TRIQUER
— Mar. Faire le tricage de : Triqubr les pièces d'un mal.
— Techn. Triquer des bois, Les séparer suivant leurs espèces et leurs qualités.
TRIQUEItlE (Edmond), acteur français, né vers 1794, mort n Paris le 11 novembre 1845. Sous le nom d'Edmond, il devint populaire au boulevard, en jouant au Cirque-ulympique pendant plus de deux cents représentations le général Bonaparte, le premier consul et Napoléon , de Y Empereur, grande revue historique en cinq actes et dix-huit tableaux, par Prosper (6 décembre 1830).' La ressemblance était parfaite et l'action se déroulait avec une illusion complète : on avait bien devant les yeux le ■ petit caporal. • L'année suivante, il interpréta Diebistch, des Polonais, dont-le succès dura un an, puis il fut de nouveau vivement applaudi dans la République , l'Empire et les Cent- Jours, pièue en quatre actes et dix-sept tableaux (13 octobre 1832), et dans l'Homme du siècle, pièce historique en quatre actes et quinze tableaux (26 novembre 1833). Il créa, en dernier lieu, un Toussaint Louverture, qui ne réussit point. "Il devait jouer encore dans Austerlitz, pièce historique en trois époques et huit tableaux, de Prosper et Francis Cornu (29 janvier 1837) ; une obésité précoce, qui l'empêchait de monter k cheval, l'obligea d'abandonner son rôle et son emploi. Dès lors , il cessa de paraître sur le théâtre et chercha a se créer une autre position. 11 obtint en 1841, avec Ferdinand Laloue, le privilège des Délassements-Comiques. Privé de son associé au bout d'un an, il dirigeait depuis quelques années ce petit théâtre, quand une attaque d'apoplexie vint l'enlever subitement en pleine répétition.
TRIQUET s. m. (tri-kè — rad. trique).
Jeux. Espèce de battoir dont on se sert à la paume.
TRIR
— Techn. Eehafaud de couvreur en forme de triangle. Il Espèce d'échelle double,
TBIQUETI (Henri, baron de), peintre et sculpteur français, né k Continus (Loiret) en 1802, mort en 1874. Elève d'Hersent, il s'adonna d'abord à la peinture, à laquelle il joitnit bientôt l'étude de la sculpture. Pour ses ébuts, il envoya au Salon de 1831 Y Assassinat du duc de Guise, le Jugement de Galilée par l'inquisition et deux tableaux de genre. Ces toiles passèrent inaperçues ; mais il n'en fut pas de même d'un groupe en fonte qu'il envoya au même Salon et qui représentait la Mort de Charles le Téméraire. Ce morceau lui valut une médaille de *° classe, et, à partir de ce moment, M. deTriqueti s'adonna a peu près exclusivement k la sculpture. Depuis lors, il a exposé successivement: la Ville de Paris personnifiée sous la figure de la Charité secourant les victimes du choléra (L833); Modèle d'une aiguière représentant des sujets de l'Ancien Testament; Modèle d'un vase ornéd'un bas-relief circulaire (183(1); Vase en bronze représentant l'âge d'or et l'âge de fer (1837) ; la Vierge tenant entre ses bras l'Enfant Jésus, bas-relief; Pétrarque lisant ses poésies à Lattre, bas-relief; Vase de brome; Aiguière de bronze (1838); Thomas Morus se préparant à la mort (1839), morceau remarquable et d'un grand caractère, qui valut à Trîqueti une médaille de ire classe; Psyché contemplant l'Amour endormi, basrelief (1842); le Crucifiement, groupe en marbre ; Faune 'et Bacchus, groupe, et des bas-reliefs; l'Enfant Jésus nourrissant des oiseaux; Dante aux champs Elysées; Moise sauvé des eaux (1847); la Vierge et l'Enfant' Jésus, bas-relief; la Visitation (1848); Edouard VI , roi d'Angleterre , statue en marbre ; des bas-reliefs , Moïse exposé par sa mère, Suzanne au bain, Geneviève de Brabant , des bustes (1857); Vase de bronze (1861); quatre grands bas-reliefs à l'Exposition universelle de 1867. En dehors des œuvres qu'il envoya au Salon, de Triqueti en exécuta quelques-unes qui ont contribué a sa réputation et qui comptent parmi ses meilleures : les bas-reliefs de la porte de la Madeleine, à Paris ; le tombeau du duc d'Orléans, dans la chapelle Saint-Ferdinand, et la chapelle commémorative de Windsor.
TRIQUETRAC s. m. (trt-ke-trak — onomatop,). Bruit confus de chocs :
. . . Vous faisiez sous la table Un brait, un triquetrae de pieds insupportable.
Molièub.
TRIQUÈTRE adj. (tri-kë-tre — lat. triquetrus; du gr. triché, triplement ; edra, base). Qui a trois côtés ou trois faces.
— s. f. Numisro. Assemblage de trois jambes, repliées en triangle, que l'on trouve sur certaines médailles antiques.
— Moll. Genre de mollusques acéphales, formé aux dépens des nmlettes. Il Section des venus, autre genre de mollusques acéphales.
TRIQUEUR s. m: (tri-keur). Ouvrier chargé, sur la Seine, de faire le tri du bois flotté.
TRIRADIÉ, ÉE adj. (tri-ra-di-é — du préf. tri, et de radié). Hist. nat. Qui offre trois rayons.
TRIRAMMATE s. m. (tri-ramm-ma-te — du préf. tri, et du gr. ranima, couture). Entom.Genre d'insectes coléoptères pentanières, de la famille des carabiqnes , tribu des féroniens, comprenant deux espèces , qui vivent au Chili.
TRIRECTANGLE adj. (tri-rè-ktan-gle — du préf. tri, et lie rectangle). Géom. Qui a trois angles droits : Trièdre trirectanglk. Triangle sphérique TRIRECTANGLK.
— Encycl. Un trièdre trirectangle est un trièdre dont les trois angles dièdres sont droits; le trièdre trirectangle, au centre d'une sphère, intercepte entre ses faces un triangle trirectangle; le triangle sphérique trirectangle est le huitième de la sphère ; on l'emploie souvent pour terme de comparaison des surfaces sphériques. Ainsi, quand on dit qu'un fuseau a pour mesure le double de son angle, qu'un triangle sphérique a pour mesure l'excès de la somme de ses angles sur deux angles droits, cela signifie que le rapport d'un fuseau au triangle trirectangle est égal k celui du double de son angle à un angle droit; que le rapport d'un triangle sphérique au triangle trirectangle est égal à celui dé l'excès de la somme de ses angles sur deux droits, k un droit.
TRIRÈGNE s. m. (tri-rè-gne — ital. iriregno; de ire, trois; regno, couronne). Nom donné quelquefois k la tiare du pape.
TRIRÈME s. f. (tri-rè-me — lat. triremis; de très , trois; remus , rame). Mar. anc. Galère k trois rangs de rames : Alcibiade, vêtu de pourpre et beau comme l'Amour, se fait remarquer sur les trirèmes. (Chateaub.)
04 sont les chars d'airain, les trirèmes rapides! C. Delavione.
— Encycl. La trirème, que les -écrivains grecs appellent aussi trière, fut inventée, la xxe olympiade, par un des grands constructeurs de vaisseaux de l'époque, Aminoclès de Corinthe; quatre trirèmes, destinées aux Saintens, sortirent de ses chantiers et servirent de'modèles aux autres peuples. Ce perfectionnement de l'ancien navire k cinquante
TRTR
rames opéra un changement considérable dans !a navigation ancienne, auquel Corinthe dut pendant quelque temps sa supériorité maritime; car la trirème ne fut adoptée, par les autres Grecs notamment, qu'à une époque bien postérieure. Ce n'est qu à l'époque des guerres contre les Perses que, le danger surexcitant l'activité hellénique , tous les peuples grecs construisirent k l'envi des galères à trois rangs de rames. Encore ces galères étaient-elles si imparfaites que, suivant Thucydide, elles n'étaient couvertes qu'à la poupe et à la proue. Malgré leur peu de perfection, les trirèmes valurent aux Athéniens la victoire de Salamine; après la guerre, les Thasiens construisirent les premiers navires entièrement pontés.
Les trirèmes offraient de grands avantages sur les autres, navires. « Les Grecs, dit Le Roy, avaient, au temps de la guerre du Péloponèse, des trirèmes qui ne portaient pas plus de 200 hommes; elles ne tiraient pas 4 pieds d'eau ; enfin elles étaient si légères qu'on les faisait passer par-dessus des isthmes; la célérité de leur course k la rame surpassait tellement celte de nos galères , qu'elles faisaient quelquefois 50 lieues par jour, et elles l'emportaient par leur vitesse , au rapport de Zositne, sur tous les autres navires des anciens, qui n'avaient pas, comme elles, plusieurs rangs de rames. • Dans le récit qu'il fait de la guerre du Pétoponèse, Thucydide a écrit : ■ On dit que les Corinthiens sont les premiers qui ont fait des navires k peu près de la forme de ceux qu'on voit aujourd'hui et que les premières trirèmes de la Grèce ont été construites dans leur ville, où il est au moins prouvé qu'Aminoclès, Corinthien, constructeur de vaisseaux, en fit quatre pour les Samiens, et il alla dans leur lie trois cents ans avant la fin de la guerre que nous décrivons. •
Chaque rame des trirèmes grecques était, mue par un seul homme ; les Syracusains imaginèrent d'y mettre deux ou plusieurs rameurs. Les nouvelles trirèmes construites par eux étaient si ingénieusement disposées; les rameurs y étaient distribués d'une manière si conforme aux lois de la mécanique, que ces perfectionnements purent être considérés comme des inventions. Cimon , au rapport de Plutarque, augmenta dans les tri. rèmes l'espace propre à recevoir les soldats et les fit ponter, afin qu'elles fussent plus redoutables quand elles se présentaieut k l'ennemi. Depuis Cimon jusqu'à la chute de la Grèce, les trirèmes ne se perfectionnèrent que très-peu et restèrent sensiblement ce qu'elles étaient avant lui. L'avantage que ces sortes de navires présentaient était une grande rapidité. ■ Les libumes, dit Zosime, ne sont pas moins promptes k la course que les vaisseaux à cinquante rames ; mais leur sillage est cependant moins rapide que n'était celui des trières. »
La construction des trirèmes, le nombre des rameurs, la "disposition des bancs, l'installation des logements k la proue et k la poupe ont été , en l'absence de documents précis, autant de problèmes que l'on est parvenu à résoudre d'une manière satisfaisante, soit par l'interprétation des textes, soit par l'inspection des monuments. Pour ce qui est de leur construction, la forme extérieure étant connue par les figurations de la colonne Trajane et quelques autres monuments, on peut encore apprécier leur légèreté, leur rapidité, leur faible tirant d'eau par le rapprochement de quelques faits historiques.
Ainsi, pendant la guerre du Péloponèse, les Lacédémoniens, voulant surprendre les Athéniens et les attaquer par terre et par mer, ordonnèrent à leurs alliés de se trouver, avec les deux tiers de leurs forces, k Corinthe et d'y préparer des machines pour transporter les trirèmes du golfe de Corinthe dans la mer d'Athènes. Dans une autre occasion, les commandants de la flotte péloponésienne firent passer leurs navires par-dessus la presqu'île de Leucade, pour éviter celle des Athéniens. Les trirèmes devaient tirer fort peu d'eau, puisque, au port de Pile, les Lacédémoniens, battus par la flotte d'Athènes, purent s'approcher assez de la terre pour débarquer et se rembarquer en peu d'instants. Enfin, quant k leur vitesse, Théopompe, corsaire milésien , dépêché par Lysandre pour annoncer aux Lacédémoniens le gain d'une bataille, fit un trajet de plus de 150 lieues en troisjours.
Les dispositions des rames et des bancs de rameurs ont donné lieu k des controverses plus difficiles. On s'est demandé : l» si les trois rangs de rames étaient distribués selon la longueur du navire; alors les trirèmes auraient dû leur nom au nombre de rames contenues dans chaque rang; 2" si.au contraire, les rangs de rames, au lieu d'être distribués selon la longueur du navire , n'étaient pas élevés les uns au-dessus des autres ; 3° si les trirèmes ne devaient pas leur nom aux trois sortes de rameurs qui y étaient employés et que l'on nommait, d'après leurs positions, thalamites, thranites et zygites. Chacune de ces conjonctures a rencontré des partisans. Voici sur quels passages des écrivains anciens l'on étaye les raisonnements de ces puériles discussions :
. . . Triplici pubes quant Dardana venu lmpellunt, lerno consuryunl ordine remi.
{Enéide, 1. V, v. il».)
TRIR
• Trois files de rameurs, rangées dans un ordre qui va en s'élevaut, ponsseut trois rangs dé rames. • Thucydide, parlant d'une entreprise de la flotte du Péloponèse sur le Pirée, dit : « On résolut que chacun des matelots, prenant sa rame, allât de Corinthe jusqu'à la mer en face d'Athènes, » ce qui semblerait signifier que chaque rameur avait sa rame.
Les érudits, commentant ces passages et quelques autres similaires, en ont tiré des conclusions tout à fait opposées. L'examen des monuments est cependant très-propre k nous édifier sur tous ces détails. « Un moulage rapporté d'Athènes par M. Fr. Lenormant offre un curieux fragment d'une Jrirème sculptée. Les rameurs thranites sont assis, le dos tourné vers la proue. Au-dessus des têteSs de ces hommes est déployée une tente. Les rames des zygites partent de la muraille de la trière; mais leurs sabords sont cachés par l'apostis ou liste. Le rapprochement des rames des thranites et des zygites fait supposer que ces derniers étaient placés sur le pont, à côté des thranites, mai3 sur des bancs moins élevés. Les rames des thalamites, placées dans l'entre-pont, sortent des sabords ronds placés près de l'eau, audessus de la préceinte. » (De Chesnel.)
L'inspection de ces sculptures donne la certitude que les trirèmes devaient leur nom à trois rangs de rames et, par conséquent, de rameurs placés horizontalement k chaque flanc du navire. On a quelque peine k se rendre un compte satisfaisant de la manœuvre qui permettait k plusieurs rangs de rameurs d'imprimer sans confusion le mouvement aux trirèmes.
Afin d'éclairer cette question, Napoléon III, dans une de ses fantaisies archéologiques, en avait fait construire une en 1861, à Asnières, sous la direction de M. Mangin, ingénieur naval. Elle était longue de SQto.25 sur 5m,50, ce qui lui donnait une excessive élégance et lui permettait de nager avec une grande vitesse. Elle était mue par 130 rames, 44 disposées symétriquement de chaque côté pour le premier rang, situé le plus bas; 44, réparties de même, pour le deuxième rang, et 42 pour le troisième. La longueur de ces rames était, pour le premier rang, de 4m,50j" pour le second, de 5m,50; pour le troisième, de7oi,8Q; on avait eu soin d'équilibrer ces longs avirons à l'aide de rouleaux de plomb. Deux gouvernails de côté étaient disposés selon les indications des bas-reliefs antiques, et l'avant était armé, au ras de l'eau, du rostrum , éperon k trois branches, destiné à ouvrir les flancs des navires ennemis. Cette trirème manœuvrait parfaitement.
L'usage des trirèmes devint si commun en Grèce que l'on ne construisit plus d'autres navires. On se fera une idée assez exacte des dimensions des trirèmes au beau temps de la marine athénienne en songeant qu'elles portaient 200 hommes pour manier les rames, plus une trentaine de combattants ou epibates. L'usage des trirèmes tendit k se perdre environ 400 av. J.-C., époque où Denys de Syracuse fit construire de gros navires k plusieurs rangs de rames. Cependant, les Athéniens persistèrent longtemps k se servir exclusivement de trirèmes, sans doute parce que, en raison de leur légèreté et de leur faible tonnage, ils les jugeaient plus aptes k évoluer sur leurs côtes, qui sont presque toutes basses. Ils n'abandonnèrent le système des galères k trois rangs de rames que vers le temps d'Alexandre le Grand. D'après Boaekh , une trirème avait en moyenne 170 rameurs; il y a loin de là aux 4,000 rameurs de la galère construite par Ptolémée. Les trirèmes athéniennes avaient deux mâts, chacun d'une seule pièce, ordinairement en bois de sapin et soutenus par des poutres appelées en latin postes. Quelquefois ds étaient munis de hunes, sur lesquelles on établissait des combattants armés do traits qu'ils lançaient sur les ennemis.
Les Romains remirent les trirèmes en honneur. Ces sortes de navires composaient la moitié de leurs flottes- et ils leur durent une grande partie de leurs succès. L'histoire nous apprend que, pour tenir tête aux Carthaginois, ils construisirent en peu de joursuue vingtaine de trirèmes sur le modèle d'une galère carthaginoise échouée et tombée en leur pouvoir. L'histoire romaine nous apprend, en outrej qu'Auguste dut l'empire du inonde aux trirèmes qui composaient sa flotte à Actiura.
Après Auguste, la marine tomba en pleine décadence, et si rapidement, que, sous Constantin et Théodose, la construction des navires k trois rangs de rames était oubliée.
Pendant le Bas-Empire, l'empereur Léon rétablit les trirèmes. Depuis celte époque, l'usage des galères k trois rangs de rames fut absolument abandonné.
TRIRHAPHIDE s, m. (tri-ra-fi-de — du préf. tri, et du gr. rhaphis, aiguille). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des pappophorées, comprenant trois ou quatre espèces, qui croissent en Afrique et en Australie.
TRIROGMA s. m. (tri-ro-gma). Entom.
Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des sphégides , dont l'espèce type habite l'Inde.
TRIROTE s. î. (tri-ro-te — du préf. tri, et du lat. rota, roue). Chaise roulante k trois
TRIS
roues, que peut faire mouvoir elle-même la personne qui y est assise.
TRISACRAMENTAIRE s. m. (tri-sa-kramun-te-re — du prêt', tri, et de sacramentaire). Celui qui ne reconnaît que trois sacrements.
TRISACTIS s. m. {tri-za-ktiss — du gi." frets, trous; aktis, rayon). Echin. Genre d'échinodermes, de l'ordre des stellérides.
TRISAGION s. m. (tri-za-ji-on — gr. trisagios; de treis, trois; agios; saint). Liturg. caihol. Hymne où le mot saint est répété trois fois, en grec on en latin.
— Encycl. Cette hymne ft été plusieurs fois modiïiée dans les églises d'Orient et d'Occident. Elle ne se prononce qu'à l'office public du vendredi saint et consiste en ces paroles : ■ Dieu s;iint, saint et fort, saint et immortel, ayez pitié de nous. » Cette formule fut fixée au concile de Chalcédoine, mais l'usage en varia beaucoup. Elle est considérée comme une proclamation de la foi en la Trinité, à cause du nombre trois, ce dont ne convenaient pas les hérétiques. Le Sanclus de la messe est appelé quelquefois trisagion, parce que Dieu y est trois fois proclamé saint.
TRISAÏEUL, EULE s. (tri-za-ieul, eu-le — du gr. tris, trois fois, et de aïeul). Père, mère du bisaïeul ou de la bisaïeule : Soliman- Aga, ce Turc puissant dont raffolèrent nos trisaïeules, leur fit prendre les premières tasses de café en 1680. (Brill.-Sav.) il PI. trisaïeuls.
TR1SANKOU, héros de la mythologie indienne, roi d'Ayodhyâ, de la ligne solaire, qui, pour les services qu'il avait rendus à la famille de Viswàmitra, fut, vivant, élevé au ciel. Il paraît que c'est le même que le roi Satyavrata. Il semble aussi qu'on le confond avec son fils Haristchandra, qui avait demandé, pour récompense, de pouvoir monter au ciel avec ses sujets. Nàrada, pour lui faire perdre de ses mérites, l'interrogeait sur ses actions, qu'il racontait avec complaisance. A chaque réponse, il descendait d'étage; enfin, reconnaissantsa faute, il s'arrêta à temps, et, rendant hommage aux dieux, il obtint de rester, avec sa capitale, au milieu de l'air. On dit aussi que Trisankou a les pieds eu haut et la tête en bas «t que de sa bouche découle une salive sanglante qui tombe sur le Vindhya et lui donne une teinte rougeâtre; elle souille même et rend impures les eaux d'une rivière qui en sort, appelée Karmanasa. Ce mot signifie détruisant le fruit des bonnes œuvres.
TRISANNUEL, ELLE adj. (tri-za-nu-èl,
è-le — du gr. tris, trois fuis, et de annuel). ■ Qui a lieu tous les trois ans : Fête TRISAN- NUELLE.
— Bot. Se dit des plantes dont la vie dure environ trois ans.
TRISANTHE s. m. (tri-zan-te — du gr.
treis, trois; anthos, fleur). Bot. Syn. d'HYdrocotyle, genre d'ombelliferes.
TRISCALE s. m. (tri-ska-le). Erpét. Espèce de serpent île l'Inde.
TRISCHIDIE s. m. (iri-ski-dl — du gr.
treis, trois ; schidion, fragment). Bot. Genre (jTurbies, de la famille des légumineuses, tribu des césalpiniées, dont l'espèce type croît au Brésil.
TRISECTEUR, TRICE adj. (tri-sè-kteur, tri-se — du préf. (ri, et de secteur). Mathém. Qui donne la trisection de l'angle : Courbe
TRISECTRICE.
— s. m. Trisecteur de l'angle, Instrument propre à partager un angle en trois parties égales,
TRISECTION s. f. (tri-sè-ksi-on — du préf. tri, et de iec(ion). Division en trois parties égales.
— Géoin. Trisection de l'angle, Problème ' reconnu insoluble, qui consisterait à diviser graphiquement un angle en trois parties égales.
— Bot. Principe de la trisection, Principe d'après lequel les feuilles auraient une tendance à se diviser par trois, et tout limbe se diviserait suivant un multiple de trois.
— Encycl. Le prob.ème de la trisection de l'angle, tel que se le proposaient les anciens, ciuiMslait à diviser un angle quelconque en trou parties égales, en se servant exclusivement de la règle et du compas circulaire. Dans de telles conditions, le problème est impossible; mais l'impossibilité n'a pu être manifestée qu'à la suite du progrès des théories algébriques. Le problème de la trisection de l'augle conduit à une équation du troisième degré, indécomposable, dont les racines, par conséquent, ne sauraient se rapporter aux intersections de cmcles entre eux ou de droites et de cercles, ces intersections ne pouvant être qu'en nombre pair.
L'équation qui donne le sinus du triple d'un angle est
sin 3a = 3 sin a — 4 sin' a ;
par conséquent, celle qui détermine le sinus du tiers d'un ancle est
4 sin' - a — 3 sin - a + sin a = 0, 3 3
sin' s
a — - sin