OT
Ce sel existe sous deux modifications différentes. La première modification se produit lorsqu'on calcine l'orthophosphate monothallieux. C'est une masse opaline vitreuse, trèspeu soluble dans l'eau ; sa solution ne précipite pas directement l'albumine, mais la précipite après avoir été additionnée d'acide orthophosphorique, ce qui indique que l'acide orthophosphorique, en' agissant sur ce sel, met 1 acide métaphosphorique en liberté. La seconde modification s'obtient par la calcination de l'orthophosphate ammoniacotpa.1licux. C'est un verre facilement soluble, dont la solution fort acide ne donne pas de cristaux et précipite immédiatement l'albumine. On obtient encore cette modification en fondant la modification précédente avec quelques gouttes d'acide orthophosphorique libre. 3° Pyrophosphates thallieux. L'acide pyrophosphorique répondant à la formule (PhO)î(OH)4,
on conçoit l'existence possible des quatre sels thallieux suivants :
(PhO)*»
(*w|iS<
(PhO)S(OTl)*.
OH
(OTl)3
De ces quatre sels, deux sont actuellement connus: le sel dithallieux, ou sel acide, et le sel tétrathallieux, ou sel neutre. Le sel dithallieux, TlSHSPrW, se produit lorsqu'on chauffe avec soin l'orthophosphate monothallieux; il est extrêmement soluble dans l'eau, avec laquelle il forme une solution acide d'où il se dépose en prismes courts. Le sel tétrathallieux, ou sel neutre, Tl*Ph20'', reste comme résidu lorsqu'on calcine fortement l'orthophosphate dithallieux hydraté. C'est une masse vitreuse, très- soluble dans l'eau. Sa solution, évaporée jusqu'à consistance sirupeuse, l'abandonne en aiguilles confuses que l'on décompose avec séparation d'un précipité blanc. L'orthophosphate dithallieux anhydre donne, lorsqu'on le calcine, un pyropliosphate neutre dont les propriétés diffèrent de celles du même sel préparé avec l'orthophosphate hydraté, et que nous venons de décrire. C'est une masse cristalline opaque, dont la solution donne par l'évaporation de gros prismes qui sont décomposés par l'eau pure.
A. Picrate thallieux C«H2Tl(AzOî)»0. C'est un sel soluble dans l'eau, presque insoluble dans l'alcool. Il cristallise comme le sel potassique en aiguilles jaunes, qui présentent l'éclat soyeux et font explosion lorsqu'on les chauffe. Le picramate
C6H2Tl(AzHS)(AzOS)«0, est un précipité cristallin rouge noir presque insoluble dans l'alcool, qui se sépare en petits cristaux réguliers de sa solution aqueuse bouillante.
B. Racémate ou paratartrate thallieux,
C»H*Ti*0*.
Il est très-peu soluble dans l'eau; il forme des groupes de cristaux qui paraissent appartenir au système dimétrique.
C. Séléniates et sélénites thallieux. On prépare le séléniate thallieux Tl^SeO*, en dissolvant dans l'acide sélénique aqueux le métal ou son carbonate. Il cristallise en langues aiguilles blanches, prismatiques, isomorphes
TIIAL
avec les cristaux de sulfate de potassium. Il est peu soluble dans l'eau froide, insoluble dans l'alcool et dans l'éther.
Les sélénites de thallium au minimum sont au nombre de deux : le sel neutre et le sel acide. On obtient le sel neutre, TlsSeO», soit en oxydant le séléniure de thallium (v. thallium) par l'acide azotique, soit, plus facilement, eh saturant l'acide sélénieux par un excès de carbonate de thallium. Il a une réaction alcaline, se dissout facilement dans l'eau, est insoluble dans l'alcool et dans l'éther et cristallise en lamelles micacées, trèsminces. Le sel acide, TlHSeOS, est plus soluble dans l'eau que le précédent. Il cristallise surtout bien dans un mélange d'eau et d'alcool.
D. Sulfates de thallium au minimum. On connaît le sulfate thalli eux neutre et plusieurs sels doubles.
On ob'tient le sulfate thallieux, Tl«SO\ en évaporant une solution du chlorure ou du nitrate dans l'acide sulfurique, ou encore en dissolvant à chaud le thallium dans l'acide sulfurique. Ce sel est soluble dans 21,1 parties d'eau à 15<>, et dans 54 parties d'eau a 1000. Il cristallise de cette solution en prismes rhombiques anhydres, isomorphes avec le sulfate de potassium et allongés dans la direction de l'axe principal. En présence du sulfate d'ammonium, il se sépare sous la forme de longs cristaux striés, qui ressemblent à ceux du sulfocyanate de potassium.
Le sulfate thallieux forme, avec le sulfate d'alumine, le sel double TIA1"'{S0*)2,12H20, isomorphe avec l'alun commun. Il forme aussi, avec les sulfates de magnésium , de nickel, etc., des sels doubles renfermant 6 molécules d'eau et isomorphes avec les sels doubles analogues, auxquels donne naissance le sulfate de potassium. Le sel nickélique
Tl«Ni"(SO*)*,6H*0 se sépare d'une solution renfermant un excès de sulfate de. nickel en prismes verts, permanents à l'air, qui perdent leur eau de cristallisation k 120" et qui se décomposent à la chaleur rouge. Le sel ferreux, T14Fe"(S0*)S,6rl20,
obtenu de la même manière, est vert pâle. Leseïde zinc TlïZn"(S04)«,6HSO est incolore et possède l'éclat vitreux. Le sel magnésique TlSMg"(S04)2 Gli^O, ressemble au sel de zinc, dont il diffère par une plus grande solubilité.
E. Tartrates thallieux. Le sel neutre,
CWT1206,
est peu soluble dans l'eau et dans l'alcool. Les cristaux, qui sont généralement en groupas jumeaux, paraissent appartenir au système trimétrique, mais diffèrent par leur forme des sels de potassium et d'ammonium. Ils sont anhydres, inaltérables à l'air, se charbonnent à 1700 et, à une plus haute température, laissent de l'oxyde jaune de thallium mélangé d'une petite quantité de métal réduit. Le sel suracide C*HT106,C*H400 se précipite quand on ajoute de l'acide tartrique k la solution du sel neutre. Il se présente en petits prismes, aplatis, dont il est fort difficile d'effectuer la mesure, mais qui paraissent isomorphes avec les cristaux de sels sodique et potassique correspondants. Le sel suracide est moins soluble dans l'eau que le sel neutre que nous avons décrit d'abord.
F. Tunystule thallieux. C'est une poudre blanche, peu soluble dans l'eau, que l'on obtient par le même procédé que le molybdate.
G. Urate thallieux. On l'obtient par double décomposition ; il est presque insoluble dans l'eau.
H. Vale'rate thallieux CWÏÏ02. C'est un sel très-soluble dans l'eau et dans l'alcool; il ressemble à l'acétate.
, Chlorure thallieux. \ [ Bromure thallieux. J l/odure thallieux.
1 Cyanure thallieux.
I { Fluorure thallieux.
I Oxyde thallieux.
tHydrate thallieux.
f Sulfure thallieux. | ' Séléniure thallieux.}
THALLIQUE adj. (tal-li-ke). Chim. Se dit d'une série de composés qui renferment le thallium au maximum de combinaison,
— Encycl. Nous verrons au mot thallium que ce métal donne naissance à deux oxydes : l'oxyde thallieux TM} et l'oxyde thatlique TIÎU3, à chacun desquels correspondent un hydrate et toute une série de sels. Au mot thallieux (v. ce mot), nous avons décrit les sels qui correspondent au protoxyde et à l'hydrate qui en dérive ; nous décriions ici les sels qui durivent de l'hydrate thallique et, par conséquent, du peroxyde T1S03. On désigne quelquefois ces sels, suivant l'usage de l'ancienne nomenclature, sous le nom de sels de peroxyde de thallium. On les appelle aussi sels de thallium au maximum.
— I. Caractères généraux des sels thalliques. Les sels thalliques se distinguent facilement des sels thallieux par la manière dont ils se comportent avec les alcalis et avec les chlorures et les bromures solubles. Leurs solutions donnent, avec l'ammoniaque, les
THAL
Tous ces composés sont décrits à propos du thallium.