COLLECTIF
TREIZIÈMEMENT adv. (trè-ziè-me-man — rad. treizième). En treizième lieu.
TRÉJETAGE s. m. (tré-je-ta-ge — rad.
tréjeter ). Techn. Transvasement du verre '" destiné à la fabrication des glaces coulées, des pots où il a été fondu dans les cuvettes qui servent à l'affiner et à le verser sur la table de coulage : Le tréjëtage est ainsi appelé parce qu'il se fait en trois fois, c'est-àdire que l ouvrier plonge trois fois de suite une grande poche dans les pois et la vide dans chaque cuvette; il est peu usité' aujourd'hui, parce qu'on a reconnu qu'il y a avantage à
■ fondre le verre, à l'affiner et à le couler avec la même cuvette. (Maigne.)
TRÉJETER v. a. ou tr. (tré-je-té — de trois, et de jeter. Double le t devant une syllabe muette: Je tréjette ; nous tréjetterons). Teehn. Soumettre à l'opération du tréjëtage : TrÉjetkr le verre.
TRKLAT {Ulysse), médecin et homme politique français, né à Montargis en 1795. Il est plus-connu comme homme politique que comme médecin. Voici en quelques mots l'esquisse de la carrière agitée, mais honorablement remplie, qu'il a jusqu'ici parcourue. Chirurgien militaire en 1813, il lit en cette qualité la campagne de France, et, rendu à . ses études médicales, il passa plusieurs années comme interne a la maison royale de Charenton. En 1821, il fut reçu docteur. Doué de ce caractère froid et réfléchi qui unit la persévérance au courage, il prit de bonne heure une part active aux travaux des sociétés secrètes qui préparèrent la chute de la branche aînée et le triomphe des idées libérales dont elle croyait avoir pour mission de comprimer l'essor. Fut-il trompé, en 1830, dans ses espérances? Il faut bien le croire, puisque le gouvernement de Juillet le trouva, dès 1831, parmi les opposants les plus énergiques et les plus disposés à tout sacrifier pour maintenir le pouvoir dans les voies démocratiques. Il alla rédiger à Clermont ,1e Patriote du Puy-de-Dôme; mais la circonstance dans laquelle il se signala le plus est le procès intenté en 1834, devant la cour des pairs, aux hommes de son parti, qui le choisirent pour un de leurs défenseurs. On sait quelle fut l'issue de ce procès; nonseulement il n'obtint point l'acquittement de ses coreligionnaires politiques, mais il fut lui-même condamné et paya son dévouement de trois années de détention et de 11,000 fr. d'amende. Rendu à la liberté, il recommença la lutte dans le National, dont il fut quelques années un des principaux rédacteurs. Mais, reconnaissant sans doute, comme bien d'uutres, qu'il est prudent de laisser aux seuls progrès des lumières le soin des améliorations sociales auxquelles a droit le peuple, il aban- ■ donna la politique et rentra dans la carrière médicale par le poste de médecin adjoint de la division des aliénés de la Salpêtrière, qu'il obtint au concours en 1838.
Lorsque la révolution de 1848 éclata, Trélat se Lrouva naturellement porté aux affaires
■ avec ses amis du National. Après avoir été commissaire général avec pouvoirs illimitée dans les départements de l'Allier, du Puyde-Dôme, de la Creuse, de la Haute-Vienne, il revint à Paris,' où il devint maire du XI le arrondissement et colonel de la cavalerie de la garde nationale. Nommé représentant du peuple à la Constituante par les électeurs du Puy-de-Dôine, Trélat se vit porté à la vice-présidence de l'Assemblée, puis reçut le portefeuille des travaux publics, qu'il garda du 12 mai au 18 juin 1848. Pendant son cqjart passage au ministère, il eut à lutter contre les difficultés de tout genre que présentait l'institution menaçante des ateliers nationaux et lit enlever leur directeur, Emile Thomas, qu'il envoya à Bordeaux, "sous le prétexte, consigné dans le Moniteur du lendemain, d'y remplir une ■ mission extraordinaire. «Lorsqu'il eut déposé son portefeuille, Trélat continua à soutenir de ses votes les idées républicaines et démocratiques. Non réélu a l'Assemblée législative, il reprit ses fonctions à la Salpêtrière, où il est resté depuis lors constamment attaché. Le 30 juillet 1871, M. Trélat fut nommé membre du conseil municipal de Paris pour le quartier du Panthéon. M. Trélat a peu écrit en médecine. Outre quelques articles qu'il a fournis, en 1826 ou 1827, au Journal du Progrès, nous citerons de lui : un Précis élémentaire d'hygiène (1825), avec M. Bûchez; De la constitution du corps des médecins et de l'enseignement médical (1828); un mémoire intitulé: Recherches historiques sur la folie (1839), qui avait déjà été publié en partie dans le Journal du Progrès; Des causes de la folie (185C); la Folie lucide (1861, in-s°), etc.
TRÉLAT (Emile), architecte, fils du précédent, né à Paris en 1821. Elève de l'Ecole centrale, il prit le diplôme d'architecte, devint en 1842 architecte inspecteur de la restauration du château de Vaux-Praslin, puis architecte adjoint de Seine-et-Marne, collabora au projet d'achèvement du-Louvrede Visconti et fut nommé membre du conseil d'hygiène publique de France. Après le coup d'Etat de 1851, M. Trélat refusa de prêter serment, ce qui lui fit perdre ses positions officielles. Il fit alors les études architecturales du chemin de fer projeté entre Lille et
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Strasbourg, le projet de l'aménagement de la place des Quinconces, à Bordeaux, et travailla à celui des Halles centrales de Paris. Nommé en 1854 professeur de construction civile au Conservatoire des arts et métiers, il devint peu après architecte adjoint de la commission de l'Exposition universelle de 1855, membre du jury de cette Exposition, puis membre du conseil de la Société d'encouragement, architecte de deux chemins de fer italiens (1856-1860), membre du jury de l'Exposition universelle de Londres (1862). En 1865, il fonda l'Ecole spéciale d architecture, dont il prit la direction et où il fait un cours de théorie d'architecture. Pendant le siège de Paris (1870), il s'engagea dans la mobile , devint capitaine et fut promu officier de la Légion d'honneur. Depuis lors, il a été nommé membre du conseil des travaux et architecte en chef du département de la Seine. M. Emile Trélat a publié, entre autres ouvrages : le Théâtre et l'architecte (1860, in-80); Etudes architecturales à Londres en 1852 (1863, in-so); l' Ecole centrale d'architecture (18G4, in-8o); Y Enseignement des beauxarts (1864, in-8°), etc.
TKIÎLAT (Ulysse),chirurgien, frèredu précédent, né à Paris en 1828. Reçu docteur à Paris en 1854, il devintsuccessivement agrégé de la Faculté en 1857, chirurgien de l'hôpital de la Pitié (1860), puis de la Charité. Au début de la guerre de 1870, il fut mis a la tête de la cinquième ambulance qui, après la désastreuse capitulation de Sedan, fut quelque temps retenue prisonnière sur la frontière belge. De retour à Paris, il devint membre du conseil général de l'assistance publique. Professeur de pathologie chirurgicale à la Faculté de médecine le 24 juin 1872, il a éLé nommé, en 1874, membre de l'Académie de médecine. On lui doit : Sur la nécrose par le phosphore (1854) ; Sur l'œsophagolomie interne (1870) ; Sur la nécrose phosphatée (1874, in-so); Réforme de L'enseignement de la médecine (1874, in-8°), etc.
TRÉL1NGAGE s. m. (tré-lin-ga-ge). Mar.
Gros lilin ou bridure qui attache les bas haubans de bâbord avec ceux de tribord, dans les navires à traits carrés, il Faux trélingaije, Filin qui unit provisoirement les haubans de bâbord à ceux de tribord, au-dessus du trélingage régulier,
TRÉLINGUER v. a. ou tr. (tré-lin-ghé). Mar. Consolider, roidir par un trélingage : Trélinguer les haubans.
TRELIS (Jean-Julien), littérateur français, né à Alais en 1757, mort à Lyon en 1831. 11 était fils d'un protestant qui avait connu Voltaire et qui lui inculqua les idées philosophiques du temps. Lorsqu'il eut terminé ses études, Trelis se rendit à Paris, entra en relation avec d'Alembeit , puis revint à Alais. Chaud l'artisan de la Révolution, il devint en 1790 un des administrateurs du Gard, se vit accusé de modérantisme en 1793 et dut quitter la Franco, où il revint après le 9 thermidor. 11 s'occupa alors de travaux littéraires, devint bibliothécaire de Nîmes sous le Consulat, puis membre et secrétaire de l'Académie de cette ville. Lors de la terreur blanche qui suivit la seconde Restauration, Trelis, ne se trouvant plus en sûreté dans le Gard, alla hiibiter Clermont, puis Lyon, où il se fixa, et fut nommé secrétaire perpétuel de l'Académie de cette ville. Outre un grand nombre de mémoires et d'ouvrages restés manuscrits, on lui doit : Notice des travaux de l'Académie du Gard (1809-1810) et une traduction des Satires de l'Ar.ioste (Lyon, 1826, in-8°).
T11EI.LON (Claude db), poëte français qui vivait au xvie siècle. L'abbé Goujet, qui l'a tiré d'uu long oubli, n'a pu découvrir l'époque de sa naissance ni celle de sa mort. Il était, croit-on, d'Angouléme et il suivit la carrière des armes. Les ouvrages de Trellon ont eu huit ou dix éditions. La première, qui parut à l'insu de l'auteur, est intitulée : le Premier livre de la flamme d'amour, avec l'Histoire de Pudre Miracle et de l'amant fortuné, en prose, plus diverses poésies (Paris, 1591, in-8°). Le seul ouvrage avoué par Trellon est celui qu'il publia lui-même sous le titre de : le Cavalier parfait du sieur Trellon, où sont comprises toutes ses œuvres (Lyon, 1537, in- 12).
TRÉLON, anciennement Terluinum , ville de France (Nord), ch.-l. de cant., arrond. et à 14 kilom. d'Avesnes; pop. aggl., 2,526 hab. — pop. tôt,, 3,000 hab. Haut fourneau ; fabrique de verre, filature de laine, fabriques de briques, scieries de marbre, etc.
TRÉLU s. m. (tré-lu — du vieux verbe Ire-
luire). Eblouissenient. il Vieux mot.
— Avoir le trélu, Avoir la berlue, voir les choses autrement qu'elles ne sont. Il Vieille loc.
TRÉMA s. m. (tré-ma — du gr. tréma, point, proprement trou; de treâ, je perce). Gramra. Signe orthographique, figuré par deux points qu'on place horizontalement audessus d'une voyelle, et qui, eu français, indique que cette voyelle doit être, dans la prononciation, séparée de la voyelle suivante ou précédente : Haïr et ïambe prennent des
TRÉMAS.
— Adjectiv. Marqué d'un tréma : Un e
TRÉMA. Un X TRÉMA. Des U TRÉMA.
— Encycl. Gratmn, La seule règle générale qu'on puisse donner sur l'emploi du tréma
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est celle-ci : Lorsque deux voyelles se suivent et qu'elles doivent appartenir à deux. syllabes différentes, si, pour les Ipersonnes ui ne connaissent pas bien la prononciation,
y a danger à ce qu'elles réunissent les voyelles en une diphthongue, on doit mettre un tréma sur l'une des deux, et te plus souvent sur la seconde. A cette règle générale; qui suppose évidemment une connaissance parfaite de la prononciation, on peut ajouter les remarques particulières suivantes :
Les adjectifs en gu font leur féminin en gué avec tréma sur l'e .• aigu, aiguë; exigu, exiguë; et, s'il existe un substantif, formé 'par l'addition de la finale ité, on met un tréma sur lï de cette finale : contiguïté, exiguïté. Les verbes arguer, rédarguer, prennent un tréma sur l'e ou sur lï au présent et à. l'imparfait de l'indicatif et auprésentdu subjonctif : J'arguë; nous arguions. Les verbes en ouer et quelques verbes en uer prennent un tréma sur lï aux deux premières personnes du pluriel de l'imparfait de l'indicatif et du présent du subjonctif : Nous avouions; nous tuions; vous vous évertuiez; que vous jouiez. Le verbe hair prend le tréma partout, excepté dans les formes hais, hait. Dans les mots où la voyelle o se trouve suivie d'un e, cette dernière voyelle prend un tréma si elle doit être prononcée comme è, avec accent grave : Poème, poète ; mais si elle doit être prononcée comme ê, avec accent aigu, ou ê, avec accent circonflexe, c'est ordinairement l'accent qui doit être employé : Poésie, poêle. Enfin, tous les mots dans lesquels les terminaisons oïde, oïdal expriment une idée déforme, de similitude, prennent un tréma sur lï" : Uélicoïde, cycloïde, cycloïdal.
Voici la liste, aussi complète que nous avons pu la faire, des mots qui prennent un tréma en dehors des règles particulières que nous venons de donner :
Aï, aïe, aïeul et aïeule, baïanisme, baïapua, baïoque, baïonnette, caïca, caïd, caïeu, eaïmacan, caïman, calque, Coïmbres , co'ûicidemmetit, coïncidence, coïncident, Cuïn , oaïncique, caïnite, Caîphe, coïncider, coïnculpé, coïndicant, coïndication, coïndiquer, coïnquination, coïnquiner, coïntéressé, coïntéresser, ooïon, colonnade, coïonner, coïonnerie, coïruna, coït, coïtè, coïter, coïtion, coïx, Esaii, faïence, faïencier, faïencerie, gaïac, gaïacan, gaïacène, gaïucine, gaïan, gaïlan, goéland, goélette, goëraon, haï, haïe, haïk, Haï-nan, haïssable, Haïti, Haïtien, hébraïque, hébraïsant, hébraïser, hébraïsme, hémorroïdal, hémorroïdes, hémorroïsse, ïambe, ïambique, inouï, inouïsme , Israël, Jnïre, jaïet, Jaïtze, judaïque, judaïquement, judaïsant, judaïser, judaïsmejudaite, Kaïa, Kaïda, Kaïor, Kaïr, Kaïtra, laïc.Iaïca), laïcité, laïcocéphale, Laïs, maïs (céréale), Moïse, moïsiaque, mosaïque, mosaïsme, mosaïste, naïa, naïade, naïade, uaïdé, naïdin, naïf, naïophyte, naïpe, naïque, naïr, naïs, naïvement, naïveté, Noël, oïno (préfixe exprimant l'idée de vin), ouï (participe de ouïr), ouïcou, ouï-dire, ouïe, ouïr, païen, perspicuïté, ptolémaïque, Ptolémaïs, ptolémaïte, raïa, Samoïède, Saïgon, saïmiri, saïque, Suis, saïtique, Saill, stoïcien, stoïcisme, stoïcité, stoïque, taïaut, taïboa, taïcoun, Taïti, taïtien, troSne, voïvode (on dit mieux voyvode), Zoïle, zoïsile.
TRÉMADEUKU (Sophie Ulliac), femme de lettres. V. Ulliac-Trémadeure.
TRÉMADOC, bourg d'Angleterre, principauté de Galles, dans le comté de Carnarvon, sur la mer d'Irlande, 2,000 hab. Son port peut recevoir des bâtiments de 300 tonneaux.
TRÉMAÈRE s. m. (tré-ma-è-re — du gr.
tréma, trou ; aêr, air). Entom. Stigmate du thorax des insectes.
TRÉMAIL s. m. (tré-mall; U mil.). V. travail.
TRÉMAILLADE s. f. (tré-ma-lla-de ; Il mil.). Pêche. Grand filet de pèche formé de plusieurs nappes réunies.
TRÉMA1LLÉ, ÉE (tré-ma-llé ; Il mit). Syn.
de TRAMA ILLÉ.
TRÉMA1LLON s. m. (tré-ma-llon ; Il mil.), Syn. de tramaillon.
TREMAÏNE s. m. (tre-mè-ne). Bot. Nom vulgaire du trèfle.
TRÉMANDRACÉ, ÉE adj. (tré-raan-dra-sé).
Bot. Syn. de trémandre.
TRÉMANDRE s. m. (tré-man-dre — du gr.
tréma, trou; anèr, mâle). Bot. Genre d'arbrisseaux, type de la lainiile des trémandrées, originaire de l'Australie.
TRÉMANDRE, ÉE adj. (tré-man-dré — rad.
trémandre). Bot, Qui ressemble ou qui se rapporte au trémandre.
— s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre trémandre.
— Encycl. Les trémandrées sont des arbustes à feuilles alternes ou verticiliées, simples ou dentées, souvent munies de poils glanduleux. Les fleurs, solitaires à laisselle des feuilles, ont un calice de quatre ou cinq sépales inégaux, caducs ; une corolle de quatre ou cinq pétales; huit à dix étamines, groupées par paires qui sont opposées aux pétales ; un ovaire comprimé, à deux loges contenant chacune deux ou trois ovules, surmonté d'un style simple, terminé par un ou deux stigmates. Le fruit est une capsule com-
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primée, à deux loges, renfermant chacune ordinairement deux graines, à embryon entouré d'un albumen charnu. Cette petite famille, qui a des affinités avec les fumariacées et les polygalées , comprend les genres trémandra et tétralhèque, dont les espèces habitent l'Australie méridionale et la Tasmanie ; on ne connaît pas leurs propriétés. Quelques-unes de ces plantes sont cultivées dans nos serres.
TRÉMANTBE s., m, (tré-man-te — du gr.
tréma, trou ; anlhos, fleur). Bot, Genre d'arbrisseaux, de la famille des méliacées, regardé par plusieurs auteurs comme une simple section du genre styrax.
TRÉMAPNÉ.ÉE adj. (tré-ma-pné). Ichthyol, Syn. de TRÉMATOPNÉ.
TRÉMAT s., m. (tré-ma). Navig. fluv. Nom donné à des bancs de sable qui se forment dans les tournants de la basse Seine. Il On dit aussi trkmatb s. f.
TRÉMATAGE s. m. (tré-ma-ta-je — rad.
trémater). Navig. fluv. Action de trémater : Les bateaux chargés de marchandises poitr le compte de l'Etat, ou chargés de farines, sucres, chaux vive ou poisson frais, ont droit di trématage sur tous autres.
TRÉMATE s. f. (tré-ma- te). V. trémat.
TRÉMATER v. n. ou intr. (tré-ma-té — rad. trémat). Navig. fluv. Doubler les bancs de sable appelés trémats. U Passer en avant d'uu bateau ou d'un train qui avait l'avance : Aux éeluses, les bateaux de l'Etat ont droit
de TREMATER.
TRÉMATISER v. a. ou tr. (tré-ma-ti-zé — rad. tréma). Gramm. Marquer d'un tréma : On trématise rarement la première voyelle.
TRÉMATOBRANCHE adj. (tré-ma-to-branche — du gr. tréma, trou; bragehia, branchies). Zool. Dont les branchies communiquent avec l'extérieur par un ou plusieurs trous.
TRÉMATODE adj. (tré-ma-to-de — du gr.
trématodes, percé). Zool. Qui est percé de plusieurs trous.
— s. m. pi. Groupe d'entozoaires, comprenant des vers allongés ou discoïdes,
— Encycl. Les trématodes sont androgynes, d'une consistance mollasse, à corps aplati, quelquefois cylindrique et effilé, et, dans d'autres cas, gros et ramassé. Tous sont munis deventouses ou de suçoirs qui servent à les fixer aux viscères des animaux sur lesquels ils vivent en parasites. Les trématodes, qui sont nombreux, ont beaucoup de rapports avec les annélides de la famille des sangsues, mais ils sont plus simplement constitués. Dans les plus compliqués, tels que les diplostomes, l'appareil de la digestion se compose d'une bouche suivie d'un œsophage, d'où partent deux intestins terminés en cul-de-sac. Un système vasculaire très-complexe parait être en rapport avec cet œsophage et se terminer en arrière dans un réservoir ouvert postérieurement au moyen d'un pore, que l'on a pris souvent pour un anus. Les organes de la reproduction sont très-développés et l'hermaphrodisme est plus ou moins complet. Les genres de trématodes sont très-nombreux ; parmi eux, nous citerons : 1<> la douve ou distome,' qui ressemble à une petite feuille ovale antérieurement, pointue en arrière et qui est très-commune dans le foie du mouton, du cheval, du cochon et du bœuf. La douve possède deux ventouses, une antérieure et une sous le ventre; 2°* les festucaires ou moiwstomes, qui n'ont qu'une seule ventouse située à la partie antérieure du corps. On les trouve sur les oiseaux, les reptiles et les poissons; 3» les amphistomes, qui ont une ventouse a chaque extrémité du corps et qui sont parasites Ues mammifères et des oiseaux en général,
TRÉMATODÈRE s. m. pi. (tré-ma-to-dère — du gr. tréma, trou; dêrê, cou). Erpét. Genre de batraciens urodèles.
TRÉMATODON s. m. (tré-ma-to-don — du gr. trênia, trou ; odorus, dent). Bot. Genre de mousses, de la tribu des dicranées, comprenant trois espèces, dont deux croissent eu Europe.
TRÉMATOPHORE adj. (tré-ma-to-fo-re — du gr. tréma, trou; phoros, qui porte). Hist. nat. Qui est percé de trous.
TRÉMATOPNÉ, ÉE adj. (tré-ma-to-pné — du gr. tréma, trou ; pneâ, je respire). Ichthyol. Se dit des poissons dont l'appareil branchial s'ouvre au dehors par des trous arrondis. ■ — s. m. pi. Syn. de chohdroptbeygiens ou poissons cartilagineux.
TRÉMATOPS1S s. m. (tré-ma-to-psiss — du gr. tréma, trou; opsis, aspect). Ichthyol. Genre de poissons gymnodontes.
TRÉMATOSACRE s. m. (tré-ma-to-sô-re — du gr. tréma, trou ; sauros, lézard). Erpét. Genre de reptiles sauriens.
TllEMBECKI (Stanislas), poète polonais, né dans le district de Cracovie en 1734, mort en 1812. Il passa une grande partie de sa jeunesse à visiter les différentes contrées de l'Europe, résida longtemps à la cour de Louis XV, puis à celle de Stanislas, dont il fut le chambellan à Nancy, et passa ses dernières années dans une retraite absolue. A une certaine époque de sa vie, il fit preuve d'une abstinence singulière et , pendant trente ans , ne fît usage ni de vin ni de
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nourriture animale; ce qui Jui valut, de la part de Stanislas, le surnom de Pyiiingore. Plus tard, il renonça à ce régime, qui ne semble pas avoir eu grande influence sur son tempérament, car on rapporte qu'il n'eut pas moins de trente duels, tous amenés pat- des causes galantes et desquels il sortit toujours vainqueur. Parmi ses œuvres poétiques, on regarde comme son chef-d'œuvre le poème intitulé Zofijowka, qui est la description de la magnifique propriété de ce nom située dans l'Ukraine et qui appartenait à la famille Potocki. Les œuvres de Trembeeki forment deux volumes de la Bibliothèque des classiques polonais publiée par Bobrowicz.
TREMBLADE (la) , ville de France (Charente-Inférieure) , ch.-l. de cant., arrond. et à 6 kilom. de Marennes, sur la rive gauche de la Saudre- pop. aggl., 2,423 hab. — pop. tôt., 2,636 hab. Brûleries d'eau-de-vie, commerce de sel, de vin, de vinaigre, d'huîtres vertes; construction de navires; petit port très-fréquenté à l'embouchure de la Seudre, dans l'Océan; établissement de bains de mer assez fréquenté. La Tremblade est une ville relativement moderne; elle date de la soumission du calvinisme ; elle. s'agrandit au xvio siècle, par suite des émigrations du bourg d'Arvert, dont les habitants vinrent chercher un port et un centre d'affaires commerciales plus près des rives de la Seudre, A cette époque, La Tremblade était le séjour d'une riche et puissante bourgeoisie; ses maisons, presque toutes bâties a la fin de ia Renaissance, avec leurs jardins séculaires plantés d'arbousiers et de genêts d'Espagne, indiquent d'une manière certaine la date de sa prospérité. Avant l'établissement de Rochefort, le port de La Tremblade était le plus considérable de la province; les vaisseaux de ligne y étaient armés. La révocation de l'édit de Nantes porta un coup fatal au commerce de La Tremblade, dont les familles protestantes se dispersèrent. Cependant, au xviiib siècle, le sel et ï'eau-de-vie continuaient' a être l'objet d'une industrie assez active. Les deux, cinquièmes du territoire de La Tremblade consistent en marais salants, vignes et champs de culture. Le surplus est envahi par des dunes immenses, qui s'élèvent à une hauteur de 62 mètres et qui ont déjà recouvert le bourg d'Anchoisne et Notre-Dame de Buze. Une forêt de chênes, dite forât de Satiste, située au N.-E.- de l'église de Buze, a été également ensevelie par les sables, qui plus loin encore ont de même envahi la Forge-à- Mathieu et un étang poissonneux. La Tremblade, dont le commerce essaye de se relever depuis quelques années, possède aujourd'hui des distilleries, des fabriques de vinaigre et une verrerie à bouteilles. Elle est devenue une station de bains de mer, dont la plage immense, bien abritée et parfaitement lisse convient surtout aux enfants, '
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TREMBLAIE s. f. (tran-blè — rad. tremble). Terrain planté de trembles.
TREMBLANT, ANTE adj. (tran-blan, an-te — rad. trembler). Qui tremble; qui est agité de petits mouvements rapides, saccadés convulsifs : Un pont tremblant. Une maison