‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 434 sur 1042 · V. CARNAGE · texte numérisé non relu

V. CARNAGE

TCERL1NCKX (Joseph), sculpteur belge, né à Malines en 1820. Elève de Van Brée et de Guillaume Grefs, il vint étudier à Paris dans l'atelierde PaulDelaroche. où se trouvaient HamoiijOérôme, Dainery, Aubert, Brion,etc, toute la pléiade brillante qui siège aux places d'honneur de l'école française ; il partit ensuite pour l'Italie, où il étudia un peu l'antique, et beaucoup (Janova, qu'il chercha depuis k imiter avec le plus d'adresse, le plus d'habileté possible. A son retour k Bruxelles, il put montrer à ses compatriotes des esquisses, des projets et même des figures achevées. Une grande ligure qu'il envoya a l'Exposition de Londres(185l), .Marguerite d'Autriche, que l'on voit aujourd'hui sur ia grande place de Malines, et son Giolto s'essayant à dessiner, lui valurent ia grande médaille d'or.

Il y a dans ces deux morceaux une facilité extrême; les modelés ont de la souplesse, de la fraîcheur ; le marbre ne trahit pas la moindre fatigue. M. Tuerlinckx a de plus obtenu une mention honorable à Paris eu 1855 pour ces mêmes figures, auxquelles il avait joint un groupe de Ilaphnis et Chloé.

TU ES ILLE VIR (Tu es cet homme). David avait conçu une passion coupable pour Bethsabee, femme d'Urie,un deses officiers. Afin de pouvoir l'épouser, il envoyait Joab, général de Ses aimées, qui assiégeait alors la capitale des Ammonites, l'ordre d'exposer Urie à l'endroit le plus périlleux. Celui-ci y fut tué, et David épousa Bethsabée. Mais bientôt Dieu lui envoya le prophète Nathan, qui lui parla ainsi ; i 11 y avait dans une ville deux hommes, l'un riche, l'autre pauvre. Le riche possédait un grand nombre de brebis et de bœufs ; le pauvre n'avait pour tout bien qu'une petite brebis qu'il élevait avec ses enfants. Il la nourrissait de son pain, la

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