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et le nommer triéthiodure sulfureux. La première de ces tr.ois manières de l'envisager n'est pas admissible parce qu'on ne voit pas comment, dans cette hypothèse, la molécule tiendrait ensemble ; quant aux deux autres; elles sont identiques. En effet, le soufre étant triatomique, le groupe SIV(CSH5)3 n'est pas saturé, exige un radical monoatomique pour se saturer et joue par conséquent le rôle de radical monoatomique lui-même. Il n'y a, par conséquent, d'autre différence entre ces deux manières d'exprimer ia constitution de la triéthyl-sulfine <jue dans le nom ; la constitution reste la même.
TRIEUR, EUSE s. (tri-eur, eu-ze — rad.
trier). Techn. Personne qui fait le triage des chiffons, dans une papeterie, il Personne qui fait le triage des épingles. Il Personne qui épluche les laines. .
— s. m. Instrument propre au, nettoyage, a l'épuration de toutes sortes de grains et de graines.
- — s. f. Machine servant à éplucher les laines et à en enlever les corps étrangers. B Machine que l'on emploie pour trier les minerais de fer.
— Encycl. Agric. Les trieurs servent, en agriculture, comme l'indique leur nom, a nettoyer et à épurer le froment, le seigle, l'orge ou l'avoine, à en extraire les mauvaises graines, rondes ou à peu près rondes, comme aussi les graviers ou les terres qu'ils peuvent contenir, enfin à les séparer en plusieurs catégories, suivant leur qtiulité. L'opération du triage, qui se faisait autrefois et qui se fait encore dans certaines localités à la main, en étendant les grains sur des tables, pour en retirer surtout les grains destinés à la semence, se pratique généralement aujourd'hui au moyen de machines spéciales, appelées trieurs mécaniques. La construction de ces appareils a été perfectionnée à tel point qu'ils opèrent le nettoyage et le triage avec une précision presque mathématique eta-vec une grande célérité. Il est vrai que certains d'entre ces instruments sont très-compliqués, très-coûteux et propres seulement aux grandes exploitations; mais d'autres sont, au contraire, fort simples, d'un prix modique, tout en donnant un travail rapide et assez parfait pour satisfaire aux besoins de la petite culture. ■ Le principe commun de tous ces instruments, dit M. Barrai, consiste a faire arriver les graines sur des cribles qui laissent passer les poussières, les graines étrangères, les graines de diverses qualités à travers des ouvertures convenablement disposées à cet effet , des secousses leur étant imprimées a mesure qu'elles descendent sur des surfaces planes ou cylindriques. >
Le plus simple de tous ces appareils est le (rieur plat à bascule et à travail intermittent, imaginé par M. Vachon et décrit comme il suit par M. Barrai : • Il se compose d'une table formée de deux fortes tôles juxtaposées ; 'la partie supérieure est un crible; la tôle du dessus est percée de plusieurs milliers de trous d'une dimension calculée; lu tôle inférieure est pleine. Cette table est montée sur un pied dont les montants sont en bois flexible ;*elle est retenue dans l'inclinaison convenable par une courroie. Un entonnoir de toile occupant toute la largeur de la table et une corbeille placée sur le devant complètent l'appareil, qui peut trier jusqu'il 10 hectolitres de blé par journée; il s'est répandu avec rapidité dans les fermes et dans les moulins. Le cribletrieur de M. Pernoilet se compose d'une trémie dans laquelle on place le grain ; celui-
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ci tombepar un conduit dans un cylindre à quatre compartiments, séparés par des cribles et dont les trous sont de calibre différent, en sorte qu'on peut obtenir séparément le bon blé, celui de qualité inférieure, les graines étrangères grosses et petites, les pierres, les mottes de terre, etc. Le cylindre tourne autour d'un axe passant par son centre et un peu incliné à partir de la trémie; il reçoit un mouvement lent d'une mauivelle, qui s'engrène avec un pignon et une roue dentée concentrique à l'axe du cylindre.
TRIEDX, rivière de France. Elle sortde l'étang Neuf, dans l'arrondissement de Guingamp (Côtes-du-Nord), se dirige au nord, baigne Ouingamp, Ponlrieux, Lezardieux et, après un cours de 64 kilom. environ, se jette dans la Manche vis-à-vis de l'île de Bréhat. Celte rivière, qui reçoit le Leff, a un lit large et assez profond, qui est navigable depuis Pontrieux.
TRIEWALD (Samuel), homme politique et littérateur suédois, né à Stockholm en 168S, mort en 1742. Après avoir été chargé de missions politiques par Charles XII, il entra au service du duc de Holstein-Gottorp, qui le nomma son conseiller, puis l'envoya en ambassade à Stockholm pour qu'il lui préparât l'accès au trône. Ayant échoué, il revint à Holstein, où il passa le reste de sa vie h composer des poésies suédoises et allemandes , à écrire des mémoires pour l'Académie de Stockholm, dont il faisait partie, et à traduire des morceaux de poètes français.
TRIEWALD (Martin), ingénieur et mathématicien suédois, frère du précédent, né à Stockholm en 1691, mort en 1741. Envoyé en Angleterre pour y étudier le commerce, qui ne lui inspirait aucun goût, il y devint le secrétaire du ministre du Holstein, Fabricius, et entra alors en relation avec quelques savants, parmi lesquels se trouvait Newton. Triewald se tourna alors vers les sciences. Chargé de diriger les travaux d'une houillère près de Newcastle, il apporta de grandes améliorations dans les procédés en usage. De retour en Suède en 1726, il fit un cours de mathématiques, puis fut nommé par le gouvernement directeur des machines, capitaine du génie, et reçut une pension. Triewald s'occupa de faire progresser l'industrie du fer et de l'acier, inventa une cloche à plonger, un ventilateur pour purifier l'air, etc. Il était membre des Académies de Stockholm, d'Upsal, de la Société royale de Londres, etc. On lui. doit des mémoires insérés dans les Mémoires de l'Académie de Stockholm et dans les Philosophical Transactions.
TRIFACE adj. (tri-fa-se — du préf. tri, et de face). Qui a trois faces.
TRIFACIAL, ALE adj. (tri-fa-si-al, a-le — du préf. tri, et de facial). Anat. Qui se distribue à trois parties de la face : Nerf tri-