peint. Châssis divisé en plusieurs compartiments ou carreaux, et qui sert à copier des tableaux dans de certaines dimensions.
— Blas. Meuble d'armoiries, formé de huit
TREÎ
ou dix petites cotices alésées et entrelacées, moitié à dextre et moitié à sénestre.
— Diplom. Lettres en treiflù, Caractères ornés de nombreux entrelacs, en usage au xive siècle.
— Vitic. Nom donné, dans le Médoc, au vin qu'on retire du marc de la cuve soumis au pressoir.
— Techn. Rond de métal à claire-voie, qui sert d'enseigne au potier d'étain.
— Syn. Treillis, treillage. V. TREILLAGE.
TREILL1SSË, ÉÉ (trè-lli-sé ; U mil.) part, passé du v. Treillisser. Entrelacé en forme de treillis : Corbeille en osier treillissé. La boutique était garnie de grilles treillissees en fil de fer. (Balz.) u Garni d'un treillis, protégé par un treillis : Il n'y avait qu'une fenêtre, une longue ogive trkillissée de fil d'archal et de barreaux de fer. (Y. Hugo.) De faibles rayons d'une lumière cramoisie se frayaient un chemin à travers les carreaux treillissks. (Baudelaire.)
Des jardins le mur treillissé
La nuit l'invite a l'escalade.
Piroh.
— Hist. nat. Se dit d'une surface qui présente des lignes saillantes ou des stries croisées, formant des mailles semblables à celles d'un grillage ou d'un tricot.
— Blas. Se dit de l'écu ou d'une de ses pièces honorables, quand il est chargé de dix ou douze cotices, entrelacées, moitié à. dextre et moitié à sénestre. Il s. m.: Le treillissé diffère du treillis en ce que les cotices ne sont point alésées, et du fretté en ce que celui-ci n'est compose que de six ou huit cotices,
— s. f. Brpét. Nom spécifique d'une couleuvre.
TREILLISSER v. a. ou tr, (tré-lli-sé ; Il mil. — rad. treillis). Garnir de treillis de bois ou de métal : Treillisser une fenêtre. Ce qui ne l'empêchait pas de l'aider à vanner le grain, à treillisser les corbeilles. (X. Saintine.)
TltEISA. ville de la Hesse-Cassel, au confluent de la Schwalm et de la Wiera, à 4 kilom. de Ziegenhain ; 3,000 hab. Fabriques de lainages et de bonneterie; tanneries, teintureries.
TRËISAM ou TREYSAM, rivière du grandduché de Bade. Elle prend sa source dans la forêt Noire, se divise en deux branches, qui se réunissent ensuite, pendant l'espace de 1C kilom., et se jette daiis l'Elz, à 7 kilom. S. de Kenzingen, après un cours de 45 kilom. Son principal affluent est la Glotter,
TREISHNISH ou TRESHUMSU - 1SLES,
groupe de .petites Iles d'Ecosse (Argyle), dans les Hébrides, à 16 kiloin. 0. de l'Ile de Mull; par 56° 30' de latit. N. et go 45' de longit. 0. Neuf d'entre elles sont habitées. Les principales sont Cairnbulg et Little- Cairnbulg.
TREISIE s. £. (tré-zi). Bot. Syn. d'EurUORBE, genre type des euphorbiacées.
TREITSCUKE (Charles-Georges), jurisconsulte allemand, né k Dresde en 1783. Après avoir fait partie de l'administration, il devint successivement assesseur à la Faculté de droit de Leipzig (1829) et conseiller à la cour royale de Dresde. Indépendamment d'un grand nombre de brochures et d'articles insérés dans divers recueils spéciaux, on lui doit plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : l'Allemagne endormie (1809) et le Réveil de l'Allemagne (1814), comédies politiques ; Historique de quinze ans de liberté à Pise (1814) ; Henri lir} roi d'Allemagne, et la reine Mathilde (1814); Manuel du droit de change (Leipzig, 1824); Précis de la constitution juridique de la Saxe (Leipzig, 1829); Encyclopédie des droits et des lois du change (Leipzig, 1831) ; le Contrat commercial par rapport au commerce (Leipzig, 1838); Principes légaux du commerce de commission (1839), etc.
TREITSCUKE (Henri-Gotthard de), historien et publiciste allemand, né à Dresde en 1834. Il étudia les sciences politiques aux universités de Bonn, de Leipzig, de Tubingue et d'Heidelberg, et débuta dans la littérature par deux recueils de poésies, publiés sous les titres de Poésies patriotiques (Gœuingue, 1856), et à'Etudes (1857). En 1858, il prit ses grades à Leipzig avec une thèse sur la Science de la société, fit ensuite à l'université de celte ville des cours libres sur l'histoire des théories politiques, sur l'histoire comparée des constitutions anglaise et française, etc., et à l'académie agricole de Lntzschena des cours d'économia nationale. En 1863, il fut nommé professeur extraordinaire à l'université de Fribourg en Brisgau, mais se démit de sa chaire après la décision de la Confédération (14 juin 1866), qui amena l'explosion de la guerre austro-prussienne. Vers la fin de la même année, il fut appelé à une chaire d'histoire à l'université de Kiel, et passa, en 1867, à celle de la même Faculté à Heidelberg, où son enseignement eut le plus grand succès. Nommé, en 1871, député au Reiehstag allemand, il est allé siéger dans les rangs des nationaux libéraux, qui appuient la politique de Al. de Bismarck. En janvier 1S75, il a publié dans la Revue prussienne un article qui a fait sensation, et dans lequel il considère l'empire allemand comme une monarchie nationale s'appuyant sur des institu-
TREÎ
iions fédérales. D'après loi, la souveraineté appartient, non k l'ensemble des pouvoirs territoriaux, mais a l'empire, de sorte que les droits souverains des Etats particuliers peuvent être diminués et même supprimés par l'empire, et cela contre la volonté de ces Etats. On a de lui : la Saxe sous l'administration de Beust, opuscule qui fut inséré dans les Annales prussiennes (1862) et auquel le gouvernement saxon crut devoir répondre par une réfutation officieuse ; la Solution de la question du Slesvig-IIolstein (Berlin, 1865), brochure dirigée contre- Hœusser, et dans laquelle l'auteur demande l'incorporation des duchés à la Prusse; ['Avenir des États moyens du nord de l'Allemagne (Berlin, 1866); la Guerre et la réforme de la Confédération (Berlin, 1866); Etudes historiques et politiques (Leipzig, 1865 ; 1868, 4e édit.), etc. M. Treitschke est, en outre, depuis 1858, l'un des collaborateurs les plus actifs des Annales prussiennes, dont il a eu quelque temps la rédaction en chef.
TREIZAIN s. m. (trè-zain — rad. treize). Numism. Monnaie qui valait 13 deniers : Chacun des parents de la rosière recevait un
. TREIZAIN.
TREIZAINE s. f. (trè-zè-ne — rad. treize). Réunion de treize objets semblables : Une TREIZAINE de poires. Une treizaine de cartes.
TREIZE adj. (trè-ze — lat. tredecim ; de très, trois, et de decem, dix). Dix et trois: Treize personnes. Ceux qui ont l'esprit faible et superstitieux évitent de se ïrouuer trtcizb à table. (Acad.) Le nombre treIzk n'est à craindre qu'autant qu'il n'y aurait à manger que pour douze. (Grimod de La Reynière.)
Quoi ! mes amis, nous sommes treize à table, Et devant nous le sel est répandu !
BÉRANOER.
— Treizième : Chapitre treize. Grégoire treize ou Grégoire XIII. Louis treize ou Louis XIII.
— s. m. Nombre composé de dix plus trois unités : Treize est un nombre premier.
— Treizième jour du mois : Il m'a écrit le treize avril.
— Jeux. Sorte de jeu de cartes et de hasard, qui est ainsi appelé du nombre de cartes que l'on tire à chaque coup.
— Encycl. Jeux. Le jeu du treize se joue avec un jeu complet, entre un banquier et un nombre indéterminé de pontes. On tire au sort à qui tiendra la banque le premier. Cela fait, chaque ponte met sur le tapis, devant lui, une somme quelconque, qui peut être représentée par des jetons auxquels on a assigné l'avance une valeur de convention; puis, le banquier tire et retourne treize cartes l'une après 1 autre, en disant tout haut: as, à la première; deux, à la seconde ; trois, à la troisième....; valet, à la onzième; dame, à la douzième, et roi à la treizième. S'il a la chance de retourner une des cartes qu'il nomme ; si, par exemple, au moment où il dit « quatre, » il retourne précisément un quatre, il gagne aussitôt le coup et prend tout ce que les pontes ont joué. Ceux-ci font alors de nouveaux enjeux, et il procède à un second coup avec les cartes qui lui restent. Si, au contraire, le banquier retourne les treize cartes sans en amener aucune telle qu'il l'a désignée, il double les mises de tous les pontes et passe la main à son voisin de droite. Il arrive quelquefois, quand le banquier gagne et recommence plusieurs fois, qu'il n'a pas assez de cartes pour étendre s'en appel nominal depuis l'as jusqu'au roi. Dans ce eus, il prend les cartes déjà jouées, remêle, fait couper de nouveau, et continue le coup en le reprenant au point où il l'a laissé.
Treize (les), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Duport, musique de F. Halévy ; représenté à l'Opéra-Comique le 15 avril 1839. L'idée de cet ouvrage a été prise dans une nouvelle de Balzac. Treize jeunes gens de la noblesse napolitaine se sont associés pour se livrer à toutes sortes d'équipées galantes. Deux d'entre eux, poursuivant une jeune couturière de la rue de Tolède, sont mystifiés par un aubergiste. La donnée du livret est presque intolérable ; mais elle n'a pas empêché Halévy d'écrire une partition remarquable par la délicatesse de l'orchestration, l'originalité desrhythmes, la nouveauté des effets d'accompagnement. Le compositeur, après avoir montré les qualités les plus variées dans le Dilettante d'Avignon, la Langue musicale, l&Juive, l'Eclair, Cuido et Ginevra, a prouvé dans les Treize qu'il ne reculait pas devant les innovations hardies. Le public ordinaire de l'Opéra-Comique fut un peu dérouté par le luxe inusité des combinaisons harmoniques qui lui étaient offertes, et cet ouvrage, très-estimé de3 connaisseurs, n'eut pas qn grand succès. Nous appellerons l'attention du lecteur sur l'ouverture d'abord, ensuite sur la ballade : Il est dans Naples la jolie, et sur le finale du premier acte, où se trouve ce trio charmant : Trouble extrême, elle est là. Le quatuor qui termine le deuxième acte : O ciel t quoi! me voilà marquise 1 est spirituel et d'un bon effet scénique; l'air chanté par lsella: Oui, je suis une grande dame, est le morceau le plus connu de l'ouvrage. Le troisième acte renferme en outre deux duos fort bien faits, mais dont le
TREI
dernier a paru trop long. Chollet, Mocke:-, Henri, Fleury, Mme Jeuny-Colon, Lcplus ont interprété cet ouvrage.
Treize (procès des). Le gouvernement de Napoléon III, irrité des succès remportés à Paris par l'opposition lors des élections au Corps législatif de 1863 et attribuant ces succès à la propagande faite par le comité électoral de Paris, résolut, pour couper court au (langer que cette propagande pouvait lui susciter dans l'avenir, de recourir à l'intimidation judiciaire. Huit jours avant l'élection complémentaire du 20 mars 1864, une perquisition fut faite par la police chez M. Dréo, gendre de M. Garnier-Pagès, candidat républicain (13 mars). On s'empara de sa correspondance, même de lettres de sa femme à sa mère, et jusqu'au 6 juin suivant on fit des perquisitions chez MM. Ca'rnot, Floquet, Clamageran, Ferry, André Pasquet, etc.; on crocheta les serrures, on força les meubles et on enleva un grand nombre de papiers étrangers à l'affaire. A la suite d'une instruction judiciaire, MM. Garnier-Pagès et Carnot, députés ; Dréo, Hérold, Clamageran, Kloquet, Ferry, Durieu, Corbon , Jozon, Hérisson , Melsheim et Bory furent cités à comparaître le 5 août 1864, devant la sixième chambre du tribunal de la Seine, sous l'inculpation d'avoir fait partie d'une société non autorisée do plus de vingt membres. MM. Marie, Jules Simon , Edouard Charton et Henri Martin, membres du comité électoral, qui n'avaient point été compris dans les poursuites, protestèrent aussitôt contre une décision qui les séparait de personnes dont ils avaient partagé ta responsabilité. Le procès dit des Treize, du nombre des inculpés, eut un grand retentissement, parce que, d'une part, il mettait en jeu la liberté électorale et, de l'autre, montrait à quels moyens le pouvoir avait recours pour entraver l'exercice du suffrage universel. Au début du procès, M. Garnier- Pagès lut une énergique protestation contre la saisie de papiers de toutes sortes relatifs à l'élection du 20 mars, puis on interrogea les accusés. Dans son réquisitoire, le ministère public s'attacha à appuyer devant le public sur l'existence de certaines dissidences .qui s'étaient produites dans le parti démocratique. M. Jules Favre, un des défenseurs, se chargea de lui répondre, Sa plaidoirie fut admirable. 11 démontra qu'uu comité qui prépare les élections ne fait pas une chose défendue; que la loi, interprétée tant dans son texte que dans la pratique, lui reconnaît ce droit, 11 fit ressortir ce qu'il y avait d'étrange dans cette porsuite de treize personnes, accusées d'avoir fait partie d'une association politique qui, aux termes de la loi, ne pouvait être poursuivie que si elle comprenait vingt et un membres, et montra que, pour compléter ce chiffre légal, sans lequel la prévention n'aurait osé se produire, il fallait faire outrage au bon sens et k l'équité et aller jusqu'à renverser tes règles de l'arithmétique la plus élémentaire. Après la suspension d'audience qui suivit cette plaidoirie, Berryer se leva et fit la déclaration suivante : a Tous les défenseurs des prévenus, obéissant à la vive et profonde émotion qui les a saisis après la magnifique harangue que vous venez d'entendre, m'ont chargé de déclarer au tribunal qu'il leur était impossible de rien ajouter à ce qui vient d'être dit avec tant d'éloquence. Nous renonçons donc à la parole, convaincus qu'il n'y a pas un juge dans notre pays qui puisse prononcer une condamnation, > Les Treize n'en furent pas moins condamnés solidairement chacun a. 500 francs d'amende.
TREIZE-ILES ou I1101LEN, groupe de petites îles de la Polynésie, dans l'archipel des Carolines, par 70 16^ de latit. N. et 142» 6' de longit. E. ; 3,000 hab. environ. Le gouvernement espagnol y envoya, en 1710, des jésuites missionnaires qui ne purent y rester longtemps; mais d'autres vinrent les remplacer, qui, s étant aperçus de la pauvreté de ces lies, en firent part à leur supérieur, qui les rappela, et- depuis 1720 les Espagnols les ont abandonnées.
TREIZIB s. f. (tré-zî). Bot. Genre d'euphorbiacées , détaché du genre euphorbe, et comprenant deux espèces.
TREIZIÈME adj. (trè-ziè-me — rad. treize). Qui occupe un rang marqué par le nombre treize, dans une série dont les termes sont marqués par la suite naturelle des nombres : ' Le treizième chapitre. Le treizième jour. Etre treizième sur la liste. Il vivait au treizième siècle. Il est dans sa treizième année.
— Qui est contenu treize fois dans un tout : La treizième partie de 91 est 7,
— s. m. Teizième jour du mois : Le treizième du mois, il Emploi vieilli.
— Treizième partie d'un tout : ZcTReizièmb de 117 est 9.
— Féod. Droit de treizième, Droit des seigneurs féodaux ou censuels à la treizième partie du prix de la vente des héritages qui relevaient d'eux.
— Comm. Unité qu'on donne gratuitement k l'acheteur pour chaque douzaine qu'il achète.
— s. f, Mus. Intervalle de sixte redoublée.
— Gramm. Employé comme substantif et suivi de la préposition de et d'un autre substantif, treizième devient un véritable eolleo-
TREL
tif. Il suit alors les règles données au mot