‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 387 sur 1042 · V. Huoo · texte numérisé non relu

V. Huoo

— Mélancolie résultant de la nature du

TRIS

tempérament : C'est un poison pour nous que la tristesse. (Mme je Sév.) La tristesse attendrit l'âme. (J.-J. Rouss.)

— Effet produit sur l'âme par les choses qui manquent d'animation, de gaieté : Appartements d'une grande tristkssb. Diner, bal, carnaval, qui se sont fait remarquer par une grande tristesse. Il Impression pénible causée par le caractère particulier de certaines choses : La tristesse de ce vent soufflant à travers les arbres dépouillés me serrai.' U cœur.

i-à, jamais entière allégresse, L. âme y souffre de ses plaisirs :

Les airs de joie ont leur tristesse.

Et les voluptés leurs soupirs.

Rebool.

— Dans le langage de lu chaire, Pénitence, austérités du christianisme : Vous violez la toi du carême; vous mêles les plaisirs du monde à la sainte tristesse desonabstinence. (Mass.)

— Remploie quelquefois au pluriel dans ces divers sens : Il y a des- larmes sans mérite, qui ne sont pas les tristesses de la pénitence. (Fléch.) Des tristesses profondes. (Bourdal.) J'ai les tristesses d'un philosophe, bien que je sois un pauvre philosophe; j'ai les besoins d'un poète, bien que je sois un poëte fort mince. (G. Sand.) L'hiver emporte toujours avec lui quelque chose de nos tris-

' tesses. (V, Hugo.)

— Syn. Triatesse, chagrin, mélancolie. V.

Page 1