TUBA
par ces Iles que se fait la pêche des nacres, de ces grosses huîtres dans lesquelles s'élaborent les perles. Les indigènes vivent sous les lois du protectorat français.
TUANT, AMTE adj. (tu-an, ante — rad.
tuer). Qui excède, qui fatigue a l'excès : C'est un métier tuant que cet excès de cérémonies et de civilités. (M<ne de Sév.) U Ennuyeux, et comme on dit encore, assommant : Cet homme est tuant avec ses citations.
Leur tuante amitié de tout côté m'arrête.
Molière.
Tt7À RES AGITCR (// s'agit de toi) , Commencement d'un vers d'Horace (Epitres , liv. I«, ép. xvin, vers 80).
A'am iua res agiiur, paries quum proximus ardet.
• Ton intérêt est en jeu quand la maison du voisin brûle. »
A l'époque des disputes entre les réalistes et les nominaux, on rapporte qu'Abailard, np- . pelé pour cause d'hérésie devant le concile de Sens, ayant aperçu parmi ses juges Gilbert de La Porrée, 1 apostropha par ce vers d'Horace :
tiam tua res agiiur, paries quum proximus ardet ;
prophétie qui ne devait pas tarder à s'accomplir; car, quelques années plus tard, Gilbert, accusé d'hérésie k son tour, était appelé devant le concile de Paris.
« L'orateur se fera écouter avec attention et bienveillance, s'il montre que l'intérêt commun est blessé, que l'humanité est outragée dans l'action dont il demande justice; car ce n'est que par là que l'intérêt particulier est touchant pour les autres hommes ; ffam tua res agitur, paries quum proximus ardet. » Victor Leclerc,
« Lisez cette histoire, m'avez-vous dit, et vous m'en direz de bonnes nouvelles; vous verrez comment la littérature contemporaine est traitée ; vous allez apprendre toutes les déceptions et tous les crimes de cette vie littéraire que vous aimez tant. Lisez donc, ceci vous regarde, tua res agiiur. ■
J. Janin.
TU-AUTEM s. m. (tu-o-tèmm — mots lat.
qui siguif. mais toi). Cette locution paraît empruntée aux leçons du bréviaire qui se terminent par les mois: Tu autem, Domine, miserere mei). Fam. Nœud de l'affaire, difficulté, inconvénient : C'est là le tu-autem. Voilà le tu-autem. Il y a le tu-autkm.
— Entendre le tu-autem, Saisir vivement et prompAment le vrai côté d'une question, d'une affaire.
TUBA s. m. (lu-ba — mot lat. qui signif. trompette), Moll. Genre de mollusques gastéropodes, de la famille des trochoïdes.
TUBACÉ, ÉE adj. (tu-ba-sé — rad. tube). En forme de tube.
TUBA CORVA s. f. (tu-ba-kor-va). Mus.
Trompe d'un registre peu étendu, mais de beaucoup d'éclat dans le son.
TUBAGE s. m. (tu-ba-je — rad. tuber). Opération qui consiste à revêtir de tubes un trou creusé en terre : Ce fâcheux dénouaient tient à la mauvaise qualité 'de la tôle qui servit à M. Kind pour former le tubage du fond du puits. (L, Figuier.)
— Ency'cl. Dans l'opération du sondage, l'opération du tubage consiste dans l'enfoncement de tubes de retenue à travers les bancs ébouleux. On se servait anciennement pour tuber de coiTres carrés en bois, armés par le- bas d'un sabot en fer tranchant que l'on enfonçait dans le terrain avec le mouton d'une sonnette, à la manière des pieux. Aujourd'hui, on emploie à peu près exclusivement des tubes circulaires en tôle, dont le ■diamètre extérieur est un peu plus petit que celui du trou et qu'on enfonce généralement en tournant-, néanmoins, on leur donne assez d'épaisseur pour que l'on puisse au besoin frapper quelques coups de mouton sur leur tête sans les écraser. Ces tubes sont confectionnés avec des feuilles de tôle d'une longueur de 2 à 3 mètres; la longueur du recouvrement est de om,04 à û™,05, et cette doublure est clouée avec des rivets en fer, dont les lêtes sont arrondies et aplaties en goutte de suif intérieurement et extérieurement. Ces tuyaux sont assemblés au moyen d'un manchon en tôle : on commence par placer le tube inférieur-portant le manchon dans une position verticale au-dessous de l'engin ; on laisse descendre le tuyau supérieur dans le manchon, et on le tourne de façon que les trous du tuyau correspondent à ceux du manchon. Dans les tubages définitifs, on peut, employer avec avantage les tuyaux, en fer galvanisé, en zinc, en cuivre ou en bois ; on emploie aussi quelquefois des tuyaux en fonte vissés les uns sur les autres. On doit sans retard commencer le tubage, dès qu'on arrive à des terrains menaçant de s'ébouler ; il convient même de commencer sans attendre cette circonstance. En faisant la descente des colonnes, il faut s'assurer que les tubes sont alignés, en les faisant passer entre les guides. Souvent on est obligé d'employer la pression, la rotation, le choc. Quand on se sert de ce dernier moyen, on coiffe le tube d'un chapeau en bois, qui, reçoit le choc du mouton ; dans le cas où les obstacles viennent
TUBE
des aspérités ou des cailloux, on descend un outil élargisseur, qui agrandit le diamètre du trou.
TUBAIRE s. f. (tu-bè-re — du lat. tuba, trompette). Infus. Genre d'infusoires, du groupe des vorticelliens. U On dit aussi tu-
BARIB. ,
— adj, Anat. Relatif aux trompes de Fallope. il Qui se rapporte aux tubes des bronches.
' — Pathol. Souffle tubaire, Bruit respiratoire qui se produit dans les bronches quand le poumon est engorgé ou comprimé par un épanchement.
— Obstét. Grossesse tubaire, Développement d'un fœtus dans la trompe utérine.
TUBALCAÏN ou TUBALCAÏN, fils de Lamech, né vers 2975 av. J.-C. D'après la Bible, ce fut lui qui imagina de forger le fer et les métaux. « Il se servit du marteau, dit la Genèse, et fabriqua toute sorte d'objets en fer et en airain. » Il existe une curieuse ressemblance entre Tubalcaïn et \& Vulcain des Grecs sous le double rapport du nom et des fonctions. <
TUBARIE s. f. (tu-ba-rî). Infus. Syn, de
TUBAIRE.
TUBASTRÉE s, f. (tu-ba-stré — de tube et de astrée). Polyp. Syn. de caryophyllîe, genre de polypiers.
TUBE s. m. (tu-be — du latin tubus, qui se rattache sans tloute à la racine sanscrite tu, croître, enfler, d'où le sanscrit lavas, taoisha, tuvi, fort, le zend tav, pouvoir, le grec tatis, grand, fort, le latin tuber, bosse, lumor, tumeur, tumeo, j'enfle). Tuyau cylindrique : Un tube de verre. Un tube de plomb. Le tubb d'une lunette. Le tobb d'un baromètre.
— Poét. Fusil ou arme analogue, comme carabine, mousquet, etc.
Le chasseur prend un tube, image du tonnerre.
Delille.
Un plomb dans un long tube entassé par des sots, Peut casser quelquefois la tête d'un héros.
Voltaire.
— Anat. Canal ou conduit nature) : Le tude digestif. Parmi Us organes que l'anatomiste découvre dans le corps des animaux, se trouve le tube intestinal. (Buff.) Chez le mouton, le tube intestinal a vingt-huit fois la longueur du corps. (J. Macé.)
— Chir. Tube laryngien, Sorte de sonde que l'on introduit par ja bouche" ou les cavités nasales dans le larynx d'un asphyxié et dans lequel on insuffle de l'air alin de rétablir la respiration.
— Phys. Tube capillaire. Tube dont le diamètre intérieur est excessivement petit, .ce qui l'a fait comparer à l'épaisseur J un cheveu, it Tube acoustique. Nuin donné à des sortes de porte-voix qu'on place dans l'intérieur d'un appartement , pour modifier ses propriétés acoustiques. Il Tube électrique, Tube de verre auquel on communique la propriété électrique parle frottement. Il Tube élincelant., Tube en verre dont la surface extérieure est recouverte de petits lositnges métalliques, et qui sert aux expériences sur les électricités latentes, il Tube de Torricelli, Tube simplement renversé, que Pascal a transformé en baromètre. Il Tube de Mariotte, Grand tube recourbé, à branches inégales, dont on a fermé la plus courte.
— Chim. Tube de sûreté, Tube droit ou courbe qui s'adapte à un appareil pour empêcher le passage d'uirUiquide d'un vase dans un autre, lorsque la pression exercée sur ce liquide n'est plus la même. Il Tube en U, Tube à deux branches égales, affectant la forme d'un U. 11 Tube en S, Tube dont la forme présente quelques ressemblances avec la majuscule S. il Tube de Welter, Tube à boule, Tube en S qui présente une boule dans sa courbure moyenne.
— Hydraul. Tube de Pitot ou de Darcy, Instrument qui sert à mesurer le débit des cours d'eau.
— Bot. Partie inférieure et tubuleuse des calices gamosépales ou des corolles gamopétales. Il Nom donné par les auteurs anciens, au style des fleurs, et par les modernes aux vaisseaux des plantes. U Nom donné aux petits tuyaux parallèles que l'on remarque à la surface inférieure du chapeau de certains champignons.
— Min. Tube perforateur , Tube creux qu'un mécanisme particulier fait tourner et avancer en même temps dans'la roche qu'on veut percer.
— Syn. Tube, tuyau. Tube est un terme scientifique; c'est celui dont se servent les physiciens, les chimistes, etc. Tuyau appartient au langage ordinaire et sert k désigner tout objet cylindrique et- creux en dedans, dont on fait un usa^e habituel dans le ménage et dans les travaux journaliers. On peut dire encore que, dans le tuyau, on considère toujours l'objet matériel et son utilité pratique, tandis que dans le tube on considère surtout la forme et les propriétés résultant de cette forme même.
— Encycl. Techn. Dans la construction mécanique et la chaudronnerie, on donne le nom de tubes aux tuyaux d'un petit diamètre et d'une faible épaisseur. Cette appellation s'applique spécialement aux tuyaux en cuivre; quelquefois on l'emploie pour dé-
* TUBB
signer les petits tuyaux en fer ou en bronze quand leurs dimensions les font rentrer dans la catégorie des tubes. Les fuie* jouent un grand rôle dans la construction des chaudières dites tabulaires, employées comme appareils de vaporisation dans les locomotives, les machines marines et certaines machines fixes. Ils ont pour but d'augmenter la surface de chauffe, et ils sont l'intermédiaire entre la boîte à feu et la boite k fumée; tantôt jls sontentourésd'eau,tantôtils en sont remplis; dans le premier cas, la ftumme, la fumée et les gaz chauds circulent dans leur intérieur; dans le second cas, ils en sont enveloppés. Les chaudières dans lesquelles on les applique sont dites k tubes horizontaux, inclinés et verticaux, ou encore, suivant le cas, à grands tubes, à petits tubes. L'application des tubes aux chaudières des locomotives est due à M. Séguin aîné, qui, en 1828, après de nombreuses observations et expériences sur les moyens propres k augmenter la puissance de vaporisation de ces machines, et par suite leur vitesse, imagina de remplacer le bouilleur intérieur, que l'on employait alors, par un grand nombre de tubes de petit diamètre et d'une faible épaisseur. Cet ingénieur distingué, auquel on doit pour ainsi dire le développement des chemins de fer , par les progrès qu'il lit faire à la construction des locomotives, augmenta ainsi dans une proportion considérable la surface de contact des gaz chauds, produits par la combustion, avec l'eau qui devait être réduite en vapeur. Les tubes à air chaud ou k fumée étaient dans l'origine en cuivre rouge; ils se détruisaient rapidement par le frottement des particules de coke entraînées par le tirage; aussi a-ton substitué le laiton au cuivre dans leur fabrication. On en a construit aussi en fer, mais on les a abandonnés à cause de la rapidité avec laquelle ils s'oxydaient et de la perte de calorique qui résultait de leur emploi, le fer étant moins bon conducteur que le cuivre. Les tubes sont des cylindres généralement eh planches de lu itou de 0m,002, a 0m,0025 contournées et fermées a la soudure forte. En principe, leur dia\nètre doit être aussi petit que possible, pour que la surface de chauffe qu'ils produisent ait le plus grand de\jeloppement possible, leur nombre variant inversement à leur diamètre; mais, dans la pratique, des tubes trop étroits gêneraient le tirage et seraient facilement obstrués, quand la fumée passe à leur intérieur, par les petits fragments de coke, par la cendre et par le mâchefer que la. rapidité du courant de gaz chaud entraîne. Leur diamètre extérieur varie dans les locomotives de 0m,043 à 0i",û50, et^dans les chaudières marines de on», 07 à 0™,08. Les tubes sont fixés dans la boîte k feu et dans la boîte à fumée au moyen de bagues ou viroles en acier, cylindriques h l'intérieur, légèrement coniques k l'extérieur et amincies au bout qui pénètre daus le tube; leur épaisseur n'excède pas 0m,;002. L'espacement des tubes de l'un à l'autre est une condition très-essentielle au point de vue de la vaporisation, alin de faciliter le dégagement des bulles de vapeur et leur ascension dans le coffre k vapeur. Cet espacement est de 0m,013 au minimum dans les locomotives ; dans les chaudières marines on ne descend jamais au-dessous de om,02, et on l'augmente toutes les fois que l'emplacement ie permet, alin de donner plus de solidité- aux plaques tubulnires. Les tubes sont disposés par rangées, en forme de quinconce; quand ils sont très-longs, on les supporte dans leur milieu par une feuille.de tôle attachée au corps de la chaudière, et percée de trous correspondant à ceux des plaquas tubulaires,
— Fabrication des tubes en laiton. Pour fabriquer les tubes, on prend une feuille de tôle de laiton suffisamment épaisse, que l'on, découpe en bandes dont la longueur est égale à celle du tube et la largeur égale à la circonférence augmentée de o™,00l0 à 0m,0015 suivant le -diamètre. Ces bandes sont ensuite chanfreinées sur toute leur longueur selon deux arêtes longitudinales opposées, soit isolément à la lime, soit simultanément à la machine. Lorsque cette opération est terminée, on soumet les tubes à l'abatage à levier pour les courbes. L'abatage se compose de deux surfaces, dont 1 une essentiellement ronde, située au-dessus, et d'un diamètre inférieur k celui du tube à courbe; ces surfaces sont très-rapprochées l'une de l'autre, mais permettent cependant que l'on puisse introduire entre elles la feuille de laiton préalablement courbée , au moyen d'un balancier, dans un -mandrin eu foute. Derrière la surface ronde sont plusieurs leviers qui, en s'abattant sur la portion de feuille restée libre, la courbent et lui donnent une section en fer à cheval dont les bouts sont très-rapprochés. Ainsi préparés, les tubes sont mis au rond au moyen du marteau sur des mandrins cylindriques en fer; les arèies chanfreinées sont superposées de manière que les surfaces intérieures et extérieures se continuent. Le soudage s'effectue ensuite de la manière suivante : On prend une petite gouttière demi-ronde, de 0^,0015 de diamètre environ, et de la longueur du tube à souder; on la remplit rase, uu moyen d'une petite cuiller, de soudure forte préalablement baignée dans l'eau. Ceci fait, on recouvre cette couche de soudure d'une couche de borax en poudre assez
TUBE
épaisse pour la cacher complètement; puis on introduit la gouttière dans le tube, en ayant soin de pt.-»:e.r les arêtes de joint à la partie inférieure; quand la gouttière est introduite, on la retourne, et ce qu'elle contenait se dépose sur les faces k réunir, le borax en dessous et la soudure en dessus. On porte alors le tube sur un feu de forge ordinaire k vent modéré, et on le fait avancer graduellement, en observant avec soin ce qui se passe k l'intérieur et k l'extérieur; à 1 1 intérieur, parce que, quand la soudure fond, une portion du zinc se volatilisa et brûle avec une flamme verte que lui communique là présence du cuivre; à- l'extérieur, parce que, quand la soudure passe trop, il se forme des gouttelettes qu'il faut faire tomber, si l'on tient k obtenir un travail propre. Lorsque les tubes sont soudés, on fait disparaître a la lime toutes les bavures de la soudure et on les passe au banc k tirer, qui n'est autre chose qu'une longue table munie d'une grosse filière appelée virole, dans laquelle on étire les tubes pour les arrondir seulement. \'
— Hydraul. Tube.de Pitot. Les moyens eroplo3'és pour jauger le débit des rivières ont été pendnnt fort longtemps très-imparfaits.'Si l'on excepte le cas des sources pour lesquelles l'établissement d'un déversoir de superficie est toujours possible, et dans lesquelles on mesure le débit par la hauteur de la lame déversée, on a réduit le problème du jaugeage à la recherche d'une vitesse.- Il suffit, en effet, de déterminer pour une section donnée et connue du cours d'eau la vitesse moyenne des filets liquides, et on aura le débit en multipliant la section par cette vitesse.
Les flotteurs et le moulinet de Woltmann ne donnenfque des résultats peu exacts; le meilleur instrument de jaugeage est dans ce cas le tube de Darcy, qui est un perfectionnement du tube de Pitot.
Considérons la surface d'un courant-, tous les filets liquides sont animés parallèlement à.une même direction d'une vitesse v. Supposons qu'on enfonce dans le liquide un tube ouvert aux deux bouts; l'eau s élèvera dans ce tube jusqu'k un certain niveau, qui serait le même que le niveau général si la vitesse du liquide était nulle. Mais, en vertu de cette vitesse, il se produira une perte de charge dans les environs de la bouche inférieure du tube, dont la présence produit une perturbation dans 1 écoulement des filets ; cette perte de charge se traduira par une diminution de pression, et cette diminution de pression sera rendue visible par un abaissement de la colonne liquide k l'intérieur du tube. Cet abaissement est fonction de la vitesse et
v* est proportionnel à la hauteur — duo a
cette vitesse.
Si, au lieu de laisser le tube droit, on le recourbe en sens contraire du courant, les filets liquides tendent k pénétrer dans ce tube, et lorsque l'équilibre est établi, la colonne d'eau intérieure doit faire équilibre k la colonne extérieure augmentée d'une hauteur proportionnelle k oulle qui est due h ta vitesse des filets et qui correspond à une force capable de faire dévier les filets liquides. Aussi constate-t-on dans ce cas que la colonne liquide du tube est plus élevée que le niveau général du cours d'eau.
Pitot a le premier fait cette expérience pour en déduire la mesure de la vitesse v. Il admettait que, dans le dernier cas, la surélévation de la colonne du tube était précisément égale k la hauteur due k la vi-
u1 tesse — . Cette conclusion était erronée. Dé»
zg signons, en effet, par a l'abaissement de la colonne dans le tube droit, par e l'élévation dans le tube recourbé k contre-courant : dans ce dernier tube, la surélévation résulte à la fois (le l'action du coûtant qui se produisait sur le tube droit et de 1 action des filets qui tendent à entrer dans le tube. Ou a doue, en réalité,
2<7 Si l'on tient compta de ce que a est proportionnel a — , on pourra écrire
y' me = — ,
et il restera k déterminer la valeur du coefficient de correction m.
Pitot remarque encore que, si l'on dirige le tube recourbé dans le sens du courant, il y a un abaissement de la' colonne liquide k l'intérieur ; ceci était à prévoir, car il n'y a plus de filets tendant k entrer dans le tube. Soit a' l'abaissement correspondant au-dessous du niveau extérieur, nous poserons
m' étant un nouveau coefficient k déterminer.
Le tube que Pitot employait était terminé par un entonnoir, ce qui rendait plus grande l'action des filets tendant k entrer dans le tube; mais k cause des variations de vitesse de ces filets successifs,' cela amenait une série d'oscillations de la colonne, très-gênants pour la lecture, et la moyenne k laquelle il
TUBE
convenait de s'arrêter donnait une moyenne des vitesses des divers filets rencontrés par la bouche inférieure du tube.
Darcy a repris ce procédé de jaugeage et
TUBE
l'a rendu précis et commode en perfectionnant l'instrument de Pitot. L'appareil actuel se compose d'un tube de verre recourbé en siphon à branches égales EBF. Ce tube
KTL
se termine par deux garnitures an cuivre qui se prolongent par deux tubes en Cuivre EAKC, FALD, d'un très-petit diamètre ; ces tubes peuvent être fermés par un robinet A. Kntre les branches verticales est fixée uns double échelle graduée, Enfin, à la partie supérieure, un petit tube à robinet 3 permet à l'observateur d'exercer une aspiration dans les deux branches du tube.
On plonge l'appareil dans Tenu, en l'orientant dans le sens du courant ; l'un des petits tubes, C, par exemple, est à contre-courant ; l'autre, D, est dirigé en sens contraire. On maintient l'appareil verticalement et on le fixe par l'intermédiaire d'une vis à une tige enfoncée dans le lit du cours d'eau. On ouvre alors les robinets A et B ; l'eau monte a la fois dans les deux tubes, à un niveau P plus élevé que le niveau extérieur dans le tube C, à un niveau moins élevé Q dans le tube D, et on a simultanément
- ni X M'P = m' x NQ,
ou, ce qui est la même chose,
I + -! /)l'=M'P+NQ.
Si l'on a déterminé pour l'appareil employé
la valeur — du coefficient — I — , et la va- Il m m'
leur H de la somme M'P-j-NQ, on aura «
par l'équation,
v = \Jïg~\ÏÏÎ.
On parvient a mesurer commodément H en élevant les deux colonnes d'une même quantité par la diminution de pression obtenue dans le tube, en aspirant l'air par le tubeB ; l'eau s'élèvera davantage dans les deux tubes, mais la différence de hauteur restera la même pour les deux colonnes.
Les tubes de cuivre C et D ont été pris d'un très-faible diamètre, pour qu'on puisse obtenir la mesure de la vitesse correspondant à un seul filet, et non une vitesse moyenne mal définie. Le peu d'épaisseur de la punie basse de l'appareil, a, du reste, pour effet de diminuer la perturbation que la présence du tube occasionne au sein du liquide.
Le coefficient - doit être déterminé par
des expériences préalables pour chaque instrument. MM. Durey et Bazin ont indiqué les trois méthodes suivantes, qu'ils ont employées pour leurs propres appareils: 1° comparer les résultais obtenus au moyen du tube pour les fllet3 superficiels avec les résultats donnés par des flotteurs; 2° faire mouvoir l'instrument le long d'une barque dans une eau tranquille, avec une vitesse connue u; 3° enfin, calculer le débit en déterminant au moyen du tube la vitesse en plusieurs points d'une section, et comparer au débit réel autrement déterminé. La moyenne des expériences a donné pour l'instrument employé Ja valeur K = 1.
Le tube de Darcy est presque exclusivement employé pour le jaugeage des rivières; il donne des résultats très-exacts, mais demande à être employé avec soin et précaution.
TUBER v. a. ou "tr. (tu-bé — rad. tube). Techn. Garnir de tubes : Tuber un puits arte'sien.
TUBÉRACÉ, ÉE adj. (tu-bé-ra-sé — du lat, tuber, truti'ej. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la truffe.
— s. f. p). Famille ou tribu de champignons, ayant pour type le genre truffe. U Certains
auteurs font ce mot masculin : II n'y a pas que l'homme qui se nourrisse de tuberacés. (Léveillé.)
— Encycl. La famille des tubêracées est ainsi caractérisée : un réceptacle plus ou moins sphérique, charnu, indéhiscent et non séparable du parenchyme, lisse ou ver ru queux ; le parenchyme est composé d'un tissu cellulaire condensé, d'une part, sous forme de membranes ténues, anastomosées, qui imitent des veines; de l'autre, d'un tissu cellulaire simple, parsemé de sporanges arrondis, ovoïdes ou allongés, sessiles ou munis -d'un court funicule. L'organisation des tubêracées est assez curieuse. Le mycélium d'où elles proviennent n'est pas toujours distinct; il forme tantôt une véritable base radicifonne, par laquelle on suppose que ces champignons puisent leur nourriture; tantôt, au contraire, il représente une enveloppe générale, une véritable géode formée par le feutrage des racines des arbres environnants. La partie corticale ou cutanée du réceptacle est lisse ou recouverte de verrues plus ou moins prononcées, quelquefois légèrement tomenteuse. La couleur varie suivant les espèces.
TUBÉRAIRE s. m. (tu-bé-rè-re — du lat.
tuber, tubercule). Bot. Section du genre hélianthéme, de la famille des cistinées, érigée par plusieurs auteurs en genre distinct.
TUBERCULAIRE s. f. (tu-bèr-ku-lè-re — rad. tubercule). Bot. Genre de champignons, type du groupe des tuberculariés, formé aux dépens des tremelles.
TUBERCULARIÉ, ÉE adj. (tu-bèr-ku-la-ri-é — rad, luberculaire). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la tuberculaire. Il On dit
aussi TUBERCULARINÉ.
— s. in. pi. Groupe de champignons, ayant pour type le genre tuberculaire.
TUBERCULARINÉ, ÉE adj. (tu-bèr-ku-lari-ne). Bot. Syn. de tubercularié.
TUBERCULE s. m. (tu-bèr-ku-le — lat. tuberculum, dimin. de tuber, même sens, qui se rattache à la racine sanscrite tu, croître, être fort). Bot. Renflement cellulaire et féculent que présente la partie souterraine de certaines plantes : Les fortes proportions de fécule qui se développent dans ta plupart des tubercules font de certains d'entre eux des uliments excellents. (P. Duchartre.) Il faut distinguer tes tubercules des excroissances produites par tes insectes. (Bosc.)
— Anat. Eminence naturelle peu considérable que présente une partie quelconque. Il Tubercules d'Aranzi, Bourrelets fibreux des Valvules sigmoïdes de l'artère pulmonaire. Il Tubercule de ta première cale, Eminence de la première côte, sur laquelle s'insère le scalène intérieur. Il Tubercule de Santorini, Petite eminence cartilagineuse qu'on voit au sommet de chaque cartilage aryténoïde, et qui soutient les lèvres de la glotte. Il Tubercule de Lower, f etite eminence qu'on trouve quelquefois à l'endroit de l'oreillette droite du cœur, où se confondent les veines caves inférieure et supérieure, il Tubercules mamillaires, Nom donné à deux éminences blanchâtres, situées en arrière des pédoncules du cerveau, il Tubercule cendré, Amas de substance cérébrale qu'on rencontre entre les nerfs optiques et les tubercules mandllaires.
— Pathol. Elevure qui survient à la peau, il Tumeur dure, peu volumineuse. Il Production morbide, d'un blanc jaunâtre, qui Unit par prendre l'aspect du pus : Les tubercules sont un des carucières de la pklhisie pulmonaire. C'est surtout chez tes individus de constitution scrofulcuse que les tubercules se
TUBE
développent simultanément dans un grand nombre d'.organes. (Robin.) Il Tubercule crétacé, Concrétion de consistance crayeuse, qu'on trouve quelquefois dans le poumon.
— Moll. Protubérance creuse, à la surface d'une coquille.
— Encycl. Pathol. Le mot tubercule, pris dans son acception la plus large et la plus rigoureuse, signifie petite tumeur; aussi s'appliquait-il anciennement à toute espèce de tumeur. On disait tubercules squirrheux, cancéreux, syphilitique, etc. Mais, à partir de Bayle et de Laënnec, le sens du mot tu-
' bercute a commencé à s'écarter sensiblement de son étyinologie, et on donna le nom de tubercule a la matière caséeuse et grisâtre qui se forme dans le poumon des phthisiques. Depuis, le même mot a été employé pour désigner des productions analogues, sinon identiques, qui se rencontrent dans certaines aftions du péritoine, de la plèvre, des méninges, des os, etc., affections qui semblent toutes dériver d'une même diathèse, au processus de laquelle on a donné le nom de tuberculose (v. ce mot). Robin en donne la description suivante : i Production morbide, d'un blanc jaunâtre, ordinairement arrondie, qui, dans l'état de crudité, a une consistance analogue à celle de l'albumine concrète, mais plus forte, et qui devient ensuite molle, friable et acquiert par deyrés une consistance et un aspect analogues à ceux du pus. •
Les tubercules peuvent se développer dans tous les organes de l'économie (v. tuberculisation) ; mais ils affectent de préférence le poumon et les organes voisins, et il est trèsrare d'en trouver ailleurs sans qu'il y en ait autour des brouches. Ils peuvent exister à l'état isolé et en petit nombre ou à l'état miliaire. Dans ce dernier cas, ils se groupent de préférence sur les diverses séreuses et dans la substance pulmonaire. ,
On doit distinguer, dans l'analyse microscopique nu tubercule, des éléments constants et d'autres accidentels qui peuvent manquer. Les premiers sont des granulations amorphes, les unes de nature adipeuse, les autres susceptibles de pâlir au contact de l'acide acétique; «de petits noyaux sphériques ou ovoïdes, des corps fusiformes, des noyaux embryoplastiques et des capillaires. Les seuls éléments accidentels k noter sont des cellules êpithéliaies plus ou moins infiltrées de granulations graisseuses et provenant des partie's voisines du. tubercule. Les analyses chimiques les plus récentes ont démontré que la matière tuberculeuse était composée de 98 pour 100 de substance animale, de chlorure de sodium, de phosphates, de carbonates de chaux et de quelques traces d'oxyde de fer. Quand ce produit pathologique se ramollit et se nécrose, ce qui arrive toujours a un moment donné, il engendre autour de lui de la congestion, de l'inflammation et des ulcérations qui prennent le nom de cavernes, si elles sont situées dans la substance- pulmonaire. Ces plaies sont rarement susceptibles de cicatrisation.
— Tubercules du poumon et des organes voisins. Ce sont de petites masses jaunes ou des granulations grises; les premières se développent dar.s les cellules pulmonaires, ies secondes dans la plèvre, dans le tissu des bronches, etc., et parfois aussi dans le pou-
' mon. Au premier degré, le tissu, à peine tuméfié, laisse suinter, quand on le coupe, un liquide épais, rougeàlre, trouble, contenant beaucoup de leucocytes et de cellules êpithéliaies; au second degré, le tissu devient imperméable à l'air et au sang, friable et gris rose ; puis il s'infiltre de graisse, et, le m;il se propageant, le poumon tout entier s'oblitère ; alors la matière puim&naire offre à la coupe une surface plane, unifoiméraent grise, homogène, sèche, que Laënnec qualifie d'infiltration tuberculeuse. Pendant celte altéra- . tion, il se forme en certains points du pus qui dissout les cloisons et produit des cavernes. Quant aux granulations grises, elles varient du volume d'un grain de mil à celui d'un grain de blé ; elles sont demi-irmisparewes lorsqu'elles naissent, opaques lorsqu'elles deviennent caséeuses, transformation qui s'opère par le centre. Elles font saillie aux surfaces, sont fermes et élastiques, difficiles à écraser. Le noyau, que Robin a appelé le cylobiaslion, et qui peut être spliènque ou légèrement polyédrique, présente un diamètre Ue 4 a 8 millièmes de millimètre. Ce produit, à peine formé, prend l'apparence caséeuse et ne varie plus.
— Tubercules du cerveau. Dans la méningite tuberculeuse, on observe, k l'autopsie, clans les muilles entre la pie-mère ei l'arachnoïde, surtout aux environs du chiasma des ner:s optiques et dans la direction du pont de Varole et de la moelle allongée, enfin le long des grandes scissures cérébrales, un exsudai jaunâtre, peu transparent ei gélatineux. En même temps, la pie-mere est couverte de granulations blanchâtres ou jaunes, allant de la grosseur d'un grain de semoule à celle d'un grain de millet. En général, les tubercules du cerveau prennentnaissancedans lasubstance grise. Ils peuvent se développer jusqu'à la grosseur d une cerise. Ils siègent ordinairement dans la protubérance ou dans les grands hémisphères.
— Tubercules du foie. Ils siègent exclusivement dans le squelette conjonctif de la glande ; la bile les teinte quelquefois en jaune.
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On les trouve aussi, sous forme de sable eA cessivement fin, dans l'intérieur de la glande.
— Tubercules du rein. Ils siègent de préférence dans la substance corticale et dans le tissu conjonctif sous-jucenf à l'enveloppe fibreuse, ou encore dans la partie tubuleuse, entre les pyramides. On en trouve souvent des détritus granulo-graisseux dans les tubes urinaires.
Tubercules des testicules, de la raie, des anglions, etc. Ils affectent presque toujours es tissus conjonctifs et les tuniques. Les nodosités les plus graves du testicule ont leur siège dans î'épididyme.
— Tubercules des os. Ils se forment principalement dans le tissu spongieux des os courts ou des épiphyses, ainsi que dans la partie
. médullaire. A l'œil nu, !e début de la tuberculisation osseuse s'annonce par un petit nodule grisâtre qui- tranche sur la coloration rougeâtre de la moelle. Sous Je microscope, la granulation se constitue par l'accumulation de cellules médullaires en voie de prolifération. Quand le tubercule se développe dans la moelle jaune, le processus tuberculeux se dessine sous forme de petits grains grisâtres qui se groupent en nodules, d étendue variable. Les tubercules venant à se ramollir entraînent souvent des caries listuleuses qui font communiquer le foyer caséeux au dehors ou lui donnent issue dans les articulations. Dans ce dernier cas, il se forme des tumeurs blanches de cause tuberculeuse. Très-souvent, l'os enflammé dans le voisinage des tubercules prend une consistance compacte; d'autres fois, il se détruit par suppuration. Les éléments tubsreuleux du tissu osseux sont parfois un peu plus gros que les granulations du tissu conjonctif.
— Tubercule crétacé. On donne ce nom a une concrétion de sels terreux, tels que phosphates et carbonates unis à une certaine quantité de cholestérine et de charbon. Son volume peut varier depuis celui d'un pois jusqu'à celui d'une noisette, et rien ne démontre qu'il se rattache à la phthisie pulmonaire.
— Tubercule anatomique. On désigne ainsi une espèce de verrue, consécutive à une piqûre anatomique et susceptible de durer pendant des mois et même des années. C'est surtoulauxdoigts et au pourtour de l'ongle qu'on l'observe. Elle se présente sous la forme d'une petite tumeur grosse comme une lentille et même plus, à base mal limitée et à surface lisse, mais humide et produisant du pus sous certaines influences. Son tissu est gris rougeâtre, pulpeux, facile à écraser et comme œdémateux. « Ce pus forme, dit M. Ch. Robin, une masse qui se confond insensiblement avec le tissu lamineux ambiant, mais qui en diffère beaucoup par sa structure. On y trouve : fo une trame de tissu lamineux d'autant moins abondante que le tissu est plus mou; 2° une grande quantité de routière amorphe, finement granuleuse, empâtant tous les antres éléments; 3° des cellules de pus, tant à noyaux que pyoEdes, qui sont généralement l'élément le plus abondant après la matière amorphe; c'est à cet élément hetéromorphe que la tumeur doit la propriété de résister presque toujours à tous les moyens employés pour en obtenir la résolution pendant des mois et même des années et d'exiger enfin très-souvent l'ablation ; i° des cytoblastions très-nombreux ; 5° des éléments libro-plastiques, parmi lesquels sont loujours des cellules à un, deux et même trois noyaux, telles qu'on en trouve souvent dans les glandes lymphatiques engorgées; 6° îles vaisseaux capillaires* en général nombreux. »
— Anat. Tubercules d'Aranzi ou d'Arantins. On désigne ainsi, sous le nom de l'anatomistequi les a le premier décrits, trois petits épaississements fibreux situes sur le bord libre de chacune des valvules siguiuîdes ou semi-lunaires de 1 artère pulmonaire. Les tubercules analogues qui se trouvent sur les. valvules sigmoïdes aoitiques portent le nom du nodules de Morgugni. Us servent à fermer plus exactement les orifices artériels du cœur au moment de ta diastule ventriculatre.
— Tubercule cendré (tuber einereum). C'est un amas de substance cérébrale grise et molle, légèrement proéminent à la buse du cerveau dans l'espace triangulaire compris entre les tubercules mamilluires et la bandelette optique. On l'appelle encore plancher du troisième ventricule et base de 1 infundibuluin, parce qu'il sert de support à la substance grise ainsi nommée.
— Tubercule de Lower. C'est une petits eminence qu'on rencontre quelquefois a l'endroit de l'oreillette droite où le contour de la veine cava inférieure se continue avec celui de la veine cave supérieure.
— Tubercule de Santorini. On nomme ainsi une petite saillie cartilagineuse qui couronne le sommet de chaque cartilage aryténoïde et soutient les lèvres de la glotte.
— ' Bot. Les tubercules sont ou des racines ou des appendices des racines, qui différent des bulbes en ce qu'ils sont constitués par une masse charnue, tandis que les bulbes sont formés d'écaillés, charnues aussi, mais superposées et correspondant à des feuilles. Les tubercules sont ou aériens ou plus souvent souterrains. On distingue les tubercules cuulobulbes ou cauiosarijues, qui, sans être des bulbes véritables à écailles, leur ressemblent en ce qu'Us sont formés par les tiges feuil-
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lées et florifères qui se renflent à leur base; il en est ainsi dans la renoncule bulbeuse, la plantain d'eau, le safran, le glaïeul, l'orobe, le géranium tubéreux ; et les tubercules turiobulbes, qui ne sont que des espèces de branches souterraines des racines, se constituant en des renflements qui ressemblent à des excroissances et ne doivent pousser des tiges florifères que l'année suivante ; tels sont les tubercules de la pomme de terre, du topinambour, de la capuoine tubéreuse, du liseron des haies, de la sagittaire. Cette dernière sorte de tubercule se subdivise en deux espèces, ceux qui sont à bourgeon conique terminal, avec écailles rudimentaires, comme dans la sagittaire, et ceux qui sont à bourgeon multiple, comme dans la pomme de terre.
On sait que plusieurs tubercules sont doués de prnpriétés nutritives largement mises à profit dans l'alimentation.
TUBERCULE, ÉE adj. (tu-bèr-ku-lé — rad.
tubercule). Qui est garni de tubercules.: Coquille tuberculée. Feuille tuberculée.
TUBERCULEUX, EUSE adj. (tu-bèr-ku-leu, en-ze — rad. tubercule). Qui est de la nature des tubercules : Excroissance tuberculeuse. Il Qui produit des tubercules : Plante tuberculeuse. Racines tuberculeuses.
— Pathol. Qui concerne les .tubercules morbides; qui contiem de ces tubercules : Dégëiiéreicettce tuberculeuse. Phthisie tuberculeuse. Poumon tuberculeux. La longueur considérable des cils a été signalée par quelques médecins comme un des attributs de la constitution TUBERCULEUSE. (Chomel.) H Méningite tuberculeuse, Affection cérébrale accompagnée de granulations sur la dure-mère,
— Substantiv. Personne atteinte d'une affection tuberculeuse.
• — s. m. IchtbyoL Poisson du genre baliste, qui habite la Méditerranée et la mer des Indes : La couleur du tuberculeux est d'un blanc jaunâtre. (V. de Boinare,)
TUBERCULICOLLE adj. (tu-bër-ku-li-kole — du lat. tuberculum, tubercule; collum', cou). Entotii. Qui a le corselet chargé de tuberculos,
TUBERCULIFÈRE adj. (tu-bèr-ku-li-fè-re — du lui. tuberculum, tubercule ;fero, je porte), Hif,t. nat. Qui porte ou produit des tubercules.
TUBERCUL1FORME adj. (tu-bèr-ku-li-forme — du lai. tuberculum, tubercule, et de forme). Hist. nat. Qui a la forme d'un tubercule.
TUBERCULISATION s. f. (tu-bèr-ku-li-zasi-on — r;id. tuôercutiser). Pathol. Formation des tubercules,
— Encycl. Comment se produisent les tubercules dans la tuberculose? en d'autres termes, comment s'opère la tuberculisation des tissus? E.-,t-ee par la transformation uiétamor| nique, im si'fu, d'un plasma pathologique auquel il conviendrait de donner le nom de tissu serofuleux? Est-ce par la transformation du tissu normal, c'est-à-dire par hétérotro|ihi«? Est-ce par le transport ou par la production d'un tissu normal en dehors des lieux où il se produit d'ordinaire, c'est-à-dire par héterotropliie? Est-ce par la simple modification des exsudais plastiques signalés dans la pneumonie easéeuse? Est-ce par l'introduction ou l'implantation d'une sorte de virus étranger, d'une matière tuberculeuse spécifique et virulente, c'est-à-dire par hétéromorpbie? Toutes ces questions ont été posées; toutes ont été débattues sans qu'aucune des Solutions présentées ait encore réussi à réunir l'assentiment du plus grand nombre des pathologistes. Une communication faite au congrès médical de 1887 par un jeune et intelligent expérimentateur, M. Villemin, mit le problème en discussion, et au sein de l'Académie de médecine, pendant de longs mois, ce problème fut l'objet d'une controverse à la fois vive et passionnée. C'est cette controverse que nous voulons résumer.
M. Villemin avait recueilli des matières tuberculeuses à divers états sur des pbthisiques plus ou moins avancés, sur des phthisiques morts et sur dts animaux déjà tuberculisés par son procédé; il les avait inoculées tantôt fraîches, tantôt desséchées, puis étendues de liquide, d'abord sur des lapins, puis Sur des chiens, enfin sur des bœufs, etc., et cette inoculation avait été suivie, presque toujours, d'une infection tuberculeuse générale et d'un développement de tubercules en des régions de l'organisme souvent fort éloignées du siège de l'inoculation, telles que le foie, les reins, l'intestin, les poumons, etc., et M. Villemin concluait de ces faits : l« que ia matière tuberculeuse, à tous ses degrés d'évolution, est inoculable; 20 qu'étant inoculée elle agit comme un virus, mais seulement en ce sens qu'elle porte de proche en proche une irritation déterminant la production de la maladie, qui se répand ensuite par les voies lymphatiques. Mais il n'allait pas jusqu'à soutenir que cette matière est un véritable virus. Vint ensuite la question de la contagiosité de la phlhisie. Sur ce point, les ..contradictions abondèrent, et tandis que MM. Hardy, Gubler, Guénot de Mussy, Hérard et plusieurs autres praticiens recommandables se rattachaient à. la doctrine de la contagiosité, MM. Pidoux, Briquet et Chauffard la niaient
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expressément. Vint enfin le rapport de la commission nommée par l'Académie de médecine pour la vérification et la contre-épreuve des expériences de M. Villemin. Ce fut M. Collin qui fit ce rapport, et il formula nettement ses opinions. Voici ses conclusions, dans lesquelles il éloigne formellement l'idée d'une virulence tuberculeuse : » 10 II est certain, dit-il, que les résultats matériels constatés â la suite de l'inoculation des tubercules sont exacts; 2° il est extrêmement probable que les dépôts pulmonaires, hépatiques, intestinaux et autres viennent d'une double source : du tubercule déposé sous la peau et du travail pyogénique accompli autour de la plaie, de sorte que, dans beaucoup de cas d'inoculation, il y a eu résorption purulente ajoutée à une résorption tuberculeuse ; 3» l'étendue, la gravité des accidents consécutifs à l'inoculation sont proportionnées à la quantité des tubercules insérés et à l'intensité de la réaction qui se manifeste à l'endroit de la solution de continuité ; les expériences sur les petits animaux tendent à en exagérer l'importance ; 4» c'est la matière tuberculeuse elle-même, et non un prétenduvirus, qui paraît être résorbée par les vaisseaux lymphatiques, puis transportée avec lenteur et finalement déposée dans les poumons et quelques autres organes. •
M. Pidoux combattit aussi la théorie de M. Villemin. Cette théorie mènerait, disaitil, à exclure dans la phthisie l'influence héréditaire, puisque les virus ne sont pas héréditaires; à la négation d'une diathèse, puisque la diathèse exclut le virus, puisqu'elle est personnelle et que le virus ne i'est pas; au rejet des influences de la scrofule, de la diathèse goutteuse et de l'heroétisme, conclusions contradictoires avec les laits pathologiques. M. Pidoux invoquait encore ses propres expériences, desquelles il résulterait que des matières d'origine tuberculeuse et autres inoculées à des animaux ont provoqué les symptômes plus ou moins marqués de l'empoisonnement par les matières animales, mais non la tuberculisation. 1! formula enfin sa doctrine eu ces termes: « 1° Lorsque certaines maladies constitutionnelles s'aifaiblissent, perdent la vigueur de leur caractère natif et dégénèrent chez les individus qui en sont affectés, et surtout chez leurs descendants, cette usure eteettedègénération préparent le terrain aux maladies organiques, et en particulier à la phthisie tuberculeuse ; 2« lorsque la tuberculose se développe dans des organismes spécialement préparés par ces maladies et surtout en présence de leurs reliquats, je veux dire de leurs manifestations encore plus ou moins viyaces, elle rencontre une résistance ou antagonisme qui en modifie singulièrement la marche, le pronostic et la cure. »
M. Chauffard, dans ce mémorable débat, exposa les idées suivantes : « La question, dit-il, se résume en ces termes : les inoculations de matière tuberculeuse sont réelles et fécondes, c'est-à-dire déterminent une reproduction de matière tuberculeuse ; cette reproduction n'est pas le résultat d'une maladie générale, spontanée et virulente ayant comme produit spécifique et virulent la matière caséo-tuberculeuse ; en un mot, ces inoculations n'inoculent pas la tuberculose. Elles provoquent, non une affection primitivement diathésique et générale, mais un travail local gagnant de proche en proche les vaisseaux et les ganglions lymphatiques, les viscères internes, où le tissu plasmatique est naturellement abondant et disposé aux proliférations cellulaires. Ce travail local et les proliféra-, tions qui le suivent ne sauraient trouver leur raison d'être ni dans les embolies capillaires ni dans les greffes animales; il réside tout entier dans ia fécondation des éléments cellulaires du tissu plasmatique et des éléments lymphatiques. De la sorte s'expliquent et la reproduction au point d'inoculation, et la génération sur place de la matière caséo-tuberculeuse, et son expansion dans les organes lymphatiques et dans les viscères internes. Toute autre interprétation ne me paraît pas répondre à toutes les conditions des faits. L'inoculation et la génération ultérieure du tubercule est un fuit réel, et on produit le tubercule sans faire intervenir dans l'inoculation aucun élément tuberculeux; on en produit même par les procédés mécaniques d'irritation qui, à coup sûr, n'ont rien de spécifique. Le fait est certain, indéniable-, comment l'expliquer? Je ne vois de recours possible qu'aux doctrines de prolifération cellulaire par excitation ou fécondation locale, doctrines dont la place est faite eu pathologie, quoi qu'on en ait. » Ainsi, dans cette intéressante discussion, aucun accord ne put se faire entre ceux qui y prirent part, et la question reste encore indécise.
TUBERCULISER v. a. ou tr. (tu-bèr-ku-lizé — rad. tubercule.) Pathol. Produire des tubercules dans : Les causes qui tuberculi- Sent le poumon.
Se tuberculiser v. pr. Devenir tuberculeux.
TUBERCULOSE S. f. (tu-bèr-ku-lo-ze — rad. tubercule). Pathol. Affection on diathèse générale de laquelle dérivent les tuberculisations locales, telles que la phthisie pulmonaire, le carreau, le mal de Fott, etc.
— Encycl. L'existence d'une diathèse tuberculeuse sous l'influence de laquelle se dé-
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veloppent les accidents locaux de tuberculisation dans une grande quantité d'organes est universellement admise; mais les relations évidentes qui relient cette diathèse à certaines dispositions organiques très -nettement accusées, bien avant que la tuberculisation apparaisse, permettent une certaine hésitation sur l'origine même de cette diathèse. Pour la plupart des pathologistes, la tuberculose dérive directement de la diathèse scrofuleuse ou, du moins, d'une constitution générale à laquelle on peut donner le nom de « serofulisme. « Dans cette hypothèse, d'ailleurs d'accord avec ies faits, la tuberculose pourrait n'être qu'une forme de l'affection scrofuleuse. Pour d'autres pathologistes, la tuberculose serait une maladie en quelque sorte accidentelle, peut-être parasitaire, en tout cas contagieuse, inoculable et transmissible par la cohabitation en commun. Cette question, encore k l'étude, n'est pas entièrement résolue. Cependant il parait acquis à la science, par les expériences de M. Villemin en 1865, que le tubercule est transmissible, au moins par inoculation. Ce physiologiste a inoculé la matière tuberculeuse sur plusieurs espèces animales, et il en est résulté des tubereulisations presque générales qui avaient tous les caractères de la tuberculose (v. tuberculisation). S'il en est ainsi, l'idée très-répandue, du reste, que la tuberculose, et en particulier la phtnisie pulmonaire, est une maladie contagieuse se trouverait presque démontrée. V. PHTHISIE.
TUBÉREUSE s. f. (tu-bé-reu-ze — rad. tubéreux). Bot. Genre de plantes, de la famille des liliacées, tribu des agapanthées, dont l'espèce type croit dans )a zone intertropicale : Dans le midi de la France, la tubéreuse réussir et se multiplie rapidement. (P. Duchartre.) C'est de Leyde que nous est venue la tubéreuse double. (Th. de Berneaud.) Le temps ordinaire de la floraison des tubéreuses est l'automne. (Bosc.) L'odeur des tubéreuses 'passait, autrefois, pour être mortelle aux. femmes en couche. (A. Karr.) il Tubéreuse bleue, Nom vulgaire de l'agapanthe à ombelles.
— Encycl. La tubéreuse est une plante herbacée, à bulbe solide, répandue dans presque toute la zone intertropicale. Les feuilles inférieures sont linéaires, allongées, les caulinaires restant très -petites. Ses fleurs en grappes, douées d'une odeur suave, forte et pénétrante, sont caractérisées par un périanthe en entonnoir, a limbe divisé en six lobes égaux et étalés; six étamines insérées à la gorge du périanthe, dont les filets sont très-courts et très-épais; un stigmate à pistil trilobé et épais. Le fruit, qui est une capsule, renferme dans chacune de ses trois loges un grand nombre de graines planes. L'espèce unique est la tubéreuse des jardins ; on la cultive à cause de ses fleurs. Cette plante, qu'on croit originaire des Indes, nous est venue de la Perse. M. Perseic, conseiller à l'ancien parlement d'Aix, est-le premier qui l'ait cultivée en France, dans le jardin de son château de Bougencier, du coté de Toulon. C'est de là qu'elle s'est répandue en France et en Italie. Ses oignons lui furent envoyés de Perse, en IG32, par le Père Théophile Minuti. La tubéreuse est remarquable par sa tige élancée, et surtout par l'odeur délicieuse de sa fleur. La tubéreuse aime une terre substantielle et légère; on peut la reproduire par semences ou par caïeux. La première méthode demande plusieurs années de soins assidus; elle n'est pus toujours couronnée de succès. Il est plus expéditif et plus sûr de renouveler cette plante par ses ca'feux, en les séparant chaque année de l'oignon principal. Celui-ci ne fleurit qu'une seule fois; mais, mis en terre, il fournit des caïeux qui, plantés à leur tour, deviennent, la seconde année, des oignons portant des fleurs. Dans les climats tempérés ou chauds, la tubéreuse vient fort bien en pleine terre sans moyens artificiels. Elle est cultivée en grand dans le midi de la France et en Italie. Dans un climat tant soit peu froid, on ne peut l'élever que sur couche ou sous châssis. On peut avoir des tubéreuses en fleur pendant une grande partie de l'année en faisant des plantations à des époques différentes. Le temps ordinaire de la floraison est l'automne. Desmarest raconte qu'il s'est souvent amusé à colorer les fleurs de tubéreuse; voici le procédé qu'il employait : dans une petite tasse" pleine de jus de cactier raquette, il trempait l'extrémité inférieure d'une tige qu'il avait coupée, et, vingt-quatre heures après, la fleur était de couleur incarnat. La tubéreuse est employée dans la fabrication des parfums. On donne quelquefois à cette plante le nom de jacinthe des Indes.
TUBÉREUX, EUSE adj. (tu-bé-reu, eu-ze — du lat, tuber, tubercule). Bot. Syn. de tuberculeux : La culture des plantes tubéreuses a une importance extrême. (P. Duchartre.) il Bulbes tubéreux, Bulbes dont la substance est homogène.
TUBÉRIFÈRE adj, (tu-bé-ri-fè-re — du lat. tuber, tubercule; fero, je porte). Syn. de
TUBERCULIFÈRE.
TUBÉRIFORMB adj. (tu-bé-ri-for-mo — du lat. tuber, truffe, et de forme). Bot. Se dit d'un champignon qui a la forme d'une truffe.
TUBÉRIVORE adj. (tu-bé-ri-vo-re — du lat. tuber, truffe; voro, je dévore). Eatom.
TUBI
Qui dévore les truffes, qui se nourrit de la substance des truffes : Insecte tubérivore.
TUBÉROÏDE adj. (tu-bé-ro-j-de — du lat.
tuber, tubercule, et du gr, eidos, aspect); Bot. Qui ressemble à un tubercule.
— s. m. Bot, Champignon souterrain, du genre rhizoetone, qui s'attache aux bulbes du safran et fait périr la plante.
TUBÉRON (Quintus jElius Tuberû), jurisconsulte romain, qui vivait amer siècle avant notre ère. Adversaire de Cieéron dans l'affaire de Ligarius, il fut vaincu par le grand orateur, renonça au barreau et se borna à donner des consultations. Malgré son érudition, ce jurisconsulte était peu estimé. Les Institutes contiennent plusieurs de ses décisions.
TDBERON (Louis), historien dalmate, qui vivait au xvie siècle. Il embrassa la vie religieuse et devint abbé d'un couvent en Dalmutie. Tubéron a écrit, dans un style clair, quelquefois même élégant, ce qui s'est passé de son temps en Hongrie, depuis la mort de Matthias Corvin. Son ouvrage, publié d'abord à Francfort (1603), a été réédité d'une façon beaucoup plus correcte, a Vienne, sous le titre de Cowmentarorium de rébus suo tempore, nimirum ab anno Christi 1490 usque ad annum 1522 in Pannonia et finitimis regionibus yestis, libri XI (1746).
TUBÉROPHAGE adj. (tu-bé-ro-fa-je — du lat. tuber, truffe, et du gr. phagô, je mange). Qui mange les truffes : La larve de la petite ■mouette qui vole dans les bois du Midi est tubérophagg. (Raspail.)
TUBÉROSITÉ s. f. (tu-bé-ro-zi-té — du lat. tuberosus, tubéreux). Anat. Nom donné à divers organes ou parties d'organes offrant des renflements qu'on a comparés à des tubercules : Les tubérosités de l'estomac. il Eminence raboteuse d'un os où s'attachent des muscles ou des ligaments : Tubérosité cfe l'ischion. Tubérosité occipitale.
— s. f. Hist. nat. Renflement de forme ou de nature tuberculeuse : Quant aux tubérosités, ce sont des sortes de tumeurs ou élévations contre nature. (Th. de Bemeaud.)
— Encycl. Anat. Tubérosités de l'estomac. Ce sont deux renflements que l'on voit l'un à gauche, l'autre à droite de l'estomac, au voisinage du pylore. Le renflement de gauche ou grosse tubérosité répond à toute la portion comprise en dehors de l'insertion du cardia. Située dans l'hypocondre gjtuche, la grosse tubérosité est en rapport avec le diaphragme, qui la sépare des fausses côtes gauches en avant, avec la queue du pancréas, l'extrémité supérieure du rein gauche, la capsule surrénale gauche et les vaisseaux spléniques en arrière. La grosse tubérosité repose sur l'extrémité gauche de l'arc du côlon. Elle est en rapport par sa partie gauche avec la face interne de la rate qui s'applique contre l'estomac à l'état de plénitude de cet organe et qui en est séparée par l'épiploon gastro-splénique, à l'état de vacuité. La jjeiite tubérosité est en rapport en avant avec la paroi abdominale; en arrière, avec la tète du pancréas et la troisième portion du duodénum; en bas, avec l'extrémité droite de l'arc du côlon. V. estomac.
TUBI (Jean-Baptiste), dit le Romain, sculpteur italien, né à Rome en 1635, mort à Paris en 1700. On croit qu'il reçut les leçons, de l'Algarde. Tout jeune encore, il se rendit en France, où il trouva un protecteur dans Le Brun, qui le chargea d'exécuter un grand nombre de travaux décoratifs à Versailles et à Trianon. Tubi fut logé aux Gobelius, avec le titre de sculpteur des manufactures royales, et devint successivement agrégé (1663), membre titulaire (1676) et professeur (iS89). C'était un habile artiste, un excellent praticien, à qui il n'a pas été donné de laisser beaucoup de preuves de son individualité, eur il dut se résigner à exécuter la plupart de ses travaux, d'après des dessins de Le Brun. Parmi les œuvres qu'il fit pour Versailles, nous citerons : les groupes de la Paix, d'Apollon sur son char, de Flore; les statues de Galatée, de la Poésie lyrique, de l'Amour, de Zéphyre, de Clytie, d'Hyacinthe, de la Sadue, du lihône, des 2'ritons, des Dauphins, des Sirènes, etc. On voit de lui, k Paris, la Religion, sur le tombeau de Colbert; l'Immortalité, sur celui de La Chambre, à Saint-Eustache. Le musée du Louvre possède quelques-unes de ses œuvres.
TUBICANTHE s. m. (tu-bi-kan-te — du lat. tubus, tube ; caulktts, voue). Mol). Genre de mollusques gastéropodes pectinibranches, du
groupe des trochoïdes.
TUBICÈNE s. m. (tu-bi-sè-ne — altér. du lat. tibicen, joueur de flûte). Entom. Syn.
d'AULETE.
TUBICINELLE s. f. (tu-bi-si-nè-le). Crust. Genre de crustacés cirrhipèdes, formé aux dépens des balanes : Les tubicinelles vivent sur te corps des baleines. (A. Rousseau.)
TUBICOLAIRE s. m. (tu-bi-ko-lè-re — du lat. tubus, tube; coto, j'habite). Infus. Genre d'infusoires systolides ou rotateurs, de la famille des mélieertiens. Il Syn. de lacinulairg, mÉlicertë et rOtIFère, autres genres d'iufusoires systolides ou rotateurs.
TUBICOLE adj. (tu-bi-ko-le — du lat. tut. .
TUBI
bus, tube; colo, j'habite). Annél. Qui vit dans l'intérieur d'un tube ou tuyau.
— s, m. pi. Ordre d'annélides, comprenant les genres qui vivent dans un tube ou tuyau calcaire, sableux ou membraneux, tels que les amphitrites, les sabellos, les serpules, les térébelles, etc. il Quelques-uns font ce mot féminin.
— Encycl. Chez les annélides tubicoles, la tête n'est pas sensiblement distincte du reste du corps ; elle ne présente ni mâchoires, ni yeux, ni trompe rétractile. Des appendices mous, nombreux, sont rassemblés antérieurement et sont considérés soit comme des branchies, soit comme des organes préhenseurs ou locomoteurs. Les annélides tubicoles habitent les uns dans des tubes calcaires et homogènes résultant de leur transsudation, et les autres dans des fourreaux formés de grains de sable et de débris de coquilles. A cause de cette habitude de se loger dans des tubes, ces animaux semblent, par leur aspect extérieur, voisins de certains mollusques. Les pieds des tubicoles, lorsqu'ils existent, sont peu saillants et ne leur servent guère que pour s'élever ou pour descendre dans le tube. La plupart d'entre eux ne peuvent ni marcher ni nager, et ceux qui se traînent sur le sol se déplacent a l'aide de longs tentacules dont leur bouche est entourée. Les grands genres de cet ordre sont les serpules, les térébelles, les sabelles et les amphitrites. Pour la description, nous renvoyons à chacun de ces mots.
TDBICOLÉ, ÉE adj. (tu-bi-ko-lé — du Iat. tubus, tube : colo, j'habite). Mol). Qui vit dans 1 intérieur d'un tube.
— s. m. pi. Famille de mollusques acéphales, comprenant les genres dont les animaux sécrètent un tube calcaire, tels que les clavagelies, les arrosoirs, les tarots, les nstulanes, eic.
TUBICORNE adj. (tu-bi-kor-ne — du lat.
tubus, tube, et de corne). Mamm. Qui a les cornes creuses.
TUBIEU interj. {tu-bieu — autre forme du mot tudieu). Sorte de jurement familier.
TUBIFÈRE adj. (tu-bl-fè-re — du lat. tubus, tube ; fero, je porte). Hist. nat. Qui porte des tubes.
TUBIFEXs. m. (tu-bi-fèks — du lat. tubus, tube ; fucio, je fais). Annél. Genre d'annélides, voisin des naïdes, et comprenant plusieurs espèces., qui vivent dans les eaux douces ou marines.
TOBIFORME adj. (tu-bi-for-me — du lat.
tubus, tube, et de forme). Qui a la forme d'un tube.
TUBILIE s. f. (tu-bi-11). Bot. Syn. de pulicaire, genre de composées,
TUBILIONs. m. (tu-bi-]i-on — du lat. tubus, tube). Bot. Genre de la famille des inulées.
TUBILUSTRE s. m, (tu-bi-lu-stre — lat.
tubiltistrum ; de tuba, trompette, et de lustrum, lustre). Antiq. rom. Fête qu'on célébrait le 19 mars, en mémoire de la naissance de Minerve.
TUBINGUE ou TUBINGEN, ville de "Wurtemberg (Forêt-Noire), entre le Neckar et 1 Ammer, qui se réunissent un peu au-dessous, à 35 kilom. S.-O. de Stuttgard, par 48t>31 de latit. N. et 6° 43' de longit. E.;' 9,000 hab. Surintendance générale évangélique ; université ; tribunaux ; fabriques de coutellerie, de limes, de brosses, de bas, etc. On y remarque l'église de Saint-Georges, le vieux château appelé Psalz et les bâtiments de la célèbre université fondée en 1477 par Eberbard, et comprenant six facultés et plusieurs écoles. La ville possède un amphithéâtre d'anatomie, une école de chirurgie, une école vétérinaire, un séminaire théologique protestant, un jardin botanique et une bibliothèque composée de plus de 30,000 volumes, un observatoire et un cabinet d'histoire naturelle. La bibliothèque est renfermée dans le vieux château. A Tubingue, comme presque partout en Allemagne, on remarque la décadence profonde des us et coutumes du passé. Rien ne subsiste plus ni du costume traditionnel des étudiants, ni de leur humeur joviale et batailleuse à la fois. C'est à Tubingue que Hegel et Sehelling étudiaient ensemble: c'est k Tubingue que s'est formée de notre temps, avec un grand éclat, une nouvelle école d'exégèse devenue fameuse. Parmi ses professeurs les plus éminents, nous citerons : Baur, l'un des fondateurs de cette école • M. "Valz, connu dans toute l'Allemagne par ses travaux d'archéologie; l'orientaliste Ewald; le jurisconsulte "Warnkœnig ; M. de "Wâchter, cliancelierde l'université et homme politique; M. de Mohl, le plus ferme soutien de la faculté des sciences administratives. Vers 1845 la presse allemande s'occupa beaucoup de la suspension de deux ans prononcée contre le professeur d'esthétique Fischer, accusé d'avoir dit au début de son cours qu'il se garderait bien de parler de l'immortalité de l'âme et de l'existence de Dieu, vrais contes d'enfants qui n'étaient plus à l'usage des hommes. Tubingue, qui est très-ancienne, fut autrefois la résidence des comtes palatins de Souabe et devint, en 1342, la propriété du comte Ulrich de "Wurtemberg, qui l'acheta des comtes de Goetz et Guillaume; c'est là que fut réglé, en 1514, le pacte connu sous le nom de Tùbinger- Vertrag et qui a été jus-
TUBU
qu'à nos jours la charte du "Wurtemberg. Incendiée en 1540, Tubingue a été souvent prise et reprise dans la guerre de Trente ans et très-maltraitée par les Français en 1688.
TUBIPORADÉ, ÉE adj. (tu-bi-po-ra-dé).
Zooph. Syn. de tubipore.
TUBIPORE s. m. (tu-bi-po-re — du lat. tubus, tube, et de pore). Zooph. Genre de polypiers pierreux, type de la famille des tubiporés, dont l'espèce type habite l'océan Indien : Les tubiporbs ne paraissent pas exister à l'état fossile. (E. Baudement.)
— Encycl. Les iubipores ont pour caractères : des polypes simples, cylindriques, terminés supérieurement par une couronne, au centre de laquelle est la bouche, entourée de huit tentacules pinnés, assez courts, ne communiquant pas les uns avec les autres ; ils sont contenus dans une enveloppe ou loge membraneuse, qui double intérieurement un tube calcaire, cylindrique, vertical, dont l'orifice arrondi, simple, garni d'un rebord, en se réunissant avec d'autres, forme des sortes de cloisons transverses et, par suite, une niasse plus ou moins considérable, convexe, poreuse en dessus et composée de tuyaux comme articules. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses ; peut-être même doivent-elles se réduire à une seule. Le tubipore musique, vulgairement nommé orgue de mer, doit ses différents noms k l'aspect général de sa masse, composée d'un nombre considérable de tubes agglomérés, qu'on a comparés à des tuyaux d orgue. Cette masse, souvent très-étendue, adhère par sa partie inférieure aux rochers sous-marins. Sa couleur est d'un rouge pourpre très-vif. Les polypes sont d'un beau vert. Chaque tube est comme divisé en plusieurs étages, qui tous, à ce qu'on croit, sont produits par le même animal, dont les gemmes servent à l'accroissement de la masse totale. Le tubipore musique se trouve communément dans la.mer des Indes, mais surtout dans la mer Rouge, où il devient trèsgrand, et aussi, mais plus rarement, uans la Méditerranée. Les Indiens emploient, dit-on, sa partie calcaire réduite en poudre contre la strangurie et les morsures des animaux venimeux, Cette espèce est fort recherchée dans les collections.
TUBIPORE, ÉE adj. (tu-bi-po-ré — rad. tubipore). Zooph. Qui ressemble ou qui se rapporte au tubipore.
— s. m. pi. Famille de polypiers anthozoaires, ayant pour type le genre tubipore.
TUBIPORIDE adj. (tu-bi-po-ri-de). Zooph.
Syn. de tubipohé.
TUBIPORIEN, IENNE adj. (tu-bi-po-ri-ain, i-è-ne). Zooph. Syn. de tubipore.
TUBIPORITE s. m. (tu-bi-po-ri-te — rad.
tubipore). Zooph. Genre de polypiers fossiles, analogues aux tubipores.
TUBITÈLE adj. (tu-bi-tè-le — du lat. tubus, tube ; têtu, toilej. Arachn. Se dit des araignées qui filent une toile tubuleuse.
— s. f. pi. Groupe d'aranéides, de la tribu des araignées, comprenant les espèces qui présentent le caractère indiqué ci-dessus,
— Encycl. Les iubitèles son.t caractérisées surtout par des filières cylindriques, rapprochées en un faisceau dirigé en arrière; des pieds robustes, tantôt presque égaux, tantôt les deux premiers ou les deux derniers plus longs. Ces aranéides filent des toiles blanches, d'un tissu serré, qu'elles placent dans dus fentes, des trous de mur, sous les pierres, entre les planches et les feuilles des végétaux, et jusque dans l'eau; elles su tiennent à l'affût dans ces toiles et dévorent les insectes qui viennent s'y empêtrer. Les unes ont les mâchoires formant un cintre autour de la languette, et huit yeux disposes quatre par quatre sur deux lignes trausverses ; ce sont les clothos et les drasses. Les autres ont les mâchoires non cintrées, le côté externe dilaté intérieurement au-dessous de l'origine des palpes, et tantôt huit yeux, comme les clubiones, les tégénaires et les argyronètes; tantôt seulement six, dont quatre antérieurs, comme les ségesules.
TUBLEU interj. (tu-bleu — altér.de/tidjeu). Sorte de jurement familier : TubleuI comme vous y allez.' voilà une petite menotte un peu rude, (ilol.)
. TUBNAH, ville d'Algérie (Constantine), entre deux rivières, près et à l'E. du marais d'El-Chott, et à 240 kilom. de Constantine. C'est une ancienne ville romaine. Elle est presque entièrement cachée sous les sables et les alluvions.
TUBO-OVARIEN, IENNE adj. (tu-bo-o-vari-ain, i-è-ne — de tube, et de ovarien). Anat. Qui appartient à la trompe de Fallope et à l'ovaire:
— Pathol. Kyste tubo-ovarien, Kyste de l'ovaire communiquant avec la trompe de ï'allope.
TUBU s. m. (tu-bu). Bot. Cocotier des Iles malaises.
TUBULAIRE adj. (tu-bu-lè-re — du lat. tubulus, dimin. de tubus, tube). Qui a la forme d'un tube.
— Arehit. Pont tubulaire, Pont composé d'une série de tubes métalliques ajoutés bout & bout et supportés par des piles en maçonnerie : Un travail destiné à faire époque dans
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l'art des constructions, c'est le pont tubulaire Victoria, que l'on construit en ce moment pour traverser le fleuve Saint-Laurent , près de Montréal, dans l'Amérique du Nord. (L. Figuier.)
— Mécan. Chaudière tubulaire, Chaudière dans laquelle la masse du liquide est traversée par un grand nombre de tubes .donnant passage aux produits de la combustion, dont le calorique se trouve ainsi utilisé.
— s. f. Zool. Nom sous lequel les anciens auteurs confondaient diverses espèces d'annélides et de zoophytes.
— Annél. Syn. de fabricib.
— Zooph. Genre de polypiers anthozoaires, type du groupe des tubulariés, comprenant des espèces qui vivent dans nos mers : Les tubulaires sont de s polypes marins. (H. Hupé.)
— Bot. Syn. de solénib , genre d'algues bacillariées.
TUBULAN s. m. (tu-bu-lan — du lat. tubulus, petit tube). Helminth, Genre de vers, du groupe des némertes, dont l'espèce type vit dans l'Adriatique.
TUBULANE s. f. (tu-bu-la-ne — du lat. tubulus, petit tube). Moll. Genre de mollusques acéphales, du groupe des enfermés.
TUBULARIÉ, ÉE adj. (tu-bu-!a-ri-é — rad. tubulaire). Zooph. Qui ressemble ou qui se rapporte au tubulaire.
— s. m. pi. Groupe de polypiers anthozoaires, ayant pour type le genre tubulaire.
TUBULARIEN, IENNE adj. (tu-bu-la-riain, i-è-ne), Syn. de tubuLarié.
TUBULE s. m. (tu-bu-le — lat. tubulus, dimin. de tubus, tube). Petit tube, il Peu usité.
TUBDLÉ, ÉE adj. (tu-bu-lé — rad. tubule). Qui est en fo.me de tube.
— B.-arts. Draperie tubulée, Draperie qui tombe en plis arrondis, semblables à des tubes.
— Chim. Qui a une ou plusieurs tubulures ; Flacon tubule. Cornue tubulée.
TUBULEUX, EUSE adj. (tu-bu-leu, eu-ze — rad. tabule). Qui est en forme de tube ; Corolle tubuleuse. Il y a des chrysalides dont les stigmates ressemblent à des filets tubulëux. (Acad.)
TUBULIBRANCHES S. m. pi. (tu-bu-libran-che — de tubule, et de branchies). Moll. Ordre de moll^ques gastéropodes, k coquille tubuleuse, comprenant les genres vermet, magile et siliquaire, chez lesquels les branchies sont enfermées dans la coquille tubulaire qui contient le corps.
— Encycl. Les tubulibranches doivent être détachés des pectinibranches, avec lesquels iis ont cependant de grands rapports, parce que leur coquille en torme de tube plus ou moins irrégulier, et dont le commencement seul est en spirale, se fixe sur divers corps ; aussi n'ont-ils point d'organes de copulation et se fécondent-ils eux-mêmes. Cette famille se compose des genres suivants : les vermets ont une coquille tubuleuse, dont les trous dans le premier âge forment encore une espèce de spire, mais se prolongent ensuite en un tube plus ou moins irrégulièrement contourné, ou ployé comme les tubes des serpules. Cette coquille se fixe d'ordinaire par l'entrelacement d'antres de la même espèce, ou parce qu'elle est enveloppée en partie par des lithophytes; l'ani- ■mal ne marchant point n'a pas de pied proprement dit; mais ce qui dans les gastéropodes ordinaires forme la queue se reploie en dessous et se porte jusqu'en avant de la tête, où son extrémité se rende en une masse garnie d'un opercule mince; quand l'animal se retire, c'est cette masse qui ferme l'entrée de son tube ; elle a quelquefois divers appendices et son opercule est épineux dans diverses espèces. La tète du mollusque eot obtuse et porte deux tentacules médiocres, qui ont les yeux au côté de leur base externe. La bouche est un orifice vertical. Sous elle se voit un filament qui a toute l'apparence d'un tentacule, mais qui en réalité appartient au pied. Les branchies ne forment qu'une rangée le long du côté gauche de la voûte branchiale. Le côté droit est occupé par le rectum et le canal spermatique, qui transmet aussi les œufs. Il n'y a point de verge et l'animal se féconde lui-même. Les espèces de vermets sont assez nombreuses, mais peu distinctes.
Les magiles ont un tube caréné sur sa longueur, qui d'abord forme une spirale assez régulière, se continue ensuite en ligne plus ou moins droite ; bien que l'on n'en connaisse point l'animal, il est probable qu'il est analogue au vermet.
Les siliquaires ressemblent aux vermets par la tête, par la position de l'opercule, par la coquille tubuleuse et irrégulière; mais cette coquille a sur toute sa hauteur une fente qui en suit les contours et qui correspond k une fente semblable de la partie du manteau qui recouvre la cavité branchiale. D'un côté de cette fente adhère tout du long un peigne branchial, composé d'une grande quantité de feuillets déliés et comme tubuleux.
TUBULICOLE adj, (tu-bu-li-ko-le). Zool.
Syn. de tubicole.
TUBULIFÈRE (tu-bu-li-fè-re — du lat. tu-
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bulus, petit tube ; fero, je porte). Hist. nat. Qui est muni d'un ou plusieurs tubes.
— s. m. pi. Entom. Syn. de phléothripsides, famille d'insectes thysanoptères.
— s. f. Bot. Genre de champignons.
TUBULIFLORE adj. (tu-bu-li-flo-re — du lat. tubulus, petit tube ; ftos, Heur). Bot. Dont les fleurs sont tubulaires.
TUBULIFORME adj. (tu-bu-Ii-for-me — du lat. tubulus, petit tube, et de forme). Hist. nat. Qui a la forme d'un petit tube.
TUBULINE s. f. (tu-bu-li-ne — dimin. du lat. tubulus, petit tube). Bot. Genre de champignons, réuni par plusieurs auteurs aux licées.
TUBULIPORE s. m. (tu-bu-li-po-re — du lat. tubulus, petit tube, et de pore). Zooph. Genre de polypiers pierreux, de l'ordre des bryozoaires, type de la famille des tubuliporés, comprenant plusieurs espèces qui vivent dans les mers, et quelques-unes fossiles.
TUBULIPORE, ÉE adj. (lu-bu-li-po-ré — rad. tubulipore). Zooph. Qui ressemble ou qui se rapporte au tubulipore.
— s. m. pi. Famille de polypiers, de l'ordre des bryozoaires, ayant pour type le genre tubulipore.
TUBULIPORIEN, IENNE adj. (tu-bu-Ii-pori-ain, i-è-ne). Zooph. Syn. de tubulipore.
TUBULITE s. m. (tu-bu-li-te — du lat. *«bus, tube, et du gr. lithos, pierre). Moll. Nom vulgaire des dentales fossiles.
TUBULURE s. f. (tu-bu-lu-re — du lat. tubulus, petit tube). Ouverture de certains vaisseaux, qui est destinée à recevoir un tube : Flacon à deux, à trois tubulures. (Acad.)
— Hist. nat. Nom donné à de petits tubes ou tuyaux dont certaines productions naturelles sont traversées : La lige du rotin est percée d'une infinité de petites TUBULURES longitudinales. (Acad.) Il Vieux en ce sens.
TDBURCINIE s. f. (tu-bur-si-nî — de tube, et de urcinie). Bot. Genre de champignons, de la tribu des sépedoniés, formé aux dépens des rhizoetones et des sporotrics.
TUCA s. m. (tu-ka). Ichthyol. Nom vulgaire d'une espèce du genre gade.
TUCAN s. m. (tu-kan). Mamm, Espèce de taupe, qui vit au Mexique : Le tucan est peutêtre un peu plus grand que notre taupe. (V. de Bomare.)
— Encycl. Le tucan est à peine plus grand que la taupe, gras et charnu comme celle-ci, avec des jambes si courtes que son ventre touche à terre. Il a les oreilles petites et rondes, les yeux si petits qu'ils lui sont pour ainsi dire inutiles, la queue courte. Il diffère de la taupe par le nombre des doigts, qui est de trois aux pieds de devant et de quatre à ceux de derrière, et par la couleur de son pelage, qui est jaune roussàtre. Cet animal vit au Mexique. Il se creuse des terriers; mais on assure qu'il n'a pas l'instinct de retrouver sa retraite quand il en est sorti. Aussi se creuse-t-il chaque fois un nouveau trou, en sorte que, dans le3 terrains qui conviennent à ces animaux, la surface du sol est criblée de trous si nombreux et si rapprochés, qu'on ne peut y marcher qu'avec précaution. La chair du tucan passe pour être bonue à manger.
TUCAPEL ou LAXA, rivière du Chili. Elle prend sa source au versant N.-O. du volcan de Tucapel, se dirige au N.-O., puis au S.-O. et, après un cours de 260 kilom., se jette dans le Biobo, à 60 kilom. E. delà Nouvelle- Conception.
TUCCA, ville de l'Etat et à 110 kilom. S.-O. de Tunis. Elle contient de belles ruines, parmi lesquelles est une colonne corinthienne de marbre de Paros, remarquable par la perfection du travail.
TUCCARO (Archange), acrobate italien, né à Aquila (Abruzzes) vers 1535, mort au commencement du xvuo siècle. Admis à sauter devant la cour de France, réunie à Mézières en 1570, pour le mariage de l'archiduchesse Isabelle avec Charles IX, il plut tellement au jeune roi que celui-ci l'attacha à sa personne, avec le titre de Saltarin, l'emmena avec lui et consentit même à prendre, sous sa direction, des leçons de sauts périlleux. Après la mort de Charles IX, dont il était un grand admirateur, Tuccaro continua à rester attaché k ia maison du roi sous Henri III et sous Henri IV. C'est à ce dernier prince que l'acrobate italien a dédié son ouvrage, intitulé : Trois dialogues de l'exercice de sauter et voltiger en l'air, avec tes figures qui servent à la parfaite démonstration et intelligence dudit art (Paris, 1599, in-4°). Outre ce volume, très-recherché des bibliophiles, on doit à Tuccaro un petit poênid italien : La Presa e il giudisio d'amore (Paris, 1602, in-12).
TUCC1A, vestale romaine.
TDCH (Jean-Chretien - Frédéric), théologien et philologue allemand, né à Quedlinbourg le 17 décembre 1S06, mort eu 1867. 11 lit ses études au collège de Nordhausen, où son' père occupait une place dans l'administration. Reçu en 1830 docteur en philosophie, il lit à Halle des cours d'hébreu et d'exégèse qui furent très-suivis. Agrégé à