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TRICALA, TRIKALA ou T1RHALA (Tricca), ville de la Turquie d'Europe, sur le penchant d'une montagne au sommet de laquelle on voit les ruines d'un ancien château, près de la rivière du même nom (l'ancienne Le t liens), affluent de la Salembria; l,20p hab. Elledonne son nom à un livah de l'eyalet de Janina, à 88 kilom. S.-E. de laquelle elle est située, et commande l'entrée de la Thessalie par le vallon du Pénée. Des' mosquées, des bains, un bel édifice couvert en plomb qui renferme une école supérieure, de nombreux jardins l'embellissent et la font comparer à Damas. Il y existe des teintureries de coton, mais le commerce y est peu important.
TRICALA (livah de). Il est situé jntre les eyalets de Salonique et de Volo à l'E., le royaume de Grèce au S., leslivahs de Janina et d'Aarta à l'O., embrasse toute la Thessalie et une partie de la Macédoine; ch.-l., Larisse. Sol fertile en céréales, huile, coton, tabac, fruits. Elève de bestiaux.
TItICALA, ville du royaume de Grèce (Morée), au pied de la montagne du même nom, sur le Xiio-Castron, à 35 kilom. O. de Corinthe; 2,000 hab.
TRICALCIQUE adj. (tri-kal-si-ke — du préf. tri, et de calcique). Chim. Se dit d'un sel calcique qui contient trois fois autant de basa que le sel neutre correspondant.
TBICAI.ET (Pierre-Joseph), théologien français, né à Dole en 1696, mort en 1761. Destiné par Sa famille à l'état ecclésiastique, il 'fut envo3-é chez les cordeliers de Nozeroy, mais il mena dans ce couvent une vie si déréglée qu'on l'en chassa. Triealet continua à se iivrer, dans le monde, aux plus grands dérèglements ; mais enfin, dégoûté de ce genre d'existence, il retourna chez les cordeliers, changea complètement de conduite et reçut la prêtrise. Par la suite, il.alla se fixer à Paris, où il devint professeur et supérieur de la communauté de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, puis grand vicaire de l'archevêque. On lui doit : Abrégé du Traité de l'amour de Dieu de saint François de Sales (Paris, 1756); Bibliothèque portative des Pères de l'Église (Paris, 1758-1762, 9 vol. in-8») ; Précis historique de la vie de Jésus (Paris, 1760); les Motifs de crédibilité (Paris, 2 vol. in-12), etc.
TRICALYSIEs. f. (tri-ka-li-zi). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des rubiacées, tribu des corféacées, dont l'espèce type croit au pays d'Angola.
TRICAMARE adj. (tri-kâ-ma-re — du préftri, et de camare). Bot. Se dit d'un fruit composé de trois camares.
TR1CAMÉRON S. m. (tri-ka-mé-ron — du préf: tri, et du lat. caméra, voûte). Archit. anc. Editice à trois voûtes superposées.
TRICAPSULAIRE adj. (tri-ka-psu-lè-re — du préf. tri, et de capsulaire). Bot. Se dit des fruits composés de trois capsules.
TRICARÉNÉ, ÉE (tri-ka-ré-né — du préf.
tri, et de caréné). Hist. nat. Qui est muni de trois carènes ou lignes saillantes.
TR1CÀP.ICO , ville du royaume d'Italie (Basilicate), a 50 kilom. O. de Matera, sur une colline des Apennins, entre le Basento et le Bradano; 7,000 hab. Evêché. On y remarque la cathédrale. Les environs sont trèsproductifs et on y engraisse une quantité considérable de porcs. Elle fut, dit-on, fondée par Diomède après la prise de Troie et colonisée par les habitants de Tricca et d'Argos.
TRICARPELMTE s. m. (tri-kar-pèl-li-te — du préf. tri, et du gr. karpos, fruit). Bot. Genre de végétaux fossiles.
TRI-CARRE s. f. (tri-ka-re — du préf. tri, et de curre). Jeux. Droit que possède, à la bouillotte, le troisième joueur, d'acheter le privilège du carré en doublant l'enjeu déjà doublé deux fois par les deux joueurs précédents, c'est-à-dire par le carré et le contrecarré. Il Exercice de ce droit, il Enjeu qui en résulte ; Quand il y a une tri-carri';, c'est le quatrième joueur qui parle le premier.
TRI-CARRÉ s. m. (tri-ka-ré). Troisième joueur, à la bouillotte, lequel est ainsi appelé parce qu'il a. le droit de se tri-carrer.
TRI-CARRER (SE) v. pr. (tri-ka-ré — rad. tri-carre). Jeux. Exercer le droit de tricarre : Je me tri-carre.
TRICARYON s. ra. (tri-ka-ri-on — du préf. tri, et du gr. karuon, noix). Bot. Syn, douteux de cicca, genre d'euphorbiacées.
TR1CASSO DA CERASARI (Patricio), mathématicien italien, né à Mantoue dans la seconde moitié du xve siècle, mort vers 1550. On ne sait presque rien de sa vie, et certains auteurs l'ont même fait vivre un siècle après l'époque à laquelle parurent ses ouvrages. Tricasso entra, à Naples, dans l'ordre des dominicains, dont faisait déjà partie un de ses oncles, avec qui on l'a souvent confondu, et s'appliqua à l'étude des mathématiques et des sciences occultes, particulièrement de la chiromancie. Ses ouvrages, qui roulent sur ces sciences, furent rigoureusement interdits par la cour de Rome. Nous citerons de lui : Exposition du livre de la chiromancie de Dartolomeo Code (Venise, 1535, in-8°); Chiromancie extraite ingénieusement des tivres d'Aristote et autres philosophes naturels (Venise, 1535, avec fig.), ouvrage souvent réédité, dans lequel ont puisé la plupart des nuteurs
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modernes qui ont écrit sur la chiromancie, et qu'un anonyme a traduit en français sous le titre de Chiromancie de Patrice Tricasss de Cerasari, Mantouan (Paris, 15*6, in-8<>, avec fig.), plusieurs fois réédité; Interprétation des songes (Venise, 1549, in -8°), traduction italienne de la version latine faite par Léo Tuscus de l'ouvrage arabe d'Achmet, fils de Sélim.
TRICASTIN, INE s. (tri-ka-stain, i-ne).
Géogr. Habitant de Saint- Paul-Trois-Chàteaux; qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Les Tricastins. La population
TRICASTINE.
TRICAGD (Anthelme), littérateur français, né à Belley en 1671, mort à Paris en 1739. I! devint abbé de Belmont, chanoine d'Ainay, à Lyon, et membre de l'Académie de cette ville, qu'il dut quitter pour avoir fait opposition à la bulle Unigenitus. Tricaud se retira alors à Paris 11735) et passa le reste de sa vie à se livrer entièrement à sa passion pour l'étude. Indépendamment de morceaux et d'articles publiés dans les Pièces fugitives (Paris, 1704-1706|, le Journal littéraire (1705), le Nouveau recueil de pièces fugitives, la Bibliothèque française de Du Suuzet, on lui • doit plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Essais de littérature pour la connaissance des livres (Paris, 1702-1704), recueil périodique; Remarques critiques t sur la nouvelle édition du Dictionnaire historique de Moreri, donnée en 1704; avec le P. Gaudin (Paris, 1706, in-12); Histoire des dauphins français et des princesses qui ont porté en France la qualité de dauphine (Paris, 1713); Histoire de la dernière révolte des Catalans et du siège de Barcelone (Lyon, 1715); Campagnes du prince Eugène en Hongrie et des généraux vénitiens en Morée (Lyon, 1716-1718, 2 vol. in-12).
TRICCA , ancienne ville de la Macédoine. V. Tricala.
TRICÉL1DE s. m. (tri-sé-H-de — du préf. tri, et du gr. kAlis, tache). Helminth". Genre de vers, formé aux dépens des planaires, et comprenant les espèces qui sont pourvues de trois yeux,
TRICÉNAIRE adj. (tri-sé-nè-re — du latiriceni, trente). Qui concerne la trentaine; qui marche par trente.
— s. m. Liturg. Série de trente messes, dites en trente jours, pour le repos de l'âme d'un défunt.
TRICENNAL, ALE adj. (tri-sènn-nal, a-le — lat. tricennalis; de trieeni, trente). Qui comprend un espace de trente ans.
— s. f. pi. Fêtes célébrées tous les trente ans, ou pour un trentième anniversaire.
TRICENTRE s. m. (tri-San-tre — du préf. tri, et du gr. kentron, aiguillon). Bot. Genre de sous-arbrisseaux,. de la famille des mêlastomacées, tribu des rhexiées, dont l'espèce type croît au Brésil.
TRICÈPHALE adj. (tri-sé-fale — du préf.
tri, et du gr. kephalê, tête). Mythol. Surnom de Cerbère, chien à trois têtes, il Surnom do Mercure, de Diane ou Hécate, comme ayant trois fonctions dans trois lieux différents.
— Hist. nat. Qui a trois, têtes ou trois sommets.
— s. m. Tératol. Monstre à trois têtes.
TRICEPS s. m. (tri-sèpss — mot lat. formé de très, trois, et de caput, tête). Mythol. rom. Surnom de Mercure, comme ayant trois fonctions différentes.
— Anat. Se dit de muscles ayant trois faisceaux fibreux à une de leurs extrémités : Muscle triceps brachial. Muscle tricep3 crural.
— s. m. Muscle triceps : Triceps brachial. Triceps crural.
— Encycl. Anat. Ce nom s'applique à deux muscles dont la partie supérieure est formée de trois faisceaux distincts. On trouve dans le corps humain deux muscles triceps, situés l'un au bras et l'autre à la cuisse. On les distingue sous les noms de triceps brachial et de triceps fémoral ou crural.
— Triceps brachial. Ce muscle est situé sur les parties postérieure et latérale de l'humérus; il est divisé supérieurement en portions interne, moyenne et externe. La portion interne, ou courte portion, s'insère à la face postérieure de l'humérus, au-dessous de la gouttière radiale, et k l'aponévrose intermusculaire interne ; la portion moyenne, ou longue portion, s'insère sur le bord axillaire de l'omoplate, immédiatement au-dessous de la cavité glénoïde ; la portion externe s'insère à la face postérieure de l'humérus , au-dessus de la gouttière radiale, et à l'aponévrose interrausculaire externe. De ces différentes insertions partent trois faisceaux fibreux qui se rapprochent i'un de l'autre pour se confondre en un seul muscle, qui vient s'implanter, par un fort tendon, à la face postérieure de l'olécrane. Le triceps brachial est recouvert en arrière par la peau et l'aponévrose brachiale ; il recouvre l'humérus, l'artère numérale profonde et le nerf radial. Les artères qui se distribuent à ce muscle viennent de l'artère axillaire et de l'artère numérale; les nerfs sont fournis par le plexus brachial ; ce sont le musculo-cutané et le radial qui, en longeant ce muscle, lui donnent quelques rameaux. L'action du triceps brachial est d'étendre l'avant-bras sur le. bras; il n'agit avec force
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que lorsque l'omoplate est fixée par d'autres muscles.
— Triceps fémoral. Les trois faisceaux qui constituent ce muscle ont reçu chacun un nom particulier; c'est ainsi qu'on a appelé vaste externe le faisceau externe, vaste interne la portion interne et droit antérieur la portion moyenne. Celie-ci, s'insère en haut, a l'épine iliaque antérieure et inférieure, par un tendon dit tendon direct, par opposition à un autre tendon dit tendon réfléchi, qui part du sourcil cotyloldien pour aller rejoindre le premier. A ce double tendon succèdent des fibres musculaires très-nombrenses et trèsfortes qui se dirigent verticalement en bas, vers la rotule, sur la partie- antérieure de la cuisse. Le vaste externe s'insère 'en haut à une crête verticale qui fait suite au bord antérieur du grand trochanter, à la base de cette éminence, sur une crête horizontale, à la ligne qui va du grand trochanter à la ligne âpre du fémur, à la lèvre externe de cette même ligne âpre, enfin aux deux tiers supérieurs de la face externe du fémur. Le vaste interne s'in.-ère en haut à une ligne qui va du col du fémur à la ligne âpre, à la lèvre interne de la ligne âpre, aux trois faces et aux bords interne et externe du fémur, qu'il enveloppe. Des deux points d'insertion, les deux portions externe et interne se dirigent obliqu'-ment en bas pour aller rejoindre la portion moyenne et former avec celle-ci un muscle unique qui va s'implanter par un fort tendon k la face antérieure de la rotule et sur la crête du tibia. Les artères du muscle triceps fémoral sont fournies par la fémorale, et les nerfs par le nerf crural. L'action de ca muscle est d'étendre la jambe sur la cuisse. Dans la marche et dans le saut, il soulève le corps ; dans ce cas, le point d'appui est pris sur le tibia; c'est ce qui explique la rupture du tendoti rotulien. Par sa longue portion, le triceps fléchit' la cuisse sur le bassin; dans la station verticale, il est antagoniste des muscles de la région postérieure de la cuisse. TRICÉRAIE s. f. (tri-sé-rô — du préf. tri, et du gr. keraia, corne). Bot. Syn. de la.cepédék, genre d'hippocratéacées.
TRICÉRAS s. m. (tri-sè-rass — du préf. tri, et du gr. keras, corne). Erpét. Genre de reptiles sauriens, du groupe des caméléons.
— Zooph. Genre d'infusoires, ou plutôt d<« spongiaires.
— Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, formé aux dépens des matthioles.
TRICÉRASTE s. m. (tri-sé-ra-ste — du préf. tri, et du gr. kerastês, cornu). Bot. Genre de plantes, delà famille des datiscées, "dont l'espèce type croît en Californie.
TRICÉRATE s. m. (tri-sé-ra-te — du préf. tri, et du gr. keration, petite eorne). Bot. Genre d'algues, de la tribu des diatomées ou bacillariées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent généralement dans les mers d'Amérique.
TRICÈRE S. f. (tri-sè-re — du préf. tri, et du gr, keras, corne). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des euphorbiacées, tribu des buxées, comprenant des espèces qui croissent aux Antilles.
TRICBRETJX adj. m. (tri-sé-reu — du préf. tri, et de céreux). Chim. Se dit d'un sel céreux qui contient trois fois autant de base que le sel neutre correspondant,
TRICÉROS s. ra. (tri-sé-ross — du préf. tri, et du gr. Aéras, eorne). Bot. Genre d'arbres, de lu famille des burséracées, dont l'espèce type croît dans la Cochinchine.
TRICHACHNÉ s. m. (tri-ka-kné — du gr.
thrix, poil ; ac/ati, glume). Bot. Syn. de panic, genre de graminées.
TRICHAIRE s. m. (tri-kè-re — du gr. thrix, poil). Bot. Genre de lichens, trouvé sur les feuilles de végétaux exotiques.
TRICHAMPHORE s. m. (tri-kan-fo-re — du gr. thrix, poil, et deampAore). Bot. Genre de champignons, de la tribu des physarés.
TRICHANTHE s. m. (tri-kân-te — du gr.
thrix, poil; anthos, fleur). Bot. Genre d'arbustes grimpants, de la famille des gesnériacées, tribu dos gesnériées, comprenant deux espèces, qui croissent à Caracas.
TRICHANTHÈRE s. f. (tri-kan-tè-re — du gr. thrix, poil, et de anthère). Bot. Genre de plantes, de la famille des zygophyllées, dont l'espèce type croît en Arabie.
TRICHAS s. m. (tri-kass). Ornith. Genre de passereaux, de la famille des sylviadées, comprenant cinq ou six espèces, qui habitent l'Amérique.
TR1CHASME s. m. (tri-ka-sme — du préftri, et du gr. chasma, ouverture béante). Bot. Genre do sous- arbrisseaux, de la famille des légumineuses, tribu des lotées, comprenant deux espèces, qui croissent sur le Caucase et au Cap de Bonne-Espérance.
TRICHAURE s. m. (tri-kô-re). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la tamille des tamariscinées, comprenant quatre espèces , dont le type croît dans l'Inde.
TRICHE s. m. (tri-che — du lat. très, trois). Jeux. Réunion d'emblée do trois cartes semblables, comme trois as, trois rois, trois dames, trois valets, etc., au roinestecq : Quand plusieurs joueurs ont des triches, le TRicilii
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composé des plus hautes cartes l'emporte. (Maigne.)
— s. f. Ornith. Nom vulgaire de la draine. TRICHECHUS s, m. (tri ké-kuss — du gr.
thrix, poil; écho, j'ai). Mamm. Nom scientifique du genre morse.
TRICHÉLOSTYLE s. m. (tri-ké-lo-sli-Ie — du gr. trichelos, velu, et de style). Bot. Section des isolépis, genre de cypéraoées.
TRICHENS s. m. (tri-kains — du gr. thrix, poil). Helminth. Genre de vers nématoïdes, peu connu.
TRICHÉOPS s. m. (tri-ké-opss — du gr.
thrix, poil ; ops, face). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des céi-ambycins,dont l'espèce type habite l'Australie.
TRICHER v. a. ou tr. (tri-ché. — Ce mot avait autrefois la signification générale do tromper, duper, décevoir. Il vient, selon Chevallet, du germanique : ancien haut allemand triugan, triegèn, trigén, tromper, duper, décevoir; ancien allemand trechen, allemand triegen, trùgen, betrùgen, anglais to trick, suédois draga, bedraga. La notion primitive est sans doute celle de nuire en général, dérivée de rompre, briser, broyer, qui est dans la racine sanscrite dhru, briser, broyer, tuer, d'où le grec thrauô, briser, broyer. Peut-être vaudrait-il mieux rapporter tricher au latin tries, embarras, intrigue, qui a donné intricare, embarrasser, embrouiller, sens voisin de tromper. Intriguer et tricher pourraient bien être proches parents). Tromper au jeu: Tricher quelqu'un. Vous me trichez.
■ — Tromper d'une matiière quelconque : Un marchand qui triche ses clients.
— v. n. ou intr. Tromper au jeu ; tromper en général : Vous trichez. Sous Louis XI V, les nobles trichaient au jeu; aujourd'hui, ils ne trichent qu'à la Bourse. (Proudh.) Tricher au jeu sans gagner est d'un sot. (Volt.) La plupart des femmes trichent au jeu et sont malhonnêtes en affaires d'intérêt. (G. Sand.) La galanterie est un jeu où tout te monde triche. (J.-B. Say.)
.... Lorsque Ton n'est pas riche, Pour soutenir son rang, il faut bien que l'on triche.
E. Auoier.
— Techn. Rendre moins sensible un défaut de symétrie, de régularité, en masquant par certains moyens détournés, par certains procédés de métier.
trichÈre s. f. (tri-kè-re). Bot. Section des knauties, genre de dipsacées,
TRICHERIE s. f. (tri-che-r! — rad. tricher). Tromperie de tricheur : Gagner par tricherie.
— Tromperie quelconque : Il est de la prudence du sage d attendre la confirmation des nouvelles publiques avant que d'y ajouter foi, et de se tenir toujours en garde contre les tricheries de la renommée. (Girard.)
— Ane. prov. Tricherie revient à son maître, Le trompeur est souvent dupe de ses propres inventions : En politique comme au jeu, la tricherie revient à son maître. (Boiste.)
TR1CHET DU FHESNE (Raphaël), bibliophile et numismate français, né à Bordeaux en 16H, mort à Paris en 1661. Le duc d'Orléans lus fil faire plusieurs voyages pour recueillir dos antiquités et des objets d'art. Lors de la création de l'Imprimerie nationale, Triehet y fut attaché comme correcteur ( 1 640), puis il devint, en 1653, bibliothécaire de la reine Christine, qu'il suivit en Italie, où il acheta pour lui et à vil prix un grand nombre de livres rares et précieux. On lui doit : Traltato délia pitlura di L. da Vinci, nuouamente dato in luce, colla vita dell' istesso autore (Paris, 1651, in- fol.); Brie f ce histoire de l'institution des ordres religieux (Paris, 1658, in-4»), traduite de l'italien de Fialetti ; Fables diverses tirées d'Esope et d'autres auteurs, avec des explications pur 11. D. F. et des figures gravées par Sudeler (Paris, 1659, in-4«).
TRJCHÉTE s", m. (tri-kè-te — du préf. tri, et du gr. chuitê, chevelere). Bot. Syn. et section des trisetums, genre de graminées.
TRICHÈTRE s. m. (tri-kè-tre — dugr. thrix, trichos, poil ; ètron, bas-ventre). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des chélonides.
TRICHEUR, EUSE s. (tri-cheur, eu-ze — rad. tricher). Personne qui trompe au jeu : Ne vous fiez pas à cet homme, c'est un trichbue. (Acad.)
— Adjectiv. Qui triche, qui aime à tricher : Homme tricheur. Femme tricheuse.
. TRICHIACÉ, ÉE adj. (tri-ki-a-sé — du gr. thrix, poil). Bot. Qui a la forme d'un cheveu,
— s. m. pi. Groupe de champignons filamenteux..
TRICHIADE adj. (tri-ki-a-de — de trichie, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au trichie.
— s. m. pi. Groupe d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, ayant pour type le genre trichie.
TR1CHIASIS s. m. .(tri-kia-ziss — gr. trichiasis, même sens ; dérivé lui-même de thrix, trichos, poil, cheveu). Chir. Renversement des cils vers le globe de l'œil, u On dit aussi
3RICHIASB.
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— Encycl. Pathol. Le tricliiasis est une maladie dans laquelle les cils, déviés de leur direction naturelle, viennent se mettre en contact avec la surface du globe de l'œil, qu'ils irritent. On l'observe plus communément à la paupière inférieure. Trois causes très-différentes peuvent le produire : 1" il peut dépendre d'un ectropion, c'est-à-dire d'un renversement en dedans du bord palpébral à la suite d'ulcères et de cicatrisation vicieuse; 2° des poils tombés peuvent repousser dans une direction vicieuse et y donner lien; c'est ce qui arrive dans le cas où il se trouve le long du bord libre des paupières du tissu modulaire induré qui se prête mal à la sortie du cil ; celui-ci fait alors un détour et va percer la portion muqueuse du rebord palpébral; 3° le trichiasis peut aussi dépendre de poils nouveaux qui, au lieu de naître sur la ligne médiane, émergent plus en dedans sur la membrane muqueuse. Lorsqu'il y a ainsi deux rangées de cils à la paupière, l'affection prend le nom de distichiasis et celui de tiistichiasis quand il y en a trois rangs. On l'appelle encore, quelquefois, phalangosis. Tantôt le trichiasis est total, c'est-à-dire que toute la rangée des cils est tournée vers la conjonctive, et tantôt il n'est que partiel, c'est-à-dire qu'un seul ou quelques-uns seulement de ces poils sont ainsi déviés. Dans cette affection, l'œil, continuellement agacé, s'enflamme en général d'une manière chronique; quelquefois pourtant la phlogose est assez vive pour entraîner avec elle de la réaction fébrile. Elle peut même être assez profonde pour ramollir la cornée, l'ulcérer, la perforer et aine-" ner la perte de l'œil. Ici, le diagnostic est facile et l'inattention seule pourrait empêcher de reconnaître la nature du mal.
Le traitement consiste à remédier à l'ectropion lui-même, s'il en existe un; mais, lorsque la déviation des poils existe sans autre lésion, on a recours à l'un des moyens suivants :
îo Renversement des cils déviés. Le procédé' le plus simple pour l'obtenir consiste à maintenir pendant quelque temps les cils renversés sur la peau de la région voisine au moyen de bandelettes aggluliiiatives que l'on colle par-dessus;- on peut encore essayer, si ces cils sont assez rapprochés les uns des autres, de les lier avec un ni de soie qu'on fixe à la joue avec un peu de poix de Bourgogne.
2° Arrachement simple des cils. (Je traitement n'est que palliatif dans le plus grand nombre des cas, car le poil arraché ne lard« pas à être remplacé par un autre qui pousse dévié dans le même sens et au même degré.
30 Arrachement avec cautérisation. En cautérisant les bulbes pileux avec une longue épingle rougie à blanc, on se propose d'empêcher que les cils ne repoussent; mais ce moyen douloureux produit rarement le résultat qu'on s'en promet.
40 Extirpation du bord des paupières. C'est un moyen qu'il faut réserver pour les cas les plus graves et les plus rebelles, soit qu'on se décide à exciser avec des ciseaux courbes tout le bord palpébral, soit qu'où ne fasse qu'une excision partielle, car cette méthode laisse toujours après elle une difformité manifeste.
5° Extirpation des bulbes ciliaires. C'est une opération bien préférable à la précédente sous le rapport des résultats définitifs ; mais son manuel opératoire très-difficile ne la met pas a la portée de tous les chirurgiens.
TRIGH1DIOK s. m. (tri-ki-di-on — du gr. thrix, cheveu). Bot. Ensemble des filaments servant à retenir les graines de certains champignons.
TRICHIE s. m. (tri-kî — du gr. thrix, trichos, poil). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées mélitophiles, type du groupe des trichiades, comprenant sept espèces, dont trois habitent l'Europe.
— s. f. Moll. Genre de mollusques gastéropodes pulmonés, du groupe des hélices ou esuurgots.
— Crust. Genre de crustacés décapodes anomoures, dont l'espèce type vit dans les mers du Japon.
TR1CH1LIE S. f. (tri-ki-lî — du gr. tria, trois; cheilos, lèvre). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des méliacées, type de la tribu des trichiliées, comprenant une vingtaine d'espèces, qui habitent -l'Amérique et l'Afrique tropicales.
— Encycl. Les trichilies sont des arbres ou des arbrisseaux, à feuilles ternées ou imparipennées; les fleurs, disposées en panioules généralement axillaires, ont un calice tubuleux, à cinq dents, une corolle U cinq pétales, dix élamiues à filets soudés en un tube cylindrique ; le fruit est une capsule arrondie, à trois loges, dont chacune renferme une graine munie d'un arille. Les espèces assez nombreuses de ce genre croissent dans les régions tropicales de l'Afrique et surtout de l'Amérique. La trichilie cathartique ou purgative croit au Brésil; c'est un vegétaMoué, dans toutes ses parties, d'une amertume tresprouoncée et que les habitants du pays emploient contre les fièvres intermittentes, les maladies lymphatiques, etc. La trichilie musquée, des Antilles, est remarquable par son odeur, qui lui a valu le nom vulgaire de oel's de musc.
TRICHILIE, ÉE adj. (tri-lii-lié — rad. tri-
TRIC
chilie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la trichilie.
— s. f. pi. Tribu de la famille des méliacées, ayant pour type le genre trichilie. -TRICHINA s. m. (tri-ki-na). Helm. Nom scientifique de la trichine.
TRICHINAL, ALE adj. (tri-ki-nal, a-le — rad. trichine). Qui a rapport à la trichine : Affection TRtCHtNALE. h On dit aussi trichi-
NEUX, EUSE.
TRICHINE s. f. (tri-ki-ne — du gr. trichinos, mince comme un cheveu ; formé de thrix, trichos, cheveu). Helm, Genre de vers intestinaux, rapporté avec doute au groupe des nématoïdes, et comprenant plusieurs espèces, qui vivent en parasites dans le corps de l'homme et de divers animaux vertébrés : Tout porterait à croire que les trichines sont les jeunes de quelque autre espèce de nématoïdes. (Dujardin.)
- — Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des tanystomes, tribu des hybotides, formé aux dépens des nybos.
— s. m. Syn. de trichie, genre d'insectes.
— Encycl. Helm. Le 12 janvier 1860, une jeune paysanne, une servante, présentant quelques-uns des symptômes de la fièvre typhoïde, entrait à l'hôpital de Dresde. Elle mourut quinze jours après. Un médecin allemand, M. Zeuker, en fit l'autopsie. Quel fut son étonnement quand, au lieu de rencontrer les lésions propres à la fièvre typhoïde, il trouva des milliers de trichines dans les muscles de la défunte I Les trichines sont de tout petits vers nématoïdes de û",O0l à 0™,002, dont on avait fait la découverte en 1835, en Angleterre, dans les muscles de plusieurs cadavres; ces vers étaient enroulés sur eux-mêmes et renfermés chacun dans une petite poche ou kyste. À peine le fait fut-il signalé, qu'en Angleterre, en Allemagne, en France, en Amérique les observations du même genre se multiplièrent ; on trouvait des trichines partout. D'où venaient-elles et comment pénétraient - elles dans les muscles 7 On expérimenta. Un savant de Gœttingue, M. Herbst, fit manger à des chiens la chair d'un blaireau hanté par les trichines; les chiens furent envahis. Plus tard, à Berlin, le célèbre anatomiste M. Wirchow fit manger par un chien la chair d'un animal trichine. Trois jours après, il trouva dans l'intestin grêle du chien des vers semblables aux trichines musculaires, mais plus grands et contenant des ovulas. On savait dès lors que les~trichines sont transmissibles d'un animal à l'autre; mais le mode de transmission restait caché. Tel était l'état des choses quand M. Zeuker fit son observation. Il trouva, avons-nous dit, des milliers de vers dans les muscles de la morte, vers dépourvus de sexe, "comme tous ceux qu'on avait rencontrés jusque-là, libres et non plus enkystés, ce qui prouvait que leur importation était récente. De plus, il rencontra dans l'intestin un grand nombre d'helminthes adultes, les uns mâles, les autres femelles, ces dernières remplies d'embryons semblables aux trichines sans sexe, aux larves qui pullulaient dans les muscles. Celles-ci étaient donc arrivées dans leur lieu d'élection en perçant les parois de l'intestin ; restait à savoir comment les trichines étaient arrivées dans ce dernier. Le médecin fit une enquête. Il apprit que le fermier chez qui la jeune fille-avait été servante avait, vingt-trois jours avant l'entrée de celle-ci à l'hôpital, tué un cochon et que tous ceux qui en avaient mangé avaient été malades. Il se fit remettre de la viande de ce porc; elle était remplie de trichines. Dès ce moment, l'histoire pathologique de la maladie était fondée.
Ingérées par l'animal qui se nourrit d'une chair infectée, les trichines musculaires, libres ou enkystées, restent dans l'intestin de cet animal, où bientôt chacune d'elles se partage en deux nouveaux individus, l'un mâle, l'autre femelle. Ce couple se reproduit et donne naissance à de nombreuses petites trichines sans vésicules. Celles-ci passent à travers les parois de l'intestin et se glissent dans les veines, où, entraînées par le sang, elles vont gagner le cœur; de là, le courant artériel les conduit dans la chair musculaire, où elles s'établissent pour s'en nourrir; au bout de quatre semaines environ, la vésicule et le kyste se produisent, puis elles restent dans cet état et finissent par y mourir, si auparavant la chair musculaire de l'animal qui les contient n'est pas mangée par un autre animal, car c'est dans l'intestin seulement qu'elles peuvent arriver à leur complet développement. Les trichines ont été observées dans la chair musculaire de l'homme, du porc, du chien, du lapin, du hérisson, de la fouine et du rat.
On a désigné sous le nom de trichinose la maladie causée par la présence des trichines dans les muscles. Elle présente souvent des symptômes qui la font confondre avec la fièvre typhoïde. La langue et les paupières se gonflent; le malade éprouve souvent des sueurs- abondantes. Si la maladie prend une forme aiguë, elle peut amener la mort dans la quatrième ou la cinquième semaine; mais il arrive le plus souvent que le patient succombe à une longue consomption, ou, s'il revient à la santé, ce n'est qu'après une longue et pénible convalescence. Quand on soupçonne la présence des trichines dans les muscles du malade, on peut la constater au moyen
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d'une petite opération peu douloureuse ; mais, lorsqu'on a reconnu le mal, on est fou embarrassé pour trouver le moyen de le combattre. Afin de prévenir au moins une maladie dont on ne connaît pas le remède, Wirchow recommande de nourrir les porcs de glands et de châtaignes, de ne jamais leur laisser manger de viandes qui pourraient être infectées de trichines, et il conseille à toutes les personnes qui mangent du cochon de soumettre toujours la chair de cet animal à une cuisson bien complète. La trichinose est plus fréquente en Allemagne qu'en France, parce que les Allemands mangent souvent du porc trais très-peu cuit ou même du porc salé cru. L'usage du lard est sans danger, parce que les trichines n'habitent jamais le tissu graisseux, mais seulement le tissu musculaire, qui constitue les parties maigres de l'animal.
TRICHINE, ÉE adj. (tri-ki-né — rad. trichine). Envahi par les trichines : Organe trichine.
TRICHINETJX, EUSE adj. (tri-ki-neu, eu-ze — rad. trichine). Qui esli attaqué de trichines : Pore trichinevjx. u Syn. de trichinal.
TRICHINIE s. f. (tri-ki-nî — du gr. trichinion, tissu de poils). Bot. Genre de plantes, de la famille des amarantacées, tribu des achyranthées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent en Australie.
TRICHINOÏDE adj. (tri-ki-no-i-de — de trichine, etdugr. eidos, torme). Helminth. Qui a de la ressemblance avec une trichine.
TRICHINOSE s. f. (tri-chi-nô-ze — rad.
trichine). Pathol. Affection morbide produite par les trichines.
— Encycl. V. trichine.
TRICBIOCÀMPE s. m. (tri-ki-o-kan-pe — du gr. thrix, poil ; kampê, chenille). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, tribu des tenthrédides, dont 1 espèce type habite l'Europe.
TRICHIOSOME s. m. (tri-ki-o-so-me — du gr. thrix, poil; soma, corps). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, tribu des tenthrédides, formé aux dépens des cimbex, et dont l'espèce type habite l'Europe. t
TR1CHIS s. m. (tri-kiss — du gr. thrix, poil). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des carabiques, tribu des troncatipennes , comprenant deux espèces, qui habitent la Nubie.
TRICHISME s. m. (tri-ki-sme — du gr. trichismos, fente semblable à un cheveu , formé lui-même de thrix, cheveu). Chir. Fracture filiforme d'un os.
TRICHITE s. f. (tri-ki-te — du gr. thrix, cheveu). Conchyl. Genre de coquilles fossiles.
— Miner. Schiste alumineux.
TRICHIURE s. m, (tri-ki-u-re — du gr.
thrix, poil ; aura, queue). Ichthyol. Genre de poissons scombéroides, voisin des lépidopes, comprenant trois espèces, qui habitent les deux Océans.
— Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, tribu des bombycites, comprenant deux espèces, qui habitent l'Europe.
— Helm. Syn. de trichocéphale, genre de vers intestinaux,
— Encycl. Ichthyol. Les trichiures ont pour caractères : des dents longues; le corps comprimé latéralement, en forme de lame ; les opercules des branchies voisins des veux; la nageoire anale remplacée par des épines ; la queue très-allongee , comprimée, terminée par un filet grêle et dépourvue de nageoire caudale. Ce sont de beaux poissons, auxquels leur couleur argentée et la forme aplatie de leur corps ont fait douiier le nom vulgaire de ceintures ou jarretières marines. Le trichiure lepture, vulgairement nommé ceinture d'argent, dépasse la longueur de 1 mètre, sur 0m,05 à oiu,06 au plus de largeur; il vit sur les côtes de l'Amérique du Suu, mais traversa parfois l'Atlantique et a été péché près de Marseille ; c'est un excellent mets. Le trichiure de l'Inde est électrique et fait éprouver des secousses quand ou le saisit.
— Entom. Les trichiures sont caractérisés par des antennes pectiuées chez les mâles, ciliées chez les femelles; les palpes courtes, velues, conuiventes; la trompe nulle; le corselet velu; l'abdomen du mâle court et terminé par deux bouquets de poils divergents ; celui de la femelle long, cylindrique, terminé par une bourre laineuse couverte de poils. Les chenilles vivent en société dans leur jeune âge, mais se séparent quand elles grandissent. Elles se métamorphosent en chrysalides renfermées dans des coques très-dures. Le trichiure de l'aubépine est un petit papillon , à ailes d'un gris brun ou cendré, commun dans toute l'Europe, surtout au mois de septembre. Sa chenille vit sur l'aubépine, le prunellier, le pommier sauvage, le cerisier et d'autres arbres fruitiers, dont elle dévore les feuilles ; ses dégâts sont souvent assez considérables.
TRIGHIXOS s. m. (tri-ki-ksoss).- Ornith.
Genre de passereaux, voisin des turdoïdes, et dont l'espèce type habile Sumatra.
TRICHLIOE s. f. (tri-kli-de — du gr. iris, trois fois; chlidê, mollesse). Bot. Syn. de moli.ugi.nk, genre de portulacées, et (te polycarpon, genre de paronychiées.
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TRICHLORHYDROQOINONES. f. (tri-klori-dro-ki-no-ne). Chim. Composé qui résulta du remplacement, dans l'hydroquinone, de 3 atomes d'hydrogène par 3 atomes de chlore.
TRICHLORHYDROQUINONE SULFURI -
QBE uc]). Chim. Se dit d'un acide qui dérive de l'hydroquinone par la substitution d'un résidu monoatoinique de l'acide sulfurique à un des quatre atomes d'hydrogène directement "unis au cnrhone, tandis que les trois autres atomes d'hydrogène placés de même sont remplacés par du chlore.
— Encycl. V. quinone.
TRICHLOROBROMOQUINONE S. f. (triklo-ro-bro-mo-ki-iio-ne). (Jhim. Composé qui résulte du remplacement, dans la quinone, do 3 atomes d'hydrogène par 3 atomes de chlore, et d'un quatrième atome d'hydrogène par 1 atome de brome.
— Encycl. Y. quinone.
TRICHLOROQUINONE s. f. {tri-klo-ro-ki-
no-ne). Chim. Composé qui résulte du remplacement de 3 atomes d'hydrogène par 3 atomes de chlore dans la quinone.
—r Encycl. V. quinone.
TR1CHLORORC1NE s. m. (tri-klo-ror-si-ne —■ du préf. tri, de chiure, et de orcine). Chim. Corps obtenu en traitant l'orcine par un mélange d'acide ehlorhydrique et de chlorure de potassium.
— Encycl. V. orcine.
TRICHL0R0SAI4C1NE S. f. (tri-klo-ro-sali-si-ne). Chim. Nom donné à. un corps qui dérive de la salicine, par la substitution de 3 atomes de chlore à 3 atomes d'hydrogène. On l'appelle quelquefois encore percbxorosalicjnïs, 'parce que c'est le dérivé chloré de la salicine le plus chloré qu'on connaisse. Il est étudié, sous la rubrique particulière Chlorosalicines et sous la rubrique plus générale Dérivés de la salicine, au mot salicine. V. ce mot.
TRICHLOROTHYMOL S. m. (tri-klo-ro-timol). Chim. Composé qui dérive du thymol par la substitution de 3 atomes de chlore à 3 atomes d'hydrogène. Il est étudié et décrit au mot thymol. V. ce mot.
TR1CHOA s. m. (trirko-a — du gr. thrix, poil). Bot. Genre d'arbrisseaux grimpants, de la famille des- ménispermées, comprenant trois espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.
TR1CHOCALYCÉ, ÉE adj. {tri-ko-ka-li-sé
— du gr. Ihria;, cheveu ; kalux, calice). Bot. Qui a le calice velu.
TR1CHOCARDIE s. f. (tri-ko-kar-dt — du gr. thrix, poil ; kardia, cœur). Pathol. Etat du cœur lorsque, dans quelques cas de péricardite, il se trouve hérissé de flocons pseudomembraneux,
TRICHOCARPE s. m. (tri-ko-kar-pe — du gr. thrix, poil; karpos , fruit). Bot. Syn, 3'ablanib, genre de tiliacées.
TRICHOCAULE adj. (tri-ko-kô-le — du gr. thrix, cheveu; kaulos, tige). Bot. Qui a une tige velue.
TRICHOCENTRE s. m. (tri-ko-san-tre — du gr. thrix, trichos, poil; keniron, aiguillon). Bot. Genre de plantes épipbyte», de la famille des orchidées, tribu des vaudées, dont l'espèce type croit au Pérou.
TRICHOÇÉPHALE s. m. (tri-ko-sé-fa-le
— du gr. thrix, poil; kephalé, tête). Helminth. Genre de vers néinatoïdes, comprenant une douzaine d'espèces qui vivent en parasites dans le corps de l'homme et de divers mammifères : Le trichocéphale de l'homme est commun en France. On reconnaît les trichocéphales à leur corps très-allongé. (P. Gervais.) Dans les trichockphales, les sexes sont assez futiles à reconnaître. (A. Rousseau.)
— Bot. Syn, de walpersie, genre de rhamnées.
— Encycl. Cet entozoaire, de la classe des helminthes, tribu des nématoïdes filariens, se présente sous l'aspect d'un petit ver filiforme, bleu ou blanc jaunâtre. Les sexes sont séparés et sur deux individus; le mâle diflere très-sensiblement de la femelle; il a !e corps roulé en spirale, à extrémité obtuse avec une bouche allongée, cyathiforme; la gaine du pénis est atténuée au sommet. La femelle est droite, beaucoup plus épaisse et munie d'une extrémité caudale peu courbée. Le principal caractère de cet helminthe est d'avoir le corps nettement tranché en deux parties : l'antérieure,' longue et filiforme, ne contenant que l'œsophage et une courte partie de l'intestin ; c'est un cou très-allongé, en forme de cheveu, terminé par une très- petite bouche; la postérieure, comparativement renflée, contenant le reste de l'intestin elles organes génitaux, avec l'anus. Le mâle a son suiuiile génital simple et entouré d'une gaine vésiculeuse ; la femelle a l'ovaire terminé en avant pur un oviducte charnu qui s'ouvre au point de jonction des deux parties du corps. Les œufs sont oblongs,à coque résistante, et prolongés en goulot a leurs deux extrémités. La longueur totale de ces vers est de 0m,035 à 0^,050 pour le mâle et de 0m,045 à o«>,07 pour la femelle. M. Ad. Focillon dit que les œufs du trichocéphale « sont expulsés du corps de l'homme où ils ont été
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pondus et vont éclore au dehors, i Mais il ne dit pas comment le petit animal y rentre.
Il y a plusieurs genres de trichocéphales ; voici tes principaux :
1° Trichocephalus dispar. Ce ver fut découvert par Morgagnien 1761. Un étudiant en médecine de Gœttingue le trouva aussi dans le csecum d'un enfant de cinq ans. Roederer et Vagler le décrivirent ensuite sous le nom de triclmris; ils en avaient observé en abondance dans le cœcum de soldats français enlevés par une épidémie qu'ils appelèrent morbus mucosus (la tièvre typhoïde), et qu'ils attribuèrent à la présence de ce ver. Depuis lors, ce parasite a été trouvé dans les cadavres d'hommes morts de diverses maladies. On cite des exemples de cent dix-neuf de ces entozoaires existant à la fois dans le cœcum d'un sujet à Dublin (Bellingham), et même de plus de mille (Rudolphi). Mayer considère le trichocéphale comme extrêmement commun.
Cependant il serait rare en Italie, d'après Bréra. Grunerle donne, au contraire, comme très-abondant chez les enfants en Egypte. Enfin les helminthologistes l'ont reconnu aussi chez l'orang-outang, le cynocéphale, le sapajou et le maki. 11 habite le cœeum, quelquefois le côlon, et plus rarement l'intestin grêle. Sa présence ne paratt produire aucun symptôme qui aide à le faire reconnaître.
2U Tricocéphale déprimé (trichocephalus de- ^pressiuscitlus). Ce ver a été d'aboçd trouvé par Frôlich dans le cœcum du renard. Il est plus long que le précédent; le mâle atteint jusqu'à 0m,050, et la femelle jusqu'à 0m,070. Il existe aussi chez le chien et chez le renard.
30 Trichocéphale crénelé ( trichocephalus crenatus). C'est Gaez qui l'a reconnu le premier dans uvi sanglier. Il a la longueur du précédent.
4» Trichocéphale voisin (trichocephalus affinis). Rudolphi a décrit le premier cet helminîhe, qui habite le cœcum de divers ruminants. La tête est assez large; la surface du corps est striée; la longueur du mâle va jusqu'à om,07, et la femelle est un peu plus longue.
TRICHOCÈRE S. m. (tri-ko-sè-re — du gr. thrix poil; keras, corne, antenne). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des tipulaires, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Europe.
— Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures , de la famille des oxystomes, tribu des corystiens, dont l'espèce type habite les mers du Japon?
— s. f. Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, comprenant trois ou quatre espèces, dont le type croit au Pérou.
TRICHOCERQUE s. m. (tri-ko-sèr-ke — du gr. thrix, poil; kerkos, queue). Infus. Genre d'infusoires, à queue ciliée.
TRICHOCHLOÉ s. f. (tri-ko-klo-é — du gr. thrix, poil; chloa, herbe). Bot. Syn.de mChlenbergie, genre de graminées.
TRICHOCLADE s. m. (tri-ko-kla-de — du gr. thrix , poil ; klados, rameau). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des bamamélidées, comprenant quatre espèces, qui croissent au Cap de Bonne-Espérance.
TRIOHOCLINE s. m. (tri-ko-kli-ne — du gr. thrix, poil ; klinê, lit, réceptacle). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des mutisiées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Brésil.
— Ichthyol. Espèce de poisson.
TR1CHOCOLÉE s. f. (tri-ko-ko-lé — du gr. thrix, poil ; koleos, gaine). Bot. Genre d'hépatiques, formé aux dépens des jungermannes, et dont l'espèce type croît dans divers pays.
TRICHOCOME s. m. (tri-ko-ko-me — du gr. thrix, poil ; komê, chevelure). Bot. Genre de champignons, tribu des trichodennés.
TRICHOCQRYNE s. m. (tri-ko-ko-ri-ne — du gr. thrix, poil; koruné, massue). Entom. Syn. de pristk, genre d'insectes.
TRICHOCRÉPIDE s. f. (tri-ko-kré-pi-de — du gr. thrix, poil, et de crépide). Bot. Section des lagosérides, genre de chicoracées.
TRlCHOCYCLE(s. m. (tri-ko-si-kle — du gr. thrix, poil ; kuklos, cercle). Moll. Genre de mollusques ptéropodes, du groupe des clios.
TRICHOCYSTE s. f. (tri-ko-si-ste — du gr. thrix, poil ; kustis, poche). Pathol. Kyste pileux.
TRICHODACTYLE s. m. (tri-ko-da-kti-le — du gr. thrix, poil ; daktulos, doigt). Arachn. Genre d'arachnides, de l'ordre des acariens, dont l'espèce type vit en parasite sur certains insectes hyménoptères du sud-ouest de la France.
— Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures, de la famille des catométopes, tribu des thelphusiens, dont l'espèce type habite le Brésil : Le trichodactylk carré.
TRlCHdbE s. m. (tri-ko-de — du gr. irichôdês , chevelu ; venu lui-même de thrix, cheveu , poil. Ces animalcules sont ainsi nommés parce qu'ils sont couverts de poils qui les soutiennent et les font mouvoir dans I eau). Infus. Genre d'infusoires ciliés, comprenant un grand nombre d'espèces, répandues dans toutes les eaux.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères
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pentamères, de la famille des malacodermes, tribu des clairones , comprenant environ vingt-cinq espèces, répandues dans les deux continents.
TRICHODÉ, ÉE adj. (tri-ko-dé — rftd. trichode). Infus. Qui ressemble à un trichode.
— s. m. pi. Famille d'animalcules infusoires, ayant pour type le genre trichode.
TRICHODECTE s. m. (tri-ko-dè-kte). Entom. Genre d'insectes épizoïques, comprenant une dizaine d'espèces, qui vivent en parasites dans le poil des mammifères carnassiers et ruminants.
TRICHODÈRE s. m. (tri-ko-dè-re — du gr. thrix, poil, derê, cou). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des prioniens, dont l'espèce type vit au Mexique.
TRICHODERMACÉ, ÉE adj. (tri-ko-dèrma-sé). Bot. Syn. de trichodermé.
TRICHODERME s. m. (tri-ko-dèr-me — du gr. thrix. poil ; derma, peau). Ichthyol. Genre de poissons sclérodermes.
— Entom. Syn. d'ocvPE, genre d'insectes.
— Bot. Genre de champignons filamenteux, type du groupe des trichodennés, comprenant plusieurs petites espèces, qui croissent sur les matières organiques en décomposi-
TRICHODERMÉ, ÉE adj. (tri-ko-dèr-mé
— rad. trichodermé): Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au trichodermé. il On dit aussi
TRtCHODERMACÉ.
— s. m. pi. Groupe de champignons filamenteux, ayant pour type le genre trichodermé.
TRICHODESME s. m. (tri-ko-dè-sme — du gr. thrix, poil; desmos, lien, faisceau). Bot. Genre de plantes, de la famille des borraginées, formé aux dépens des bourraches, et comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent en Asie et en Afrique.
— Genre d'algues filamenteuses,, tribu des oscillariées, comprenant deux espèces, qui croissent dans la mer Rouge et l'océan Pacifique : Le trichodesmb donne à la mer Bouge ou Erythrée la couleur que son nom rappelle. (Diet. d'hist. nat.)
TRICHODESMIE s. f. (tri-ko-dè-smt — du gr. thrix, cheveu-; desmé, fagot, botte). Bot. Genre d'algues qui croissent dans la mer Rouge.
— Encycl. Les trichodesmies se composent de filaments simples, membraneux, d'un rouge de sang, cloisonnés, réunis en petits faisceaux par une substance mucilagineuse, et nageant à la surface des eaux, qu'ils colorent sur une immense étendue. L'espèce type a été trouvée par Ehrenberg dans la mer Rouge; il observa à plusieurs reprises la baie de Tor, dans toute la partie qui forme le port de cette ville, colorée en rouge de sang; la mer, en se retirant, laissait sur le rivage une ceinture rouge de plusieurs pieds de largeur; Evenor Dupont eut occasion d'observer ce phénomène sur une plus grande échelle. Cette algue, mise dans un flacon, colora l'eau en rose et passa elle-mêine au violet foncé ; en séchant, elle devint tout à fait verte. On pense que c'est la cause de la coloration des eaux de la mer Rouge.
TR1CHODIE s. f. (tri-ko-dî — du gr. thrix, irichos, poil ; eidos, aspect). Bot. Syn. d'Agrostide, genre de graminées.
TR1CHODON s. m. (tri-ko-don — du gr. thrix, trichos, poil; odous, dent). Ichthyol. Genre de poissons acanthoptérygiens, de la famille des percoïdes, formé aux dépens des vives et dont l'espèce type habite les mers dû Kamtschatka.
TRICHODONTE adj. (Êri-ko-don-te — du gr. thrix, cheveu ; odous, dent). Hist. nat. Qui a des dents semblables à des soies.
TRICHODURE s. f. (tri-ko-du-re — du gr. trichddês, couvert de poils; oura, queue). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, dont l'unique espèce est exotique.
TRICHCEGOM s. m. (tri-ké-gomm). Bot.
Genre de champignons.
TRIChogamile s. m. (tri-ko-ga-mi-le — dugr. thrix, poil; gamilia, organes sexuels). Bot. Syn. de styrax.
TRICHOGASTRE s. m. (tri-ko-ga-stre — du gr. thrix, poil ;gastêr, ventre). Ichthyol. Syn. de trichope, genre de poissons.
TRICHOGLÉE s. f. (tri-ko-glé — du gr.
thrix, çoil ; gloios, faible, coulant). Bot. Genre d'algues, formé aux dépens des batrachospermes, et dont l'espèce type croit dans la mer Rouge.
TRICHOGLOSSE s. m. (tri-ko-glo-se — du gr. thrix, poil; g lassa , langue). Ornith. Genre d'oiseaux, formé aux dépens des perroquets.
TRICHOGLOSSIE s. f. (tri-ko-gloss-st — du gr. thrix, poil; glôssa, langue). Etat pathologique de la langue qui fait qu'elle semble couverte de poils.
TR1CHOGLOTTIDE s. f. (tri-ko-gio-ti-de
— du gr. thrix, poil; glôlta, langue). Bot. Genre de plantes épiphytes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, comprenant trois espèces, qui croissent à Java.
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TRICHOGNATHE s. m. (tri-ko-ghna-te — du gr. thrix, poil; gnathos, mâchoire). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des carabiques, tribu des troncatipennes, comprenant trois espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.
TRICHOGONIE s. f. {tri-ko-go-nl — du gr. thrix, poil; gânia , angle). Bot. Genre do plantes de la famille des composées, tribu des eupatoriées , comprenant trois espèces, qui croissent en Amérique.
TRICHOGRAMME s. m. (tri-ko-gra-me — du gr. thrix, poil; gramma, ligne). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des chalcidides, dont l'espèce type habito l'Europe.
TRICHOGYNE s. m. (tri-ko-ji-ne— du gr.
thrix, poil; guné, femelle). Bot. Genre do plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant des espèces qui croissent dans la région méditerranéenne et au Cap de Bonne-Espérance.
TRICHOÏDE adj. (tri-ko-i-de — du gr thrix, poil; eidos, aspect). Hist. nat. Qul ressemble à un poil.
TRICHOÏDE, ÉE adj. (tri-ko-i-dé — de trichie, et du gr. eidos, aspect). Crust. Qui ressemble ou qui se rapporte au trichie.
— s. m. pi. Famille de crustacés décapodes anomoures, ayant pour type le genre trichie.
TRICHOLÉCONIE s. m. (tri-ko-lé-ko-ni — du gr. thrix, poil ; lekos, écusson). Bot. Genre de champignons, de la tribu des trichodennés.
TRICHOLÈNE s. f. (tri-ko-lè-ne — du gr. thrix, poil; laina, enveloppe). Bot. Syn. do saccharum, genre de graminées.
TRICHOLÉPIDE s. f. (tri-ko-lé-pi-de — du gr. thrix, poil; lepis, écaille). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des carduacées, comprenant cinq espèces, qui croissent dans l'Inde.
TRICHOLOGIE s. f. (tri-kolo-jl — du gr. thrix, poil; logos, discours). Traité des poils.
TRICHOLOME s. m, (tri-ko-lo-me — du gr. thrix, poil; lama, frange). Bot. Genre de plantes, de la famille des personnées, tribu des rhinanlhées, dont l'espèce type croît à la Nouvelle-Zélande.
TRICHOMA s. m. (tri-ko-ma — du gr. trichoma, chevelure). Pathol. Plique polonaise.
— Encycl, V. plique.
TB1CHOMANE s. m. (tri-ko-ma-ne). Bot.
Genre de fougères, de la tribu des hyménophyllées, comprenant de nombreuses espèces qui croissent surtout dans les régions tropicales, et dont une seule habite l'Europe : Les trichomanks sont des fougères d fronde membraneuse, (F. Foy.)
TRICHOMANITE s. m. (tri-ko-ma-ni-te — rad. trichomane). Bot. Genre de fougères fossiles, analogue aux trichomanes.
TR1CHOMATIQUE adj. (tri-ko-ma-ti-ke — rad. trichoma). Pathol. Qui a rapport au trichoma, a la plique : Symptômes trichomati- QUES. Il On dit aussi trichomateux, euse.
TRICHOMYIE S. f. (tri-ko-mi-I — du gr, thrix, poil; muia, mouche). Entom. Genre d'insectes diptères, de la ftunille des tipulaires, tribu des gallicoles, voisin des psychodes.
TRICHON (François-Auguste), graveur, né à Paris en 18U. Il abandonna le commerce pour étudier la gravure, suivit les cours de l'Ecole royale de dessin, prit des leçons du peintre Monvoisin et se fit bientôt connaître comme un habile graveur sur bois. Nommé, en 1865, directeur des écoles de gravure sur bois fondées à Paris en faveur des jeunes filles, M. Trichon y a apporté de notables améliorations au point de vue de l'enseignement, parmi les publications auxquelles M. Trichon a collaboré comme graveur, nous citerons : la Hongrie ancienne et moderne, l' Espagne pittoresque, le Musée des familles, le Tour du monde, {'Histoire des peintres, le Journal pour tous, la Bibliothèque des chemins de fer, la Semaine des enfants, Atala, le Dante, La Fontaine, la Bible, d'après les dessins de Gustave Doré ; le Dictionnaire d'histoire et de géographie de Décembre-Alonnier, etc.
TRICHONÊME s. m. (tri-ko-nè-me — du gr, thrix, poil; néma, filament). Bot. Genre de plantes, de la famille des iridées, formés aux dépens des ixias, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent presque toutes au Cap de Bonne-Espérance.
TRICHONISQUE s. m. (tri-ko-ni-ske — du.
gr. thrix, poil; oniskos, cloporte). Crust. Genre de crustacés isopodes, de la famille des cloportides, comprenant plusieurs espèces, dont les principales habitent l'Europe et l'Algérie,
TRICHONOTE s. m. (tri-ko-no-te — du gr. thrix, poii ; nôtos, dos). Ichthyol. Genre da poissons, de la famille des gobioïdes.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées coprophages, dont l'espèce type se trouve aux environs de Paris.
JRICHOON s. m. (tri-ko-on — du gr.
thrix, poil). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, formé aux dépens des ros"îitix.
TRIC
TRICHOPE s. m. (tri-ko-pe — du gr. thrix, poil; pous, pied). Ichthyol. Syn. de trichopode.
— Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures, de la famille des catomélopes, tribu des grapsoïdiens, dont l'espèce type vit dans les mers du Japon.
— Bot. Syn. de trichopode.
TRICHOPÉTALE S. m. (tri-ko-pé-ta-le — du gr. thrix, poil, et de pétale). Bot. Genre de plantes, de la famille des liliacées, tribu des anthéricées, comprenant deux espèces, qui croissent au Chili.
TRICHOPHIE s. f. (tri-ko-fl). Entom. Syo.
de TRICHOPHYE.
TRICHOPHORE s. m. (tri-ko-fo-re — du gr. thrix, cheveu; phoros, qui porte). Ornith. Syn. de crinon.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des cérumbycins, comprenant six espèces, qui habitent l'Amérique équinoxiale.
— Bot. Syn. d'ÉRioPHORE ou linaigrette, genre de cypéracées.
TRIGHOPHTHALME s. ni. (tri-ko-ftal-me — du gr. Ikrix, poil ; ophthalmos, œil). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des tanystomes, tribu des némestrines, comprenant une seule espèce, étrangère a l'Europe.
TRICHOPHYE s. f. (tri-ko-fî — du gr.
thrix, poil; pfiuà, je produis). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des brachélytres, tribu des staphyliniens, dont l'espèce type habite la Suède et l'Allemagne.
TR*ICHOPHYLLE s. m. (tri-ko-fi-le — du gr. thrix, poil ; phullon, feuille). Bot. Syn. de bahia, genre de composées.
TRICHOPHYTON s. m. (tri-ko-fl-ton — du gr. thrix, cheveu ; phuton, plante). Pathol. Végétal inycoderme, considéré comme un champignon de l'ordre des arthrosporés, qui est parasite de la teigne, de la mentagre et de la plique polonaise.
, — Encycl. Les trichophytons sont des végétaux informes, réduits a ries spores, remarquables par leur parasitisme constant, appartenant à l'ordre des champignons arthrosporés de Léveillé. On en a décrit plusieurs espèces parasitaires chez l'homme, savoir :
1° Le trichophyton tonsurans (Malmsten), qui est peut-être le même que le trichophyton de la plique polonaise, mais qui appartient à l'herpès tonsurant ou teigne tonsurânte. Ce végétal, découvert par Gruby, est réduit à des spores rondes ou ovales, incolores, lisses, homogènes dans leur masse, ayan t de 0°"° ,002 à oE»m,O08 d'épaisseur. Ces spores sont incluses dans la racine du cheveu, s'y développent et donnent naissance à des filaments articulés qui, se rompant dans l'intérieur du oil, font avec lui saillie en dehors du ulbe de la racine et provoquent enfin le ramollissement et la brisure du cheveu (v. teigne). La présence d'un végétal parasite dont les spores sont enfouies profondément dans le bulbe explique les productions croùteuses de matière sébacée, concrétée, qui se forment à la naissance du cheveu, la résistance du mal aux remèdes, la contagiosité de l'affection , lorsque des conditions favorables au développement du parasite se rencontrent.
2U Trichophyton sporuloïde. C'est une espèce douteuse qui constitue le mycoderme de la plique polonaise.
3° Trichophyton ulcéreux. C'est encore une espèce douteuse du genre trichophyton, que Lebert a signalée comme existant dans quelques ulcères de la peau.
40 Trichophyton meniagrophyles. Des recherches de MM. Legendre et Robin, il résulte que ce cryptogame, signalé par MM. Bazin et Gruby, est tonné de spores sans mycélium, comme tous les trichophytons, et qu'il est absolument identique au mycoderme de l'herpès tonsurant; il ne diffère de ce dernier que par le siège qu'il affecte k là racine des poils de la barbe et de la moustache dans la mentagre ou sycosis.
Bo Trichophyton décalvant (Malmsten), cryptogame d'une espèce particulière de teigne peu différent des précédents.
TRICHOP1LIE S. f. (tri-ko-pi-li — du gr. thrix, poil ; pitos, chapeau). Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, dont l'espèce type croît au Mexique.
TR1CHOPLE s. m. (tri-ko-ple). Entom.
Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées mélitophiles, dont l'espèce type habile
l'Afrique australe.
TRICHOPODE s. m. (tri-ko-po-de — du gr. thrix, poil ; pous, pied). Ichthyol, Genre de poissons acanthoptérygiens, voisin des osphromènes, dont l'espèce type habite Java et les Moluques. Il Trichopode arabique, Nom donné à une espèce de girelle. Il Trichopode mentonnier, Espèce de gourami.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères
fentamères, de la tribu deasphériodites, dont espèce type habite Madagascar. Il Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, dont l'espèce type habite l'Amérique du Sud.
TRIC
— Bot. Genre de plantes, de la famille des aristolochiées, comprenant trois espèces, qui croissent dans l'Inde.
TRICHOPROSOPE s. m. (tri-ko-pro-so-pe — du gr. thrix, poil; prosâpon, aspect). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides.
TRICHOPSIDÉE S. f. (tri-ko-psi-dé — du gr. thrix, poil ; ops, face ; idea, forme). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des tanystomes, tribu des némestrinides.
TRICHOPTÈRE s. m. (tri-ko-ptè-re — du gr. thrix, poil; pterux, aile). Ichthyol. Genre de poissons, du groupe des scombéroïdes. il Syn. de trichopode, autre genre de poissons.
— Entom. Syn. de psychode, genre d'insectes diptères.
TRICHOPTÉRIDE s. f. (tri-ko-pté-ri-de — dugr. thrix, poil ;pteris, fougère). Bot. Genre de fougères, de la tribu des cyathéacées, comprenant plusieurs espèces arborescentes, qui croissent dans les régions tropicales, et que plusieurs auteurs réunissent aux alsophiles.
TRICHOPTÉRYE s. f. (tri-ko-pté-rî — de gr. thrix, poil: pterux, aile). Bot. Genre du plantes, de la famille des graminées, tribu des chloridées, dont l'espèce type croit au Cap de Bonne-Espérance.
TRICHOPTÉRYXs. m. (tri-ko-pté-rikss — dugr. thrix, poil ; pterux, aile). Entom. Genre d'insectes coléoptères penlamères, delà tribu des pliliniens, comprenant plus de trente espèces, qui habitent l'Europe. Il Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des phalénides.
TRICHOPYGE s. m. (tri-ko-pi-je — du gr. thrix, poil; pugê, fesse). Entom. Syn. deHÉtérothops.
TRICHORIE s. f. (tri-ko-rî — gr. tricharta;de treis, trois, etde chôros, chœur). Antiq. gr. Danse Spartiate accompagnée de chants.
TRICHORRHIZE s. m. (tri-kor-ri-ze — du gr. thrix, poil; rhiza, racine). Méd. Cils anomaux qui causent la conjonctivite.
TRICHOSANDRE s. m. (tri-ko-zan-dre — du gr. thrix, poil ; aiieV, mâle). Bot. Genre d'arbrisseaux grimpants, de la famille des asclépiadées, tribu des pergulariées, dont l'espèce type croît k l'Ile de la Réunion.
TRICHOSANTHE s. m. (tri-ko-zan-te — du gr. thrix, poil; anthos, fleur). Bot. Genre de plantes grimpantes, de la famille des cueurbitacées, tribu des cucurbitées,- comprenant une trentaine d'espèces, qui croissent dans l'Asie et l'Amérique tropicales : Le trichosanthe serpent est originaire de la Chine. (P. Duchartre.)
— Encycl. Les trichosanthes sontdes plantes annuelles, grimpantes, munies de vrilles et portant des feuilles alternes, entières ou palinilobées; les fleurs sont monoïques ou dioïques; les mâles, ordinairement en grappe, présentent un calice campanule, allongé, à cinq divisions ; une corolle à cinq segments allongés, frangés ou ciliés ; cinq étainines, insérées au fond et soudées par les filets en trois groupes ; les femelles, ordinairement solitaires, ont un calice oblong ou ovoïde, à cinq dents ; la corolle comme dans les mâles ; un ovaire à trois loges, surmonté d'un style trifide ; le fruit est une baie globuleuse ou ovoïde, pulpeuse. Ce genre comprend une douzaine d'espèces, qui croissent dans l'Inde et en Amérique. Le trichosanthe serpent a une tige pentagone, portant des feuilles cordiformes, trilobées, sinuées, dentées, pubescentes, et des vrilles bifides, très-longues ; le fruit est oblong, cylindrique, velu, contourné en serpent et terminé par un long bec; il se déchire irrégulièrement à la maturité. Cette plante, originaire de l'Inde, est cultivée en Chine, k l'île Maurice et dans quelques autres localités ; ses fruits se mangent cuits. Le trichosanthe nerveux se distingue par les nervures très-marquées de ses feuilles, et le trichosanthe concombre par le Contour anguleux des siennes; ces deux espèces, qui ont des fruits ovoïdes aigus, croissent aussi dans l'Inde. Le trichosanthe amer, a pommes turbinées, ovoïdes, est originaire de l'Amérique du Sud, ainsi que le trichosanthe couleuvre. Ce dernier est remarquable passes fruits contournés, qui dépassent souvent la longueur de 1 mètre. On le cultive dans nos jardins, comme plante d'ornement ; sa culture est celle des melons et des concombres ; mais c'est dans le Midi seulement qu'il mûrit bien ses fruits.
TRICHOSCÉLIS s. m. (tri-kos-sé-liss — du gr. thrix, poil; skelis, jambe). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la tribu des réduviides, dont l'espèce type habite la Guyane.
TRICHOSÉPALEadj.(tri-ko-sé-pale — du gr. thrix, poil, et de sépale). Bot. Qui a les sépales velus.
TRICHOSIS s. m. (tri-ko-ziss — du gr, thrix, poil). Pathol. Assemblage de petits kystes sur la conjonctive, portant ordinairement un ou deux petits poils. Il Syn. de tri-
CIHASIS.
TRtCHOSME s. m. (tri-ko-sme — du gr, thrix, poil ; osmë, odeur). Bot. Genre de plantes épiphytes, de la famille des orchi-
TRIC
dées, tribu des pleurothallées, dont l'espèce type croit dans l'Inde.
TRICHOSOME s. m, (tri-ko-so-me — du gr. thrix, poil ; sôma, corps). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des clupéoïdes. il Autre genre de poissoms, de la famille des siluroïdes.
— Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des chélonides, comprenant trois espèces, qui habitent le midi de l'Europe, il Syn. de desmiphore, autre geiiïe d'insectes.
— Helminth. Genre de vers nématoïdes, comprenant des espèces qui vivent en parasites dans le corps des animaux vertébrés.
TRICHOSOMIDE adj. (tri-ko-so-mi-de — du gr. thrix, poil ; sûma, corps ; eidos, as* pect). Entom. Qui a le corps muni de poils.
— s. m. pi. Groupe d'insectes coléoptères, de la tribu des sécuripalpes.
TRICHOSPERME adj. (tri-ko-spèr-me — du gr. thrix, poil; sperrna, semence). Bot. Qui a des semences velues.
— s. m. Bot. Genre d'arbres, de la famille des bixacées, tribu des bixées, dont l'espèce type croit à Java.
TRIChûSpire s, m. (tri-ko-spi-re — du gr. thrix, poil, et de spire). Bot. Genre de plantes, de la faimlle des composées, tribu des vernoniées, comprenant quatre espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale,
TRICHOSPORE s. m. (tri-ko-spo-re — du gr. thrix, poil, et de spore). Bot. Syn. d'jjschinanthe, genre de gesnériacées.
TRICHOSPORE, ÉE adj. (tri-ko-spo-ré — du gr. thrix, poil, et de spore). Bot. Qui a les spores portées sur des poils.
■ — s. m. pi. Groupe de champignons filamenteux.
TRICHOSTEMME s. m. {lri-ko-stè-me — du.gr. thrix, poil; stemma, couronne). Bot. Genre de plantes, de la famille des labiées, tribu des ajugoïdèes, comprenant cinq ou six espèces, qui croissent dans l'Amérique du Nord. Il Syn. de médélie, genre de composées.
TRICHOSTÉMONE adj. (tri-ko-sté-mo-ne
— du gr. thrix, poil; stemon, étamine). Qui a les étainines velues-
TRICHOSTÈTHE s. m. (tri-ko-stè-te — du gr. thrix, poil ; sléthos, poitrine). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribunes scarabées mélitophiles, comprenant six espèces, qui habitent l'Afrique australe.
TRICHOSTOME s. m. (tri-ko-sto-me — du gr. thrix, poil ; slonca, bouche). Bot. Genre de mousses, type- de la tribu des triohostomées.
TRICHOSTOME, ÉE adj. (tri-ko-sto-mé — du rad. trichostome). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au trichostome.
— S. f. pi. Tribu de mousses, ayant pour type le genre trichostome.
TICHOSTROMA s. m. {tri-ko-stro-ma — du gr. thrix, poil ; stroma, matelas). Bot. Genre de champignons trichosporés-
TRICHOSURE s. m. (tri-ko-zu-re — du gr. thrix, poil ; oura, queue). Mainm. Nom scientifique du genre phatanger.
TRICHOTARSIE s. f. (tri-ko-tar-sî — du gr. thrix, poil, et de tarse). Entom. Syn. de
CHROMOPTII.IK.
TRICHOTERIE s. f. (tri-cho-te-rî — dimin. de tricherie). Petite tricherie : Il n'est rien que je haïsse comme à marchander ; c'est un pur commerce de trichotkrik et d'impudence. (Montaigne.) Il Vieux mot.
TRICHOTHALAME s. m. (tri-ko-ta-la-me
— du gr. thrix, poil ; thalamos, lit, réceptacle). Bot. Syn. de potentillk, genre de rosacées.
TRICHOTHAMNION s. ni. (tri-ko-ta-mnion — du gr. thrix, poil; thamnion, arbuste). Bot. Genre d'algues, formé aux dépens des dasyes.
TRICHOTHÉCIE s. m. (tri-ko-té-st — du gr. thrix, poil ; thékê, boîte). Bot. Genre de champignons, de la tribu des inucédinées, comprenant des espèces qui croissent sur les plantes sèches.
TRICHOTOME adj. (tri-ko-to-me — dugr.
tricha, eu trois ; tome, section). Qui se divise en trois, qui procède par divisions successives de trois.
TRICHOTOMIE S. f. (tri-ko-to-ml — rad.
trichotome). Division par trois.
TRICHOTOMIQUE adj. (tri-ko-to-mi-ke — rad. trichotomie). Qui appartient à la trichotomie : Classification trichotomique.
TRICHOTON s. va. (tri-ko-ton — du gr.
trichdtos, velu). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la tribu des opatrides, dont l'espèce type habite la Guyane.
TRICHOTOSIE s. f. (tri-ko-to-zî — du gr. trichôtos, velu). Bot. Genre de plantes épiphytes, de la famille des orchidées, tribu des épidendrées, comprenant quatre espèces, qui croissent à Java.
TRICHOTRIE s. f. (tri-ko-trt — du gr.
thrix, poil ; tria, trois). Infus. Syn, de DINOçharis, genre d'infusoires.
TRIC
TRICHOTROPE s. m. (trl-ko-tro-pe — du gr. thrix, poil ; tropos, contournement).Moll. Genre de mollusques gastéropodes pectinibranches, du groupe des pourpres.
TRICHROÏSME s. m. (tri-kro-i-sme — du préf. tri, et du gr. chroa, couleur). Physiq. Phénomène produit par un corps offrant trois couleurs, distribuées diversement, suivant la manière dont on le regarde.
TRICHROÏTE adj. (tri-kro-i-te — rad.
trichroïsme). Physiq. Qui offre le phénomène du trichroïsme.
TRICHROMIE s. f. (tri-kro-mî — du préf. tri, et du gr. chrâmn, couleur). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes.
TRlCHULIEs. f. (tri-kulî).Bot. Genre de • champignons trichospermés, de la tribu des physarés.
TRICHURE s. f. (tri-ku-re — du gr. thrix, poil; oura, queue). Entom. Genre d'insectes lépidoptères crépusculaires, de la tribu des sésiéides,
— Helminth. Syn. deTRiCHOCÉPHALE, genre de vers intestinaux.
TRICK s, m. (trik — mot angl. signifiant levée). Jeux. Levée au whist : Un trick est ta réunion des quatre cartes fournies à chaque tour par les joueurs. Il Se dit particulièrement des levées faites eu sus de six : Aooi'r un de trick; atioi'r deux de trick. Il Avantage qu'obtient celui qui fait une levée au-dessus de six : Gagner le trick.
TRICLA s. m. (tri-kla). Moll. Genre de mollusques ptéropodes, du groupe des hyales. Il Syn. de char ou gioénie.
TRICLADIE s. f. (tri-kla-d! — du préf.
tri, et du gr. klados, rameau). Bot. Genre d'algues, de la tribu des caulerpées, dont l'espèce type habite les mers d'Australie.
TRICLARIE 3. m. (tri-kla-rî). Ornith. Genre d'oiseaux, qu'on a formé aux dépens des perroquets.
TRICLARIES s. f. pï. (tri-klu-rl — du gr.
treis, trois ; klêros, héritage). Antiq. gr. Fêté que célébraient tous les ans, en l'honneur de Diane, les .habitants de trois villes qui possédaient en commun un temple de cette déesse.
TRICLICÈREs.m. (tri-k!i-sè-re).Bot. Syn.
de wormskioldie, genre de tuméracées.
TRICLINIAIRE adj. (tri-kli-ni-è-re — hit. tricliitiarius ; de iriclinium, salle k manger). Antiq. rom. Qui a rapport à la salle à manger, k son ameublement, au service de la t:ible : Lits tRICUNiairkS. Esclaves TRICLI- NIAIRES.
— s. m. Esclave qui servait à table.
TRICLINION s. m. (tri-kli-ni-on — du préf. tri, et du gr. klinê, lit). Bot. Syn. de samcule, genre d'ombelliieres. Il Génie de champignons, faisant partie du groupe des isariés.
TRICLINIQUE adj. (tri-kli-ni-ke — du préf. tri, et du gr. klinê, lit). Miner. Se dit d'un cristal qui a trois axes inclinés les uns par rapport aux autres.
TRICLINIUM s. m. (tri-kli-ni-omm — mot lat. formé du gr. treis, trois, et klinê, lit). Antiq. rom. Salle k manger où il y avait trois lits, sur chacun desquels se plaçaient trois convives. Il Ensemble des trois lits disposés autour de la table d'une salle à manger, chez les Romains.
— Encycl. Les Romains appelaient triclini'uni une salle k manger où il y avait trois lits, et biclinium celle où il n'y en avait que deux. Toutefois, ce nom de triclinium se prit en général, dans la suite, pour une salle à manger. On appelait aussi cet endroit de la maison l'aceubitoire (accubitoria), toujours k raison de l'usnge qu'avaient les Romains de prendre leurs repas k demi couchés sur des lits.
Les Romains avaient coutume de ne placer que trois lits autour d'une table ; le quatrièino côté restait vide, pour faciliter le service et pour les divertissements que les danseurs, les mimes, les pulestrites, souvent même les gladiateurs , donnaient aux convives. Au reste, ce nombre trois pouvait avoir une autre raison d'être, car sur chacun des lits il n'y avait d'ordinaire place que pour trois personnes, de manière qu'il n'y avait en tout que neuf convives. Celte règle ne pouvait pas toujours être observée; mais, quelque considérable qut? fût l'uffluence des convives, on les admettait et on les plaçait d'après une combinaison ternaire, c'est-à-dire en prenant le chiffre trois pour base. Ainsi, dans les grandes réunions, on ménageait de préférence neuf, quinze ou trente places sur chaque lit.
11 y avait, dans les maisons riches, des salles k manger d'hiver et d'été. Les trois lits étaient appelés tricliniaires , pour les distinguer des lits k coucher, qui étaient faits comme nos lits actuels, si nous en jugeons d'après un fragment de peinture de Pompéi. La matière des lits tricliniaires était de bois, de pierre, de marbre ou de bronze, quelquefois enrichie d'incrustations d'écaillé ou d'argent, suivant la fortune des hôtes; ils étaient couverts de simples nattes ou de matelas de laine, de coussins et de tapis plus ou moins précieux. Ils avaient de 2 à i pieds de hau>
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teur et étaient inclinés, la partie la plus élevée étant du côté de la table.
Les repus ordinaires étaient divisés en trois services : le premier service se composait d'oeufs frais, d'olives, d'huîtres et de mets légers; le second, de viandes faisandées, de poisson et de rôti; le troisième, de pâtisseries, de conserves et de fruits. Il était d usage d'apporter sa serviette avec soi. Il est plus d'une fois question, dans les poètes satiriques, de convives qui volaient les serviettes de leurs voisins. Les personnes amenées dans un grand repas par un convive, sans avoir été invitées, étaient appelées des ombres.
THICLISPERME s. m. (tri-kli-spèr-me).
Bot. Syn. de polygala, genre type des polygalées.
TR1COBALTIQUE adj, (tri-ko-ba!-ti-ke — du préf. tri, et de cobattique). Chiin. Se dit d'un sel cobaltique contenant trois fois autant de base que le sel neutre correspondant.
TRICOCCÉ, ÉE adj. (tri-ko-ksé — du préf. tri, et du gr. kokkos, coque). Bot. Qui est composé de trois coques.
— à. f. pi. Ancien nom de la famille des euphorbiucées, dont le fruit est composé de trois coques.
TRICOISE s. f. (tri-koi-ze — du hollandais trek ijser, fer à tirer, de trekken , tirer; moyen haut allemand trechen, qui appartient à la même famille que le latin trahere, tirer, et ijser, User, fer, qui répond au gothique eisarn, anglo-saxon isern, iren, Scandinave isarn, jàrn, ancien allemand îsarn,isan,isin, allemand moderne eisen, anglais iroji, même sens). Techn. Tenailles dont se servent les ouvriers eu^ bois. pour tenir et arracher des clous, des chevilles. Il Tenailles en usage chez les maréchaux pour ferrer et déferrer les chevaux.
TRICOLIE s. f. (tri-kc-lt — du préf. tri, et du gr. kôlon, intestin). M611. Genre de mollusques, formé aux dépens des phasianelles.
TRICOLOR s. m. (tri-ko-lor — du préf. tri, et du lai. coior, couleur), peau de chat de trois couleurs, dans le langage des fourreurs.
— Ornith. Nom de deux tangaras qui habitent la Guyane. Il Nom vulgaire du faisan doré de la Chine.
— Hortic. Nom vulgaire d'une espèce d'amarante et de plusieurs variétés d'œillet.
TRICOLORE adj. (tri-ko-lo-re — du préf.
tri, et du lat. coior, couleur). Qui est de trois couleurs : Fleur tricolore.
Se dit du drapeau français adopté en
1789, et qui est bleu, blanc el rouge, en mémoire de la fusion des trois ordres : Drapeau tricolore. U Se dit de tout objet qui a les couleurs du drapeau français : Echarpe, cocarde, ruban tricolore.
TRICOMAIRE s. m. (tri-ko-mè-re — du préf. tri, et du gr. home, chevelure). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des maipighiacées, tribu des notopiérygiées ou banistériées, dont l'espèce type croit au Chili.
TRICOMOS s. m. (tri-ko-mos — gr. trikàmos; de treis, trois, et /comas, chanson). Antiq. gr. Troisième des concerts en usage dans les festins d'apparat.
TRICON s. m. (tri-kon — du lat. très, trois). Jeux. Reunion, dans la main du même joueur, de trois cartes semblables, comme trois as, trois rois, trois dix, etc. : Afci'r tricon de valets. Le tricon d'as l'emporte sur tous les autres.
TRICONDYLE s. m. ( tri-kon-di-le — du préf. tri, et de condyle). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des collyrtdes, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent la Malaisie : Les TRICONdylks sont aptères. (H. Lucas.)
— Bot. Syn. de LOMatie, genre de protéacées.
TRICOPHORE S. m. (tri-ko-fo-re — du gr. thrix, poil; phoros, qui porte). Ornith. Genre d'oiseaux, de la famille des turdidées, appelé aussi CRijson, et comprenant plusieurs espèces, 4U1 habitent l'Afrique.
TRICOQUE adj. (tri-ko-ke — du préf. tri, et de coque). Bot. Dont le fruit est formé de trois coques.
TRICORDE adj. (tri-kor-de — du préf. tri, et de corde). Mus. Qui a trois cordes : Instrument TRICORDE.
TRIC
marqué de trois côtes ou saillies longitudinales.
TRICOT s. m. (tri-ko — substantif verbal de tricoter, lequel est pour estricoler et vient do l'allemand stricken). Tissu tricoté, fait en mailles : Un pantalon de tricot.
Tout en tenant l'aiguille et le tricot. Fille a l'oreille a l'affût d'un bon mot.
La Fontaine.
TRICORNE adj. (tri-kor-ne — du préf. tri, et de corne), llist, nat. Qui a trois cornes ou trois appendices en forme de cornes.
— s. m. Chapeau à trois cornes : Le ministre d'Angleterre se coiffe d'un tricorne qui ferait recette au théâtre du Luxembourg . (E. About.) H Nom donué abusivement aux chapeaux des gendarmes, qui n'ont réellement que deux cornes.
TR1CORYNE s. f. (tri-ko-ri-ne — du préf. tri, et du gr. korunè, massue). Entom. Syn. de fieste, genre d'insectes.
— Bot. Genre de plantes, de la famille des liliacées, tribu des anthéricées, comprenant cinq espèces, qui croissent en Australie.
TRICOSINE s. f. (tri-ko-zi-ne). Constr.
Tuile fendue dans toute sa longueur.
THICOSTÉ, ÉE adj. (tri-ko-sté — du préf. tri, et du lat. cvsta, côte), Hist. nat. Qui est
— Comm. Espèce de drap pour les troupes, fabriqué dans le bourg de Tricot, dans !e département de l'Oise. Il Nom donné a diverses espèces de soieries. Il Tricot velouté, Etoffe en soie chinée. Il Tricot tulle, Espèce de tricot broché. Il Tricot cannelé, Ouvrage de tricot à côtes. Il Tricot d'abeille ou. Tricot de Berlin, Sorte de tricot à jour, qu'on appelle aussi tulle noué.
— Moll. Nom vulgaire d'une coquille du genre cône, qu'on trouve sur les côtes d'Afrique.
— Adjectiv. Zlrap tricot, Etoffe de laine qui est faite avec les déchets des matières communes, puis goudronnée et cylindrée, pour prendre de la consistance, et qui sert à former la garniture intérieure des collets d'habit, de paletot et de redingote.
— Encycl. Autrefois, les tricots se faisaient à la main au moyen de deux aiguilles; chaque mouvement donnait une maille; on voit encore aujourd'hui les femmes de la campagne se servir de ces deux aiguilles en bois ou en métal pour tricoter des bas, des chaussettes , des couvertures, des jupes, etc., à leur mari, à leurs enfants ou pour elles-mêmes. De nos jours, le frïcof se fait au moyen de machines, fort ingénieuses, dont la première idée parait remonter au commencement du xvme siècle et est due à un compagnon serrurier de la basse Normandie, dont le nom n'est pas venu jusqu'à nous. Dans les machines actuellement employées, la formation des mailles et leur disposition s'opèrent, en principe, de la manière suivante : on étend un til continu sur des aiguilles à crochet s'implantant par une de leurs extrémités dans du plomb ou entre (les barrettes percées et recourbées à l'autre extrémité en forme de crochet flexible; une cavité, appelée châsse, sert à recevoir dans certains moments la pointe de ce crochet. Des platines correspondant aux intervalles des aiguilles y forment, par leur mouvement, les plis ou ondulations qui s'introduisent en même temps sous le bec des aiguilles a crochet. Ce bec étant comprimé par un organe spécial, auquel on a donné le nom de presse pour indiquer sa fonction, et entrant dans le chas de l'aiguille, les mailles qui ont précédé celles dont nous nous occupons, et qui étaient en retraite, ne trouvent plus d'obstacle pour être dégagées des aiguilles qui, dans cet état, ne peuvent plus faire pour elles les fonctions d'aiguilles à crochet ; elles passent donc par-dessus les dernières mailles qui sont restées sous les becs et se trouvent a leur tour passées dans les premières pour former enfin des mailles. Cellesci sont mises en retraite comme les précé-
■ dentes, en attendant de nouvelles mailles, et ainsi de suite. Les métiers à tricoter, qui ont atteint aujourd'hui une grande perfection sous le double rapport de l'agencement de leurs pièces et du fini de leurs produits, furent dès le principe de simplea machines très- imparfaites, sur lesquelles on se contentait de faire autant de mailles d'un seul coup qu'il y en avait de réparties sur une même ligne droite ; on fabriquait ainsi des surfaces planes, qu'on était ensuite obligé de couper et de relier par des coutures ou un remmaillage additionnel; on confectionnait alors les bas comme on le fait pour les habits. Plus tard, les perfectionnements et les nouvelles inventions donnèrent naissance aux métiers circulaires à tricoter, que l'on emploie encore de nos jours et qui répondent k tous les besoins; avec eux, on fabrique non-seulement des pièces continues de tricot , mais encore les bas, les chaussettes, les jupons, les caleçons, les bonnets, etc., sans qu'il soit besoin de les faire passer par les mains des ouvrières pour les finir, les fermer et les mettre aux dimensions voulues. Ces dernières s'obtiennent par des diminutions ou des augmentations faites sur le métier même, qui permet ainsi à la pièce tricotée d'épouser parfaitement la forme sur laquelle elle doit s'appliquer. On fabrique encore, au moyen des métiers circulaires à tricoter, une étoffe désignée sous le nom de tricot-c/iaine, qui n'est autre chose qu'un tricot ordinaire dans lequel on garnit l'intérieur des mailles d'un, de deux ou de trois tils supplémentaires. Avec un métier à tricoter, une bonne ouvrière produit jusqu'à 12 kilogrammes de tricot par jour, et avec un métier lin à deux séries elle fabrique 5 à 6 kilogrammes. Le prix d'un métier varie de 350 à 1,400 francs, suivant son diamètre.
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in-12), et des Rudiments de la langue latine (1756, in-lî)., les premiers ouvrages élémentaires de ce genre qui aient paru en français. Ils ont été longtemps classiques, et la maison Delalain les réimprimait encore en 1824.
TRICOTAGE s. m. (tri-ko-ta-je — rad.
tricot). Action de tricoter; travail d-'une personne qui tricote : Apprendre le tricotage. Se mettre au tricotage. Ce tricotage est mal fait.
— Fam. Action de remuer vivement les jambes : Il dansait un pas d'été Qui semblait, par son tricotage, sorti des salons de Vestris lui-même. (Alex. Dum.)
TRICOTÉ , ÉE (tri-ko-té) part, passé du v. Tricoter. Fait en tricot : Bas tricotés.
— Miner. Se dit d'une substance minérale formée d'une gangue traversée en tous sens par" une matière qui dessine une sorte de réseau.
— s. m. Moll. Nom vulgaire d'une coquille du genre casque.
— s. f. Moll. Nom vulgaire d'une coquille du genre venus.
TRICOTER v. a. ou tr. (tri-ko-té. — Ce mot, qui est pour estricoler, vient de l'allemand stricken , proprement faire des noeuds, picoter). Exécuter en tricot, en mailles entrelacées : Tricoter des bas.
— Tricoter de la dentelle, La faire sur un tambour, avec des épingles et des fuseaux.
— Pop. Battre à coups de trique, de tricot : On l'A tricoté d'importance. Il On dit plus souvent tricoter les côtes.
— v. n. ou intr. Faire du tricot : Apprendre à tricoter.
Apprenez qu'il vaut mieux tricoter que médire : On fait des bas de plus et de% pochés de moins.
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TRICOT s. m. (tri-ko — dimin. de trique). Bâton gros et court : Menacer de coups de tricot. Ilecevoir quelqu'un à coups de tricot.
TK1COT (Laurent), grammairien français, né vers 1720, mort à Paris en 1778. Il se lit recevoir maître es arts et tint une pension dans cette ville. Instruit et bon latiniste, Tricot composa deux livres qui eurent un très-grand succès et de nombreuses éditions : une Nouvelle méthode de langue latine (1754,
— Fam. Marcher en ramenant les pieds l'un vers l'autre.
— Manège. Se dit d'un cheval qui remue les jambes assez vite en marchant, mais qui n'avance pas.
TRICOTERIE s. f. (tri-ko-te-rt — rad. tricoter). Fabrique de tricots.
— Fig. Petite malice, petite finesse : i-e cardinal Mazarin n'a que faire de ces triCo- TKRIKS pour être bon ministre. (Naudé.) il Vieux en ce sens.
TR1COTETS s, m. pi. (tri-ko-tè — rad.
tricoter). Ancienne espèce de danse : Danser les tricotbts.
TRICOTEUR, EUSE s. (tri-ko-teur, eu-ze — rad. fricoter), personne qui tricote, qui sait tricoter : Une habile tricoteuse.
— s. m. Métier à tricoter : Tricoteur français. Tricoteur sans fin.
— s. f. Machine à tricoter.
— Hist. Nom donné, pendant la Révolution , à des femmes qui assistaient, en tricotant, aux séances de la Convention, des assemblées populaires et du tribunal révolutionnaire.
Tricoteuse endormie (la), tableau de Greuze. Une petit paysanne, d'une dizaine d'années, s'est endormie en tricotant; su jolie tête s'incline vers ses épaules et ses joues se colorent d'un sang vermeil; ses doigts tiennent encore les aiguilles, mais son ouvrage glisse sur ses genoux.
Cette simple et naïve figure a un charme exquis; la couleur en est fine, légère et à la fois vigoureuse. L'artiste bourguignon, qui a créé tant d'oeuvres du même genre, n'a jamais été mieux inspiré que pour celle-ci. La Tricoteuse endormie a fait partie des cabinets de Lalive de Jully, de Juliot (mi), etc. Elle a été gravée par Jardinier. Un pastel de Greuze, représentant à peu près le méine sujet, a fait partie de la célèbre galerie de San-Donato.
Une Tricoteuse hollandaise, de Frans Mieris, qui était au xvme siècle dans le cabinet Lempereur, a été gravée par Wille. M. E. Hébert a exposé au Salon -de 1873 un petite Tricoteuse italienne, vue jusqu'aux genoux, adossée à un bassin de pierre où tombe l'eau d'une fontaine, ayant un tablier bleu et un châle a raies qu'elle a ramené sur le haut de sa tète. Ce tableau appartient à M. Oppenheim. MM. Bonvir. et Edouard Frè,re ont exposé chacun une Tricoteuse au Salon de 1850; la peinture du premier est d'un ton très-tin. M. Alfred Stevens a peint une Tricoteuse... mondaine, en peignoir de mousseline, assise dans un élégant boudoir; cette peinture, d'un ton extrêmement harmonieux et distingué, a figuré & l'Exposition de la Société des Amis des arts de Paris en 1875.
TRICOTINE s. f. (tri-ko-ti-ne — - rad. tricot). Espèce de tissu, fabriqué à Roubaix.
TRICODPIS (Spiridion), écrivain et homme politique grec, né à Missolonghi en i791, mort à Athènes en 1873. Fils d'un ancien primat de sa ville natale , il termina ses études k Paris et à Londres et vint ensuite se fixer à Corfou, où il s'occupa, de concert i avec lord Guilford, de créer dans cette ville ! une université (1820). En 1821, l'insurrection grecque le fit retourner à Missolonghi et il prit une part active aux luttes nationales. Depuis celte époque, il occupa dans la poli- I tique et la diplomatie des places importantes. U fut, entre autres, président du conseil avec I Coletti et Mavrocordato. En 1833, lors do
l'avènement d'Othon au trône de Grèce , il fut envoyé comme ambassadeur à Londres, poste ou U devait encore occuper en 1841. Après les événements de septembre '843, il reçut successivement les portefeuilles des atfaires extérieures et de l'instruction publique et fut envoyé comme raii/istre plénipotentiaire à Paris lors du blocus des ports grecs par l'Angleterre. Cette même année 1850, il retourna une troisième fois à Londres comme ambassadeur. Revenu en Grèce, il refusa, en 1862, de former un cabinet dont on lui offrait la présidence. Si de l'homme politique nous passons au littérateur, nous nous trouvons devant une des plus. grandes ' réputations de la Grèce moderne, un grand orateur, un écrivain correct et élégant. On connaît d'abord de lui une admirable oraison funèbre de lord Byron, qui fut son ami et son compagnon d'armes. Cette célèbre oraison prononcée dans la cathédrale de Missolonghi, au milieu d'un immense concours de population, fut immédiatemment traduite dans toutes les langues de l'Europe littéraire. Nous citerons encore de M. Tricoupis : le Poème des Klephtes (Paris, 1820) ; Histoire de la révolution grecque (Londres, 1853), son chefd'œuvre et l'un des meilleurs livres qu'on ait écrits sur les événements mémorables qui ont accompagné la résurrection dé la nationalité grecque.
TRICRATE s. m. (tri-kra-te). Bot. Syn.
d'ABRONiE, genre de nyetaginées.
TRICTÉNOTOME s. m. (tri - kté-no - tome — du préf. tri, et du gr. kleis, peigne; tome, section). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétiainères, de la famille des longicornes, tribu des prioniens, dont l'espèce type habite Java.
TRICTRAC s. m. (tri-ktrak — onomatopée du bruit faifparles dés que l'on jette). Jeux.
Espèce de jeu où l'on joue avec des dés et des daines, sur un tableau divisé en deux compartiments : Le bruit du trictrac est insupportable à ceux qui ne savent pas ce jeu', un des plus difficiles qui existent. (Balz.) H Meuble dont on se sert pour jouer à ce jeu : Un trictrac en ëbène. Il Partie qu'on joue à eo jeu : Allons, faisons un trictrac. Il Trictrac à écrire, Trictrac dans lequel, la partie se faisant en un plus grand nombre de points et • les jetons ne suffisant pas pour marquer les coups, on est obligé de les écrire.
— Chasse. Bruit fait par des chasseurs pour effaroucher les oiseaux aquatiques, lorsqu'ils veulent les faire tomber dans leurs pièges : Chasser tes canards au trictrac.
— Ornith. Nom vulgaire de la draine et du traquet.
— Techn. Ancien moulin à tabac, manœuvré à bras.
Encycl. Suivant une tradition orientale,
le trictrac aurait été inventé en Perse, à une époque relativement moderne. Mais il est certain que les anciens connaissaient des jeux analogues ou le trictrac lui-même; tels étaient, entre autres, le diagramismos des Grecs et le duodena scripta des Romains. On le trouve désigné, dans les auteurs français du moyen âge, sous le nom de jeu des tables, qu'il porte encore aujourd'hui en allemand (bretspiel), en portugais {jogo de tabolas). On trouve également dans plusieurs auteurs anciens la mention d'un jeu appelé des douze lignes, dont la marche et les règles correspondent exactement au trictruc. Il se jouait avec deux ou trois dés et quinze dames. Les anciens auteurs eux-mêmes y font allusion. Tèrence dit quelque part qu'il faut «agir dans la vie comme au jeu des douze lignes et corriger par l'art ce que le sort nous apporte, t
Notre trictrac n'est point un jeu très-compliqué dans sa marche; mais il demande de la présence d'esprit et du calcul pour être bien joué. On le joue a deux personnes, sur un tablier rectangulaire, divisé en deux compartiments égaux ou tables par une cloison un peu moins haute que les bords. Vingtquatre laines triangulaires ou flèches, alternativement de deux couleurs différentes, par exemple blanches et vertes, sont incrustées sur le fond noir de ce tablier et opposées pointe à pointe. En face de ces flèches, suites bords, sont percés vingt-quatre petits trous destinés a inarquer le gain de douze points successifs. Quinze dames blanches sont à la disposition de l'un des joueurs et quinze noires à la disposition de l'autre. Chaque joueur est, en outre, muni d'un cornet dans lequel, à tour de rôle, i! agite deux dés, de trois jetons pour marquer les points et de deux fichets pour inarquer les parties.
Quand les deux joueurs ont pris place l'un vis-à-vis de l'autre, chacun met ses dames en masse, sur deux ou trois piles,' dans la première flèche placée k la gauche et qu'on appelle talon. Puis, celui & qui le hasard a donné le droit do jouer le premier lance les dés aprèsles avoir agités dans le cornet , et il annonce les nombres qu'il amène en ayant toujours soin do nommer le plus fort le premier. Les nombres dissemblables , comme trois et deux, six et cinq, etc., sont dits simples , tandis que les nombres semblables , comme deux as, deux trois,' etc., sont appelés doublets. De plus, chacun de ces derniers a un nom particulier. Ainsi, les deux as se nomment bezet ou ainbesas; les deux deux, double-deux; les deux trois, terne ; les
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deux quatre, carme; les deux cinq, quine; et les deux six, sonnez. Les nombres annoncés, le joueur joue suivant les indications données par ces nombres, c'est-à-dire qu'il prend une ou deux de ses dames et les place sur une flèche éloignée du talon d'autant de flèches que chacun des dés marque de points , la flèche du talon non comprise; il peut ne déplacer qu'une dame pour la totalité de ses points, ce qui s'appelle jouer tout d'un ou tout d'une. Si, par example, les deux dés ont amené quatre et deux, il est libre ou de placer une dame sur la flèche représentant le numéro quatre et une seconde sur la flèche du numéro deux, ou bien d'en placer une seule sur la flèche représentant le nombre six. La même faculté existe pour les coups suivants, et, tant que le joueur a des dames empilées, il peut y recourir ou faire manœuvrer celles qu'il a déjà mises en campagne. Prendre des dames à la pile, quand on en a déjà joué, c'est ce qu'on appelle abattre du bois. Dans la suite de la partie, toute flèche sur laquelle se trouve une dame est considérée comme talon, et l'on peut en partir comme on l'a fait du talon primitif. 11 est à remarquer que les dames se meuvent de telle sorte que les nombres pairs vont toujours d'une flèche blanche sur une flèche blanche, tandis que les nombres impairs vont d'une flèche blanche sur une flèche verte, et réciproquement. Toute flèche sur laquelle il y a au moins deux dames est une case. Dans certains cas, on a le droit d'empiéter sur le jeu de l'adversaire, comme aussi, quand on a rempli son jeu , de revenir entièrement sur ses pas ; en d'autres termes, de s'en aller, Mais toujours chaque joueur doit s'efforcer de manœuvrer ses dames de manière qu'en remplissant ses flèches il puisse, au coup suivant, battre les cases mi-pleines de l'adversaire, tout en évitant d'être battu sur les siennes. Il'existe, à ce sujet, des règles assez compliquées qui ne peuvent être apprises que par la pratique, et dont l'explication ne saurait même être comprise de ceux qui ne connaissent pas le jeu. Nous nous abstiendrons d'en parler, ainsi que, par la même raison, des coups appelés jans.
La passe, ou le tour, est de douze trous, et, pour gagner un trou , il faut faire douze points. Les trous se marquent sur les bandes du tablier, avec les iichets, à mesure qu'on les prend. Quant aux points, ils se marquent avec les jetons, à la pointe des flèches et d'après l'ordre suivant, savoir : deux points devant la flèche de l'as, c'est-à-dire devant la flèche qui se trouve devant le premier trou, lequel est le plus rapproché de la pile des dames; quatre points devant la flèche du troisième trou ou entre les flèches du troisième et du quatrième ; six'points devant la flèche du cinquième trou ou contre la cloison ou bande de séparation, devant la flèche du sixième; huit points dans la seconde table, contre la bande de séparation; dix points devant la flèche du huitième, du neuvième ou du dixième trou, au choix. Enfin, douze points, qui font un trou, se marquent avec un flchet, et le premier fichet gagné se met dans le premier trou.
Le joueur qui prend douze points de suite sans que l'adversaire en gagne un seul, ou qui en prend douze ou plus d'un seul coup, marque deux trous ; c'est ce qu'on appelle être en bredouille, et la partie elle-même se nomme partie bredouille ou partie double. Quand on marque en bredouille, on se sert de deux jetons, et d'un seulement quand on marque simple. Ainsi, celui des deux joueurs qui fait des points le premier marque avec un jeton; l'adversaire, gagnant des points immédiatement après, marque avec deux jetons et continue de la même manière jusqu'à douze, s'il n'est point interrompu, c està-dire si, dans l'intervalle, le premier ne prend pas des points; alors il marque deux truus; mais, s'il est interrompu, il est débredouillé, en d'autres termes ilote un de ses jetons pour indiquer qu'il ne marque plus que simple et, s'il gagne douze poinis après être débredouillé, il ne marque qu'un trou La bonne foi exige que le joueur débredouillé se débredouille lui-même sans attendre d'en être averti, car souvent l'autre joueur est tellement occupé qu'il oublie de dire à l'adversaire de se débredouiller. Outre la bredouille ordinaire ou petite bredouille, qui est celle dont il vient d'être parlé, il y a encore la grande bredouille; cetie dernière a lieu quand l'un des joueurs gagne sacs interruption les douze trous qui composent le tour ou la partie entière, mais elle ne se joue que lorsqu'on est convenu d'avance de l'admettre. La grande bredouille fait gagner le double de ce qui est au jeu; on la marque avec le pavillon, sorte de petit étendard qui se plante dans le trou de son flchet.
On entend par école toute faute commise par l'un des joueurs, mais plus particulièrement celle que l'on fait quand on oublie de marquer tous les points que l'on .a gagnés ; dans ce dernier cas, l'adversaire marque à son avantage les points oubliés, et l'on dit qu'il envoie l'autre joueur à l'école.
Le trictrac, comme le piquet, peut recevoir des modifications dans la manière de marquer les coups, de compter la partie, et dans le nombre des joueurs. On le nomme trictrac à écrire quand la partie se compose de huit ou de douze marqués, chaque marqué se composant de six trous. On écrit les marqués sur
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une carte à mesure qu'on les gagne. Cependant on se sert aussi quelquefois, pour le même objet, de jetons d une espèce particulière. Lorsque les huit ou les douze marqués constituant la partie ont été faits par les deux joueurs ensemble, chacun examine ceux qu'il a gagnés. Si l'un d'eux n'en a pas autant que l'autre, il est ce qu'on appelle postillonné, c'est-à-dire qu'on ajoute à son compte vingthuit points pour le premier marqué qu'il a en moins et huit points pour chacun des autres. On additionne ensuite les points, et celui qui en a. davantage paye à son adversaire, pour la différence des points dont il est marqué en plus, la somme qui a été convenue 'd'avance; il lui paye, en outre, une somme supplémentaire, nommée queue, et également convenue.
On appelle trictrac à In chouette le trictrac a écrire joué deux contre un. Le joueur-qui est seul joue jusqu'à la lin de la partie, tandis que les deux autres se remplacent alternativement après deux marqués.
Enfin, le trictrac à tourner est le même que le précédent, avec cette seule différence que chacun des trois joueurs jouepour son compte. Deux joueurs jouent d'abord l'un contre l'autre, mais celui qui perd le premier deux marqués cède la place au troisième, et l'on continue de la même manière jusqu'à ce que l'un des trois ait gagné le nombre de marqués convenu.
Des modifications introduites dans le trictrac ont donné naissance aux jeux appelés : dames rabattues, gammon, garauguet, jacquet, plein, revertier, toc, tourne-case, etc.
TRICUIVRIQUE adj. (tri-cui-vri-ke — du préf. tri, et de cuivrique). Chim, Se dit d'un sel cuivrique contenant trois fois autant de base que le sel neutre correspondant.
■ TRICUSPIDAIRE s. m. (tri-ku-spi-dè-re — rad. tricuspide). Helminth. Genre devers intestinaux, voisin des ténias.
— Bot. Genre d'arbres, de la famille des tiliacées, tribu des éléocarpées, dont l'espèce type croît au Chili, il On dit aussi tRicuspis.
TRICUSPIDE adj.(tri-ku-spi-de — du préf.
tri, et du lat. cuspis, pointe). Qui est muni de trois pointes.
— Anat. Valvule tricuspide, Valvule qui se trouve à la communication de l'oreillette droite du cœur avec le ventricule du même côté.
— Encycl. Valvule tricuspide. C'est un repli membraneux placé à l'ouverture de communication de 1 oreillette droite du cœur avec le ventricule correspondant; on l'a encore nommée triglochine. Elle est disposée de manière à permettre le passage du sang venant de l'oreillette droite, qui se contracte, dans le ventricule, et à empêcher son retour dans cette cavité au moment de la contraction du ventricule. Elle présente une surface auriculaire lisse et une surface ventriculaire aux inégalités de laquelle s'insèrent de petits cordages mi- tendineux et mi-muscuhiires'destinés à la tendre. Elle a une circonférence externe adhérente au pourtour de l'orifice auriculo-ventriculaire et un bord libre irrégulièrement découpé, pourvu parfois de petits nodules. Elle s'abaisse pendant la systole auriculaire et se relève au contraire pendant la contraction du ventricule.
TRICUSPIDE, ÉE adj. (tri:ku-spi-dé — rad. tricuspide). Hist. nat. Qui est muni de trois pointes.
TRICUSPIS s. m. (tri-ku-spiss). Bot. Syn.
(1e TRICUSPIDAIRE.
TRICYCLE s, m. (tri-si-kle — du préf. tri, et du gr. kuklos, cercle). Voiture à trois roues.
— Bot. Genre d'arbres, de la famille des nyctyginées, dont l'espèce type croît dans l'Amérique du Sud.
TRICYPHOSIE s. f. (tri-si-fo-zî — du préf. tri, et du gr. kuphos, voûte). Entom. Genre d'insectes diptères, de la "famille des tipulaires, dont l'espèce type habite la Laponie.
TRICVRTIDE s. f. (tri-sir-ti-de — du préf. tri, et du gr. kurtis, sac). Bot. Genre de plantes, de la famille des mélanthacées, dont l'espèce type croît au Népaul.
TRIDACE s. f. (tri-da-se — du gr. thridax, laitue). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, dont l'espèce type croît dans l'Amérique tropicale.
TRIDACNACÉ , 'ÉE adj. (tri-da-knâ-sé).
Moll. Syn. de tridacne.
TRIDACNADÉ, ÉE (tri-da-kna-dé). Moll.
Syn. de tridacne.
TRIDACNE s. f. (tri-da-kne — du préf. tri, et du gr. daknô, je pique). Moll. Genre de mollusques acéphales, type de la famille des tridacnées, comprenant plusieurs espèces, qui habitent les mers tropicales, et d'autres qui sont fossiles des terrains tertiaires et quaternaires : La tridacne gigantesque est de la mer des Indes. (E. Baudement.) Les tridacnes atteignent une taille considérable. (H. Hupé.) Il Quelques-uns font ce mot masculin.
— Encycl. Le manteau des iridacnes est fermé, ample; ses bords sont renflés, réunis dans presque toute la circonférence, de manière à ne laisser que trois ouvertures assez étroites : l'une, située supérieurement et au milieu du bord dorsal pour l'anus; l'autre eu-
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périeurement et en arrière, pour l'entrée et la sortie de l'eau nécessaire à la respiration ; la troisième, inférieurement, correspondit nt au bâillement de la lunule, livrant passage au pied, qui est court, énorme et muni d'un byssus formé de fibres tendineuses. L'orifice buccal est fort petit ; les branchies sont allongées, la supérieure plus étroite que l'inférieure, et réunies entre elles dans presque toute leur longueur. La coquille offre des formes singulières, mais se distingue surtout par les dimensions qu'elle prend quelquefois. Elle est très-épaisse, solide, assez grossière, triangulaire, inéquilatérale. La lunule est bâillante, et c'est par l'ouverture de cette lunule que s'échappe le byssus, à l'aide duquel l'animal se fixe aux rochers et y suspend sa pesante coquille. Les tests de ces mollusques, de taille parfois gigantesque, ont été depuis une haute antiquité employés dans les églises chrétiennes comme des bénitiers, et, de cet usage, ils ont pris vulgairement le nom de bénitiers.
On assure que la chair de ces mollusques, quoique coriace et peu agréable, est cependant d'une grande ressource pour les Indiens. Les bénitiers vivent tous dans l'océan Indien. On en connaît quelques espèces fossiles en France, eu Egypte et dans les terrains tertiaires des environs de Nice, où on a signalé la tridacne gigantesque. C'est d'ailleurs l'espèce la plus connue et dont nous allons encore dire quelques mots. Elle est caractérisée par une coquille très-grande, presque trigone, allongée, festonnée largement sur ses bords par un petit nombre de grandes côtes hérissées d'écaillés. On dit qu'il y en a qui pèsent jusqu'à 250 kilogrammes et qui ont plus de lm,50 de longueur. Les valves qui forment les bénitiers de Saint-Sulpice, les plus beaux que nous ayons à Paris, furent données à François 1er par la république de Venise. On en connaît cependant de plus grandes.
TRIDACNE , ÉE adj. (tri-da-kné — rad.
tridacne). Moll. Qui ressemble ou qui se rapporte aux tridacnes.
— s. f. pi. Famille de mollusques acéphales, ayant pour type le genre tridacne.
TRIDACNIDE adj. (tri-da-kni-de — de tridacne, et du gr. eidos, aspect). Moll. Syn.
de TRIDACNE.
TRIDACNITE adj. ( tri-da-kni-te). Moll.
Syn. de tridacne.
TRIDACOPHYLLIE s. f. (tri-da-ko-fil-lî — diîgr. thridax, laitue; phullon, feuille). Zooph. Genre de polypiers pierreux, formé aux dépens des pavonies, et comprenant deux espèces, qui habitent la mer des Indes.
TRIDACTYLE adj. (tri-da-kti-le — du préf. tri, et du gr. daktulos, doigt). Zool. Qui a trois doigts.
— s. m. Ornith. Syn. de turnix.
— Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des scincoïdiecs, dont l'espèce type habite l'Australie.
— Entom. Genre d'insectes orthoptères, de la famille des grylliens, tribu des gryllotalpides, type du groupe des tridactylites : Les' tridactyles comptent parmi les plus petits orthoptères connus. (Blanchard.)
— Encycl. Entom. Les iridactyles sont caractérisés par une tête assez large; des antennes filiformes à peine aussi longues que la tête et composées de dix articles ; des mandibules assez fortement dentées et creusées en dessous ; le corselet gibbeux ; l'abdomen terminé par quatre filets, dont les deux supérieurs sont biarticulés; les élytres beaucoup plus courts et les ailes ordinairement plus longues que l'abdomen ; les cuisses postérieures très-larges et très-renflées, propres au saut, et couvrant dans le repos presque toute la partie latérale de' l'insecte ; les tarses de trois articles. Ces insectes comptent parmi les plus petits de l'ordre des orthoptères ; on les trouve au bord des rivières et des lacs, et même des mares accidentelles que laissent les débordements des eaux; mais ils ne vivent qvie là, où ils trouvent un sable très- fin. Ils le sillonnent dans tous les sens, y pullulent en quantité considérable, s'élèvent de toutes parts et voltigent avec une grande agilité. Rien de plus facile alors que de s'en procurer un grand nombre, en promenant circulairement sur le sol la poche ou filet de gaze avec lequel on prend les papillons. Ils se rencontrent par milliers sur les bords des rivières du raidi de la France et de l'Italie, et notamment sur ceux du Rhône, aux enviions de Lyon. Nous empruntons à MM. Foudras et H. Lucas quelques détails circonstanciés sur les mœurs de ces insectes.
« Les Iridactyles se creusent dans le sable une retraite- analogue à celle des taupesgrillons. Elle se compose d'une galerie verticale, qui descend à quelques pouces de profondeur et d'où partent des galeries horizontales très-voisines de la surface du sol; ces dernières sont en très-grand nombre, et l'insecte les pratique avec tant de facilité qu'elles s'étendent rapidement dans toutes les directions. Par suite d'une organisation spéciale, les mandibules, destinées à entamer le sable, offrent quelques dentelures à l'extrémité et présentent en dedans une très-forte saillie, que recouvre une sorte de petite corbeille formée par des élévations transversales et nombreuses; les jambes de devant sont élargies,
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garnies en dessous de quelques épines trèsfortes et peuvent recevoir le tarse, qui, pendant le travail, se loge dans une rainure pratiquée à sa face antérieure; les jambes intermédiaires, plus longues que les autres, sont également élargies, mais en ovale allongé ; on ignore cependant si elles peuvent aider l'insecte dans son travail souterrain. Les jambes antérieures ont pour usage de repousser en arrière les grains de sable détachés par les mandibules, et qui viennent s'amonceler à l'entrée principale de la demeure des tridactyles. »
Ces insectes ont des habitudes qui rappellent celles des courtilières; c'est pour chercher leur nourriture qu'ils creusent leurs galeries; seulement, leur régime, au lieu de se composer d'insectes et de végétaux, semble au premier abord ne consister qu'en grains de sable; mais il est plus que probable qu'ils y recherchent surtout les animalcules et les débris de plantes qui y sont renfermés. Comme il leur serait difficile de trier des objets aussi petits, ils avalent la masse sableuse, dont ils rejettent ensuite dans leurs excréments la partie minérale et inerte.
Toutes les espèces connues de tridactyles habitent le pourtour du bassin méditerranéen. Le tridactyle varié est long de 0m,005 environ, d'un noir bronzé très-brillant, tacheté de blanc et l'abdomen jaune en dessous; il habite le midi de la France. Le tridactyle paradoxal est blanchâtre et atteint la longueur de om,oi; on le trouve en Orient.
TRIDACTYLIE S. f. (tri-da-kti-IÎ — du préf. tri, et du gr. daktulos, doigt). Ornith. Syn. de picoïde.
TRIDACTYLÏNE s. f. (tri-da-kti-li-ne — du préf. tri, et du gr. daktulos, doigt). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, formé aux dépens des pyrèthres, et dont l'espèce type croit dans la région du lac Baïkal.
TRIDACTYLITE adj. ( tri-da-kti-li-te — rad. tridactyle). Entom, Qui ressemble ou qui se rapporte au tri-iaetyle.
— s. m. pi. Groupe d'insectes orthoDtères, de la famille des grylliens, ayant pour type le genre tridactyle.
TRIDE adj. (tri-de — de l'angl. tread, allure). Manège. Vif, prompt : Mouvements trides d'un cheval.
— s. m. Ornith. Nom vulgaire du proyer.
TRIDENT s. m. (tri-dan — lat. tridens ; de. 1res, trois, et de dens, dent). Mythol, Fourche à trois dents, qu'on donnait pour sceptre.à Neptune :
Il a peur que ce dieu, dans cet affreux séjour, D'un coup de son trident ne fasse entrer le jour.
BoileaO.
— Pêche. Espèce de fourche, à trois pointes ou plus, ajustée au bout d'une perche, avec laquelle on perce les poissons dans l'eau.
— Géom. Courbe du troisième degré, offrant à peu près la forme d'un trident, et qn'on appelle aussi parabole de Descartes.
— Agric. Bêche à trois dents.
— Ichthyol. Espèce de poisson du genre lutjan, qui habite les mers de la Caroline.
— Bot. Syn. d'URALÉPiDE. il Section des torénies, genre de personuées.
— Encycl. Mythol. Les poëtesde l'antiquité grecque et latine ont fait du trident le sceptre du dieu souverain des mers, de Poséidon chez les Grecs, de Neptune chez les Latins. Peut-être cette attribution vint-elle de ce qu'il était représenté sur un char traîné par des chevaux marins, et qu'on se servait du trident pour exciter ies chevaux et leur imprimer une grande vitesse; peut-être faut-il en chercher la cause dans l'usage qu'on faisait de cet instrument pour harponner ies poissons. Quoi qu'il en soit, la mythologie nous apprend que le roi des mers reçut son trident des Cyclopes, qui lui en firent présent lorsqu'il soutint la-cause de Jupiter dans sa guerre contre les Titans. Il s'en servait pour briser les rochers, pour soulever les flots et les apaiser ; il en frappait la terre pour faire jaillir des sources. C'est avec son trident qu'il frappa le rivage de la mer, quand, dans sa dispute avec Athéné pour donner uu nom à la ville de Céerops (Athènes), il fit sortir du sol un cheval, symbole de la guerre. Virgile représente Neptune armé de son tri* dent, qui ébranle les fondements de Troie et renverse de fond en comble les murs de cette
' ville (Enéide, II) :
Neplunus muros magnogue emota tridenti Fundnmeixta quatit, totamque a sedibvs -urbem Eruit. . .
Ailleurs, le même poste montre Neptune
qui soulève avec son trident les navires des
Troyens arrêtés dans les sables, qui ouvre les
vastes Syrtes et apaise les ondes {Enéide, Ier):
. . . Leoat ivse tridenti,
Et vastas aperit Syrtes, et tempérât aeguor.
L'expression : > le trident de Neptune • a passé dans le langage figuré, pour signifier l'empire de la mer. Tout le monde commit le fameux vers de Lemierre dans le Poème du Commerce, que l'auteur nommait le vers du siècle et que Rivarol appelait plaisamment un vers solitaire :
Le trident de Neptune est le sceptre du monde.
On donne aussi le trident comme attribut
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au dieu Nérée, le fils d'Océan et de Téthys, le vieillard à la longue barbe azurée.
Les Néréides, filles de Nérée, étaient aussi représentées assises avec le trident sur des dauphins. Il se trouvait encore dans la main des Tritons, qui formaient, avec les Néréides, le cortège de Neptune.
— AlluS. littér. Le Iridont de Neptune est le sceptre du monde, Vers célèbre de Lemierre. V. Neptune.
TRIDENTÉ, ÉE adj, (tri-dan-té — de tri, et de denté). Hist. nat. Qui présente trois dents ou épines.
— s. f. Bot. Section des stapélies, genre d'asclépiadées.
TRIDENT1FÈRE adj. m. (tri-dan-ti-fè-re — de (ri, et du lut. dens, demis, dent; fero, je porte). Mythol. Qui porte le trident. Surnom de Neptune.
TRIDENTIN, INE s. et adj. (tri-dan-(in, i-ne — de l'ridentum, nom latin de la ville de Trente). Habitant de Trente ; qui concerne cette ville ou ses habitants : Une jolie Tiudentinb. Les mœurs tridentines.
— Hist. relig. Qui a rapport au concile de Trente : Les sentiments tridentins.
TRIDENTULE s. f. (tri-dan-tu-le — de tri, et du lat. dens, dent). Ichthyol.- Dent de poisson fossile à trois dentelures.
TRIDESMlS s. m. (tri-dè-smiss — de (ri, et du gr. desmis, faisceau). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des hypéricinées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent aux Moluques.
— Syn. de croton, genre d'euphorbiacées. TRIDI s. m. (tri-di — de tri, et du lat.
dies, jour). Le troisième jour de la décade, semaine de dix jours du calendrier républicain.
TRIDIE s. f. (tri-dî — de tri, et du gr. eidus, aspect). Bot. Genre de plantes, rapporté avec doute à la famille des élatinées, et dont l'espèce type croît à Sumatra.
TRIDIOITÉ, ÉE adj. (tri-di-gi-tô — de tri, et du lat. digitus, doigt). Hist. nat. Qui a trois doigts ou digitations, ou qui a les doigts composés de trois articles.
— s, m. pi. Entom. Syn. de trimèbes, groupe d'insectes coléoptères.
TRIDODÉCAÈDRE adj. (tri-do-dé-ka-è-dre — de tri, et de dodécaèdre). Miner. Qui offre la réunion de trois dodécaèdres.
TRIDON (Edme-Marie-Gustave) , homme de lettres et membre de la Commune de Paris, né à Dijon (Côte-d'Or) en 1841, mort a Bruxelles le 29 août 1871. Son père, possesseur d'une grande fortune, l'envoya faire son droit à Paris. Gustave Tridon se lit recevoir licencié et débuta dans les lettres par une brochure intitulée : les Hèberdstes, •plainte contre une calomnie de l'histoire (1864, in-8<>), qui révêlait en lui a la fois un écrivain de talent et un ardent républicain. Le 3 mai 1865, il fonda le Candide, journal philosophique, dont il devint le gérant et qui eut un succès retentissant. Cette feuille, qui professait les idées philosophiques du dernier siècle et les opinions révolutionnaires les plus accentuées, fut saisie le 27 mai suivant et supprimée par un jugement qui condamna' Tridon à six mois de prison. En outre, au mois de juillet de la même année, la police saisissait la brochure les Hébertistes. Pendant son emprisonnement à Sainte-Pélagie, Tridon entra en relation avec Blanqui qui y était détenu et dont il devint un fervent disciple. Peu après, il fonda le Critique, feuille qui fut presque aussitôt supprimée. A cette époque, il se tU afrilier a l'Internationale et assista au congrès de la Société tenu à Genève en 1866. Arrêté peu après sous l'inculpation d'avoir fait partie de la société secrète dite du Café de la Renaissance, Tridon subit une détention préventive de quatre mois, puis fut condamné, en janvier 1867, à quinze mois de prison et 100 francs d'amende. Lorsqu'il sortit de prison, il avait hérité d'environ 60,000 francs de rente. Il n'en continua pas moins à soutenir avec une ardeur fiévreuse la cause qu'il avait embrassée. Dans une brochure intitulée Gironde et girondins (1869), il accusa les girondins de 1793 et ceux de 1869, « cette éternelle race ergoteuse et bavarde, « disait-il , d'opposer encore à la Révolution l'obstacle du fédéralisme. Impliqué, le 19 janvier 1870, dans le procès monstre qui se déroula devant la haute cour de Blois, comme complice d'attentat contre la sûreté de l'Etat et la vie de l'empereur, Tridou passa en Belgique , protesta contre le réquisitoire de M. Grandperret (6 mai), et fut condamné par contumace à la déportation simple (9 août). Après la révolution du 4 septembre 1870, Tridon revint' à Paris. Il y fonda avec Blanqui la Pairie en danger, journal dans lequel il attaqua avec ardeur le gouvernement de la Défense. Atteint d'une névrose qui avait profondément altéré sa santé, il se borna à ses travaux de polémiste sans prendre part aux journées du 31 octobre 1870 et du 22 janvier. Lors des élections pour l'Assemblée nationale (8 février 1871), il obtint à Paris 65,700 voix et ne fut point élu ; mais, le même jour, les électeurs de la Côte-d'Or le nommaient député pav 32,72i voix. Tridon se rendit à Bordeaux, vota contre les préliminaires de paix (i" mars) et donna, deux
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jours après, sa démission, en même temps que Rochefort, Ranc et Malou. De retour à Paris, il fut, le 26 mars, noin*mé membre de la Commune. Il fit partie de la commission executive du 30 mars au 20 avril et de la commission de la guerre du 30 mars au 15 mai. Il présenta un projet de loi sur les échéances, s'abstint de se prononcer sur la question de validation des élections complémentaires du 15 avril et déclara, le 1er mai, qu'il votait contre l'établissement d'un comité de Salut public, «défroque inutile et ridicule, » A partir de ce moment, il fit constamment partie de la minorité modérée de la Commune , brava les menaces de Raoul Rigault, qui l'accusait |de lâcheté,) signa, le 15, la déclaration de la minorité, et cessa complètement depuis lors d'assister aux séances de l'assemblée communaliste. En ce moment, du reste, il tomba sérieusement malade, ne fut point arrêté lors de l'entrée de l'armée de Versailles à Paris, et gagna, au mois d'août suivant, la Belgique sous le nom de Morel. Huit jours plus tard, il s'éteignit à Bruxelles, où ses obsèques furent l'occasion d'une manifestation publique de la part des réfugiés et des membres de l'Internationale.
TR1DONTE s. f. (tri-don-te — de tri, et du gr. odous, odontos, dent). Motl. Genre de mollusques acéphales, de la famille des cyclades.
TRIDUUM s. m. (tri-du-omm — de tri, et du lat. dies, jour). Prières que l'on fait pendant trois jours.
TRIE s. f. (tri). Ornith. Nom vulgaire de la draine.
— Erpét. Espèce de couleuvre.
— Ichthyol. Sorte de morue verte.
TRIE, ville de France (Hautes-Pyrénées), ch.-L de cant., arrond. et à 39 kilom, de Tarbes, sur la.Blaize; pop. agg!., 1,329 hab. — pop. tôt., 1,608 hab. C est une ville trèsancienne, où l'on remarque une grande place aux maisons ornées d'arcades en bois et une église dont le clocher est très-élevé.
TRIE (Jean de), trouvère normand qui vivait au xme siècle. Il suivit la carrière des armes sous le règne de Philippe-Auguste, fit partie du ban et de l'arrière-ban eu 1214 et combattit vaillamment à la célèbre bataille de Bouvines. Son bagage poétique se compose de chansons adressées à la comtesse de Blois. Ou les trouve dans les manuscrits de Cangé et dans les Essais sur la musique, par de La Borde.
TRIÉ, ÉE (tri-é) part, passé du v. Trier. Choisi : Raisins triés. Pois triés. La délicatesse est trop grande de ne pouvoir souffrir que des gens triés. (Mol.) Les plus belles captives furent triées pour orner te harem de Timour. (Lamart.)
— Trié sur le valet, Choisi avec minutie, avec un soin tout uarticuiier.
TRIEBERT (Charles-Louis), musicien français, né à Paris en 1810, mort à Gravelle- Saint-Maurice , pr&s de Joinville-le-Pont (Seine), en 1867. Cet artiste, l'un des meilleurs virtuoses que la France ait possédés sur le hautbois, lit ses études au Conservatoire dans la classe de Vogt, où il obtint le premier prix en 1829. Il acquit ensuite une véritable réputation en se faisant entendre dans les concerts et publia, chez l'éditeur Richault.une Fantaisie, avec variations pour hautbois et piano, sur un thème de Norma ; c'est, croyons-nous, le seul morceau de sa composition qui soit connu. Mais, fils d'un facteur d'instruments à vent, il prit avec son frère la direction de la maison de commerce paternelle et partagea son temps entre les exigences de son art et les soins de la facture instrumentale, à. laquelle il fit faire des progrès considérables en apportant de grandes, améliorations dans la construction des hautbois, cors anglais, barytons et bassons. Quoi qu'il en soit, les produits de la fabrique de Triebert acquirent une grande réputation à l'étranger, et sa maison obtint une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1855. Triebert, à l'époque de sa mort, était depuis longues années premier hautbois du TheâtrerItalien et de la Société des concerts et, depuis six ou sept ans, il avait succédé à Verroust comme professeur de la classe de hautbois au Conservatoire. Cet artiste distingué mourut d'une fluxion de poitrine, âgé seulement de cinquante-six ans.
TRIÈDRE adj. (tri-è-dre — de tri, et du gr. edra, base). Géom. et miner. Qui offre trois faces : Pyramide, prisme trièdre. Il Qui est formé par la réunion de trois plans ; Angle TRIÈDRE.
— Encycl. Angles trièdres. Trois plans qui passent en un même point divisent l'espace en huit angles trièdres deux à deux opposés par le sommet. Deux angles trièdres ainsi opposés sont égaux dans toutes leurs parties, sans qu'il soit possible de les faire coïncider; ils sont symétriques (v. symétrie). La comparaison des trièdres entre eux Jonne iieu aux mêmes théorèmes que celle des triangles; les faces d'un trièdre, c'est-à-dire les angles formés par les arêtes deux a deux, jouent le rôle des côtés d'un triangle rectiligne, et les dièdres , c'est-à-dire les angles des plans , celui des angles d'un triangle. Toutefois, les deux théories présentent ces différences, premièrement, que l'égalité des
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parties de deux trièdres n'entraîne pas l'égalité de ces trièdres, qui peuvent être égaux ou symétriques ; en second lieu, que la similitude de deux trièdres ne se distingue plus de leur égalité.
Il en résulte pour l'égalité ou la symétrie de deux trièdres quatre cas distincts : celui où les deux trièdres ont une face égale adjacente à des angles dièdres égaux ; celui où ils ont un angle dièdre égal compris entre deux faces égales; celui où ils ont les trois faces égales; enfin celui où ils ont les trois angles dièdres égaux. Les cas où deux trièdres auraient deux faces1 égales et l'angle opposé à l'une d'elles égal, ou bien deux dièdres égaux et la face opposée à l'un d'eux égale, ces cas restent douteux comme celui où deux triangles ont deux côtés .égaux et l'angle opposé à l'un d'eux égal.
On nomme trièdres supplémentaires deux trièdres dont chacun a ses arêtes perpendiculaires aux faces de l'autre. Si, d'un point pris dans l'intérieur d'un trièdre, on abaisse des perpendiculaires sur ses trois faces, on a les arêtes du trièdre supplémentaire ; il est facile de voir que, réciproquement, les arêtes du premier sont perpendiculaires aux faces du second, car chacune d'elles est l'intersection de deux plans perpendiculaires à une face du second. Deux trièdres ainsi construits l'un par rapport à l'autre sont dits supplémentaires, parce que les faces de l'un sont supplémentaires des dièdres de l'autre; et en effet, si, d'un point pris dans l'intérieur
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d'un dièdre, on abaisse des perpendiculaires sur les deux faces, l'angle de ces perpendiculaires est bien le supplément de l'angle plan qui sert de mesure à l'angle dièdre.
Chaque face d'un angle trièdre est plus petite que la somme des deux autres et plus grande que la différence.
La somme des trois faces est moindre que quatre droits. Quant à la somme des dièdres, elle peut s'approcher indéfiniment de deux droits quand le trièdre tend à dégénérer en un prisme triangulaire, et de six droits lorsque le trièdre s'épanouit de manière à différer indéfiniment peu d'un plan.
La résolution analytique d'un angle trièdre ne se distingue pas de celle du triangle sphérique dont les côtés seraient décrits de son sommet comme centre avec un même rayon dans les plans de ses trois faces (v. trigonométrie) ; nous nous bornerons à indiquer ici les moyens de construire les éléments inconnus d'un angle trièdre au moyen des éléments donnés.
La question comporterait six cas distincts où l'on donnerait successivement : 1° les trois faces; 2° deux faces et l'angle compris; 3° deux faces et l'angle opposé à l'une d'elles; 4<> deux angles et la face opposée à l'une d'elles; 5" deux angles et la face comprise; 60 enfin les triangles. Mais les trois derniers cas se rtfmènent aux trois premiers, en substituant a la construction du trièdre cherché celle de son supplémentaire.
Fis. 1.
Supposons d'abord qu'on donne les trois faces ASB, ASC, BSC d'un trièdre, les deux dernières rabattues respectivement autour rie SA et SB dans le plan de la première : si l'on prend SC = Se' et que l'on conçoive le trièdre reformé, les deux points c et c' se rejoindront en un seul I dont la projection sur le plan du tableau sera au point de rencontre « des perpendiculaires Ca et C'6 à SA et SB : les angles lai et Iêt seront les angles plans des dièdres SA et SB; or les triangles rectangles loi et loi rabattus sur la figure en C,oi et C\bi sont aisés à construire, puisqu'on en connaît les hypoténuses égales à «C et ÔC. Pour construire le troisième dièdre SC, il faut obtenir la section du trièdre par un plan perpendiculaire à SC : les traces de ce plan, mené du point CC, sur les faces ASC, BSC, sont CA et C'B ; la trace de ce même plan sur ASB est AB ; l'angle AC,B du triangle AC,B construit sur AB comme base avec AC et BC' pour côtés est donc l'angle cherché.
La ligne Si, sur la figure, est perpendiculaire à AB parce que ces deux droites sont la projection et la trace, sur le plan de la figure, d'une droite et d'un plan perpendiculaires entre eux. Le point C, se trouve sur Si, parce que c'est le rabattement autour de AB du point I.
Soient donnés, en second lieu, les deux faces ASB, BSC de l'angle trièdre et l'angle dièdre compris SB, représenté sur la figure par A,Bt : la projection sur le plan BSC du point A relevé autour de SB sera an pied « de la perpendiculaire abaissée sur Bt de l'extrémité A, de la droite BA, égale à BA, cette droite BA, pouvant être considérée comme
un rabattement, autour de B)', de la droite BA relevée. La projection i du point A relevé étant aussi connue, on construit aisément
FiS- 2.
l'angle dièdre SC : en effet, l'angle plan do cet angle dièdre appartient au triangle rectangle, rabattu en AjiC, dont l'un des côtés est la distance Ait — A,/ du point A relevé nu point t. En prenant CA, égal à CA, et joignant SA, on a le rabattement CSA, de la troisième face.
Enfin, supposons qu'on donne deux faces ASB, BSC et l'angle dièdre SA opposé à-la face BSC : si l'on imagine le plan perpendiculaire à SB mené par le point B, la trace AK, sur ce plan, île la troisième face du, trièdre s'obtiendra en faisant tourner la section faite suivant BH, perpendiculaire à SA,
fK
JiV' ,•-'
Fig. 3.
autour de la perpendiculaire au plan du tableau menée par B, de manière que le point H vienne en A; rabattant cette section autour
de AB, pour placer l'angle BAK égal a l'angle plan du dièdre SA, et joignant AK; d'un autre côté, la face CSB étant relevée autour
TRIE
de SB, le point C doit venir se placer en un point de !a circonférence décrite de B comme centre avec BC pour rayon : la rencontre C, de cette circonférence et de AK est donc la trace de lu troisième arête SC sur le plan, vertical. Le rabattement de la troisième face ASc' s'obtient en rabattant C en C nu moyen des deux arcs de cercle décrits de S et de A comme centre, avec SC et AC pour rayons. Ce troisième cas peut comporter deux solutions fournies par les rencontres de AK avec la circonférence CC\.
TRIEL, bourg etcommune de France (Seineet-Oise), cant. de Poissy, arrond. et k 24 kilom. de Versailles, sur la rive droite de la Seine; pop. aggl., 1664 hab. — pop. tôt., 2266 hab, " " plâtre.
Eglise gothique; carrières de
TRIÉMARGINÉ, ÉE adj. (tri-é-mar-ji-né — de tri et du lat. margo, bord). Miner. Dont chaque bord est remplacé pur trois facettes.
TRIENCÉPHALE s. in. (tri-an-sé-fa-le — de tri, et de encéphale). Tératol. Genre de monstres otocéphaliens. |] Adjectiv.: Monstre
TRIENCÉPHALi;. *
TRIENCÉPHALIE s. f. (tri-an-sé-fa-11 — rad. trieucéphule). Tératol. Monstruosité du triencéphale.
TRIENCÉPHALIEN, ENNE adj. (tri-an-séfa-li-ain, è-ne — rad. triencéphale)-. Tératol. Qui concerne les monstres par triencéphulie.
TRIENCÉPHALIQDEadj.(tri-an-sé-fa-li-ke — rad. triencéphale). Tératol. Qui appartient à la triencéphalie ou au triencéphale.
TRIÈNE s. m. (tri-è-ne — du gr. triaina, trident). Entotn. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des carabiqnes, comprenant trois espèces, qui habitent l'Amérique du Nord.
— s. f. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, tribu des bombycites.
TRIENNAL,' ALE adj. (tri-ènn-nal, a-le — du lat. triennis, qui signifie proprement de (rois années, de très, trois, et annus, an). Qui dure trois ans : Parlement triennal. Il Qui est conféré pour trois ans : Emploi triennal. Dignité triennale. Il Qui est élu , nommé pour trois ans : Supérieur triennal.
— Se disait autrefois d'une charge qui ne s'exerçait que de trois années l'une et de celui qui était pourvu d'une charge de cette nature.
— Bot. Plante triennale. Plante qui ne porte des fruits et des graines que trois ans après avoir été semée.
— a. m. S'est dit de la durée d'un gouvernement, d'un office , d'un exercice de trois ans.
TRIENNALITÉ s. f. (tri-ènn-na-li-té — rad. triennal). Durée de trois ans d'un emploi, d'une charge, d'une dignité. Puissiez-vous, revêtu de cet auguste titre, Tenir à. Cluni le chapitre Pendant vingt triennalités.
Së.necé.
— Système politique dans lequel le pouvoir législatif est renouvelé tous les trois ans au moyen de nouvelles élections : Triennalité du parlement.
TRIENNAT s. m. (tri-ènn-na — rad. triennal). Kspace de trois ans.
— Exercice d'une charge, d'une fonction pendant trois ans.
TRIENNE adj. (tri-è-ne — rad. triennal). Bot. Qui dure trois ans.
TRIENNIUM s. in. (tri-ènn-ni-omm — mot lat.). Autrefois espace de trois ans pendant lequel on étudiait en théologie avant de parvenir aux grades.
TRIÉNODON s. m. (tri-é-no-don — du gr.
triaina, trident; odous , odontos, dent). Ichthyol. Genre de poissons cartilagiueux, type du groupe des triénodontes, formé aux dépens des squales.
TRIÉNODONTE adj. ( tri-é-no-don-te — rad. triénudvn). Ichihyol. Qui ressemble ou qui su ia. porte au tnenodon. 11 On dit aussi
TRIÉNODONTIN, INE.
— s. m. pi. Groupe de poissons cartilagineux, de. la famille des squales, ayant pour type le genre trienodon.
TRIÉNODONTIN, INE adj. (tri-é-no-dontaiu, ine). lohthyol. Syn. de triénodOntb,
TR1ÉNOPHQRE s. m. (tri-é-no-fo-re — de tri, et du gr. enos, an; piterô , je porte). Heliuinth. Genre de vers intestinaux.
TRIENS s. m. (tri-ainss — mot lat. formé de très, trois, et de as). Autiq. lat. Mesure de capacité et monnaie qui valaient le tiers de l'as, unité principale.
TRIENTAL s. m. (tri-ain-tal — rad. triens). Ant. ruin. Va=>e k boire, contenant un tiiens.
TRIENTALE s. f. (tri-ain-la-le — de triens, monnaie d or romaine; allusion k la forme et à la couleur de la corolle; ou de trientalis, tiers de pied; allusion k la hauteur do la plante). Bot. Genre de plantes de la famille des ptimulacées, tribu des prnnulées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent en Europe et uaus l'Amérique du Nord.
TRIENTOIHE s. m. (tri-an-to-me — de tri, et du gr. ent:imos, découpé). Entoin. Genre
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d'insectes coléoptères hétéromères, tribu des tentyrttes, dont l'espèce type habite Cuba.
TRIÉPINEUX, EUSE adj. (tri-é-pi-neu , eu-ze — de tri, et de épineux). Hist. nat. Qui porte trois épines.
TRIÉPOINTÉ, ÉE adj. (tri-é-poin-té — de tri, et de épointé). Miner. Dont chaque angle solide est remplacé par trois facettes.
TRIER v. a. ou tr. (tri-é. — Scheler tire ce mot du latin extricare, italien strigare, démêler, et il cile à l'appui de cette explication l'emploi de l'expression triquer les bois, les cuvées de vin pour ïrfer.Diez fait venir trier du latin tritare, fréquentatif de terere. supin, trilum, broyer. Le sens actuel se serait dégagé (le la locution granum terere, battre le blé, c'est-à-dire séparer le grain de la paille. Prend deux i de suite aux deux p.rem. pers. plur. de l'imp., de l'ind. et du prés, du subj. : Nous triions; que vous triiez). Choisir parmi un plus grand nombre d'objets : Trier des raisins, des pois, des lentilles. Trier les meilleurs livres d'une bibliothèque, tes médailles les plus curieuses, les plus rares d'une collection. Trier des soldats parmi les meilleures troupes. Il faut que les rois nous trient par conjectures et à tâtons, par la race, les richesses, la doctrine, la voix du peuple, trèsfaibles arguments. (Montaigne.)
— Loc. fam. Trier sur le volet, Choisir avec le plus grand soin, comme on fait des grains qu'on met sur le volet pour les éplucher minutieusement.
— Techn. Trier les étresses^ Les regarder au jour pour en enlever les' inégalités. Il Trier le chiffon, Le séparer en différentes classes, selon la beauté et la finesse de la toile. Il Trier les laines, Les éplucher pour en enlever les corps étrangers.
TRIER (Jean-Paul), controvei-siste allemand, né à Mœra (Saxe-Meiningen) en 1687, mort en 1768. Il gagna l'estima du ezar Pierre, qu'il vit fréquemment à Dresde en 1711, et fut nommé, peu après, directeur des mines de Glucksbrunn. Né dans la religion réformée, dont il connaissait à fond les doctrines et l'histoire, il dirigea contre elle de violentes attaques. Aussi les ministres protestants ne l'épargnèrent point en chaire, et le consistoire de Meiningen porta plainte contre lui au duc régnant. Ses principaux ouvrages sont : Observations sur te liure de la Concorde (Francfort, in-4<>), livre qui eut un grand retentissement; Observations sur le Catéchisme du Heidelberg.
TRIÉRARCHIE s. f. (tri-é-rar-chl — gr.
triérurchia ; de Iriêrês, galère à trois rangs de rames, et de arckia, commandement). Autiq. gr. Charge du triérarque.
TRIÉRARQUE s. m. (tri-é-rar-ke — gr.
triêrarckês ; de triérês, galère à trois rangs de rames, et de archos, chef). Antiq. gr. Capitaine de galère, chez les Athéniens, n Citoyen d'Athènes, obligé d'armer et d'équiper une galère, soit seul, soit avec d'autres citoyens.
TRIÈRE s. f . (tri-è-re — gr. triérês ; de treis, trois, et de eretés, rameur). Antiq. gr. Trirème, galère à trois rangs de rames.
TR1EST (Antoine), prélat belge, né prés d'Audenarde en 1576, mort en 1657. Il fut successivement évêque de Bruges et de Gaud et se signala particulièrement par son goût pour les arts et les lettres. Triest se plaisait dans la société des artistes, tels que Rubens, Téniers, Van Dyck, qui a fait son portrait, et leur faisait exécuter des tableaux dont il ornait son palais. En mourant, il laissa le tiers de sa fortune aux pauvres.
TRIEST (Pierre -Joseph), philanthrope belge, ne k Bruxelles en 1760, mort en 1836. 11 entra tlaps les ordres en 1786, remplit diverses fonctions ecclésiastiques et donna de bonne heure des preuves de son ardente charité, notamment en se dévouant au soin des malades atteints du typhus en Flandre en 1791. Devenu curé de Loveudeghem, près de Gand, en 1803, il jeta les modestes fondations de la communauté des Sœurs de la charité de Jésus et de Marie, qu'il essaya mais vainement de faire affiliera la congrégation française de Saint-Vincent de Paul. S'étaut rendu à Paris en 1806, il obtînt de Napoléon, pour sa communauté naissante, la propriété de l'ancienne abbaye de Terhaegeu k Gand, et, trente ans plus tard, celte communauté comptait quinze maisons en Belgique. Devenu chanoine de Saint-Bavon, k Gand (1807), Triest y fonda successivement l'ordre des Frères de la charité, chargés de s'occuper des sourds-muets, des aveugles et des aliénés, la congrégation des Dames de la charité maternelle (1S22), celle des Frères de Saint-Jean de Bieu (1S25) et l'Institut des Sœurs de l'enfance (1835), pour soigner les enfants trouvés. Ou voit dans l'église de Sainte-Gudule, à Bruxelles, le tombeau de cet émule de Saint-Vincent de Paul, exécuté par Simonis.
TR1ESTIN, INE s. et adj. (tri-è-slain,i-ne). Géogr. Habitant de Trieste; qui appartient k celte ville ou k ses habitants : Les Triestins. La population triestine.
TIUËSTE, ville forte des Etats autrichiens, ch.-l. de llllyrie, sur et à l'extrémité N.-E. de l'Adriatique, à 214 kilom. N.-E. de Venise, avec laquelle elle est reliée par un che-
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min de fer; 110,000 hab. Académie de commerce et de marine, bibliothèque, musée géologique, grand théâtre, amphithéâtre; vingt-cinq chambres d'assurances maritimes; arsenal maritime , chantiers de construction. La première place de commerce de la monarchie autrichienne, Trieste est le grand entrepôt des importations et des exportations pour les provinces méridionales de l'Autriche et de l'Allemagne. Elle est le siège du Lloyd autrichien, une des plus colossales compagnies de navigation du monde (v.
lloyd), qui la met en rapports permanents avec l'Archipel, la Grèce, la Turquie, l'Asie Mineure, l'Egypte et la Syrie. Cette ville, qui a un port franc, fait un grand commerce de produits du Levant, de dois merrain, de chanvre, etc. Elle possède une population cosmopolite, composée d'Illyriens, de juifs, d'Arméniens, de Grecs, de Russes et d'Anglais. Chacune de ces nations a des représentants dans la haute aristocratie commerciale de la cité. La religion catholique et la langue italienne y dominent. Le climat de Trieste est variable. L'été, la terrible siroco du sud-est y sévit fréquemment. Il en est de même d'un autre vent du nord-est qui rend le séjour du port incommode pendant la plus grande partie de l'année.
Trieste se divise en ville vieille et en ville neuve, toutes deux séparées par une rue dite rue du Corso, sorte de large boulevard qui en forme la promenade principale. La vilîo vieille, étages aux flancs de la colline au sommet de laquelle s'élève le Château ou Castello, domine la ville neuve et le port. La ville neuve est elle-même scindée en deux parties par le grand canal exécuté en 1755 et sur lequel est jeté le pont Rouge {ponte Hosso). Le tout, émaillé de monuments, forme un ensemble des plus pittoresques.
Le principal monument de Trieste est sa cathédrale, San-Giusto. Fondée au ivo siècle, elle se compose de deux églises réunies et s'élève k côté de la citadelle, sur le monticule qui domine la ville vieille. L'ornementation de l'intérieur, divisé en cinq nefs, se compose de colonnes k chapiteaux variés, do style roman. L'abside du chœur est moderne. Une des chapelles possède une voûte décorée d'une curieuse mosaïque et de vieilles peintures à fresque ; une autre contient le tombeau du célèbre comte de Montémolin, plus connu-sous le nom de don Carlos et qui soutint à main année ses prétentions au trône espagnol. L'inscription du monument désigne le prétendant sous le nom de Charles V, roi.
Les autres monuments de Trieste sont ; l'église des jésuites, curieuse construction dans le style composite et surchargée d'ornements qui distinguent les églises de cet ordre et dont l'église Saint-Paul de Paris est un des plus complets spécimens ; cette église estplacée sous l invocation de Santa-Maria- Maggiore; l'église Saut' Antonio-de-Padova, édifice moderne, construit en 1S27, et dont l'abside principale est décorée d'une remarquable fresque représentant l'entrée de Jésus-Christ à Jérusalem ; le musée d'antiquités est surtout riche en fragments provenant de l'antique Tergesium. C'est la que se trouve le monument de Winckelmann, le célèbre archéologue assassiné en 1763 par un Italien qui essaya de s'emparer des médailles d'or du savant; l'arco di Ricardo, ancienne porte de la ville, que quelques-uns regardent comme d'origine romarne ; le Tergesteo , vaste bâtiment quadraugulaire construit en 18-10 et comprenant le bazar, la chambre du commerce, les salles du Lloyd autrichien et la caserne; la bibliothèque, riche de 30,000 volumes ; le musée d'histoire naturelle ; enfin, le Château ou Castello, construit eu 150S, et l'arsenal du Lloyd autrichien. Trieste possède, en outre, un jardin botanique et un jardin public : ce dernier est relié au Boschetto, lieu de promenade très-fréquenté.
A peu de distance de Trieste, et comme Trieste au bord de l'Adriatique, se trouve le château de Miramar, construit par Maximilien, empereur du Mexique, et célèbre par le séjour qu'y fit sa veuve, l'impératrice Uharloue, après qu'elle eut perdu la raison.
— Histoire. Trieste doit son nom a l'antique Tergestum, dont on retrouve encore de nombreux vestiges aux environs. Sa fondation, due aux Thraces, remonte a l'an 600 avant l'ère chrétienne. Sous la domination romaine, la ville fut fortifiée par Auguste de solides murailles et de tours, et devint le chef-lieu d'une province importante. L'invasion d'Attila l'avait à peu près détruite et elle commençait k peine k se reconstituer lorsque Charlemague en fit la conquête. Elle fut ensuite livrée au duc de Frioul et enfin subjuguée par les Vénitiens. En même temps, les patriarches d'Aquilée , les margraves d'Istrie, les ducs de Carinthie se disputèrent sa possession. Attaquée tour k tour par ses ambitieux voisins, prise et reprise par l'un et par l'autre, et, chaque fois qu'elle succomba, condamnée k payer les frais de la guerre, la malheureuse ville résolut de s'imposer elle-iuêine un autre maître; elle invoqua l'appui germanique et se donna volontairement k Charles IV, lequel la remit k son frère, patriarche d'Aquilée. Les Vénitiens l'envahirent de nouveau et elle en appela k l'Autriche. Jusqu'au régne do Maximilien, Trieste resta trioutaire de Venise, et jusqu'en 1717 sa navigation fut soumise aux
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exactions de l'impérieuse république. Charles VI l'affranchit de ce vasselage commercial, et Marie-Thérèse lui donna d'utiles institutions. De ces deux règnes date son premier élément de- progrès. En 1717, elle ne comptait pas 5,000 hab. A cette époque, Charles VI, frappé de la situation avantageuse de Trieste, pensa à en faire une grande cité maritime. Il y fil tracer des rues, il y appela les colons et patronna une compagnie qui se proposait d'y construire de superbes navires et de naviguer sur toutes les mers; mais cette compagnie échoua dans son entreprise. En 1809, Napoléon, en prenant possession de cette ville, eut l'idée d'en faire la capitule d'un nouveau royaume, composé de l'Illyrie et de la Dalmatie, auxquelles il aurait adjoint les provinces turques de la Bosnie, de l'Herzégovine et du Monténégro. Les événements de 1813 et de 1813 empêchèrent ce projet de se réaliser. Ce que deux empereurs n'avaient pu faire pour la prospérité de Trieste a été accompli par une simple compagnie commerciale, lô Lloyd autrichien, fondée en 1S33. Depuis lors, elle a pris un développement et une importance considérables. Toutefois, la concurrence de Marseille et d'Odessa et les revers de l'Autriche en 1866 ont quelque peu ébranlé sa prospérité.
TRIEST1NG, rivière d'Autriche, territoire au-dessous de l'Ens. Elle prend sa source dans les montagnes du Wienerwald, près et k 10. du Kaumberg, et se jette dans le Schwœchat, k 4 kilom. N.-E. de Luxembourg, après un cours d'environ 70 kilom.
TRIÉTÉRIDE s. f. (tri-é- té-rî-de — gr.
trieteris ; de treis, trois, et de etos, année). Chronol. Période de trois ans, dans le calendrier des Athéniens.
— s. f. pi. Fête de Bacchus, qu'on célébrait tous les trois ans en Thrace et en Béotie.
— Encycl. Les anciens Grecs imaginèrent cette période triennale et s'en servirent jusqu'au me siècle avant notre ère, pour remédier aux erreurs de leur calendrier. La lune étant le corps céleste dont les phases sont le plus facilement observables, il est fort naturel que les Grecs, comme plusieurs autres peuples, aient l'ait d'abord des révolutions de la lune la base de leurs calculs dans la division du temps. Mais ils ne pouvaient pas se soustraire k la nécessité de faire concorder cette manière de supputer ie temps avec les révolutions du soleil. Pour y parvenir, on imagina la iriéiéride ou 'période de trois années, dont les deux premières comptaient chacune douze mois de trente jours, soit trois cent soixante jours , et la troisième treize mois ou trois cent quatre-vingt-dix jours. Cette innovation ne corrigeait qu'en partie l'erreur relative à l'année solaire. La même erreur subsista encore dans le système lunisolaireadoptè un peu plus tard,etqui divisait l'année, en douze mois, alternativement de trente jours et de vingt-neuf jours. Pour rétablir l'harmonie entre cette année et l'année solaire, on imagina l'octaétéride, ou période de huit ans, dans laquelle trois années, la troisième* la cinquième et la huitième, eurent chacune un treizième mois de trente jours.
Les fêtes nommées triétérides étaient célébrées tous les trois ans dans la Béotie et -dans la Thrace, en l'honneur de Dionysos et comme souvenir de son expédition-.dans les Indes, De même que toutes les dionysiaques, ces fêtes perdirent, dans la suite des siècles, leur caractère religieux, pour n'être plus que des occasions, des prétextes d'excès et de débauches sans frein.
TRIÉTÉRIQUE adj. (tri-è-té-ri-ke— du gr.
trietêri/cos ; de treis, trois, et de eiêrikos, annuel). Trisannuel : Période triëtbriquk.
TRIÉTHYL-ACÉTIQUEadj.(lri-è-li-la-sé-
li-ke — du pref. tri, île éthyle, et de acétique). Chim. Se dit d'une acétine qui dérive du silicate d'ôthyle normal par la substitution d'un acétyle k un ôthyle. Il Se dit aussi de toutes les acêtiues renfermant trois éthyles et un acétyle.
TRIÉTHYL-AMYLIQDE adj. (tri-è-ti-lami-li-ke — du prêt', tri, de éthyle, et de amylique). Chim. Se dit d'un éther qui n'est autre que le silicate double d'éthyle et d'amyle, renfermant trois molécules d'amyle contre une d'éthyle. N Se dit aussi de tous les elhers renfermant trois éthyles et un amyle.
TRIÉTHYL-SULFINE s. f. (tri-è-til-sulfl-ne — du prêt', tri, de ëthyte, et de sutfine). Chim. Radical dont on admet l'existence dans les composés triethyl-sulfureux.
TRIÉTHYL-SULFUREUXadj. m. (tri-é-tilsul-tu-reu — du préf. tri, de éihyle, et de sulfureux). Chim. Se dit de composes qui résultent de l'union d'un métalloïde halogène, de l'oxhydryle ou d'un radical acide avec te radical organoinétallique appelé triéthyl-sulfine, et qui est composé d'un atome de soufre et de trois groupes éthyle.
— Encycl. On donne le nom de composés triéthyl-sutfureuxau chlorure, au bromure, à l'hydrate et aux sels du radical organique S(C2H8)3 que Cahours a nommé triétùyl-sulfine.
— I. Formation. Lorsqu'on chauffe ensemble du sulfure d'éthyle (CSHS)SS et de l'iodure d'éthyle CSHSI (v. uthïle) , ces deux corps se combinent et il se forme du sulfoiodure triéihylique ou iodure de triéthyl- suiriu»
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(C*H*)SSI, dans lequel le soufre fonctionne comme tétratomique. Décomposé paç l'oxyde d'argenthumide, ce sel donne l'hydrate de triéthyl-sulfine (C'H»)3S,OH, et, à l'aide de' cet hydrate, qui est une base puissante, on prépare le chlorure, l'azotate et le sulfate de triéthjl-sulfine pur la méthode ordinaire.
Le bromure et le chlorure d'élhyle se combinent aussi au sulfure d'éthyle en donnant du bromure et du chlorure de triéthyl-sulfine ; mais la réaction est inoins facile qu'avec l'iodure.
L'iodure de triéthyl-sulfine prend encore naissance dans l'action de l'iodure d'éthyle sur le sulfhydrate éthylique ou par l'action de l'acide iodhydrique sur le sulfure d'éthyle.
cbiîs.hs + zcmn
Mercnptan. Iodure
d'éthyle.
o (C»H»)8SÏ + HI Iodure de Acide
triéthyl-sulfine. iodhy-
drique»
2(C2H5)2S + HI Sulfure à'é- Acide
thyle. iodhydrique.
= (C«HS)3SI + CW.SH Iodure de Mercaptan.
triéthyl-sulfine.
La constitution de ces composés sulfurés peut être envisagée de trois manières différentes. On peut écrire le corps (Cïrl&jSSl
et l'appeler snlfoiodure triéthylique; on peut l'écrire (C^HBJSSI et le nommer iodure de , triéthyl-sulfine; on peut enfin l'écrire