‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 410 sur 1042 · TROS · texte numérisé non relu

TROS

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sa - ge Les mo - yens qu'il faut, Les mo - yens qu'il faut.

U - ne femme est sa - ge Quand l'homme, en un mot. N'est pas un

sot, N'est pas un Bot.

Mais, con - tre l'o - ra - ge On met en u-

sa - ge; Mais, con - tro l'o - ra - ge On met en u - sa - ge les moyens qu'il

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faut, Les mo -yens qu'il faut. U - ne femme est sa - ge Quand l'homme, en un

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mot, N'est pas un ' sot,

TROS, fils d'Erichthonius. II épousa Callirrhoé, régna sur lu Phrygie, fit plusieurs conquêtes sur ses voisins, eut une guerre avec Tantale et donna son nom à lu ville de Troie, qui s'appelait auparavant Ilium. Ayant envoyé son fils Ganymède en Lydie, pour y faire des sacrifices dans un temple consacré à Jupiter, Ganymède, selon les uns, y fut tué par ordre de Tantale ; selon d'autres, il fut enlevé et transporté dans l'Olympe pour y servir d'échansonau maître des dieux. Pour consoler Tros de la perte de son fils, Jupiter lui rit don de magnifiques chevaux.

TROSCART s. m. (tro-skar). Bot. Genre de plantes, de la famille des alismacées, tribu des joneaginées, ou type de la famille de ce dernier nom, comprenant une vingtaine d'espèces, qni croissent dans les lieux humides, tempérés ou froids des diverses régions du globe : Le troscart de Barrelier se trouve près de la mer. (P. Duchartre.) Les bœufs et les moulons qu'on fait pâturer dans les lieux abondants'en troscart maritime ont une chair plus savoureuse. (Dict. d'agric.)

— Encycl. Les troscarts ou triglochins sont des plan Les herbacées, à feuilles étroites, planes ou cylindriques, et à fleurs petites, verdâtres, groupées en épis terminaux. Les espèces assez nombreuses de ce genre habitent les contrées tempérées et froides des deux hémisphères et croissent dans les endroits humides ou marécageux. Deux d'entre elles intéressent particulièrement les cultivateurs , comme fournissant un excellent fourrage et croissant dans des terrains dont on ne peut guère tirer bon parti.' Le troscart des marais est une plante bisannuelle, souvent très-abondante dans les bois humides, les marais, au bord des étangs et dans les stations analogues. Il passe en médecine pour apéritif, diurétique et astringent. Tous les bestiaux l'aiment beaucoup. Le troscart maritime est vivace et se trouve dans les marais salants, autour des flaques d'eau saumâtre qui se rencontrent sur les bords de la mer, à l'embouchure des rivières. Il est encore plus recherché des bestiaux que le précédent. On a remarqué que les bœufs et les moutons ayant pâturé daus les localités où il abonde ont la chair plus savoureuse. Il n'est probablement pas étranger à la supériorité des moutons de pré-salé. Ces deux plantes ne sont cultivées nulle part; on se contente tout au plus d'utiliser celles qui croissent spontanément. Peut-être y aurait-il avantage à les propager, car elles croissent dans des terrains impropres à toute autre culture et donnent un produit abondant; la seconde peut croître dans des lieux assez éloignés de la

N'est pas un sot!

mer. Toutes deux produisent une grande quantité de graines, qui restent longtemps sur la plante et dont la récolte n'offrirait aucune difficulté.

TROSCHEL (Jean), graveur allemand, né à Nuremberg vers 1592, mort à Rome en 1633. Sous l'habile direction de Pierre Isselburg, il acquit une manière large, une grande finesse d'exécution, se fit rapidement connaître, puis se rendit à Rome, où il fut chargé de travaux importants. Cet artiste était doué d'une facilité étonnante ; son burin était à la fois ferme et moelleux, et ses ouvrages décèlent le sentiment de la couleur. Parmi ses estampes les plus estimées, nous citerons r la Conception de la Vierge, d'après Bernard Castelli ; l'Empereur Julien à qui l'on montre le cœur d'un taureau; le portrait de Ferdinand U; celui de Louis XIV, regardé comme son chef-d'œuvre. — Son fils, Pierre Tboschel, né à Nuremberg vers 1620, fut également un graveur de mérite. Il a laissé quelques piècesau burin marquées des lettres P. T.

TROSIE s. f. (tro-Jil — du gr. trâsis, blessure). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, tribu des bombycites.

TROSSE s. f. (tro-se). Botte de foin. Il Vieux mot.

— Mar. V. brosse.

— Féod. Obligation de botteler le foin du seigneur.

TROSSULE s. m. (tro-su-le — lat. trossulus). Antiq. rom. Nom donné à des chevaliers d'une classe particulière.

— Encycl. Les chevaliers romains, avant de former un ordre, une classe distincte de citoyens, étaient simplement les cavaliers de l'armée, divisés en dix-huit centuries par le roi Servius Tullius, suivant Tite-Live, par Tarquin l'Ancien suivant Cicéron. Chacun de ces cavaliers recevait de l'Etat un cheval (equus publiais), ou une somme d'argent pour en acheter un {sis équestre) ; mais il y eut, par la suite, une autre sorte de cavaliers, qui ne recevaient pas leur cheval de l'Etat. Tite-Live parle pour la première fois de ces derniers dans la narration du siège de Véies, l'an 403 avant notre ère. U dit que, durant ce siège, les Romains ayant éprouvé de grands désastres, tous ceux des citoyens qui possédaient une fortune équestre et qui cependant n'avaient pas un cheval de l'Etat servirent volontairement en achetant leur cheval de leurs propres deniers, il résulta donc de là deux classes de cavaliers ou de chevaliers. Ceux qui appartenaient aux centuries et qui recevaient leur cheval de l'Etat furent nommés équités equo publieo ou trossuli. Le nom de trossule vint de

TROT

Trossula, ville étrusque, prise par les cavaliers sans le secours de l'infanterie.

Les trossules, c'est-à-dire les chevaliers qui recevaient leur cheval de l'Etat, comparaissaient tous les cinq ans devant les censeurs, qui procédaient au recensement et à l'épuration de l'ordre. Rangés par tribus et par centuries, ils défilaient devant les censeurs siégeant au Forum. Chacun d'eux se présentait a pied, menant son cheval par la bride. Si les censeurs n'avaient poini de reproche à lui faire, ils le renvoyaient par ces mots: • Traduc equum; Emmène ton cheval. « Si, au contraire, sa conduite était répréhensible, les magistrats l'interrogeaient et ouvraient immédiatement une enquête parmi les assistants. Etait-il jugé indigne de son rang, on le rayait de la liste des chevaliers, on lui enlevait son cheval ou on lui ordonnait de le vendre au bénéfice du trésor public.

TROST (Martin), orientaliste allemand, né à Hoexter (Westphalie) en 1588, mort à Wittemberg en 1636, Il professa l'hébreu successivement à Koethen,à Helmstsedt, àRostock et enfin à Wittemberg. On lui doit plusieurs ouvrages, notamment : Novum Testamenlum syriace cum versione latina (Koethen, 1621, in-4°) ; Lexicum syriacum ex inductione omnium exemplarium JVovi'Testamenii syriaci adornatum (Koethen, 1623); Grammatica hebrxa generalis (1637). — Son fils, Jean-Martin Trost, exerça la profession de médecin et publia : De dysenteria (Runtkel, 1677, in-4°); De lythiasi (Runtkel, 1678, in-4") ; De febre per se nunquam lethifera (Halle, 1714, in-40).

TROT s. m. (tro. — V.trottbr). Allure d'une bête de somme entre le pas et le galop, pour la vitesse, et consistant en ce que l'animal lève simultanément le pied droit de devant et le gauche de derrière, puis le gauche de devant et la droit de derrière : Aller un bon trot. Aller un grand trot. Avoir le trot franc, le trot égal, le trot court. Les trois allures Naturelles du cheval sont le pas, le trot et le galop. (Buff.) Jacquelin n'ose prendre sur lui de presser le petit trot habituel de la paisible jument. (Balz.) Nous reparlions au grand trot de son petit cheval. (G. de Netv.) Sancko suivait Don Quichotte de tout le trot de sa bête, (L. Viardot.)

— Fig. Mener une affaire au trot, au grand trot, La faire marcher lestement, rapidement. Il Mener quelqu'un grand trot, au grand trot, Le faire aller très-vite. Il Le mener rondement, le malmener sans relâche,

— Encycl. Le trot s'effectue en trois temps très-distincts; dans le premier, le corps est supporté par les deux membres du bipède diagonal droit; dans le second, il est en l'air, et dans le troisième il est soutenu par le bipède diagonal gauche.

Il est très-facile de se rendre compte du jeu des extrémités à chacune de ces trois périodes successives. Pendant le premier temps, les deux membres du bipède diagonal droit se lèvent ensemble et viennent à la fois rencontrer le sol en ne faisant entendre pour les deux qu'une seule battue. Mais avant qu'ils reviennent à l'appui les deux membres du bipède diagonal opposé se lèvent, car le pied postérieur doit se placer dans la piste du pied antérieur et très-souvent la dépasser. C'est là ce qui constitue le temps intercalaire durant lequel la masse du corps, privée d'appui, se trouve tout à fait suspendue en l'air. Enfin, dans le troisième temps, d'une durée égale à celle du premier, le bipède diagonal gauche parcourt son trajet de la même manière que l'autre bipède. Les membres se meuvent donc par paire, l'antérieur droit avec le postérieur gauche, l'antérieur gauche avec le postérieur droit.

Il existe un moyen de s'assurer que le corps est un instant sans support dans le trot : c'est d'examiner un cheval lancé au grand trot, en se plaçant dans un enfoncement, de manière que les yeux, se trouvent au niveau du plan sur lequel il chemine. Vincent et Goiffon admettent que ce moment de suspension est égal, dans le grand trot, au temps d'appui de chaque membre ; cette opinion peut être vraie pour quelques trotteurs remarquables; mais pour le plus grand nombre elle nous semble exagérée.

Les déplacements du centre de gravité dans le trot sont très-simples. Ceux qui s'opèrent suivant le sens horizontal peuvent être traduits par une succession de lignes partant chacune du tiers antérieur de l'espace qui sépare les deux pieds d'un bipède diagonal pour aller rejoindre le même point de l'espace semblable qui sépare ceux, du bipède opposé. Quant aux déplacements verticaux, ils doivent évidemment consister en deux courbes paraboliques dont l'étendue varie avec la vitesse et l'élévation de l'allure. Le déplacement absolu de la masse du corps ou l'espace parcouru pendant un pas complet du trot est très-considérable. L expérience prouve qu'un membre, soit antérieur, soit postérieur, parcourt, de son lever à son appui, un espace qui, dans le trot, est au moins double de ce qu'il est dans le pas, ce dont il est facile de s'assurer en opérant avec un cheval qui porte à chaque pied un fer d'une forme particulière. On peut voir ainsi qu'entre la pisie qu/un pied vient de quitter et celle où il retombe ensuite il y a une distance considérable.

TROT

Nous avons considéré jusqu'à présent ce qu'on nomme le grand trot; mais cette allure peut être moins vive. Dans ce cas, il arriva souvent que la piste du pied antérieur n'est pas recouverte par celle du pied postérieur, qui tombe à l'appui avant de la rejoindre. IL n'y a plus alors le moment de suspension que nous trouvions dans le grand trot, et 1 on compte quatre empreintes pour le pas complet, tandis que nous n'en trouvions que deux, dans l'allure plus rapide. Lorsque, au contraire, le trot s'exécute avec une grande vitesse, les extrémités postérieures dépassent de beaucoup la trace de celles de devant, qui doivent nécessairement quitter le terrain bien avant que les pieds de derrière les rencontrent. Dans ce cas encore on compte quatre pistes pour le pas complet; mais elles sont disposées d'une manière inverse de celles du petit trot, c'est-à-dire que la piste du pied de derrière, qui dans ce dernier se trouvait en arrière de celle du pied de devant, dépasse celle-ci en avant dans le trot accéléré. Pendant l'allure du trot, d'après Vincent et Goiffon, l'épine dorsale est courbée en bas, et ce changement de position écarte les extrémités antérieures des postérieures, de telle sorte que leurs pistes sont plus éloignées l'une de l'autre que ne le sont les pieds pendant la station. Cette disposition n'existe que dans un trot très-allongé ; lorsque l'allure est ordinaire et que les deux pistes se recouvrent, chaque pas complet ne peut porter l'animal en avant que de deux fois la longueur de l'espace qui, dans la station, sépare le membre antérieur de celui de derrière. Cette différence dans la courbure de la colonne pourrait peut-être expliquer pourquoi les réactions éprouvées par le cavalier sont moin3 dures dans le trot rapide que dans le trot ordinaire.

On ne doit entendre dans le pas complet du trot, d'après l'ordre dans lequel se succèdent les extrémités, que deux battues, exécutées chacune par le poser simultané de deux membres appartenant à un bipède diagonal. Quelques chevaux faibles n'exécutent pas cette allure d'une manière bien régulière et font entendre dans chaque foulée combinée celle des deux pieds qui y contribuent, séparées l'une da l'autre par un espace de temps presque imperceptible. On dit alors que le trot est décousu.

La vitesse du trot est plusou moins grande suivant l'énergie musculaire, suivant aussi la conformation des avant-bras et des canons; elle varie du reste beaucoup, suivant que l'animal projette plus ou moins les membres en avant et suivant le degré de leur élévation au-dessus du sol. Cette allure, dont les réactions sont, en général, si dures, appartient presque exclusivement aux solipèdes; encore n'y acquiert-elle pas toute sa régularité sans le secours de l'éducation et de l'exercice ; aussi le zèbre, le dauw, l'hémione trottent-ils inoins bien que le cheval. Elle constitue un mode de progression que l'aniinal prend dès qu'on précipite sa marche, et qui devient l'intermédiaire entre le pas et le galop.

Le trot du bœuf a les mêmes caractères et acquiert souvent autant d'étendue et de vitesse que celui du cheval. Les pistes postérieures viennent recouvrir les antérieures ou se placer à côté d'elles, et quelquefois même les dépasser.

Le trot est l'allure dans laquelle les réactions sont les plus dures et les mouvements les plus réguliers. Aussi est-ce celle à laquelle on soumet les animaux pour reconnaître les défauts et les qualités qu'ils peuvent posséder dans leurs actions locomotrices.

TROTH1SE s. f. (tro-ti-ze — du gr. trôtheis, blessé). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, tribu des noctuides. .

TROTIQGE s. m. (tro-ti-ke — du gr. trâtos, blessé). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, tribu des braconides, dont l'espèce type vit au Cap de Bonne-Espérance.

TROTTABLE adj, (tro-ta ble — rad. trotter). Où l'on peut aller au trot : Ce chemin n'est

pas TROTTABLE.

TRÛTTADE s. f. (tro-ta-de — rad. trotter). Petite course k cheval ou en voiture.

TROTTE s. f. (tro-te — rad. trotter). Espace de chemin : Il y a une bonne trotte, une petite trotte d'ici à la ville. Comme il pensait qu'après une trottb de dix-huit tieues et une attente de six heures le voyageur pouvait avoir besoin de repos, il lui souhaita une bonne nuit et l'enooya se coucher. (Alex. Dumas.)

TROTTE-CHEMIN s. m. (tro-te-che-main — de trotter, et de chemin). Ornith. Nom vulgaire du motteux ou cul-blanc. Il PI. des trotte-chemin.

TROTTE MENU adj. (tro-te-me-nu — de trotter et de menu). Qui fait de très-petits pas en trottant. La Fontaine a donné cette •épithète à la souris :

La gent trçile-menu s'en vient chercher sa perte.

La Fontaine.

— Fig. Médiocre : Hélas l faute d'un peu. de toiletta, sa beauté' trotte-menu, cachée sous un cachemire de poil de lapin, ne pouvaii être devinée par personne. (Balz.) Il Pau usité.

TROTTER v. n. ou intr. (tro té — Cheval

TROT

lei tire ce mot du celtique : armoricain trot, trot, trota, trotter, kymrique trotiaw, qu'il croit alliés à l'armoricain troet, troad, pied, kymrique troed, irlandais troidh, même sens. Ces formes pourraient bien se rattacher à la racine sanscrite trad, presser; mais il est possible aussi qu'elles viennent elles-mêmes du français, et l'expression latine ire tolutum, aller au trot, permet de supposer, avec Saumaise, un verbe latin tolutare, contracté en tlutare, d'où, par la mutation du l en r, trutare, trotare). Aller le trot : Ce cheval trotte bien. Il trotte lourdement. Je trouve des âmes de paysans plus droites que des lignes, pratiquant la vertu-tout naturellement, comme les chevaux trottent. (Mme de Sév.) Il Monter une bête qui va au trot : Comme il trotte sur sa mule.' (V. Hugo.) Vers ta ville à l'instant ils trottent cite à câte.

Ahdkieux.

Sa tendre épouse, en trottant avec lui,

S'étudiait à charmer son ennui.

Voltaire.

— Par ext. Cheminer, et particulièrement cheminer vivement : Donnes-moi le plaisir de pouvoir un peu trottl'r avec vous où la fantaisie nous prend d'aller. (Mmo de Sév.) A Paris, les jeunesgens sont toujours à l'affût des intentions secrètes des jeunes filles qui trottent seules dans tes rues. (Balz.) Avec cela, on me fait trotter deçà, delà, comme si j'étais un militaire. (Mérimée.) En Angleterre, les gens ennuyés de leur maison, et sous prétexte d'un exercice salutaire, font quatre ou cinq lieues tous les~jours, comme si l'homme était créé et mis au monde pour trotter. (Stendhal.)

Dupe de ton babil et de ton œil fripon, 11 se plaît à te voir trotter dans sa maison.

Desmahis.

— En parlant d'un animal, avoir une allure sautillante qui rappelle le trot du cheval : Les souris trottent de tous côtés dans une chambre.

— Fig. Agir vivement : Sa langue trottait dru et menu. Ses yeux trottaient de tous côtés. Son poing agile trotte des épaules de l'un sur la mâchoire de l'autre. Je trouvai qu'elle ne m'écoutait plus, et que ses beaux yeux trottaient par la chambre. (Mme de Sév.) Lui qui écrit au courant de la plume, qui n'a qu'à laisser trotter la sienne, il l'a forcée cette fois à de savants manèges. (Sainte- Beuve.)

Mais voyez quelle langue et comme cela trotte l J.-B. Rousseau.

Il Tomber vivement, en parlant de coups frappés :■

Les coups de poing trottaient.

La Fontainb.

— Trotter par ou dans la cervelle, l'esprit, la tête, de ou à quelqu'un, Faire chez lui l'objet d'une idée lise, d'une préoccupation constante : L'amour lui trottait bien u« peu dans la tête. (Ch. Nodier.) Il trouverait peut-être des renseignements sur le prélat, qui ne cessait de lui trotter par la tête, (J. Sandeau.) Je ne sais quoi vous trotte par l'esprit. (Al. Dumas.)

Qu'fctf-co donc qui vous trotte ainsi var la cervelle f

' V. Hoao. Toi qui ne crois à rien, tu diras que C'est bête, Mais ce miroir cassé me trotte par la tête.

E. Augiek.

— Fara. On entendrait une souris trotter, Le silence est si profond qu'on entendrait le moindre bruit.

— Prov, Qui ne peut galoper, qu'il trotte, Que celui qui ne peut aller aussi vite qu'il voudrait aille aussi vite qu'il peut.

— Man. Trotter menu, Avoir le trot court, avancer peu en allant au trot. Il Trotter des épaules, Trotter lourdement, avec un grand mouvement des épaules.

— v. a. Trotter à la longe, Faire trotter à la longe, en parlant d'un cheval : Trotter un cheval À la longe.

TROTTER (Théodore), médecin anglais, mort en 1781. 11 fut membre de la société royale d'Edimbourg, chirurgien de la marine, et enfin médecin de la flotte sous le commandement de l'amiral lord Howe. On lui doit deux ouvrages intéressants sur le scorbut et sur l'ivresse. Le premier a pour titre : Observations on the scurvy (Edimbourg, 1785, in-S") ; le second: De ebrietate ejusque eff'ectibus in corpus humanum (1788, in-4o); ou lui doit en outre : A review of the médical départaient in the british navy (Londres, 1790, in-8); Médical and çhemical essaya (Londres, 1795, in-8°); Medica naulica (Londres, 1797- 1801, 3 vol. in-80), etc.

TROTTEREL, sieur d'Aves , poëte dramatique français. Une faute d'impression passée dans quelques livres nous a fait défigurer le véritable nom de cet auteur. V. Frotterel.

TROTTERIE s. f. (tro-te-ri — rad. trotter). Action de trotter; petite course : Je gronde M. de Grignan de vous avoir menée à Marseille. Je ne saurais approuver cette trotterie inutile. (M™e de Sév.) Il Inusité.

TROTTEUR , EDSE s. (tro-teur, eu-ae — rad. trotter). Manège. Cheval dressé à trotter : Un bon trotteur. Cette jument est une ■excellente trotteuse.

i — Cheval de manège qu'on ne fait jamais

TROT

aller qu'au trot : Il ne monte encore que le

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