‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 430 sur 1042 · TUCK · texte numérisé non relu

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Zurich en 1839, il obtint peu après une chaire à l'université de Halle, puis devint à Leipzig professeur adjoint de théologie (1841) et professeur en titre (1843), reçut à Tubingue le grade de docteur en théologie, et par la suite fut nommé professeur à Zeitz. Durant la session de 1850-1851, il représenta à la diète saxonne l'université de Leipzig. M. Tueh a publié plusieurs ouvrages, qui témoignent d'une érudition profonde et d'une indépendance d'esprit fort rare chez les théologiens. Son principal ouvrage, le Commentaire sur la Genèse (Halle, 1838), passe pour un des. ouvrages les plus remarquables en ce genre. Il a, en outre, publié de nombreux articles dans le Journal de la Société orientale allemande, ainsi que plusieurs brochures sur la géographie de l'Orient, de la terre sainte en particulier, sur l'épigraphie sémitique et sur la structure grammaticale de la langue éthiopienne.

TUCI1AN, bourg et commune de France (Aude), ch.-l. de canton, arrond. et à 75 kilom. de Carcassonne; pop. aggl., 1,082 hab. — pop. tôt., 1,209 hab. Fabriques de tuiles et de briques; petite houillère.

TUCKER (Abraham), philosophe anglais, né a Londres en 1705, mort en 1774. Il rit ses études a l'université d'Oxford, puis visita l'Angleterre, l'Ecosse, la France et les Flandres. Tucker vécut ensuite dans une de ses propriétés, où il s'adonna à l'étude et aux. travaux agricoles. Avant perdu s'a femme en 1754, il publia, sous ie titre de Peinture d'un amour sans art, les lettres qu'elle lui avait écrites pendant ses nombreux voyages. L'année suivante, il lit paraître son Avis d'un gentilhomme campagnard à son fils, qui avait pour but principal de mettre les jeunes gens en garde contre l'exaliation des idées politiques. Il se tint, du reste, lui-même toujours éloigné des affaires publiques et refusa à plusieurs reprises la députation. Vers 175G, il commença a travailler a son grand ouvrage intitulé : la Recherche de la lumière de la nature {The Light of nature pursued), dont il publia le premier spécimen en 1763, sous le titre de la Libre volonté. Les quatre premiers volumes de cet ouvrage parurent en 1765, sous le pseudonyme d'Edouard Search ; les trois autres volumes ne virent le jour qu'après la mort de l'auteur. Une critique de lu Libre volonté, insérée dans la Monlhly Review, avait, dans l'intervalle, provoqué de la part de Tucker une réponse qui fut publiée sous ce litre : l'Homme à ta recherche de luimême, par Cuthbert Comment. La Recherche de la lumière de la nature est un ouvrage sans suite, et non un traité systématique sur l'esprit et sur la morale, et il a un caractère plutôt pratique que théorique. Les principes delà métaphysique et de la morale y sont étudiés surtout au point de vue de leur application uux affaires et aux exigences pratiques de la vie humaine. Ce livre est remarquable par l'énergie delà pensée, la profondeur des jugements et un certain cachet d'originalité humoristique qui a valu à l'auteur le surnom de Montnigne do la niêliiplij- ■tiquo. La meilleure édition est celle qu'en donna le petit-fils de Tucker, sir Henri Mildmay, et qui a été réimprimée ea 1837 (2 vol. in-8o). Il en existe un abrégé, publié par Hazlitt en 1807.

TUCKER (Josias), économiste anglais, né dans le comté de Carmarthen en 1711, mort eu 1799. 11 lit ses études à Oxford et, après être entré dans les ordres, devint, en 1739, vicaire de l'église de Tous-les-Sitints, ù Bristol. Il obtint successivement dans la même ville plusieurs bénéfices importants et fut nommé, en dernier lieu, doyen de Glocester (1758).

Tout en remplissant ses fonctions, il étudia les questions relatives à l'industrie et au commerce et débuta par un Court essai sur les avantages et les désavantages qu'éprouvent respectivement la France et la Grande-Bretagne en ce qui concerne le commerce, etc. (1748). Dans cet ouvrage, il critiqua notamment le Système des taxes usité en France et en Angleterre et proposa plusieurs moyens d'amélioration. Eu 1751, Tucker publia des liéflexions sur l'opportunité d'une loi pour la naturalisation des protestants étrangers. Deux ans plus tard, il prit la défense d'un bi.ll relatif à la naturalisation des juifs, dans ses deux Lettres à un ami au sujet de ta naturalisation. L'animosité que cette brochure souleva contre son auteur fut telle, qu'à Bristol la populace brûla son effigie revêtue du costume ecclésiastique ; on dit même que, de son jardin, Tucker tut témoin de cette exécution. Au début de la lutte de 'la Grande- Bretagne avec ses colonies dAmérique, le doyen de Glocester publia plusieurs brochures, dans lesquelles il conseillait de consentir à la séparation, pour éviter les dépenses et les dangers d'hostilités trop prolongées. Dans sa Lettre d'un marchand de Londres à son ne- Véu en Amérique, il invoquait les intérêts du commerce pour empêcher la guerre. Dans un de ses écrits, datant de 1782, il dit que, depuis plus de vingt-cinq ans, il est persuadé que les colonies sont toujours nuisibles à un pays et que chaque jour n'a fait, depuis lors, que renforcer et accroître ses convictions à cet égard. Tucker a publié plusieurs autres ouvrages, qui n'offrent aujourd'hui aucun intérê t.

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TUCKERMAN (Henry-Théodore), littérateur américain, né à Boston en 1813. A vingt ans, il quitta les Etats-Unis pour aller compléter ses études en Europe, visita la France et l'Italie, retourna au bout de deux ans en Amérique et la quitta de nouveau, en 1837, pour aller parcourir l'Angleterre, l'Kspagne, Malte, la Sicile, etc. A partir de 1845, il se fixa à New-York, où il a presque constamment habité depuis lors. M. Tuckerman a acquis un rang distingué parmi les écrivains de son pays par ses livres de voyages, qui offrent de l'intérêt, et surtout par ses travaux de critique littéraire, historique et artistique, où l'on trouve des idées neuves et originales, des aperçus ingénieux. Nous citerons de ce remarquable essayiste : Esquisses italiennes (1835, in-12), recueil de nouvelles plusieurs fois réédité; Isabelle ou Un voyage en Sicile (New-York, 1839); Pensées sur les poètes (1846), série d'études sur divers postes italiens, anglais et américains; la Vie artistique ou Essais sur les peintres américains (1847); Types caractéristiques de la littérature, mis en lumière par le génie des hommes célèbres (1849-1851), livre curieux et original ; Portraits spirituels ou Etudes de caractères (1850) ; l'Optimiste, recueil d'essais (1850); la Vie du commodore Tatbot (1850); l'Esprit de la poésie (1851), art poétique en vers; Mémoires d'Horace Greenough (1853); Feuilles du journal d'un rêveur (Londres, 1853, in-lC) ; Un mois en Angleterre (New- York, 1853, in-12), etc.

TUCKERMANN1E s. f, (tu-kèr-ma-nî — de Tuckermann, savant angl.). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, dont l'espèce type croît en Californie.

TCCKEY (Jacques-Kingston) , navigateur anglais, né à Greenhill (Irlande) en 1776, mort en 1816. Admis dans la marine en 1791, il trouva bientôt l'occasion de se distinguer pendant la guerre entre l'Angleterre et la France, devint lieutenant en 1802, explora en cette qualité ie détroit de Bass et Port- Philippe, en Australie, tomba, à son retour, entre les mains des Français (1805) et subit une captivité de neuf ans. En 1816, Tuckey prit le commandement d'une expédition chargée d'explorer l'intérieur de l'Afrique, particulièrement le Zaïre, qui arrose le Congo. Ayant remonté le Zaïre, le hardi navigateur pénétra à plus de 280 milles dans l'intérieur du continent. Mais l'hostilité excessive qu'il rencontra chez les indigènes et le mauvais état sanitaire de son équipage le forcèrent alors à revenir sur ses pas, et il mourut bientôt des suites des fatigues qu'il avait éprouvées. On lui doit les ouvrages suivants : Relation d'un voyage fait pour établir une colonie au Port-Phitippe (Londres, 1805, in-8°) ; Géographieel statistique maritime ( Londres, 1815, 4 vol. in-8°) ; Relation d'une expédition entreprise en 1816 pour explorer le fleuve Zaïre (Londres, 1818, in-4°), trad. en français.

TUCOPIA ou HARWELL, île de la Mélanésie, dans le groupe des Nouvelles-Hébrides, par 120 de latit. S. et 167° de longit. E. Cette lie, qui possède un bon port, fut découverte par Quiros eu 1606, et La Pérouse y fit naufrage.

TDCQUE s. m. (tu-ke). Crust. Genre de crustacés lernéides, de la famille des chondracpnthiens, dont l'espèce type vit en parasite sur le diodon.

TUCUM s. m. (tu-komm). Bot. Espèce de palmier du Brésil.

TOCUMAN (SAN-MIGUEL-DE-), ville de la république Argentine (Amérique du Sud,), ch.-l. de la province de son nom, dans une belle plaine, près de la rive droite du rio Sali, au- pied de la sierra d'Aconquija, à 1,160 kiloin. N.-O. de Buenos-Ayres , par 26<>49' de latit, S. et 67° 16' de longit. O.; 20,000 hab. Evêché érigé en 1570; commerce do mulets et de bestiaux, sucreries, tanneries. Fondée en 1685, elle fut, en 1812, le théâtre de la victoire des indépendants contre les Espagnols, et le congrès qui s'y ouvrit le 25 mars 1816 y proclama, le 9 juillet suivant, les provinces unies du Rio-de-la- Plata indépendantes de l'Espagne.

TUCUMAN, province de la république Argentine, située entre celles de Salta au N., de Rioja à l'O., de Catawarca et de Santiago au S. et les savanes à l'E. ; elle a 385 kilom. sur 230 ; 95,000 hab. Ch.-l., Tucumiin. La surface de cet Etat, l'un des plus riches de la république, est montagneuse à l'O., où s'élèvent les Andes ; le reste se compose d'une vaste et superbe plaine. File est arrosée par le Dulce, le Choromoro, le Salado, le Tucuman, le Cascule et le Colorado. La douceur du climat et la fertilité du sol lui ont fait donner le nom de jardin de l'Union. Elle produit toute sorte de grains en abondance, particulièrement du riz de qualité supérieure, du blé, du maïs, des fruits, surtout des oranges, beaucoup d'excellent tabac, du coton, du cacao, de l'indigo, un peu de vin, du miel, de la cire, des bois précieux pour la construction, l'ébénisterie, la teinture et la médecine. Les pâturages y sont immenses, et l'engrais des bestiaux forme une des grandes richesses du pays; les mules et les mulets de Tucuman sont surtout très-renommés et sont un objet d'exportation considérable. Après la conquête du Pérou, les Espagnols s'éten-

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